Micro Systèmes n°32 juin 1983
Micro Systèmes n°32 juin 1983
  • Prix facial : 20 F

  • Parution : n°32 de juin 1983

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Parisienne d'Edition

  • Format : (203 x 271) mm

  • Nombre de pages : 230

  • Taille du fichier PDF : 178 Mo

  • Dans ce numéro : intelligence artificielle, robots et systèmes experts.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Il convient de faire face aux inévitables parasites. Initiation (I) Selon les différents chemins empruntés. les signaux voyagent à une vitesse comprise entre celle de la lumière. et la moitié. phase de la soi-disant onde sonore injectée dans la ligne. Des conventions  : vitesse, trames... Le choix d'un certain type de modem, qui est très lié à la qualité (payante) de la ligne que l'on s'est procurée auprès des PTT, comporte une première convention que les deux agences auront entre elles. A savoir la rapidité de transmission, qui doit bien sûr faire l'objet d'un accord entre les partenaires ; faute de quoi, d'évidence, l'histoire s'arrêterait là. Ce n'est, comme on le verra, que le premier point d'une sorte de contrat entre les parties absolument nécessaire avant d'entreprendre quelque transmission de données que ce soit. A l'intérieur d'un ordinateur, on peut s'offrir le luxe de multiplier les interconnexions entre éléments  : elles sont courtes, et relativement faciles à faire grâce à des artifices comme le circuit imprimé. Il est hors de question de multiplier les « fils », dans les mêmes proportions, pour les liaisons à des distances importantes. Outre un coût rédhibitoire, on s'apercevrait bien vite que cela ne servirait pas à grand-chose... En effet, des délais d'acheminement des signaux plutôt substantiels, interviennent avec les grandes distances. Au lieu des quelques millionièmes de seconde qui sont un maximum dans une machine, les signaux vont mettre cinq à dix millièmes de seconde (1) à traverser notre pays, plus d'une demi-seconde à passer en Amérique via un satellite. Pour un ordinateur, c'est énorme ! Un des avantages des fils multiples vient des dialogues (question/réponse), que les différents organes d'un ordinateur ont entre eux par des lignes auxiliaires en même temps que le transfert des « données ». Les fameux délais inhérents aux grandes distances sont pour un tel usage ab- solument inadmissibles. Il faut faire autrement. Entre autres, on doit se contenter d'un seul fil pour, outre les « données » proprement dites, donner des « tops » de début et de fin (synchronisation sans laquelle la présence d'informations utiles ou les périodes d'attente ne seraient pas discernables). Pour ce faire, les deux partenaires devront convenir d'une trame, d'une certaine façon d'agencer, dans le temps, les bits successivement transmis. Afin, tout simplement, d'avoir une chance de s'y retrouver... De Baudot à la trame IIDIC Inventé par notre compatriote Baudot dans les années 1870, et complété dans sa forme « moderne » par Picard, le format de trame asynchrone classique sert encore à l'heure actuelle de véhicule aux transmissions télex, aux échanges entre terminaux « asynchrones » et ordinateurs ; les interfaces de bien des appareils périphériques (instruments de mesure, traceurs, imprimantes...) fonctionnent avec ce format séduisant par sa belle simplicité de principe. On convient qu'en l'absence de transmission, la ligne aura un état de repos donné  : habituellement, le « 1 » logique. Avec un coupleur acoustique, cela se traduira par une tonalité continue ; pour le télex, par une tension négative, etc. L'information est transmise « caractère par caractère », le plus couramment, selon une grille de code normalisée qui représente l'alphabet (majuscules et minuscules), les chiffres, les signes de ponctuation, etc. Chaque caractère est composé d'une suite de bits, sept ou huit en règle générale, qui seront émis et reçus à la queue leu leu. Pour marquer le début d'un caractère, « le temps d'un bit », l'émetteur change l'état de la ligne  : en logique, par un « zéro » ; ce changement est reconnu comme tel à la réception, les bits qui suivent étant recopiés (au rythme convenu) dans la machine destinataire. Enfin, au moins pour le temps d'un bit, l'émetteur rétablit l'état de repos de la ligne, de telle sorte qu'un nouveau début soit identifiable. Pour faire plus technique, on appelle souvent ces pseudo-bits de début et de fin, « START » et « STOP » respectivement. J. CARPENTIER 20, rue Delambre, PARIS - APPAREILS TÉLÉGRAPHIQUES BAUDOT Imaginé par un ingénieur français, E BAUr, étudié dès 1879 et réalisé de toutes pièces sous sa forme définitive par un constructeur français J. CARPENTIER, remarquablement mis en oeuvre par le personnel des Télégraphes français, le système BAUDOT n'a cessé de recevoir, depuis son entrée en ligne, les plus utiles perfectionne - ments. Desservant presque exclusivement le réseau national il a conquis une bonne part des réseaux européens et achève de se répandre dans le monde Lntier. Il répond aux besoins les plus variés et se prèle aux combinaisons les plus complexes. Postes doubles, quadruples, sextuples, montage en duplex, translation, retransmission, transmission automatique par bandes perforées avec manipulation par clavier alphabetique. Appareils de Mesures électriques industriels et de précision. — Appareils d'Optique. Appareils de Géodésie. — Mécanique générale. =_- 106 — MICRO-SYSTEMES Juin 1983
La communication entre ordinateurs Initiation (2) En abrégé, c'est l'UART (= Universal Asynchronous Receiver/Transmitter). (3) Abréviation de High Level Data Link Control. (4) En jargon angloinformatique  : le, flags. (5) Les problèmes se concentrent aux extrémités de la fibre, là où elle est couplée à des organes électroniques ultra-sensihles Historiquement, pour le télégraphe, on envoyait ce genre de trame à l'aide d'une roue tournant à vitesse constante, munie de contacts en couronne ; les temps de début et de fin étant astucieusement exploités à l'aide de relais. De nos jours, l'essentiel du travail s'effectue à l'aide d'un circuit intégré spécialisé (2)  : le principe est demeuré, les rapidités ne sont, par bonheur, pas les mêmes ! On a, depuis, inventé bien d'autres formats de trames qui traduisent toujours les mêmes soucis  : délimiter l'information (dans le temps), tout en permettant sa transparence  : c'est-àdire que le contenu des trames puisse être quelconque a priori. Définie au début des années 70, la trame HDLC (3) répond selon un procédé beaucoup plus moderne à ce cahier des charges. La communauté informatique des débuts s'est bien vite aperçue qu'il y avait intérêt à véhiculer les données, non pas émiettées (comme c'est le cas, « caractère par caractère ») , mais groupées en paquets  : suites de bits mieux à même de contenir le genre de « messages » que les programmes d'ordinateur échangent normalement. Après bien d'autres approches, un large accord s'est fait sur une trame capable (théoriquement) de délimiter une quan- I ig. 3. — Une demi-seconde pour parvenir en Amérique. Fig 4• temps d'un bit marque le début de la trame (ST t• P,'s de (STOP). TRAME Bus « utiles en nombre quelconque/0 0 1, 111 11.1 FANION (début) FANION (fin) Fig. 5. — Des - fanions e encadrent les bits utiles. tité quelconque de bits. Son début et sa fin sont marqués par des suites binaires 0 0, aussi appelées fanions (4), assez faciles à repérer « au vol » quand on les reçoit. Que se passe-t-il si le message contient (entre autres) cette même suite binaire ? Une astuce permet de lever l'ambiguïté  : chaque fois que cinq « un » successifs sont émis, le transmetteur insère un « zéro » ; de sorte qu'il n'y ait jamais six « un » successifs dans les « données ». Le sachant, le récepteur élimine les « zéro » qui suivent exactement cinq « un », et le tour est joué. Parasitologie Munis de modems identiques (ou compatibles) aux deux extrémités d'une ligne PTT, et pourvus du même circuit intégré spécialisé pour la même trame de transmission, les ordinateurs des deux agences A et B sont-ils sortis d'affaire ? Vont-ils, enfin, être capables de coopérer ? Hélas, comme on va le voir, on est loin du compte... Avant d'évoquer d'autres raisons plus abstraites, il convient de faire face aux inévitables parasites qui, tels de mauvais génies ricanants, guettent nos bons signaux pour les annuler, les déformer, ou pire encore  : les transformer en leur contraire ! Sans faire un cours de physique, on conçoit que la sensibilité d'une transmission au « bruit » croît avec la rapidité de celle-ci. Avec un interlocuteur volubile, un craquement sur la ligne téléphonique suffit à faire « sauter » un mot ; aux très hautes vitesses, sur les supports les plus fiables que l'on connaisse, à savoir les fibres optiques où l'information est transmise sous forme de lumière, on n'évite cependant pas de payer un « impôt » dû à l'agitation des atomes à la température normale (5). En bref, il est courant d'avoir entre un bit sur dix mille et un bit sur un million qui « saute », et (circonstance aggravante) de manière invisible à travers les modems. Ce qui est admissible dans la transmission de la voix, voire d'un texte, ne l'est absolument pas quand on recopie un fichier d'écritures comptables, ou un programme d'ordinateur, via une liaison de transmission de données. On n'admet pas d'erreur, disons, sur le plus gros chiffre d'un chèque bancaire ; quant Juin 1983 MICRO-SYSTEMES — 107



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