Metropolitan n°2011-12 décembre
Metropolitan n°2011-12 décembre
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2011-12 de décembre

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Ink

  • Format : (195 x 260) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 21,2 Mo

  • Dans ce numéro : des bijoux de princesse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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and London from December 9 to June 10, 2012. The exhibition features Dickens memorabilia such as his writing desk and manuscripts, and also explores the Londonthat Dickens featured in his novels, using visual art and artefacts from the era. The reason for this is obvious : London defined Dickens just as much as Dickens defined London. « It’s funny, because when you actually read the books there isn’t that much description of London, » says Dickens and London curator Alex Werner. « It’s all in the characters and the dialogue. The descriptions of place are just around the edges – but these descriptions are so powerful, they hold the novel together and help define the city, like the fog in Bleak House or the river in Our Mutual Friend. » As Peter Ackroyd points out in Dickens, his 1990 biography of the writer, the myth of London was created by Dickens – the close-packed cobbled streets, darkness, mystery and fog – a Londonthat had almost completely disappeared by the time of Dickens’s death in 1870. For this was the London of Dickens’s youth – most of his novels were set in the 1830s – when he first began to explore its streets. Dickens was born in Portsmouth in 1812 and first came to London in 1814. He then moved to Chatham in Kent, a seaside town twinned with Rochester and once called « the wickedest place in the world ». These Kentish towns and the marshes that surround them became almost as important to Dickens’s novels as London. Chatham now hosts Dickens World, a bizarre Victorian Londontheme park with shops, rides and actors in period costumes. But it was to Londonthat Dickens returned in 1823, and from which he never really left. « This was a period when lots of people were arriving in the city and he probably did see himself as a native Londoner, » « Dickens created the myth of cobble-stoned, foggy London » says Werner. « There were thousands of new arrivals every year. It was a very fluid and young population, with a frenetic nature. It had a go-getting quality but also incredible contrasts of wealth and poverty. Dickens knew this all too well. His father could not manage money, and in 1824 was imprisoned for debt at Marshalsea Prison in Borough. The forlorn young Dickens wandered London’s streets alone, working in a dingy factory by the Thames and living in lodgings close to his father’s prison – it’s easy to see how his character as a novelist was formed. This episode informeda number of books – Little Dorrit and David Copperfield especially – but did not become public knowledge until after his death in 1870. This was also when Dickens first developed his fondness of walking, and for the rest of his life he traversed London, visiting every corner at all hours of day and night, with a particular fascination for the seedier areas around Covent Garden. One contemporary, George Augustus Sala, later recalled, « The omnibus conductors knew him, the street boys knew him. He would make his appearance in the oddest places and in the most inclement weather : in Ratcliff Highway, on Haverstock Hill, on Camberwell Green, in Gray’s InnRoad, in the Wandsworth Road, at Hammersmith Broadway, in Norton Folgate and at Kensal New Town. » These excursions and the fact Dickens himself lived in numerous houses around London (one, at 48 Doughty Street in Bloomsbury, has since become the Dickens Museum) gave the writer an unparalleled knowledge of London – « I suppose myself to know this large city as wellas anybody in it, » he once said – and this soaked into his novels, which he began writing in monthly instalments from The Pickwick Papers in 1836. In this, he was helped by having a photographic memory and an extraordinary ear for accents. « One of his sons recalls walking down Oxford Street and his Dickens’Dream by Robert William Buss, depicting the writer surrounded by his characters Le rêve de Dickens par Robert William Buss, représente Dickens entouré de ses personnages 78 metropolitan
Photography : Charles Dickens Museum, Getty, Rex Features le commissaire de l’exposition. Tout est dans les personnages et les dialogues. Les descriptions de lieux sont en filigrane mais si puissantes qu’elles deviennent le fil conducteur du roman et dessinent la ville, comme le brouillard dans La Maison d’Âpre-Vent ou le fleuve dans L’Ami commun. » Comme le note Peter Ackroyd dans Dickens, sa biographie de 1990, Dickens a créé le mythe londonien, avec son dédale de rues pavées obscures, son mystère et son brouillard. Un Londres presque totalement disparu à sa mort en 1870. C’était celui de sa jeunesse : la plupart de ses romans se situaient dans les années 1830, époque où il commença à explorer les rues. Dickens est né à Portsmouth en 1812 et arriva à Londres en 1814. Il s’installa ensuite à Chatham, dans le Kent, une ville côtière jointe à Rochester, considérée un temps comme « le pire endroit au monde ». Ces villes du Kent et les marécages environnants devinrent presque aussi centraux dans son œuvre que Londres. Chatham accueille aujourd’hui Dickens World, étrange parc sur le thème du Londres victorien avec magasins, attractions et acteurs en costume d’époque. Mais c’est à Londres que Dickens revint en 1823 et il ne la quitta plus jamais. « À cette époque, les gens affluaient vers la ville. Il se considérait sans doute comme Londonien de souche, dit Werner. Il y avait des milliers d’arrivants chaque année. La population était très mobile, jeune et impétueuse, très entreprenante avec des contrastes énormes entre riches et pauvres. » Dickens n’en était que trop conscient. En 1824, son père, mauvais gestionnaire, fut emprisonné pour dettes à Marshalsea Prison à Southwark. C’est un moment crucial de la vie du jeune Dickens, qui commence à errer seul dans les rues de Londres, travaillant à l’usine au bord de la Tamise et logeant non loin de la prison de son père. Tous les ingrédients du futur romancier étaient réunis ; ils éclairent en particulier La Petite Dorrit et David Copperfield mais ne furent dévoilés au public qu’après sa mort en 1870. C’est aussi à cette époque que Dickens développa sa passion pour la marche, arpentant Londres tout le reste de sa vie, explorant chaque recoin à toute heure du jour et de la nuit, notamment le quartier louche de Covent Garden. Un contemporain, George Augustus Sala, se rappelait que « les conducteurs d’omnibus le connaissaient, les gamins des rues aussi. Il surgissait dans les lieux les plus étranges, par le temps le plus hostile : Ratcliff Highway, Haverstock Hill, Camberwell Green, Gray’s InnRoad, Wandsworth Road, Hammersmith Broadway, Norton Folgate et Kensal New Town. » Ces excursions et ses résidences aux quatre coins de Londres (celle du 48 Doughty Street à Bloomsbury abrite à présent le Musée Dickens) lui firent connaître la ville comme sa poche. « Je me targue de connaître cette grande cité mieux que personne », a-t-il un jour déclaré. Et cette érudition transparaît dans ses romans publiés en épisodes mensuels dès 1836, avec Les Papiers posthumes du Pickwick Club. Sa mémoire photographique et son oreille aiguisée aux accents l’aidèrent dans sa tâche. « Un de ses fils raconte qu’après avoir descendu Oxford Street, son père se souvenait de chaque magasin et chaque vitrine, dit Werner. Et son oreille était tout aussi bonne. Il s’intéressait aux dialectes et à l’utilisation des mots. From The Muppets to a theme park, Dickens’work has given rise to countless adaptations Des Muppets au parc à thème, les œuvres de Dickens ont été maintes fois adaptées



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