Micro Systèmes n°93 janvier 1989
Micro Systèmes n°93 janvier 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°93 de janvier 1989

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Parisienne d'Edition

  • Format : (203 x 271) mm

  • Nombre de pages : 182

  • Taille du fichier PDF : 160 Mo

  • Dans ce numéro : systèmes experts et psychologie cognitive.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Fig. 3. — Technique des courbes fermées. Cette technique, utilisée dans des domaines à forte composante visuelle, permet d'identifier des relations entre objets (ou des classes objets). On présente à l'expert une série de figures appartenant à son domaine de compétence (dans l'exemple, des configurations de pièces au jeu de go) et on lui demande d'entourer les pièces qui lui semblent liées. VI V2 V3 V4 Maniable/Peu maniable 0 O Sportive/Non sportive Sûre/Légère 0- 0 Habitable/Peu habitable 0 Confortable/Inconfortable Silencieuse/Bruyante -0-4 0 Nerveuse/Lourde Esthétigue/1nesthétigue Peu coûteuse/Chère 0 0- 0 C> - V5 V6 V7 V8 0 0 0 0 0 e 0 0 e o e Fig. 4. — Grille établie par la technique Personal Construct Theory faisant apparaître des objets et des caractéristiques associées à ces objets dans le domaine de compétence de l'expert. Les applications de cette technique vont de la formation (étude de certains mécanismes d'apprentissage) au transfert des connaissances en passant par l'amélioration ergonomique de postes de travail ou encore par des mesures d'impact de certaines affiches publicitaires. Evidemment, la technique est limitée à des domaines comportant une forte composante visuelle (lecture de photo satellite, détection radar, analyse de photos médicales, etc.). Analyse de mémorisation Plusieurs techniques permettent de pallier d'autres faiblesses de l'interview. C'est le cas de l'analyse de mémorisation qui permet à l'ingénieur de la connaissance de mettre en évidence l'organisation de certaines informations dans la mémoire de l'expert. Pour cela, on demande à l'expert de réciter par coeur une liste d'objets (objets réels ou abstractions) avec lesquels il travaille. La récitation de la même liste est répétée plusieurs fois, en partant chaque fois d'un objet différent. L'ingénieur de la connaissance (ou mieux, un programme informatique) recherche alors des similitudes parmi les différentes récitations. Par exemple, si l'on demande à un analyste programmeur, expérimenté dans la programmation en Pascal, de réciter plusieurs fois la liste des mots clés de ce langage, on observe que certains mots clés comme (while, do, for, if, then, 54 — MICRO-SYSTEMES else) sont toujours récités en association, de même pour (integer, real, array), etc. Les résultats du test sont représentés sous forme d'un arbre qui est alors plus facilement commenté par l'expert (fig. 2). De manière générale, on observe parmi les experts d'un même domaine des similitudes dans l'organisation des données. De fortes divergences apparaissent en revanche entre experts et débutants (fig. 3). L'intérêt de cette technique est de garantir une grande objectivité à l'information recueillie. De plus, elle permet un accès rapide à des relations entre les objets du domaine que l'ingénieur de la connaissance aurait sans doute beaucoup de mal à isoler à l'aide des seules interviews. D'autres techniques, dont on ne parlera pas ici, visent aussi à identifier les relations existant entre les objets manipulés par l'expert dans son domaine. C'est le cas notamment de la classification et de la technique des courbes fermées. Variations sur l'énoncé du problème L'observation ici porte sur le comportement de l'expert confronté à des problèmes en temps limité, à des problèmes pour lesquels il manque quelques données initiales ou encore à des problèmes dont certaines valeurs sont limites. En posant des contraintes temporelles sur le problème, le cogniticien isole des connaissances de type stratégique (lorsque l'expert manque de VI V2 V3 V4 V5 V6 V7 V8 Maniable/Peu maniable 2 3 5 2 5 3 3 2 Sportive/Non sportive 2 2 2 1 5 2 3 1 Sûre/Légère 4 5 3 2 4 5 4 1 Habitable/Peu habitable 5 4 3 2 1 5 5 2 Confortable/Inconfortable 5 5 4 1 3 5 4 1 Silencieuse/Bruyante 4 4 5 2 2 4 4 1 Nerveuse/Lourde 2 2 3 1 5 2 4 1 Esthétigue/Inesthétigue 4 2 3 3 4 2 4 2 Peu coûteuse/Chère 4 4 2 5 Fig. 5. — Notation des véhicules à partir des caractéristiques utilisées par l'expert. { V2, V6} V1 V3 V4 VS V7 V8 { V2, V6} VI V3 V4 V5 V7 V8 E 12 18 19 7 20 13 17 18 5 21 14 15 12 18 19 20 E 13 23 24 D : minimum Fig. 6. — Le tableau des distances à la fin de la première étape de l'algorithme de jointure minimale. temps, il est amené à traiter le problème sous ses aspects généraux), ou de type heuristique (l'expert manque de temps pour utiliser un savoir formel). En limitant les données initiales du problème, on fait ressortir des connaissances portant sur les données absentes : estimation de valeurs par défaut, influence de la donnée sur d'autres données du problème... Cette technique de Variations sur l'énoncé du problème est facile à mettre en oeuvre et permet d'accéder de façon indirecte (sans interrogation directe de l'expert) et par conséquent de façon assez objective à certains éléments de la connaissance de l'expert. Attention, il ne s'agit pas de tromper ou de « doubler » l'expert. Celui-ci doit au contraire être totalement informé des te- Janvier 1989
INTELLIGENCE ARTIFICIELLE AP11111 STRATIGIIIi Fig. 7. — Représentation, sous forme d'arbre, des liens entre les objets manipulés par l'expert dans son domaine de compétence. PROGRAMMA ! fils nants et des aboutissants de l'utilisation de chaque technique. Personal Construct Theory Autre technique encore à la disposition du cogniticien pour solliciter des informations manipulées par l'expert : Personal Construct Theory. L'approche, particulièrement utilisée par Boose (ingénieur chez Boeing), a même donné lieu au développement d'un logiciel, ETS (Expertise Transfer System), pouvant être mis directement dans les mains de l'expert pour l'acquisition d'un certain type de connaissances. Il est intéressant de noter que la technique avait été initialement mise au point par G. Kelly, psychologue américain, avec des objectifs exclusivement thérapeutiques. Kelly pensait que ses patients présentaient des troubles parce qu'ils étaient amenés à vivre des situations en désaccord avec la représentation inconsciente qu'ils avaient du monde. L'idée thérapeutique était de transférer au niveau conscient du malade cette vision inconsciente du monde. Il n'est évidemment pas question ici de comparer l'expert à un malade mental ! Mais on peut remarquer que le rôle du cogniticien aujourd'hui est bien aussi de transférer une connaissance enfouie dans l'inconscient de l'expert. La mise en place de la technique est assez algorithmique. On demande à l'expert de citer une dizaine ou une vingtaine d'objets avec lesquels il travaille. Les éléments proposés doivent être assez spécifiques d'un unique aspect du raisonnement de l'expert. Par exemple, si l'on cherche à modéliser l'expérience d'un excellent vendeur automobile, le cogniticien peut obtenir la liste des voitures vendues par le commercial (on pourrait avoir aussi les types de clientèle, etc.). Lorsque la liste des objets est établie, l'ingénieur en reprend trois au hasard et demande à l'expert de citer une caractéristique distinguant deux des objets du troisième (on pourrait obtenir, dans le même exemple : la maniabilité). L'expert donne aussi la dénomination de la qualité opposée (dans l'exemple : peu maniable). L'ingénieur réitère la question sur des triplets différents jusqu'à ce qu'il ait le sentiment d'avoir couvert l'ensemble des caractéristiques applicables aux objets. On obtient alors une grille du type de la figure 4. Cette première grille établie, on demande à l'expert de noter sur une échelle de 1 à 5 tous les objets, pour toutes les qualités. La seconde grille (fig. 5) ainsi obtenue est alors étudiée dans deux directions différentes : la classification des objets et la classification des caractéristiques. Dans un premier temps, on met en place un tableau de distances entre les objets, la distance entre ces derniers étant la somme des différences absolues des notes de ces objets sur l'ensemble des caractéristiques. 1 SYSTEME DE PROGRAMMATION HAUTE/PERFORMANCE RAPIDITE FACILITE D'UTILISATION SELECTION PAR MENU Programmation Unitaire ou Multiple de plus de 2000 composants : EPROM, EEPROM, MICRO CON- TROLEUR, PROM BIPOLAIRE, EPLD, PAL, FPLA, FPGA, LCC, PLCC, etc. RAM de 512K X 8 (4 Mbits) Extensible à 8M X 8 (64 Mbits) 2 Ports séries indépendants (38,4 KBAUD) 1 Port parallèle bi-directionnel Ecran LCD de 2 lignes 40 caractères Vecteur de tests CRC, CH ECK- SUM, et autres tests font de Editeur plein écran sur sortie l'AP 100 un outil efficace en dévevidéo loppement ou en production. Merci de nous consulter pour nos autres produits Programmateur sur PC/XT/AT, Outil de développements, Analyseur logique, Composants. SERVICE-LECTEURS N°240 MATERIEL -PERIPHERIQUES COMPOSANTS - ELECTRONIQUE 8:Av du Général Leclerc 94600 CHOlSY-LE -ROI Tél. (1) 48 52 75 47 Télex 263127 F SERVICE-LECTEURS N°263



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