Micro Systèmes n°103 décembre 1989
Micro Systèmes n°103 décembre 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°103 de décembre 1989

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Parisienne d'Edition

  • Format : (203 x 271) mm

  • Nombre de pages : 222

  • Taille du fichier PDF : 182 Mo

  • Dans ce numéro : la recherche française en informatique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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cheurs et techniciens, et représentent une grande partie du budget « investissements » (21%). Cet effort se justifie par l'incidence croissante des nouveaux composants sur le développement des systèmes futurs : microélectronique, fibres optiques, écrans plats et techniques d'assemblage de composants. 3° Les techniques de l'information, depuis le traitement du signal jusqu'à la commutation d'informations (données ou paroles), aboutissent généralement à la réalisation de maquettes probatoires, qui se prolongent par des normes ou des expérimentations proches des utilisations futures. Environ 230 chercheurs et techniciens travaillent sur ces techniques, dont les travaux peuvent être décomposés en trois parties : les études de signaux et systèmes, les études d'informatique (architecture des systèmes, génie logiciel, langage, Intelligence Artificielle), les techniques de commutation et de distribution. 4° Le secteur des réseaux locaux, qui concerne 340 ingénieurs et techniciens au CNET, est réparti en deux secteurs : recherche proprement dite, d'une part, et développement industriel, assistance et expertise techniques, d'autre part. Ce domaine est responsable de la mise en service de Numéris, en décembre 1987, des développements de réseaux en fibre optique, de perfectionnements des réseaux de vidéocommunication, de la domotique et également des réseaux d'entreprise. 5° Les études sur les réseaux national et international recouvrent l'activité de 306 personnes travaillant sur le réseau, le développement de matériels de centre, les études de transmission optique, de propagation, d'antennes, de compatibilité électromagnétique, de faisceaux hertziens ainsi que sur le développement des télécommunications spatiales. 6° Dans le domaine des terminaux et services, 380 personnes se répartissent entre des études de services (vidéographie, vidéocommunication, services de l'écrit, communication par le son, communication avec les mobiles) et des études transversales (garantique et monétique, études générales sur les services). C'est dans ce secteur qu'ont été conçus les services Té- 88 - MICRO-SYSTEMES létel, les applications RNIS, la télévision à haute définition, la télécopie ainsi que les dispositifs à commande vocale. 7° Enfin, les études sur la qualité et la gestion du réseau, mobilisant 350 ingénieurs et techniciens, ont pour objectif de connaître le réseau, de prévoir son évolution, de le protéger contre les agressions de nature diverse. A cette fin, il faut maîtriser les procédures de maintenance et de gestion, et offrir aux services d'exploitation des outils efficaces d'optimisation, de modélisation, de planification des réseaux et du trafic. L'expertise des cartes à mémoire en défaut, assurée au centre de Caen (SEPT) ainsi que le système d'archivage et de recherche documentaire sous forme électronique SARDE font partie de ce domaine. L'ouverture vers l'extérieur Par ailleurs, le CNET entretient des relations avec le milieu scientifique national, soit sous la forme de coopération avec divers laboratoires de recherche publics (CNRS, CEA/LETI, INRIA, universités, écoles d'ingénieurs...), soit sous la forme de conventions de recherche. Ainsi, le centre partage a v ec le CNRS des laboratoires, comme celui de microstructure et microélectronique (L2M) associé au laboratoire de Bagneux. Quant aux conventions de recherche, elles favorisent la plupart du temps des études proches des applications, mais elles n'écartent pas certaines recherches très spéculatives. Presque toutes préparent la nouvelle génération de systèmes de télécommunications, en matière de composants et de technologies, d'une part - physique du solide, science des matériaux (semi-conducteurs et supraconducteurs), cristallographie... et techniques de l'information ; d'autre part, traitement du signal, programmation parallèle, réseaux de neurones... Le CNET a participé à plusieurs groupes de l'OFTA (cf. encadré cicontre), en particulier sur l'optoélectronique et les réseaux de communication, et sur l'électronique moléculaire. Le centre participe également à la formation à la recherche et par la recherche, en ouvrant ses laboratoires à des étudiants provenant des universités et des écoles d'ingénieurs. Il s'ouvre à la scène internationale, L'OFTA UN ORGANISME DE COORDINATION DE LA RECHERCHE EN FRANCE L'Observatoire français des techniques avancées (OFTA) a été créé en 1982 par la Société amicale des anciens élèves de l'Ecole Polytechnique, dans le dessein d'organiser des groupes de réflexion sur des sujets technologiques jugés d'intérêt national. « L'OFTA est fondé sur l'idée que la confrontation approfondie des informations détenues par un certain nombre de spécialistes de haut niveau engendre une valeur ajoutée, qui augmente la qualité de l'information et la probabilité de prendre la décision adéquate », explique son directeur, Marc Dupuis. Ces groupes, constitués d'un nombre limité de spécialistes de haut niveau, choisis pour leurs compétences dans un domaine de la technologie et appartenant à l'ensemble de la communauté industrielle et technologique française (administration, université, organismes nationaux de recherche ou industrie), réfléchissent pendant deux ans sur un sujet donné. A l'issue de cette collaboration, ils présentent des propositions et recommandations utiles pour la communauté industrielle et technologique française, sous la forme d'un rapport de synthèse, « Arago ». Un numéro paraît ainsi chaque fois qu'un groupe achève ses travaux. Parmi les parutions intéressant la recherche informatique, citons « La conception généralisée » (Arago 1, 19851, « la haute intégration en électronique » (Arago 4, 1987), « Optoélectronique et réseaux de communications » (Arago 5, 19881, « L'électronique moléculaire » (Arago 7, 19881 et « Systèmes experts et conduite de processus » (Arago 8, 19891,11 notamment en ce qui concerne la normalisation au plan mondial (CCIR, CCITT, CEI, ISO) comme au plan européen (CEPT, ETSI, CEN/CENELEC), ce qui permet aux nombreux experts du CNET de faire en sorte que les techniques françaises soient à la base de nombreuses normes internationa- Décembre 1989
DOSSIER les de systèmes ou de matérie s de télécommunications. Cette ouverture passe aussi par des collaborations avec des centres de recherche étrangers (notamment FI et FTZ en Allemagne fédérale, CSELT et ISPT en Italie, TIDSA en Espagne, BTRL au Royaume-Uni, AT&T aux Etats-Unis, NTT et KDD au Japon...), ainsi que par de nombreuses participations aux programmes européens RACE, ESPRIT, EUREKA, CTS... (cf. encadré ci-contre). Le CNET est déjà engagé aux côtés de partenaires italiens, belges et britanniques dans 17 projets d'Esprit I (avant 1986), 10 projets d'Esprit II (en 1988) et 5 projets en discussion dans les actions de recherche de base. En ce qui concerne RACE, le centre y est présent dans 14 projets de l'appel d'offres 1987, et un certain nombre de projets de 1988 et 1989, ce qui représente un engagement de l'ordre de 170 hommes-an pour la phase principale de RACE. Dans le programme CTS (tests de conformité OSI), le CNET a couvert différents aspects du modèle OSI : couches 1 à 4, télétex, messagerie MHS, transfert de fichier FTAM, couche « session », LES GRANDS PROGRAMMES EUROPEENS E SPRIT, programme stratégique européen de recherche et développement dans les techniques de l'information (cf. Micro- Systèmes n°51, p.112, avril 19851, et RACE, programme de recherches en communications évoluées pour l'Europe, sont deux actions spécifiques du programme cadre 1987-1991 de la recherche dans la CEE approuvé en 1987 Ils réunissent des laboratoires industriels et des laboratoires de recherche publics des pays de la Communauté européenne dans des projets dont la moitié du financement est assuré par la Commission des communautés européennes (CCE). Autres programmes européens Le programme JESSI (Joint European Submicron Silicon) est soutenu par les ministères de la recherche de cinq pays européens (France, Grande-Bretagne, Italie, Pays-Bas et RFA). Il doit permettre à l'Europe de rattraper son retard sur les Etats-Unis et le Japon dans le secteur des composants électroniques et de préparer, dans la perspective du marché unique, l'Europe industrielle de la microélectronique. Pour cela, il réunit de grands industriels européens - SGS-Thomson, Philips, Siemens, E52, Matra- Harris, Plessey, STC, Mietec et Telefunken - et dispose d'un budget de 27 milliards de francs (dont 6 milliards pour la France) alloués dans le cadre d'Eureka. les objectifs : produire une DRAM 16 Mbits en laboratoire (1er trimestre 1992) puis en série l er trimestre 19931, produire une DRAM 64 Mbits en laboratoire (2° semestre 1994) puis en série (1996). BRAIN (Basic Research in Adoptive Intelligence and Neurocomputing), lancé en 1982 par la CCE, dispose d'un budget de 16,8 millions de francs consacrés à l'étude du système nerveux animal ou humain, afin de concevoir des machines basées sur des processus analogues, capables d'apprentissage et d'auto-adaptation, ainsi que des interfaces proches des sens humains tels que la vision, le toucher. Ce programme interdisciplinaire (aux côtés des informaticiens, il rassemble des biologistes, psychologues, neurophysiologistes...) comporte déjà une dizaine de projets.Z L'INRIA : concevoir et diffuser les produits de demain L'Institut national de recherche en informatique et en automatique (IN- RIA) est, comme le CNET, en étroite relation avec les industriels et orienté vers la recherche appliquée. Établissement public placé sous la tutelle des ministères de la Recherche et de l'Industrie, l'INRIA siège à Rocquencourt, dans la région parisienne, avec cinq autres implantations à Nancy, Rennes, Sophia-Antipolis, Grenoble et Toulouse. Son budget de 360 millions de francs, dont plus de 20% de ressources propres, se répartit en plusieurs missions : recherche fondamentale et appliquée, réalisation de systèmes expérimentaux, valorisation des résultats, diffusion des connaissances, échanges scientifiques internationaux, contribution à des programmes de coopération, expertises scientifiques, contribution à des actions de normalisation (fig. 2). Décembre 1989 DES CHERCHEURS DE HAUT NIVEAU plus de 900 personnes dont 630 scientifiques Ingénieurs de l'industrie Chercheurs permanents Chercheurs de laboratoires publics Chercheurs étrangers invités Boursiers et stagiaires Une démarche qui est basée sur des normes ou standards de fait, visant à réaliser des développements d'intérêt général en collaboration avec les industriels, évaluer des matériels mis à disposition par les constructeurs, offrir des présentations ou expertises auprès d'organismes publics ou indus- triels. Une vocation : concevoir les produits de demain, puis les diffuser. A l'actif de l'INRIA, des langages, produits et outils logiciels, dont certains ont déjà fait leurs preuves. Le-Lisp qui, par ses performances, tient tête à son concurrent américain Common-Lisp le système d'exploitation Chorus, MICRO-SYSTEMES — 89



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