Metropolitan n°2011-12 décembre
Metropolitan n°2011-12 décembre
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2011-12 de décembre

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Ink

  • Format : (195 x 260) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 21,2 Mo

  • Dans ce numéro : des bijoux de princesse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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it is the greatest good fortune to be in tune with the times – until those times change. Theo Fennell was King of Bling, his flamboyant designs, fine materials and eye-catching supporters (Elton John, Elizabeth Hurley) a perfect visual match for 1980s and 1990s excess. Even his background – the posh-boho mix of Eton and art school – seemedright : he was the shiny flipside of the coin that gave Britain a grocer’s daughter as Conservative prime minister. But 2011 is not a good moment to be famous for sterling silver Marmite lids, mammoth-bone skull rings and pricey, if inventive, one-off pieces. Fennell will still happily decorate a glam judge for X Factor or Lady Gaga for Elton John’s Black and White Ball, but he has also responded to the rising price of gold in an uncertain world with a cheaper range in silver, which he has called Alias because « we didn’t want it to be a brand thing – we want anyone of any background to feel they can buy a piece and it will go with anything ». Fennell, married 34 years, wears no wedding ring, just a plain gold bangle, « a simple thing a bloke can wear without feeling he’s overindulging himself or looking silly in front of the chaps », and which cost him, he reckons, £1,250 – « the sort of money you could get away with and not have to ownup to ». Now, however, that same piece would be £5,000-£6,000, « just because of the gold price rising. Suddenly it’s a big commitment. » Hence Alias. Like his bangle, the jeweller is a likeable mixture of seriousness and frivolity. He shows me round the workshop, whereup to 12 craftsmen SILVER LINING The jewellery businessis more susceptible to economic downturns than most. Nina Caplan talks to Theo Fennellabout the allure of sparkle in difficult times Photography : Manuel Vazquez create or carefully assemble enormously complicated pieces, elements of which have been crafted separately all over the world. « It takes time to become a craftsman, » says Fennell, who offers five-year apprenticeships. He likens learning jewellery to becoming a concert pianist. Fennell himself was a failed portrait painter who learned his trade in Hatton Garden back when London’s famous jewellery street housed everything from silversmiths to salesmen « and strange, ancillary crafts : watchmakers, glassblowers, people who carved cork to go in silver flaskstoppers », opening his showroom in 1982. He quit in 2008, but recession and direction change pushed the company into the red, and Fennell hurried back ; his turnaround plan seems to be working, with salesup 15% year on year. And with chief executive’s Barbara Snoad’s departure earlier this year, the 59-year-old Fennell is also managing director until a replacement is found. The ideas still flow, however. In the workshop, a man painstakingly finishes a brooch by fixing feather-shaped bone earrings to Sitting Bull’s beautifully carved head ; I’m shown drawings for a ring with a door revealing a secret garden. It’s a Chinese landscape, complete with pavilion – a clever appeal, surely, to the high-end market of the future. Fennell is not a man to let glitter, gold or otherwise, affect his vision. theofennell.com La crise économique a-t-elle affecté la bijouterie – l’avis d’un expert Theo Fennell heureux qui colle à l’air du temps… jusqu’à ce que les temps changent. Avec ses créations flamboyantes, ses matières précieuses et ses adeptes très médiatiques (Elton John, Liz Hurley), Theo Fennell collait parfaitement aux excès des années 80-90. Mi-pensionnat british mi-école d’art, ce roi du blingbling au pedigree bourgeois bohême était l’envers de la Grande-Bretagne qui propulsa au 10 Downing Street une conservatrice fille d’épicier. Mais ce n’est pas le moment d’être célèbre pour des couvercles de pots de Marmite en argent, des bagues tête de mort en os de mammouth ou des pièces uniques innovantes mais pas données. S’il pare toujours volontiers les jurés 38 metropolitan
insider business d’émissions de « nouvelle star » et Lady Gaga pour le Bal noir et blanc d’Elton John, Fennella riposté à la hausse du cours de l’or par une gamme en argent plus abordable, Alias. Ainsi nommée parce qu’« on ne voulait pas en faire une marque, mais montrer aux gens de tous milieux qu’ils peuvent se l’offrir et que ça ira avec tout. » Marié depuis 34 ans, Fennell ne porte pas d’alliance mais un simple bracelet en or, « quelque chose de simple qu’un gars peut porter sans se dire qu’il en fait trop ou avoir l’air bête devant ses potes ». Somme déboursée : 1 400 €, « un montant qui passe encore et n’empêche pas de dormir » … mais qui, hausse du cours de l’or oblige, atteindrait aujourd’hui 5 700 à 6 800 €. « Tout de suite, un plus gros morceau. » D’où la naissance d’Alias. Comme son bracelet, le joaillier mêle avec bonheur sérieux et frivolité. Il me fait visiter son atelier, où jusqu’à 12 artisans créent ou assemblent avec soin des pièces fort compliquées composées d’éléments façonnés aux quatre coins du monde. « Ça prend du temps de devenir artisan », dit celui qui offre des contrats d’apprenti sur cinq ans. Pour lui, l’apprentissage de la joaillerie s’apparente à celui du piano : long et rigoureux. Fennell était un portraitiste raté quand il a appris son art à Hatton Garden, à l’époque où ce haut lieu de la joaillerie londonienne accueillait orfèvres, vendeurs, « et tout une faune d’artisans associés : horlogers, souffleurs de verre, tailleurs de liège pour bouchons de flasque en argent ». Il ouvrit son propre showroom en 1982. Ayant vidé les lieux en 2008, la récession et un changement de cap hasardeux ayant mis l’entreprise dans le rouge, il ne tarda pas à revenir. Avec 15% de ventes en plus en un an, son plan de sauvetage semble fonctionner. Et, depuis le départ en début d’année de la DG Barbara Snoad, Fennell, 59 ans, est aussi directeur général par intérim. Dans l’atelier, les idées fusent. Pendant qu’un employé fixe avec minutie des boucles d’oreille d’os en forme de plume sur une broche en tête de chef indien, on me montre les croquis d’une bague décorée d’une porte donnant sur un jardin secret. Un paysage chinois avec son pavillon, manière habile de séduire LE marché prometteur. Fennell n’est pas homme à laisser paillettes, d’or ou pas, entraver sa vision. theofennell.com metropolitan 39



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