Micro Achat n°41 février 2000
Micro Achat n°41 février 2000
  • Prix facial : 20 F

  • Parution : n°41 de février 2000

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : CIPE

  • Format : (203 x 284) mm

  • Nombre de pages : 492

  • Taille du fichier PDF : 480 Mo

  • Dans ce numéro : soldes + bug de l'an 2000 éradiqué, achetez maintenant.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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classe 600p ppmais qui peut très bien disposer d'un moteur capable de réaliser 1200 pas par pouce. On aura alors une résolution réelle de 600 x 1200 ppp. Mais attention : il y a résolution et résolution. La plus importante est la résolution réelle du scanner, aussi appelée résolution optique ou encore résolution sans interpolation. En effet, pour améliorer le rendu des documents numérisés, les constructeurs ont parfois recours à une technique d'interpolation : entre deux points effectivement numérisés, le scan ner introduit un troisième point, fictif celuilà, dont la va leur se situe à mi-chemin entre celles des deux autres. Ainsi, entre un point gri s foncé et un point blanc, le scanner rajoute un point gris clair. On obtient donc une nouvelle résolution, souvent dénommée " résolution avec interpolation » ou simplement " résolution interpolée ». Ce procédé d'interpolation offre deux avantages : il permet d'éga l i­ ser les résolution verti ca le et horizontale ce qui facilite le traitement ultérieur de l'image ca r on dispose alors de points carrés, et i 1 1 isse les transitions entre deux points. En revanche, il introduit aussi des erreurs : une rupture franche entre deux points peut être atténuée à tort par un tel dispositif... (t pourquoi pas 19 200 x 19 200 ppp ? M ais quel est donc l'intérêt des hautes résolutions quand on sait qu'un individu même doué est incapable de d istinguer les points en 600 x 600 ppp ? Tout simplement dans les traitements ultérieurs, et en particulier pour l'agrandissement d'un détail. Prenons le cas d'une diapositive : une fois numéri sée, on décide de la faire imprimer sur une pleine page A4. On va donc multiplier chacun de ses côtés par un 16 Comment nous avons testé ! Compte tenu de la catégorie de scanners qui ne s'adressent pas, a priori, à des professionnels des arts graphiques, nous avons pris comme principe de tester les scanners avec leurs réglages de base et de nous limiter aux modifications simples de ces derniers. En particulier, nous avons régulièrement employé les dispositifs d'optimisation (adaptation automatique) proposés par les constructeurs. Nous avons effectué des tests de vitesse et des tests qualitatifs. Pour la vitesse, nous avons pris en compte quatre mesures : Les tests qualitatifs, quant à eux, portent sur plusieurs aspects : - le respect des couleurs, tout d'abord. Le scanner doit retranscrire le plus fidèlement possible les éléments qui lui sont soumis. Nous avons pour cela employé plusieurs photographies avec de forts contrastes (les scanners n'apprécient guère) et certaines zones très sombres, point faible traditionnel des matériels de ce type. - le respect de la géométrie : comme tout appareil d'optique, les scanners connaissent des problèmes d'aberrations dans les coins. - le délai de prévisualisation, toujours très Ainsi, un carré de 1 cm au centre de la important pour l'agrément d'emploi d'un scanner. N'oubliez jamais que dans 90% des cas, une numérisation sera précédée d'une prévisualisation ; feuille peut ne pas être, après numérisation équivalent à un carré de 1 cm placé dans l'un des angles... Le test a donc porté sur la numérisation d'une feuille de papier avec un - le temps de numérisation d'une classique trait tous les demi-millimètres. photographie 15 x 10 cm en couleur (échan- tillonnage maximum) et en 600 x 600 ppp. - le pouvoir de séparation qui est la faculté pour le scanner de séparer deux points côte - la durée de numérisation d'une page A4 à côte. Pour le tester, nous avons utilisé un couleur, dans les mêmes conditions que ci- dessus ; document produit par une imprimante à jet d'encre en 720 ppp. Avec une numérisation - enfin, pour les applications de type OCR, en 1200 x 1200 ppp, on peut identifier les nous avons mesuré le temps de numérisa- points élémentaires. Les résultats sont partien d'une page de texte en mode mono- chrome et en 300 x 300 ppp. fois surprenants. facteur d'environ huit. Or, pour que l'on considère qu'un document imprimé soit de bonne qualité, il doit avoir une définition d'au moins 300 x 300 ppp. Si l'on numérise notre diapo en 600 x 600, une fois agrandie, sa définition ne sera plus que de 75 x 75 ppp(parce que 600/8 = 75). Pour que la définition du document résultant soit sati sfa i­ sante, il faudra donc numériser en 2400 x 2400 pppau minimum... En d'autres termes, les très hautes résolution n'ont d'intérêt que pour des documents très petits. M ais même alors, il y a des limites. Pas au ridicule, cependant, certains constructeurs annonçant froidement des résolutions (interpolées qui plus est, évidemment !) de 19 200 x 19 200 ppp ! Combien de bits pour ma couleur ? Après la résolution, le deuxième critère à prendre en compte est le nombre de couleurs disponibles. Cela revient à savoir su r combien de bits sont codées les couleurs. Dans les modèles traditionnels, chaque teinte est enregistrée à partir des trois couleurs de base - rouge, vert, bleu - sur 24 bits (un octet par couleur de base, soit 256 niveaux d'intensité pour chacune d'elle). Cela représente une palette d'envi ron 16,7 millions de nu- Micro Achat février 2000
ances, ce qui peut sembler largement suffisant. Or, les modèles récents qui offrent 10 ou 12 bits par couleur de base (soit respecti vement 1024 et 4096 va leurs différentes) prouvent le contra ire, ca r certaines teintes, en particulier dans les contrastes extrêmes, disparaissaient avec le codage habituel. M ais en fait, tout cela se passe généralement uniquement dans le scanner, ca r ce derni er, après avoir utilisé 36 bits pour coder ses couleurs, reconvertit l'image résultante en une classique 24 bits avant de la transférer au PC. Seul s quelques modèles de haut de ga mme renvoient des codages sur 36 ou même 48 bits, mais encore faut-il alors que le logiciel qui les ex ploitera (généralement Photoshop) soit capable de les manipu ler. Bien entendu, plus on augmente la résolu tion et plu s les fichiers générés lors de la numéri sa tion seront importants. Il convient donc de ne pas oublier d'ajuster la puissance de sa configuration en conséquence : inutile de dépenser des fortunes pour un scanner capable de numériser une page A4 en 1200 x 2400 pppsi vous ne disposez que d'un Pentium MMX accompagné de 16 Mo de mémoire v ive et d'un disque de 2 Go... Des scanners en grands progris Au vu des résultas de ce comparatif, on constate qu'il ex iste bien enten- Micro Achat février 2000 du des différences entre les sca n­ ners. Toutefois, celles-c i se sont considérab lement réduites en deux ans. Lors d'un comparatif effectué à l'époque, certain s documents de tests étaient ressorti s méconnaissa bles, tell ement les aberrations chromatiques étaient fortes. Plus rien de tel aujourd'hui : les différences de qualité sont indéni ables mais ell es restent dans des fourchettes raisonnables. De même, les distorsions géométriques ex istent toujours mais à des degrés bi en moindres. Ce qui n'a pas changé, en revanche, ce sont les écarts de vitesse. Cette dernière devient donc très importante : en effet, la tail le des disques durs augmente très rapide- ment et on a tendance à numéri ser systématiquement en haute résolu ­ tion (typiquement 600 ppp)... ce qui peut se révéler parfois coûteux en temps ! Et, de ce point de vue, le temps de prévisuali sation est primord ial avant pratiquement chaque numéri sation, on réa lise cette opération... D'autant que les recherches sur les appareil s de photo numériques et leurs ca pteurs, qui mo bi 1isent de nombreux chercheurs, conduisent les fabricants de scanners à proposer des modèles dotés d'une résolution optique de plus en plus élevée, le Perfection 7 200 d'Epson affichant par exemple 1200 x 2400 ppp. Ces défin itions deviennent vite un pi ège si ell es ne s'accompagnent pas d'une accélération de la numérisation. Le choix de Ni'Achat Quel est le meilleur scanner de ce panel ? Tout dé-, :) pend certes de ses priorités. Reste qu'il est difficile'de passer à côté des Epson Perfection 1200 et en particulier du modèle Epson Perfection 1200 Photo. S'il faut ne désigner qu'un vainqueur, ce sera sans conteste celui-là. C'est aussi lui qui s'impose qualitativement sans hésitation si vous souhaitez numériser diapositives et négatifs. Si maintenant vos priorités vont à la vitesse, et bien que l'Epson se montre déjà fort véloce, deux modèles le devancent : le Mustek ScanExpress 1200 FS et le Teco-Re/isys Apollo Express 6. Et même si le Mustek se révèle légèrement plus rapide, nous préférons tout de même l'Apollo pour la remarquable qualité des images produites, la possibilité de lui adjoindre un module pour transparents et... pour la garantie de cinq ans de la lampe. Enfin, dans les rapports qualité/prix exceptionnels, on ne peut écarter le Guillemot Maxi Scan A4 USB et, pour son incroyable débauche de fonctions, le Umax Astra 2200SU Photo. 17

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