Micro Systèmes n°32 juin 1983
Micro Systèmes n°32 juin 1983
  • Prix facial : 20 F

  • Parution : n°32 de juin 1983

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Parisienne d'Edition

  • Format : (203 x 271) mm

  • Nombre de pages : 230

  • Taille du fichier PDF : 178 Mo

  • Dans ce numéro : intelligence artificielle, robots et systèmes experts.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Les modems ne savent pas quel genre de trame les traverse. Initiation (10) Ce qui n'est pas nécessairement simple ; mais nous nous sommes, sur ce suie'limités à ressentit. ORDINATEUR A ORDINATEUR B Application Procédure de liaison 2 Commande modems MODEM I ‘). L iic nicr,u-chie de protocoles. des données intégralement reçues et certifiées correctes. Selon que les « données » sont consommées plus ou moins vite par les programmes « utiles », il peut arriver à une procédure de se trouver dans la situation d'un grossiste dont l'entrepôt est plein ; force est alors de refuser les livraisons, jusqu'à résolution de l'engorgement (des mémoirestampons). C'est un autre trait des procédures de liaison, que de définir des processus de régulation, on dit aussi de contrôle de flux, de nature à prévenir ou à gérer les situations d'engorgement. En HDLC encore, c'est par la numérotation des accusés de réception que cela s'effectue. Si le récepteur acquitte la trame numérotée 3, cela signifie aussi qu'il dispose d'assez de place pour en recevoir encore un certain nombre, fixé à l'avance  : ce certain nombre est appelé fenêtre. Si la fenêtre est, disons, fixée par accord préalable (encore une convention !) à trois, l'expéditeur saura qu'il peut sans nouvelle autorisation expédier les trames numéro 3 + 1 = 4, 3 + 2.= 5, et 3 + 3 = 6. Et il devra s'arrêter là jusqu'à nouvel ordre, car c'est la limite fixée à l'anticipation. Ce mécanisme est tellement semblable à une ouverture de crédit que certains l'appellent :.crédit ! En résumé Au point où nous en sommes, il est un fait que l'on peut cons- téter  : qu'il s'agisse des équipements matériels nécessaires ou du logiciel de procédure, tout ce que nous avons mentionné est indispensable pour une transmission correcte. Et ce, quelle que soit la nature des informations que nos deux agences vont échanger ! Par une sorte de jeu de questions/réponses, nous avons montré successivement le besoin d'une ligne ; ce qui, à vrai dire, n'a surpr's personne ! Ensuite, il a fallu choisir un mode de transmission physique des signaux sur cette ligne ; en fonction de sa nature, d'une part, mais aussi de la rapidité voulue, d'autre part. De ce premier niveau de choix techniques et fonctionnels, il résulte dans la pratique la sélection de telle sorte de modem de part et d'autre de la ligne. Ce choix, à son tour, a une incidence directe sur le couplage (l'interface) des ordinateurs avec les moyens de transmission. Les modems de telle ou telle catégorie présentent, fort heureusement, des connexions normalisées pour lesquelles on trouve des sous-ensembles électroniques ad hoc, dans la panoplie des ordinateurs dignes de ce nom. Parmi les spécifications de ces interfaces intervient un second niveau de conventions entre les deux extrémités  : avec les formats de trames, et la définition très précise d'une procédure de liaison de nature à résoudre les problèmes (que l'on ne peut guère contourner) liés aux erreurs de transmission et au contrôle des engorgements. Si l'on y réfléchit quelques instants, il s'avère que non seulement on ne peut pas se dispenser d'énoncer une liste (fort longue) de spécifications, de règles communes de comportement, mais encore que le moindre désaccord, la moindre place laissée à des interprétations divergentes, sont comme le trop fameux grain de sable qui peut coincer toute cette belle machinerie. Ce qui met en lumière l'importance d'énoncés sans ambiguïté des différentes règles du jeu. Enoncés que la communauté des communications de données a pris l'habitude de regrouper en protocoles. Ni plus ni moins contraignants que le rituel à la Cour sous le règne de Louis le Quatorzième... Une hiérarchie de protocoles Essayons de schématiser (à l'extrême) le système de communication bâti entre les deux ordinateurs de tout à l'heure. Outre la ligne, on trouve symétriquement  : • deux modems,• une « couche » d'équipements et de logiciel, qui a mission d'échanger des éléments d'information très simples (bits) avec des modems dont elle assure en outre la commande (10),• une seconde « couche >, formée de programmes qui respectent, avec les programmes correspondants de l'autre bout, une procédure de liaison soigneusement déterminée,• enfin, des programmes que, jusqu'à nouvel ordre, nous considérerons comme les « applications » ; c'est-à-dire qui commencent à se préoccuper de la nature des informations échangées. Nous avons supposé qu'il s'agissait de la même machine à chaque extrémité, dans le cadre d'une organisation homogène. Munis d'une procédure de liaison qui assure un service de qua- 110 MICRO-SYSTEMES Juin 1983
La communication entre ordinateurs Initiation lité, c'est-à-dire pratiquement vierges d'erreurs (corrigées par répétitions) et qui ne « perd » pas d'informations (grâce à la prévention des engorgements), les programmeurs n'auront normalement pas trop de mal à écrire des logiciels pour, disons, recopier un fichier d'une machine vers l'autre. Situation idéale, voire mythique, qu'il nous faudra dépasser d'ici peu. Cependant, profitons-en pour faire quelques remarques fortes de conséquences. Que se passera-t-il dans un tel système, si l'on change de modems ? Eh bien, pourvu qu'ils se connectent de la même manière aux ordinateurs et que (le cas échéant) l'on ajuste des paramètres de vitesse, il ne se passera rien, qu'un changement éventuel de rapidité de transmission. Le fait que les nouveaux modems jouent sur la phase d'une onde porteuse, au lieu d'employer deux fréquences, est complètement indifférent, « transparent » pour les « niveaux supérieurs ». Plus subtile est l'hypothèse d'un changement complet de procédure. Peut-on l'effectuer sans changement de modems ni modification (substantielle) des programmes d' « application » ? En principe, oui ! Dans la mesure où, d'un côté, les modems ne « savent » pas quel genre de trames les traversent (ils ne « connaissent » que les bits pris un à un), et où, de l'autre côté, la qualité du service rendu par la nouvelle procédure, « vue » des programmes d'application, est suffisamment voisine. Il n'y a là rien d'extraordinaire en soi. Un épicier est, par analogie, complètement indifférent au changement d'un grossiste, du moment qu'on lui livre une marchandise de la même qualité à des prix voisins... Le tout, c'est d'avoir bien identifié un partage, un découpage des fonctions en couches correctement délimitées ; la déli- ordinateurs  : 15 liaisons. — lin schéma « maillé » de mille ordinateurs  : 499 500 liaisons ! mitation est précisément reconnue correcte, parce qu'elle permet, au moindre prix et « sans douleur », des substitutions partielles dans les solutions techniques. Ce qui vaut infiniment mieux, à l'évidence, qu'une joyeuse anarchie technique, qui oblige à faire table rase de l'existant pour changer un détail « secondaire ». Des réseaux informatiques Les problèmes de la communication entre systèmes informatiques prennent une tout autre dimension, dès lors que l'on se propose de mettre en relation des machines qui ne sont ni fabriquées dans les mêmes usines ni utilisées par les mêmes organismes ; par exemple, aussi différentes quant à leur vocation qu'un ordinateur du ministère des Finances et un micro-ordinateur de collège. D'abord, il est hors de question de les relier un à un par autant de lignes particulières. La mise en relation, selon un schéma maillé de 1000 ordinateurs seulement, nécessiterait le nombre pharamineux de 499 500 lignes. Inimaginable ; et tout aussi inimaginable, l'arrivée de 1000 câbles sur un ordinateur (1 000 modems, 1000 prises...). Il y a dans notre seul pays beaucoup plus de machines que cela, qui plus ou moins, sont candidates à l'interconnexion entre elles. Ensuite, il y a le problème de la varitété excessive des protocoles. Pensons, par exemple, aux procédures esquissées ci-dessus  : si se mettre en relation avec dix autres machines doit signifier l'écriture d'autant de programmes ad hoc, le coût deviendra très vite insupportable. Et, de toute façon, la corporation des programmeurs toute entière n'y suffira jamais... S'impose, dès lors, la mise en place de réseaux adaptés aux ordinateurs. C'est-à-dire qui permettent, à partir d'un nombre limité de raccordements standardisés, d'atteindre (théoriquement) toute autre machine « abonnée » au(x) même(s) réseau(x). A l'image du réseau téléphonique qui nous est familier. Un réseau unifié est forcément plus intéressant pour la collectivité, pour cette raison qu'en vertu de la loi des grands nombres, il est permis de le construire pour un trafic moyen, et non pour supporter la somme des demandes de pointe. Pas plus que le décrochage simultané des quelque vingt millions de téléphones en France, on n'imagine tous les ordinateurs pris simultanément d'une envie subite d'échanger des données avec les autres ! Commutation de circuits... Le réseau téléphonique, tel quel, donne depuis deux décennies des possibilités (limitées) pour relier les ordinateurs entre eux. Oublions les quelques lignes que les PTT, avec une réticence croissante, retirent du parc général pour relier deux points par une liaison spécialisée. Il reste la possibilité pour les machines de... se téléphoner ; c'est-à-dire, de s'appeler comme tout un chacun pour établir une liaison commutée via les « centraux automatiques ». Cette opportunité est précieuse, car le téléphone est partout disponible, souvenons-nousen. Hélas, les meilleures techniques ne donnent guère mieux Juin 1983 MICRO-SYSTEMES — 111



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