Micro Systèmes n°93 janvier 1989
Micro Systèmes n°93 janvier 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°93 de janvier 1989

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Parisienne d'Edition

  • Format : (203 x 271) mm

  • Nombre de pages : 182

  • Taille du fichier PDF : 160 Mo

  • Dans ce numéro : systèmes experts et psychologie cognitive.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Destinés à se développer dans des proportions importantes, les outils graphiques seront en 1998 omniprésents. Un dessin ou une image étant beaucoup plus efficaces qu'un texte, les graphiques verront leur importance croître d'autant plus que leurs limitations actuelles vont disparaître. Les couleurs se multiplient et les 16,7 millions disponibles actuellement sur palettes graphiques seront demain la norme. Les futurs micros ressembleront probablement aux stations de travail valant actuellement de 100 000 $ à 200 000 $. Les écrans couleur haute définition, aujourd'hui rares et chers, seront en 1998 l'accompagnement banal de machines dont on aura déjà oublié qu'elles représentaient en 1988 des merveilles de technologies. Les écrans seront en 1998 drivés selon les mêmes principes que les imprimantes aser, c'est-à-dire par des langages vectoriels de type Postscript. En conséquence, les déformations que l'on note actuellement sur les écrans traditionnels lorsqu'on désire dessiner un cercle ne seront plus qu'un mauvais souvenir. Les échelles seront gommées par l'anti-aliasing intégré. Le ray-tracing et les programmes de rendu seront accessibles par touches de fonction. Le wysiwyg et le wysimolwyg (what you see is what you get) ne seront plus que de mauvais souvenirs, tant il sera évident que les écrans et les imprimantes ne peuvent qu'être drivés par les mêmes principes, grâce aux processeurs graphiques matriciels ultrarapides (la société Brook- Les outils graphiques tree aux Etats-Unis les banalise déjà et les Japonais les incluent joyeusement dans leurs écrans haute définition). Aujourd'hui, les systèmes d'exploitation insistent beaucoup sur le multifenêtrage et sur l'environnement graphique. Cette tendance, en s'accentuant, verra un lien privilégié s'instaurer entre les différents logiciels de base (traitements de texte, bases de données relationnelles et tableurs) et le graphisme. Ainsi, un tableau, où les résultats sont symbolisés non plus par de banales colonnes mais par la forme du produit (par exemple un tube de rouge à lèvres dans toutes ses nuances, ou une voiture dans sa version de luxe métallisée), se révèle plus convaincant que le simple tableau de chiffres dans toute sa tristesse ascétique. Dès aujourd'hui, le business-graphics se développe dans des proportions étonnantes. Au siècle de l'image, l'intégration de graphiques dans tous les secteurs de la communication devient une nécessité. On voit mal qui renoncerait sciemment à l'impact de l'image. Les progrès de la technologie verront donc en 1998 la banalisation de la palette graphique qui permet aujourd'hui de réaliser des images de synthèse. Elle ne sera même pas le complément évident du micro-ordinateur de 1998 : elle en sera partie intégrante. Parallèlement, les périphériques de type imprimante laser couleur haute définition (600 dpi et plus), en se banalisant eux aussi, ne feront qu'accentuer la partdu graphisme dans la communication. nécessaire, les réseaux et les abonnements aux centres de calcul permettent d'obtenir, à la carte, de la puissance de calcul supplémentaire. La guerre des logiciels Aux notions de CAO/FAO (CAD/CAM en américain) s'ajoute évidemment la notion de dessin. C'est pourquoi le terme CAD s'écrit parfois avec deux'D' : Computer Aided Design and Drafting (CADD) ou en français CAO-DAO. Actuellement, les packages offerts par les principaux constructeurs voient leurs prix échelonnés entre $ 80 et $ 10 000. La chute des prix du matériel a entraîné dans son sillage une augmentation énorme du nombre des acheteurs potentiels, permettant dans le même temps aux concepteurs de logiciels d'amortir leurs frais de recherche et de développement sur un nombre beaucoup plus important de clients. Les packages sophistiqués ont vu leurs prix s'effondrer pour faire face à une concurrence avide de mordre dans ce marché. Autodesk, le lea- 124 — MICRO-SYSTEMES der de l'industrie logiciel de la CAO, a choisi de vendre son package haut de gamme AutoCAD à $ 3 000. Dans le même temps, d'autres concurrents décidaient de proposer des packages également haut de gamme à des prix s'échelonnant entre $ 100 et $ 500. Pour faire face à ce phénomène, Autodesk a répondu à son tour en lançant AutoSketch à un prix de $ 80. On assiste dans le début de gamme à la multiplication de produits tels que EasyCad, Cadkey 1, Personal Designer qui s'efforcent de respecter les mêmes standards que les produits professionnels à savoir IGES (standard ANSI) et DXF. Si les prix s'étendent de $ 50 à $ 10 000, faut-il en conclure qu'un programme onéreux verra son rapport qualité-prix justifié en proportion par des critères objectifs ? On constate rapidement que la plupart des bons programmes situés dans la zone des $ 300 à $ 500 réalisent presque 80% de ce que savent faire les produits haut de gamme. Cependant, les 20% de différence qui multiplient le prix du logiciel par cinq ou dix semblent se De plus en plus, les programmes de CFAO incluent des modules de solid modeling qui permettent de servir également les départements de marketing. Mais le 2D a encore de beaux jours devant lui. Document Mécanorma. justifier dans le cas d'une utilisation professionnelle intensive, pour laquelle le moindre gain de fonctionnalité et de qualité peut se traduire par l'obtention ou la perte d'un marché dans un domaine où la concurrence est particulièrement acharnée. Parmi les détails qui en s'accumulant créent les différences, on trouve le nombre de façons de tirer un trait, de tracer un cercle, de réaliser un calage, et de placer le texte à l'intérieur d'un plan, c'est-à-dire en précisant l'angle exact selon lequel le texte devrait être incliné. Les bibliothèques de formes et de symboles jouent également un rôle, de même que la possibilité, sur les meilleurs systèmes, de créer des macroinstructions, des macro-assemblages, permettant, en appelant un élément de bibliothèque complexe, de faire également appel à l'ensemble de ses composants élémentaires. Des langages de programmations complémentaires sont également fournis, permettant de réaliser des modules spécialisés pour chaque domaine. Ces valeurs ajoutées sont souvent mises au point par les clients qui les commercialisent ensuite à leur tour. Mais il faut noter que de plus en plus de programmes à prix de début de gamme possèdent désormais certaines de ces caractéristiques. Même des machines outsiders telles les Atari 1040 ST ou Mega ST proposent des logiciels tels que ZZ 2D et ZZ 3D qui fonctionnent avec des écrans haute définition d'un prix supérieur à celui de l'ordinateur luimême ! Avec ses 4 Mo de RAM, son 68000 et le système d'exploitation GEM, l'Atari Mega ST 4 semble bien placé dans ce domaine gourmand en mémoire centrale et en temps de calcul. Pour donner leur maximum, les PC XT et même AT ont généralement besoin d'être enrichis par rapport à leur version de base. Pour les calculs complexes, un coprocesseur arithmétique et une mémoire centrale importante sont préférables. C'est la raison pour laquelle les 80386 avec carte mère pouvant monter à 4,6 ou 8 Mo vont encore accentuer la diffusion des équipements CAO/FAO, aidés en cela par l'amélioration des normes graphiques du VGA ou du Janvier 1989
CFAO à l'ancienne pour une voiture toujours jeune, ou simple exercice de style ? Loin des usines japonaises, clin d'oeil à l'éternelle 2CV... Pourquoi le 3D et l'esthétique ne bénéficieraient-ils pas des efforts de Wavefront ? standard 8514 (768 x 1 024). Le prix des périphériques augmente évidemment en conséquence. Mais l'introduction d'une machine comme Next de SteveJob montre que cette tendance commence déjà à s'inverser. Le grand public est d'ores et déjà psychologiquement prêt à utiliser les Personal Mainframes qui commencent déjà à remplacer les Personal Computer. Les périphériques Ils peuvent atteindre 50% du prix d'une configuration de CAO. Celle-ci comporte généralement une tablette graphique, une souris, un coprocesseur arithmétique rapide, des cartes de mémoire additionnelle, des cartes spécialisées dans Janvier 1989 le calcul vectoriel, une table traçante de préférence rapide, parfois une imprimante laser, un branchement sur réseau afin de communiquer avec d'autres PC et récupérer leurs données, éventuellement un écran haute ou très haute définition. Bref, il s'agit là d'un véritable petit univers qui conditionne les performances de la configuration. Le prix d'une tablette graphique de qualité varie de 4 000 à 10 000 F. Elle permet, outre l'accès à une partie quelconque de l'écran, d'accéder aux diverses fonctions des menus, augmentant ainsi l'ergonomie. Mais nombreux sont les utilisateurs qui préfèrent cependant, et sans perte de productivité (selon une étude de l'armée de l'air américaine), utiliser la souris, aussi efficace et beaucoup moins oné- DOSSIER reuse, d'autant plus que les principales fonctionnalités peuvent aussi bien être cliquées que choisies par touches de fonction. Le prix des écrans, selon leur définition, dépasse souvent 20 000 F. Dès que l'on sort des standards les plus diffusés pour atteindre 768 x 1 024 points, et plus on échappe aux avantages de la production de masse. Indispensables à une CAO de qualité, ces écrans deviennent maintenant multimodes : CGA, EGA, MDA, HGC, VGA, PGA, 8514A et autres... Leurs fréquences de balayage sont généralement comprises entre 50 et 75 MHz pour une bande passante de 100 MHz. Les définitions peuvent atteindre 1 280 x 1 024 points, parfois plus. Par ailleurs, toute une nouvelle génération d'écrans drivés directement par Postscript fera bientôt son apparition. Annoncé par Next, ce phénomène, s'il se généralise, bouleversera le prix et la qualité des écrans haut de gamme. La CAO travaillant sur un mode vectoriel et non bit-map, l'arrivée de ces écrans constituera un progrès majeur. Dans la même lignée de progrès apportés par l'évolution des techniques, le disque optique réinscriptible, bien qu'un peu lent dans son fonctionnement, contribuera à démocratiser la CAO. Le nouveau Next offre déjà en standard un tel disque réinscriptible muni de cartouches de 250 Mo. Le graphisme étant particulièrement gourmand en place mémoire, ces nouveaux périphériques, annoncés par des constructeurs de plus en plus nombreux (Canon, Sanyo, Maxtor), rendront facilement accessibles les grandes bases de données qui sont les compléments indispensables de la CAO et de la FAO. Le choix d'un système Pour un bureau d'études, le choix d'un logiciel reste une opération délicate. Le meilleur critère est peut-être l'interview d'utilisateurs déjà équipés. Mais un concurrent va-t-il se prêter à des confidences ? Suivre des cours de formation avant l'achat se révèle certes efficace, mais souvent onéreux. Restent les tests des revues spécialisées, rarement effectués par des représentants des professions concernées. Une méthode efficace consiste à étudier les modes d'emploi, qu'on peut parfois emprunter et comparer. Dans le cas de CADmax 3D, celui-ci atteint 1 600 pages ! Mais ces lectures renseignent peu sur l'ergonomie du système. Les associations d'utilisateurs, quant à elles, se spécialisent en général sur un logiciel et un seul. Elles constituent la source d'informations critiques la plus efficace. AutoCAD par exemple, avec 100 000 systèmes vendus, ne possède pas moins de 130 clubs d'utilisateurs. Dans la mesure où il est difficile de définir a priori de façon exhaustive ce dont on a besoin, quels sont les critères du choix d'un système ? Au-delà des fonctionnalités classiques que possèdent presque tous MICRO-SYSTEMES — 125



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