Micro Systèmes n°33 jui/aoû 1983
Micro Systèmes n°33 jui/aoû 1983
  • Prix facial : 21 F

  • Parution : n°33 de jui/aoû 1983

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Parisienne d'Edition

  • Format : (203 x 271) mm

  • Nombre de pages : 198

  • Taille du fichier PDF : 154 Mo

  • Dans ce numéro : spécial NCC'83... les nouveaux produits présentés à Los Angeles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Notre imagination sera toujours en défaut pour prédire toutes les utilisations possibles. élaborer en abordant les hautes définitions d'image  : le processeur doit être d'autant plus rapide que la définition est grande et que le nombre de plans à gérer est important. M.S.  : Dans certains micro-ordinateurs comme le célèbre Apple 2, il semble que l'on arrive à rafraîchir l'écran sans pénaliser le processeur principal... M.M.:... Et on arrive très rapidement à des limitations. L'Apple, ou tout micro « bas de gamme » comporte un choix qui dépend directement de la vitesse du processeur  : on peut gérer (par exemple) quatre couleurs dans une définition de 256 X 256, ou bien une seule couleur, c'est-à-dire du « noir et blanc », dans une définition de 512 X 512. Avec le même nombre de bits, et la même puissance d'exécution. M.S.  : Revenons à l'aspect essentiel de « Radiance »  : l'aspect visuel. Le lecteur n'a pas le privilège de voir directement l'écran de « Radiance », cette image « vivante ». Pouvez-vous nous rendre compte de ce qui frappe, disons, le visiteur nad ? et le professionnel averti ? M.M. : J'insisterai d'abord sur le fait que les photos couleurs que vous reproduirez sont absolument authentiques. Ce ne sont pas des montages, comme l'incrustation d'une photo dans l'écran d'un appareil  : comme on le voit souvent, hélas. Pour notre part, il est inutile de recourir à des artifices de photogravure... Ceux qui n'ont pas d'expérience particulière de l'informatique-vidéo, sont particulièrement frappés par la palette des couleurs, leur qualité, et la rapidité d'affichage. Ainsi que par la multiplicité des fonctions offertes. Quant aux professionnels et aux initiés, ils sont surtout sensibles à la stabilité de l'image, et au contraste qui tient au fait que le « fond » est parfaitement noir. Stabilité et contraste inusités par nos concurrents. I e lerinumi, on cid% fer M.S. : Mais quel est l'intérêt réel de ces propriétés ? M.M. : L'intérêt, sans aucun doute, c'est de pouvoir travailler de longues heures sans fatigue particulière, devant le terminal. Pensez par exemple aux postes de contrôle en usine, où un opérateur peut rester sans inconvénient devant des tableaux synoptiques, pendant la durée normale du travail. M.S.  : Vous ne nous avez pas beaucoup parlé, encore, de la vidéo combinée avec l'image synthétique... M.M.  : J'y reviens, pour compléter sur le point de vue des professionnels. Ceux-ci sont frappés par les manipulations locales (2) d'images multiples ; parce que l'on peut avoir dans le terminal plusieurs images indépendantes, y compris une image « naturelle » superposée par voie analogique, ou numérisée par le terminal. Et jouer sur les superpositions des différents plans, sur les couleurs... Par exemple, le dessinateur dispose de l'équivalent électronique de calques que l'on superpose, que l'on découpe, que l'on fait apparaître ou disparaître, etc. M.S.  : De façon précise, comment intervient la caméra vidéo qui est reliée au terminal ? M.M.  : Eh bien, elle permet d'introduire dans la mémoire n'importe quel document. Soit en mixage analogique, par exemple pour superposer une « grille » de saisie. Soit on la numérise « en temps réel » dans une définition de 640 X 512 positions  : ce qui est aujourd'hui excellent. En temps réel, cela signifie  : en quarante millisecondes ! Ce qui fait du terminal, non seulement un outil de visualisation, mais aussi un organe d'entrée d'images, le tout intégré. Par exemple, un architecte pourra présenter l'image synthétique d'un futur bâtiment, incrustée dans son décor naturel vrai. De toute façon, notre imagination sera toujours en défaut pour prédire les utilisations possibles... M.S.  : Pour conclure sur ce produit français  : justement, jusqu'à quel point « Radiance » est-il français ? M.M. : La conception et la fabrication sont naturellement françaises. Même au niveau des composants, une recherche délibérée (pas toujours facile, d'ailleurs) nous a permis d'être à soixante pour cent de pièces « tricolores ». (2) C'est-à-dire sans intervention du calculateur auquel est relié le terminal. 84 MICRO-SYSTEMES Juillet-Août 1983
Imagerie LA CONCEPTION DU TERMINAL GRAPHIQUE RADIANCE 320 La recherche de hautes performances La recherche de hautes performances, dans une machine graphique, conduit à s'éloigner des architectures conventionnelles des micro-ordinateurs. Ne serait-ce que parce que les impératifs de l'image obligent à mesurer le temps en nanosecondes (voire en fractions de nanosecondes !) , et à dimensionner des mémoires inusitées  : centaines de kilo-octets, voire mégaoctets... Autant les catalogues sont riches en composants VLSI orientés vers le contrôle des périphériques usuels ou des transmissions de données, autant ils sont pauvres en circuits destinés à l'imagerie. D'où, habituellement, le recours à des logiques « câblées », ou bien du type « processeur en tranches »  : ces solutions sont techniquement acceptables, mais fort chères. Il n'existe que deux exceptions au jour où ces lignes sont écrites  : le circuit 7220 de NEC et Intel, d'une part, et le circuit 9367 de Thomson-Efcis, d'autre part. Pour le concepteur, ces circuits sont encore loin d'être parfaitement adaptés ; mais il est possible, moyennant un « habillage » adéquat, de leur faire prendre une part des fonctions graphiques d'un terminal. C'est le choix fait par l'équipe qui a conçu Radiance ; avec quelques dispositifs brevetés pour le « dopage » du circuit 9367. layage de trame (semblable à celui d'un téléviseur usuel) qui s'impose. Produire une image sur un écran, cela signifie que l'on crée une « émission » vidéo synthétique. Dans le principe, c'est très simple  : toutes les 50 nanosecondes (!) , un point de couleur unique parvient sur un « phosphore » déterminé du tube cathodique. Les « lignes » sont balayées ainsi, « en pointillé » ; la succession des lignes constitue l'image complète. L'oeil humain ne perçoit plus le balayage, dès que l'on atteint 25 images par seconde. A 25 images/seconde et avec une image animée (un film, le commentateur du journal, etc.), l'oeil est effectivement trompé. Mais sur des images fixes, comme le titre d'un magazine, il perçoit encore le balayage comme un « scintillement » désagréable des bords des zones colorées. Bien que cela augmente les contraintes de temps dans le système, une fréquence de balayage plus grande que les classiques 50 Hz a été préférée. C'est l'une des contributions à la très grande stabilité de l'image qui caractérise le terminal. La mémoire d'image  : un « cube » L'image est divisée en « points » élémentaires dont les coordonnées sont habituellement données en X (position sur une ligne) et en Y (position verticale de la ligne). Sur le tube vidéo, schématisé figure 1, on trouve pour chaque « point » trois « phosphores » qui traduisent l'impact des électrons émis par autant de « canons » sous forme de lumière ; respectivement en rouge, vert et bleu. On sait synthétiser toutes les couleurs de la palette par le mélange et le dosage d'intensité de ces trois couleurs de base. En mémoire, on utilisera d'autant plus de bits, pour chaque point, que l'on souhaite pouvoir « nuancer » les couleurs. Un bit La fabrication de l'image Pour marier informatique et vidéo, c'est le choix d'un ba- Fig. I. - Un tube couleur est muni de trois canons à électrons correspondant aux coi couleurs fondamentales rouge. vert et bleu. Juillet-Août 1983 MICRO-SYSTEMES — 85



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