Micro Systèmes n°102 novembre 1989
Micro Systèmes n°102 novembre 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°102 de novembre 1989

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Parisienne d'Edition

  • Format : (203 x 271) mm

  • Nombre de pages : 230

  • Taille du fichier PDF : 188 Mo

  • Dans ce numéro : technologie... laser et informatique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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processeurs travaillent simultanément ? C'est là tout le problème de la cohérence (cache coherency), destinée à éviter qu'un processeur utilise la version nouvelle d'une donnée modifiée cependant qu'un autre processeur exploite une version ancienne. La génération à venir des processeurs intégrera progressivement tous les mécanismes complexes destinés à gérer aussi bien de grandes quantités de mémoire cache que les sécurités logicielles indispensables pour assurer leur cohérence et leur intégrité. Les tendances du marché Pour CarlMachover, consultant intervenant à la fois à la NCGA et au Siggraph, les chiffres d'affaires générés par l'informatique graphique ont atteint 9,1 milliards de dollars en 1988 et devraient atteindre 26,8 milliards de dollars en 1993. La partie CAO/DAO est intervenue pour 4,8 milliards en 1988. Elle atteindra pratiquement le double en 1993, soit une croissance légèrement inférieure à celle des autres secteurs. L'Ingénierie Assistée par Ordinateur, en aval de la CAO, a, quant à elle, généré unC.A. de 1,9 milliard de dollars. Ses prévisions sont de 5,1 milliards de dollars pour 1993. Cette étude estime que, en 1988, plus d'un million de PC étaient utilisés dans le domaine scientifique et l'ingénierie. Le marché des écrans fournit des produits de plus en plus sophistiqués : généralisation de la couleur, multiplication des hautes définitions, fréquences d'affichage améliorées... Sous la pression des utilisateurs, on assiste à la multiplication des écrans à 60 ima- ges par seconde non entrelacées, dont une des applications sera la vision en stéréoscopie utilisant des lunettes blanches polarisées. D'ailleurs, sur les 90 minutes de projection du vidéoshow, le Siggraph 89 (Boston) en consacrait environ un tiers à des films en stéréoscopie. Ces techniques se retrouvent déjà sur les stations de travail et descendent vers les PC. LES PRODUITS PHARES résolution anti-aliasées aux images vidéo. Faros Data Translation distribue également un épais Très remarquée, la société française Faros DU SIGGRAPH catalogue de cartes de conversion offre des solutions très bon marché dans le i les premiers produits à base de l'Intel analogique-digital et du traitement du signal domaine de l'animation vidéo à 15 images i860 se font un peu attendre, le destiné à l'industrie. Cette société, installée à par seconde. Simulatix est destiné à S Siggraph 89 a cependant vu la Malboro - Massachussets -, est devenue en l'industrie, à l'enseignement, à la présentation de nombreux matériels qui quelques années l'un des leaders du modélisation de process... Fonctionnant sous méritent une attention particulière : traitement de l'image sur PC. Ses produits PC avec interface Genlock, ces cartes offrent sont souvent utilisés pour réaliser du contrôle également un intéressant rapport qualité/prix Aztek de qualité à partir de bases PC interfacées à aux professionnels de l'audiovisuel Aztek Video Processing a fait la des caméras vidéo. n'exigeant pas une haute définition. démonstration de son enregistreur de film FilmStation 4000 et du logiciel Production Parafiez Graphics lmagraph Manager. La FilmStation 4000 permet la Baptisés Viper Series, ces nouveaux lmagraph Corp. présentait les drivers X réalisation de 45 à 50 diapositives par heure processeurs offrent une puissance de 14 Mips Windows de ses contrôleurs graphiques en définition de 4 096 ou 2 048 lignes avec et une mémoire image de 2 048 x 2 048 sur TI1210 destinés aux PC AT. Construits autour une profondeur de 24 bits par pixel. 8 bits de profondeur. Ils sont disponibles sur du processeur Texas 34010, ces contrôleurs Data Translation de simples cartes graphiques possédant une offrent une définition de 1 280 x 1024, avec Spécialiste des frame grabbers, Data option de conversion vidéo, Ils fonctionnent 16 ou 256 couleurs sur une palette de 4 096 Translation proposait le ColorCapture destiné sous Unix et MS-DOS, ainsi que sous ou 16,7 millions. Ils savent également émuler au Macintosh II, qui ajoute 50 fontes haute X Windows. les standards CGA et Hercules. J. de S. 102 - MICRO-SYSTEMES Novembre 1989
DOSSIER- SMAC : SYSTEME EXPERT GRAPHIQUE DE RECONSTITUTION D'ACCIDENTS A fin de déterminer précisément l'origine et les conditions exactes des accidents de toute nature, les experts en assurance ainsi que les tribunaux disposent désormais de logiciels sophistiqués issus de la technologie informatique. En effet, un système expert graphique par exemple leur permet aujourd'hui de déterminer les positions, orientations et vélocités des différents véhicules. Modèle analytique, le Simulation of Automobile Collision (SMACI simule et modélise les accidents donnant lieu à contestation : si les éléments en entrée donnent en sortie un résultat conforme à la réalité observée, les conditions initiales seront considérées comme exactes. Inversement, si ces conditions ne correspondent pas, il faudra alors les ajuster progressivement. Avec un peu d'entraînement, les experts parviennent à réduire le nombre d'essais et d'erreurs jusque-là nécessaires en fonction de leur degré d'expérience. Le rôle de l'expérience le degré d'expertise d'un professionnel compétent se mesure au nombre d'essais nécessaires pour parvenir à un résultat satisfaisant. les systèmes experts chargés d'emmagasiner cette connaissance peuvent servir de support à cette recherche. Ils raccourcissent considérablement le temps séparant l'hypothèse de sa vérification. les résultats qu'ils affichent et la façon dont ils posent les questions peuvent aider l'expert et, dans certains cas, le rediriger. SMAC utilise une interface graphique, une base de données et un ensemble de programmes intermédiaires. Développé à l'origine par Calspan Corporation à la fin des années 70, le logiciel fut affiné au Texas Transportation Institute (Texas A & M University) grâce à la reconstitution d'accidents en grandeur réelle. Des améliorations furent également apportées pour faire face à certains cas particuliers. SMAC interroge l'expert afin d'obtenir les conditions présumées à l'origine de l'accident. Ces éléments comprennent les dimensions et le poids des véhicules, leur vitesse et orientation au moment de l'impact, les mouvements de volant, les éléments de freinage, le coefficient de friction... Traditionnellement, ces calculs sont généralement réalisés manuellement de façon longue et fastidieuse à partir du centre de gravité des véhicules. Avec SMAC, les données peuvent être rentrées éventuellement dans un simple tableur et récupérées ensuite par le système expert. le tableur sert alors d'interface. Outre les chiffres, il fournit la traduction graphique de leurs résultats. Il produit également un nouveau tableau décomposant les positions des véhicules pour chaque centième de seconde. A peu de chose près, ces données permettaient d'obtenir non pas des dessins mais un véritable dessin animé. PC Consultant Plus bientôt au tribunal ? SMAC a été développé sur PC Consultant Plus (PC Plus), un système expert écrit en LISP fonctionnant sur MS-DOS. l'implémentation SMAC de PC Plus utilise une interface graphique, elle-même liée au tableur. Plusieurs tableaux sont employés simultanément, l'un deux étant spécifiquement chargé de déterminer le centre de gravité des deux véhicules. Curieusement, ce fait semble suggérer que les assureurs ne disposent guère de ces renseignements pour les principaux modèles de véhicules. A l'aide d'affinages successifs, on passe d'une approximation grossière à une analyse sophistiquée. Le freinage et les différents mouvements du volant ne sont introduits qu'à ce stade. SMAC peut générer plusieurs cas possibles correpsondant aux dommages constatés. Il est alors piloté par l'expert vers l'un ou l'autre cas. le rôle que ce système sera, dans l'avenir, amené à jouer débordera probablement le monde de l'expertise simple pour pénétrer dans celui de l'expertise juridique. Déjà aux Etats-Unis, des sociétés de consultants en vidéo et en ingénierie reconstituent en dessin animé les conséquences physiques des accidents, avec des études détaillées de cas pour chaque hypothèse. Grâce à la position des débris, on détermine par exemple le lieu et la hauteur d'une explosion initiale due au gaz. Ces éléments autorisent la mise en évidence des anomalies capitales pour le traitement juridique et notamment l'attribution des responsabilités. Si une modélisation démontre par exemple qu'un véhicule ne peut pas avoir eu un comportement tel que celui constaté, on recommencera les tests en surchargeant la voiture : trop de bagages, trop de passagers ou encore défaillance mécanique expliquant les points obscurs. Déjà ce type d'étude est accepté dans plusieurs Etats d'Amérique. Une telle preuve vidéo, employée par des cabinets spécialisés utilisant les services d'experts dans différents domaines complémentaires (ingénieurs, techniciens, cabinets de consultants, vidéastes, spécialistes de dessin animé), si elle se généralisait, apporterait incontestablement un surcroît de précision dons un domaine où l'expert, trop souvent, joue un rôle ingrat. Et le graphisme tout comme les données qui le sous-tendent peuvent être plus facilement contestés, contrairement aux phrases verbeuses que personne ne comprend. Avec SMAC et les produits équivalents, le juridique deviendra peut-être, sinon une science véritable, du moins un domaine où les effets de manches seront remplacés par la rigueur de l'ingénieur. J. de S. Novembre 1989 MICRO-SYSTEMES - 103



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