Metropolitan n°2011-12 décembre
Metropolitan n°2011-12 décembre
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2011-12 de décembre

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Ink

  • Format : (195 x 260) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 21,2 Mo

  • Dans ce numéro : des bijoux de princesse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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the most influential designers of the 21st century. Really, you couldn’t make itup. This afternoon, when he walks into one of the vast, whitewashed, concrete-floored rooms of his 7th arondissement HQ – its shelves littered with skulls and Kaiser Wilhelm spiked helmets – one might expect an accompanying soundtrack of 5am Berghain Berlin techno and the temperature in the room to drop. Instead he carries a tiny espresso cup and plays Dorothy Squires Live at the Theatre Royal Drury Lane on his iPhone. « I like Dusty, but I really burnt out listening to her, » he says. « Now I listen to Dorothy Squires all day long. She has that whisky and cigarettes tone to her voice and I find her really moving. » His fixation with the late Welsh songstress (and one-time Mrs Roger Moore) is far from contradictory. Everything in Rick Owens’universe fits perfectly into place : the gothic tendencies, the transgressive sexuality, the austere, monastic, concrete aesthetic now translated into limited edition furniture, and the camp… Everything has its purpose. Like the high heels he designs for men, inspired by « the virility of Kissin concert », and the bumper-car hi-top sneakers, inspired by « gangs in LA using their shoes to anchor huge basketball shorts, in an almost kabuki way. » But there are unusual interests too. He loves the BBC sitcom Nighty Night so much that he sold the DVD in his stores in London and Paris, and he’s a huge Gary Numan fan. « I think of Gary when I’m working on every collection, » he says. Still very much anything but the quintessential American in Paris (he refuses to learnFrench, believing it’ll take far too long, and he likes the « layer of privacy » it provides), he frequently Channel hops and finds the contrast with London fascinating. « In Londonthe kids are so much cuter, » he says. « There’s a scruffiness that the Parisians just won’t allow themselves. In Paris it’s about APC jeans, white button-down shirts and a blazer, and in London it’s all wittier and cheekier. » Owens is drawn to the often acidic and subversive nature of British culture, from early 20th-century socialite Stephen Tennant to the 1980s « queer » filmmaker Derek Jarman. « It’s that British dry wit I love. I’m reading a lot of Beverley Nichols from the 1920s, which has a lovely Cecil Beaton quality. There is an imperturbability about the British, while the French make a big thing about pretending not to be perturbed, but they are. They’re always indignant. » When Owens travels to London with his partner Michelle, they stay at Claridge’s – although if he’s A rare splash of colour : Rick Owens’S/S 2012 collections Une rare concession à la couleur : la collection printempsété 2012 Photography : Camera Press, Corbis 86 metropolitan
« So committed is he to his monochrome aesthetic, he even has bowls of grey M&Ms in his stores » Above opposite : Owens’fabulously over the top French wife Michele Lamy Page de g. au centre : Michele Lamy, l’extravagante compagne de Rick Owens – les étagères sont pleines de crânes et de casques à pointe prussiens – on attend presque l’accompagnement techno digne du club Berghain à Berlin. Que nenni : il nous rejoint au son de Dorothy Squires Live at the Theatre Royal Drury Lane sur son iPhone, un minuscule espresso à la main. « J’aime Dusty Springfield, mais ça m’a vidé de l’écouter, expliquet-il. Maintenant j’écoute du Dorothy Squires toute la journée. Sa voix a ce quelque chose de très « whisky et cigarettes ». Je la trouve vraiment très émouvante. » Son obsession pour la défunte chanteuse galloise (qui fut Mme Roger Moore) n’a rien de contradictoire. Dans l’univers de Rick Owens, chaque chose a sa place : tendances gothiques, sexualité transgressive, esthétique austère, monacale, rigide, aujourd’hui retranscrite dans une collection limitée de meubles, et kitsch… Chaque élément a son rôle, comme ses talons hauts pour hommes, inspirés de la « virilité de Kiss en concert ». Ou ses grosses baskets montantes, inspirées des « gangs de LA qui rentrent leurs shorts longs de basket dans leurs chaussures, façon kabuki. » Mais il s’intéresse aussi à des choses plus insolites : il est passionné de la sitcom de la BBC Nighty Night au point de vendre le DVD dans ses boutiques de Londres et Paris et fan du chanteur Gary Numan. « Je pense à Gary à chaque collection », dit-il. En bon Américain à Paris (il refuse d’apprendre le français, persuadé que cela prendrait trop de temps, et aime « l’intimité » qu’il en retire), il se rend souvent outre- Manche et trouve le contraste avec Londres fascinant. « Les gamins sont plus mignons à Londres, dit-il. Ils ont un côté débraillé que les Parisiens ne se permettent pas. À Paris c’est jeans APC, chemise et blazer. Londres est plus gouailleur, plus impertinent. » De Stephen Tennant, mondain du début du XX e, à Derek Jarman réalisateur gay des années 80, l’acide et le subversif dans la culture britannique l’attirent. « J’aime cet esprit british caustique. Je lis beaucoup de Beverley Nichols des années 20, qui ont quelque chose de très Cecil Beaton. Il y a un flegme chez les Britanniques. Les Français, eux, s’efforcent de cacher qu’ils sont affectés. Ils sont toujours outrés. » metropolitan 87



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