Micro Systèmes n°31 mai 1983
Micro Systèmes n°31 mai 1983
  • Prix facial : 20 F

  • Parution : n°31 de mai 1983

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Parisienne d'Edition

  • Format : (203 x 271) mm

  • Nombre de pages : 238

  • Taille du fichier PDF : 176 Mo

  • Dans ce numéro : un événement en micro-informatique... le disque numérique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 116 - 117  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
116 117
Les investissements les plus lourds sont du côté du logiciel  : la matière grise. Dossier LE microprocesseur est né il y a une bonne dizaine d'années. Pour l'amateur éclairé, il était bien sûr disponible en tant que composant, ou monté sur quelque « kit d'évaluation » assez rudimentaire. Avec la génération des TRS 80, PET et autres APPLE, il a été de mieux en mieux « habillé ». Jusqu'à devenir le micro-ordinateur qui nous est familier. La technologie a beaucoup fait dans cette évolution  : composants et périphériques bon marché, production en très grandes séries... Mais la technologie, à elle seule, n'aurait pas ouvert à (presque) tous les portes de l'informatique. Le micro-ordinateur a bénéficié également d'un héritage appréciable  : le logiciel de base des « grosses » machines d'autrefois. Judicieusement adaptées, quelquefois même perfectionnées par ces orfèvres du logiciel que sont les écrivains des systèmes d'exploitation, les « bonnes recettes » classiques ont été accommodées « à la sauce micro ». De telle sorte que les machines personnelles ne nous arrivent pas nues, mais dotées d'un ensemble de programmes « utilitaires » et « système » (pour reprendre le jargon en vigueur), indispensables en pratique pour qu'elles soient simplement utilisables. Logiciel d'application et logiciel de base Par définition, le logiciel d'application est le logiciel qui n'est point de base, et vice versa. De même que la distinction entre poésie et prose qui a popularisé Monsieur Jourdain n'est pas vraiment évidente, il n'y a pas de frontière nette entre les deux sortes de programmes. Disons que les programmes d'application sont plutôt ceux que vous écrivez vous-même, qu'il s'agisse de gérer un fichier de clients ou de créer quelque nouveau jeu. Ou bien encore, ceux que vous achetez tout faits, progiciels pour la comptabilité, la tenue de stocks, etc. Tandis que les programmes du logiciel de base sont plutôt des outils, servant soit à gérer l'ordinateur lui-même, soit (précisément) à forger des programmes d'application. Il est habituel de distinguer, dans ledit logiciel de base  : • les programmes utilitaires  : éditeurs de texte, compilateurs, éditeurs de lien, routines standard du système... qui facilitent l'écriture comme la mise au point d'applications ; • le système d'exploitation proprement dit, qui transforme la machine « réelle » (assemblage de composants électroniques, fils, connecteurs...) en une machine « virtuelle » plus « intelligente » ; en deux mots, utilisable avec un minimum de confort. Des enjeux considérables Selon un autre point de vue tout à fait défendable, la machine réelle n'est qu'un moyen technique pour faire fonctionner un système d'exploitation, qui est, plus que le mode d'emploi, la « personnalité » de l'ordinateur. C'est tellement vrai que les principaux fabricants de microordinateurs sont au moins aussi préoccupés de faire valoir (et standardiser) leurs CP/M, MS- DOS et autres UNIX que de promouvoir leurs matériels. Il est relativement facile de concevoir et de construire un nouveau matériel ; les investissements les plus lourds sont du côté de la matière grise... Pour les micro-ordinateurs avec des unités centrales à 16 bits, n'ayons pas peur des mots, c'est la guerre (commerciale). A propos de mots, quelques précisions et conventions ne sont pas inutiles. Par « système d'exploitation », on traduit (mal) en français l'expression de langue anglaise « Operating System », qu'il se- rait bien préférable d'adapter en « système de conduite » comme le font à bon droit certains professionnels. Dans la suite, nous abrégerons (comme tout le monde) avec les deux initiales O.S. Modèle en couches d'un système informatique Les « modèles en couches » sont à la mode. Ils ne représentent pas une réalité palpable, mais plutôt une hiérarchie de relations et de fonctions. Ainsi, le modèle simplifié d'un système informatique se présente comme le montre la figure 1. Au niveau inférieur se trouve la machine, matériel pratiquement inutilisable en tant que tel. Les deux niveaux supérieurs constituent le logiciel de base, sur lequel s'appuie le dernier niveau  : les programmes d'application. Aucune des couches n'est facultative. L'O.S. est développé « sur » tel matériel. Un utilitaire est conçu pour s'appuyer « sur » tel O.S., etc. Par définition, l'O.S. assure un ensemble de fonctions d'interface entre l'utilisateur (un être humain et ses programmes d'application), et la machine avec son architecture matérielle. Programmes d'application Utilitaires, routines-système Système d'exploitation (O.S.) Machine matérielle (hardware) Logiciel de base _J g. Lc modèle en couche d'un système d'exploitation correspond à une hiérarchie de fonctions  : le niveau le plus bas est celui de la machine réelle, le plus T,,,t celui des programmes d'application. 116 — MICRO-SYSTEMES Mai 1983
Les systèmes d'exploitation Dossier Le rôle de l'O.S. et de ses fonctions peut, de ce fait, être abordé de deux points de vue opposés. La première approche, la plus pragmatique, consiste à se placer du côté de l'utilisateur. De ce point de vue, l'O.S. est mis en oeuvre à travers un langage de commande, plus ou moins évolué selon la machine et ses capacités  : de quelques lettres à de véritables phrases. Ces commandes sont généralement composées sur le clavier de l'ordinateur (ou de l'un de ses « terminaux »). Quand l'utilisateur programme, il dispose en outre d'un certain nombre de « points d'entrée » dans les programmes de l'O.S. On parle aussi, par abus de langage, de primitives. En utilisant ces points d'entrée, la programmation est grandement facilitée, particulièrement en ce qui concerne les entrées/sorties. L'essentiel des documents fournis aux acheteurs d'ordinateurs ou de disquettes-système consiste en un catalogue des différentes commandes et desdites primitives, utilisables avec l'O.S. livré. Ce n'est pas cet aspect des O.S. qui nous intéressera le plus dans la suite, car c'est habituellement celui qui est (abondamment) traité dans la littérature. Nous nous attacherons à une seconde approche, qui insistera bien davantage sur la manière dont sont exécutées les diverses commandes et primitives. Ce qui nous conduira à énoncer les principaux problèmes relatifs à la gestion de la mémoire, des entrées/sorties, et autres ressources de la machine. Des moniteurs Les ordinateurs personnels « minimaux », ceux qui ne comportent guère qu'un clavier, une prise TV (ou un petit écran), et une interface pour magnétophone à cassette, possèdent déjà un petit système d'exploitation. Le moniteur qui, en mémoire morte (ROM), cohabite avec un interpréteur BASIC, est bel et bien un O.S. Un ensemble multipostes requiert un système d'exploitation évolué. Bien sûr, un O.S. aux dimensions d'une petite machine dont la manipulation est (et doit rester) relativement simple. Il n'est pas question des fonctions d'un « grand » O.S., qui se paient (notamment) en occupation de mémoire. Ces moniteurs sont caractéristiques des micro-ordinateurs personnels de bas de gamme, dont l'espace-mémoire est typiquement limité à 64 K-octets ; pas question de s'amputer au départ des quelque 40 K d'un système de conduite « évolué » ! Tâchons donc de tracer le portrait-robot d'un moniteur-type, ayant les traits de ceux que l'on trouve dans la réalité (ou de ceux que l'on devrait trouver). Le rôle primordial du moniteur est d'initialiser l'ordinateur lors d'une restauration matérielle (RESET). Si l'ordinateur utilise des mécanismes d'interruption, le moniteur comportera des routines standard de prise en charge de ces interruptions, suivant les possibilités propres du système  : ports d'entrée/sortie, horloge temps réel... Notre petit O.S. doit aussi contenir des routines qui donnent des primitives de gestion des organes périphériques. Ces routines que l'on appelle « drivers » (suivant l'usage anglosaxon) sont très spécifiques de la machine considérée. A côté des routines d'affichage sur écran, de lecture du clavier, de lecture et d'enregistrement sur cassette, on trouvera éventuellement des modules pour piloter une imprimante, transmettre et recevoir sur une ligne de communication (V24/RS232C...), etc. Partition de la mémoire L'O.S. gère enfin, de manière plus ou moins sophistiquée, l'espace-mémoire ad cessa b le. Cet espace est divisé en deux parties principales  : • la première est précisément réservée au système d'exploitation  : elle comporte la mémoire morte du moniteur, et quelques kilo-octets de mémoire vive (RAM) nécessaires aux variables ou aux rangements temporaires propres au moniteur ; • la seconde partie recevra les programmes de l'utilisateur (ou les « utilitaires ») , avec leurs variables. Pour les micros de bas de gamme, la gestion de ce parti- Mai 1983 MICRO-SYSTEMES — 117



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 1Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 2-3Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 4-5Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 6-7Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 8-9Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 10-11Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 12-13Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 14-15Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 16-17Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 18-19Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 20-21Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 22-23Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 24-25Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 26-27Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 28-29Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 30-31Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 32-33Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 34-35Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 36-37Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 38-39Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 40-41Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 42-43Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 44-45Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 46-47Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 48-49Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 50-51Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 52-53Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 54-55Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 56-57Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 58-59Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 60-61Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 62-63Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 64-65Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 66-67Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 68-69Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 70-71Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 72-73Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 74-75Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 76-77Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 78-79Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 80-81Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 82-83Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 84-85Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 86-87Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 88-89Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 90-91Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 92-93Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 94-95Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 96-97Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 98-99Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 100-101Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 102-103Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 104-105Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 106-107Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 108-109Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 110-111Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 112-113Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 114-115Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 116-117Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 118-119Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 120-121Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 122-123Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 124-125Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 126-127Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 128-129Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 130-131Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 132-133Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 134-135Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 136-137Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 138-139Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 140-141Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 142-143Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 144-145Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 146-147Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 148-149Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 150-151Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 152-153Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 154-155Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 156-157Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 158-159Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 160-161Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 162-163Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 164-165Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 166-167Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 168-169Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 170-171Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 172-173Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 174-175Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 176-177Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 178-179Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 180-181Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 182-183Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 184-185Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 186-187Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 188-189Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 190-191Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 192-193Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 194-195Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 196-197Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 198-199Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 200-201Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 202-203Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 204-205Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 206-207Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 208-209Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 210-211Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 212-213Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 214-215Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 216-217Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 218-219Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 220-221Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 222-223Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 224-225Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 226-227Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 228-229Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 230-231Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 232-233Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 234-235Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 236-237Micro Systèmes numéro 31 mai 1983 Page 238