Micro Systèmes n°23 mai/jun 1982
Micro Systèmes n°23 mai/jun 1982
  • Prix facial : 18 F

  • Parution : n°23 de mai/jun 1982

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Parisienne d'Edition

  • Format : (213 x 271) mm

  • Nombre de pages : 246

  • Taille du fichier PDF : 185 Mo

  • Dans ce numéro : Synthé... une nouvelle machine qui parle et qui chante.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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La conception d'un programme est une démarche progressive qui suit un certain ordre. Informatique plus de 2 000 langages. Cependant, en micro-informatique, l'éventail est plus restreint  : BASIC, leader incontesté du fait de sa très grande diffusion, PAS- CAL, qui reprend directement le style de la programmation structurée (l'inventeur de PASCAL, N. Wirth, est aussi l'un des pionniers en matière de méthodes de programmation), FORTH, qui ne connaît pas le GOTO et oblige l'informaticien à structurer ses logiciels, FORTRAN, qui reste toujours très employé malgré ses nombreux défauts, LISP pour la manipulation symbolique et COBOL pour la gestion. Pratiquement, ce choix est limité par la disponibilité en compilateurs et autres interpréteurs et les goûts du programmeur. L'informaticien qui connaît tous les tours et détours d'un langage, est souvent peu disposé à en apprendre en autre. Une fois le programme écrit, une tâche, et non des moindre, reste à entreprendre  : le test du programme. Retirer les erreurs Un programme fonctionne rarement dès la première exécution et un test est généralement nécessaire pour éliminer des erreurs qui subsistent. Cette phase est souvent celle qui prend le plus de temps dans la création d'un nouveau programme et représente une part très importante du temps de développement global. Les erreurs commises sont de trois types  : • Erreurs de syntaxe  : liées aux fautes d'inattention du programmeur, elles sont faciles à éliminer, du fait de leur diagnostic par le système (interpréteur ou compilateur). La tendance actuelle des langages de programmation procéduraux (PASCAL, ADA...) est d'amplifier le rôle de la syntaxe, de manière à pouvoir dépister les erreurs sémantiques (c'est-à-dire des erreurs de fond et non de forme) à la compilation.• Erreurs d'exécution  : une fois les fautes de syntaxe éliminées, ces défauts entraînent un compor- tement anormal du programme  : division par zéro, débordement de capacité ou d'une zone de tableau, argument illégal d'une fonction, etc. Ces erreurs ne sont malheureusement pas forcément détectées lors de la phase de test. Il suffit qu'il ne fonctionne pas pour un jeu de données particulier pour entraîner un comportement anormal dans certaines configurations qui n'apparaissent que rarement. Du fait de leur caractère aléatoire, les erreurs d'exécution sont donc souvent difficiles à supprimer. Leur cause provient d'un défaut de conception et doit d'abord être recherchée dans l'analyse.• Erreurs de logique  : elles peuvent être dues à une mauvaise transcription de l'algorithme, mais, aussi et surtout, à un algorithme défectueux. La programmation structurée a pour but d'empêcher ces erreurs qui sont très coûteuses. Dépister un défaut de logique une fois le programme écrit conduit généralement à tout recommencer depuis le début. Documenter ses programmes L'écriture de la documentation doit être effectuée en même temps que le programme. Si la documentation n'est pas rédigée avec le logiciel, il n'y a guère de chances pour qu'elle le soit un jour, car « à quoi sert la documentation sur un programme qui fonctionne ? ». Contrairement à l'opinion de certains, la documentation est un aspect très important de la maintenance des programmes et de leur évolution. Celle-ci se décompose en documentation utilisateur (le « user manual » cher aux Anglo-Américains) et documentation technique. — La documentation utilisateur a pour but d'indiquer à un utilisateur non averti comment fonctionne le programme et ce qu'il peut en attendre. Ce dernier doit pouvoir ainsi juger si le logiciel correspond à ses besoins ou non. Elle doit indiquer les points sui- vants  : rôle du programme, type de données d'entrées et de résultats fournis, liste des commandes et des messages fournis par le programme, y compris les messages d'erreur, les limites du programme ainsi que des exemples d'exécution. — La documentation technique a pour but de simplifier la maintenance du logiciel. La documentation technique est indispensable. Combien de programmes ont été entièrement réécrits pour une modification mineure faute d'une documentation appropriée. La documentation technique reprend les différentes phases de l'analyse du problème telles qu'elles ont été obtenues par une décomposition modulaire, afin de permettre une compréhension de plus en plus précise de la structure du programme et de son fonctionnement. Elle comprend également un exemplaire du programme dans sa version la plus récente, car une documentation dépassée est totalement inutile. Aucun effort n'est à négliger pour expliquer les points obscurs  : par exemple, si le langage utilisé impose des identificateurs courts (cas du BASIC), une liste des variables est nécessaire. Dernier point, mais non des moindres, qui concerne leur lisibilité  : placez des commentaires explicites dans vos programmes. Il est souvent, trop souvent, impossible de réutiliser une routine déjà écrite, faute de comprendre son utilité. Un remède  : écrire des remarques et employer des noms de variables ou de routines précis et significatifs. Maintenance Tel un être humain, un programme vieillit, et il faut régulièrement l'entretenir pour empêcher sa sénilité. Entretenir un programme, c'est le mettre à jour lors de l'apparition de nouveaux matériels ou de nouveaux besoins. Une bonne méthode de programmation favorise une maintenance aisée, et ce n'est pas le cas du programme représenté par le schéma de la figure 1-a. 120 — MICRO-SYSTEMES Mai-Juin 1982
Introduction à la programmation structurée Informatique 11C Mi ri pu icrnt et  : +1FLICILITC  : Maire (b) permet dec, ricernec., "'an., devoir tout réécrire. Toutes les parties sont interdépendantes, et la moindre modification oblige à remanier entièrement l'ensemble. Un programme bien conçu se réduit à une succession de modules indépendants, pouvant être eux-mêmes composés de modules élémentaires (fig. 1-b). Pour modifier le logiciel, il suffit de transformer le module concerné, l'architecture générale du programme restant conservée. Toutes ces phases — définition, analyse, codage, test, maintenance — ne sont pas aussi successives qu'il n'y paraît et interagissent entre elles  : la documentation est écrite parallèlement au programme, et la mise au point peut conduire à l'élaboration d'une autre solution qui devra être analysée puis recodée. Après avoir expliqué l'essence de la programmation structurée, nous allons examiner les différentes catégories d'éléments utilisées en programmation et, en premier lieu, les structures de contrôle. Les structures de contrôle L'ordinateur a pour fonction d'effectuer un grand nombre d'opérations élémentaires (addition, soustraction, accès à une cellule de mémoire, etc.) en très peu de temps. En outre, il se différencie de toutes les machines ordinaires par une capacité qui lui est propre  : être apte à contrôler le déroulement de ses propres opérations. Le rôle du programmeur revient à spécifier la structure d'agencement de ces opérations à l'aide d'un programme, c'est-àdire de décrire de façon statique le et ou 7 ou non = < > < = > = aller à Tant que... Faire Répéter... jusqu'à pour... à... faire Si... alors Si... alors... sinon Décider entre... autrement Cas... parmi entrer imprimer comportement dynamique d'un flot d'actions qui se déroulent. Ce but ne peut être atteint qu'en disposant d'outils conceptuels adéquats. La description de l'exécution est ainsi exprimée à l'aide de structures de contrôle, qui peuvent prendre des formes diverses. Mais, lorsque l'on analyse les différentes possibilités de commande, on constate qu'elles proviennent essentiellement de trois catégories  : la séquence, la répétition et la sélection. Afin de décrire ces différentes commandes, nous utiliserons deux notations différentes  : l'organigramme et le pseudo-code. La première est bien connue de tous les informaticiens, amateurs ou professionnels. Elle revient à décrire, à l'aide de symboles graphiques (carrés, losanges, ovales), les différentes unités opératoires, et à figurer par des traits flêchés le sens de déroulement des opérations. Malheureusement l'organigramme se prête mal à la description de structures complexes, et donc aux méthodes de programmation systématique que nous avons décrites précédemment. C'est pourquoi nous ne les utiliserons que peu. En revanche, la seconde correspond mieux à nos besoins. Elle consiste à exprimer en langage ordinaire, agrémenté de quelques notations particuliè- affectation commentaires "et" logique "ou" logique négation logique test de condition logique branchement inconditionnel structures de répétition structures de sélection ordre d'introduction de valeur ordre d'affichage d'une valeur Mai-Juin 1982 MICRO-SYSTEMES — 121



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