Micro Systèmes n°93 janvier 1989
Micro Systèmes n°93 janvier 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°93 de janvier 1989

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Parisienne d'Edition

  • Format : (203 x 271) mm

  • Nombre de pages : 182

  • Taille du fichier PDF : 160 Mo

  • Dans ce numéro : systèmes experts et psychologie cognitive.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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les logiciels, la puissance et la sophistication se mesurent à travers la présence de fonctions telles que l'effacement des faces cachées (que ne possèdent pas tous les programmes 3D), le remplissage automatique, le chanfrein, le B-spline, les courbes de Bézier, etc : S'ajoutent aux points de pure technique les aspects d'ergonomie : le mode d'emploi intégré en ligne n'est pas toujours la règle. Au détour d'une analyse comparative, on découvre parfois dans un programme haut de gamme des absences étonnantes. Un logiciel comme CADkey par exemple, vendu $ 3 195, ne possède pas de coordonnées polaires en relatif. Il faut les rentrer en coordonnées absolues ! Relativement nombreux sont les logiciels de toute catégorie qui ne possèdent pas de fermeture automatique des polygones. CADkey, encore lui, ne possède pas de fonction'ellipse'. Personal Designer, vendu 5 800 $, et CADkey ne possèdent pas l'auto-aligné ment des textes. CADmax, vendu 3 950 $, ne possède qu'un jeu de fontes de caractères. MicroStation, vendu 2 995 $, et Personal Designer ne possèdent pas de fonction permettant de tracer des lignes parallèles. RoboCAD (2 000 $), MicroStation et Arris (3 850 $) ne possèdent pas l'indispensable fonction Unerase. Si l'on a commis l'erreur d'effacer une partie d'un plan, c'est définitif ! Face à l'importance relative de ces manques, les utilisateurs se doivent d'être informés avant l'achat. Aucun vendeur, même parmi les plus honnêtes, n'argumentera en disant : « Cher monsieur, notre remarquable logiciel n'offre pas la fonction Unerase. Celle-ci étant indispensable, je vais donc vous quitter sans vous avoir rien vendu... » Pour conclure, l'aspect le plus représentatif de l'intérêt d'un logiciel nous semble être son ergonomie en phase de modification d'un projet. L'essentiel du gain d'un équipement de CAO-DAO a toujours été mesuré essentiellement, non pas dans la phase de réalisation d'un projet, mais dans les étapes de modification. Traditionnellement, les retour en arrière exigeaient de redessiner les pièces puis de refaire les plans. Toute décision se devait d'être bien pesée en raison de ses implications chronophages. Aujourd'hui, au contraire, un projet peut évoluer souplement. Les sociétés qui bénéficieront le plus d'un équipement en CAO sont donc celles qui reprennent régulièrement leurs projets au niveau des spécifications. Le dessin étant automatique ainsi que l'assemblage et le calage des pièces lorsque les programmes possèdent des macros, le bénéfice d'un logiciel de CAO sera dans ces cas particulièrement important. Les FAO et les méthodes souples Une fois réalisée la phase de conception, peut-on utiliser les éléments déjà présents dans l'ordinateur afin de procéder à 126 — MICRO- SYST EM ES Dans le cadre du projet Le symbole France-Japon, l'équipe de Jean Nouvel (architecte de l'Institut du monde arabe) a su tirer parti des outils de CAO. une fabrication également assistée par ordinateur ? Dans ce domaine, les Japonais sont actuellement les plus forts. Au-delà des pièces elles-mêmes, ce sont les produits tout entiers qui sont assemblés. Pour cela, le travail qu'ils ont entrepris à tout d'abord consisté à créer des normes communes entre les différents systèmes de CAO, et à stocker systématiquement toutes les pièces jamais réalisées dans d'immenses bases de données liées entre elles par réseau. Le second problème à résoudre, au-delà de l'information pure, concerne le maniement des pièces par les robots, et cela a exigé qu'ils avancent leurs recherches dans les domaines de l'intelligence artificielle et de la vision. La reconnaissance des formes ne peut avoir lieu en temps réel que si l'on dispose de machines puissantes utilisant des architectures parallèles. Les algorithmes d'extraction des formes sont gourmands en opérations d'analyse. Ils se doivent également d'être exhaustifs dans la modélisation c1,5 formes 3D, car il s'agit de les reconnaître indépendamment de leur distance et de leur position. L'intelligence artificielle intervient également lorsqu'il s'agit de prendre -Janvier 1989
DOSSIER CAO et documentation technique : des logiciels hauts en couleur La CAO/FAO génère immanquablement de grandes quantités de documents techniques dans lesquels se mêlent textes et graphiques. Comme toute gestion de projet, celle liée à la CAO/FAO se devrait d'être gérée en temps réel, mais ceux qui l'ont pratiquée savent qu'il s'agit là d'une utopie. Actuellement, le concept d'Hypercard, c'est-à-dire de traitement de texte/image intelligent semble constituer une étape définitive vers une gestion documentaire intelligente. Mais restent à résoudre les problèmes liés à la richesse des couleurs, qui exigent, outre des périphériques sophistiqués, des normes communes aujourd'hui relativement absentes. Du premier Visiplot aux logiciels graphiques sophistiqués 3D, en passant par les programmes de wireframe (fil de fer) et de solid modeling, la liste est longue des produits graphiques disponibles sur le marché. Mais actuellement, il n'existe pas d'outil alliant les capacités de la palette graphique professionnelle aux possibilités d'intégration standard des logiciels de traitement de texte ou de gestion de projet. Les périphériques ne permettent pas encore une utilisation optimisée de la couleur. Les imprimantes laser couleur sont aussi rares et onéreuses que les écrans haute définition couleur. Les contrôleurs ne sont pas encore, dans leur ensemble, suffisamment rapides. Bref, la technologie existe déjà, mais elle n'est pas encore banalisée. Cependant, la direction est déjà donnée, et de nombreux progrès ont été réalisés dans le domaine de l'ergonomie et de la convivialité. Les tendances graphiques se retrouvent aussi bien dans les environnements multifenêtres et multitâches. Les bases de données intègrent déjà des éléments graphiques, de même que les traitements de texte, capables aujourd'hui d'importer et d'exporter des « photos » ou captures d'écrans. Mais les formats sont encore trop nombreux. Ils correspondent à des standards de facto, donc à des produits qui s'imposent par eux-mêmes du fait de leurs qualités propres tout autant que du fait d'efforts de marketing. Les conversions de format posent des problèmes de temps. Bien des difficultés demeurent. Les dix prochaines années verront des progrès impressionnants par rapport à aujourd'hui. Mais d'ores et déjà, aucun doute ne subsiste sur ce point : le graphisme représente un mode de communication que chacun comprend de façon privilégiée. La révolution graphique commence à frapper à nos portes. rapidement une décision en face d'une situation imprévue, cette dernière étant particulièrement difficile à modéliser. Les programmes de vision, et principalement leurs algorithmes d'extraction, se doivent d'être réadaptables rapidement à des problèmes nouveaux. La préparation d'une chaîne de montage pour de petites séries ne peut être rentable que si le degré de paramétrage et la souplesse des programmes autorisent des réglages rapides. L'approche retenue pour résoudre ces difficultés consiste à créer des liens entre la description des pièces nouvelles lors de leur conception, avec la base de données utilisée par les algorithmes de vision. La communication se fait alors directement, dans un langage compréhensible par les programmes de reconnaissance de formes. Cela suppose bien sûr une intégration et une harmonisation des modes de codage, dans un ensemble plus vaste. Là encore, le progrès vient du recouvrement de deux problématiques jadis séparées : la conception d'une pièce en CAO/DAO, et la reconnaissance des formes en intelligence artificielle. Pour résumer, l'ordinateur emprunte les informations concernant la pièce à monter à la base de données de CAO/DAO, et il les « bricole » tranquillement afin de réaliser ses propres modèles. Les outils étant interactifs d'un bout à l'autre, l'efficacité, la rapidité et la flexibilité du système dans son ensemble s'en trou- Janvier 1989 vent accrues. Les principaux travaux sur ce thème ont été réalisés en collaboration avec le MITI afin de rendre l'industrie japonaise encore plus compétitive (Voir Micro- Systèmes n°84 : « Japon : Vision, Intelligence artificielle et Robotique. ». FMS et mécatronique : les usines de l'avenir La guerre technologique est une grande utilisatrice de CAO/DAO. Ces termes (CAD/CAM ou CADD/CAM) s'enrichissent d'un ensemble d'acronymes dont la CIM (Computer Integrated Manufacturing), la FMS (Flexible Manufacturing Systems) ou la mécatronique, terme forgé par les Japonais pour décrire l'union de la mécanique et de l'électronique. La mécatronique inclut aussi bien les systèmes de production souples (FMS), les systèmes de vision, d'assemblage et d'inspection, les mécanismes intelligents, les manipulateurs robotisées et les mécanismes de précision. Dans ce cadre, la CAO est considérée comme un système interactif liant les bases de données aux outils de production. Les conséquences de ces mariages de systèmes permettent d'ores et déjà d'envisager des bouleversements dans les habitudes de production, ainsi que dans le niveau d'abstraction et d'intégration des futurs processus. La modélisation des phénomè- En cinq ans, les systèmes de CAO sont passés d'environ 75 000 $ à une moyenne de 15 000 $//nes est suffisamment poussée pour que les cycles de fonctionnement puissent être entièrement testés à l'intérieur de la machine, jusqu'à l'usure des pièces qui peut être reproduite graphiquement après avoir seulement été réalisée de façon virtuelle. Encore spécialisés, les outils de simulation dynamique en continu connaîtront une intégration progressive dans des bases de données universelles qui devraient constituer une des nouveautés marquantes des années 90. Au Japon, la société Fanuc a poussé très loin l'automatisation de son usine de... robots, bouclant ainsi le cycle CAO.../FAO tel qu'il a évolué depuis les années 60. Au départ, les premiers programmes de CAO ont été conçus au MIT (Massachusetts Institute of Technology), avec Sketchpad en 1963, qui utilisait un stylo électronique lié à un gros calculateur. Computervision lança le premier système commercial en 1969. Mais l'apparition du microprocesseur en 1971, inventé par Ted Hoff de Intel, allait bouleverser ce domaine, aujourd'hui en croissance de 30% par an. La montée en puissance des micro-ordinateurs ainsi que l'apparition en grand nombre de microprocesseurs spécialisés, permet le développement rapide de technologies nouvelles liées à la CAO, telle la CFD (Computational Fluids Dynamics). Mais depuis longtemps, la CAO a rejoint les rangs des outils indispensables à l'industrie lourde. McDonnell Douglas par exemple possédait déjà voici des années un système qui optimisait l'agencement des cinq kilomètres de tuyauterie des DC-10. Les industries automobile et aérospatiale ont fortement contribué à l'évolution de la CAO vers le lien avec la FAO en créant notamment le MAP (Manufacturing Automation Protocol), issu de chez General Motors, ou encore la norme TOP (Technical Office Protocol), de chez Boeing. Ces deux normes sont liées à l'OSI (Open System Interconnect) émis par la très officielle ISO (Internation Standards Organization). Ford, Kodak McDonnell et bien d'autres dont Fanuc ont choisi le système MAP tandis que des constructeurs tels qu'IBM, AT&T et DEC ont préféré TOP. Seule l'adoption de normes communes permettra le développement des FMS, la création de ponts entre les principales d'entre elles (OSI) semblant insuffisante. Les FMS sont appelés à jouer un rôle capital dans l'avenir de MICRO-SYSTEM ES - 127



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