Metropolitan n°2011-11 novembre
Metropolitan n°2011-11 novembre
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2011-11 de novembre

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Ink

  • Format : (195 x 260) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 30,6 Mo

  • Dans ce numéro : à 50 ans, Marco Pierre White met de l'eau dans son vin.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Son jardin soigné, dans le quartier de Saint Job, est un petit coin de Portugal Office in Brussels. As part of its role promoting Scotland to Europe, the office organises Burns suppers, St Andrew’s day concerts and other events complementing its business activities. Events are open to anyone, but says Jenny, « There’s a core of Scottish expats that come to lots of things. » She arrived in Brussels in 2006 with her husband and two young children. How has living abroad affected her sense of identity ? « I definitely feel more Scottish. It’s funny, I’ve always felt European, but I don’t think living here has made me feel more so. My job, having all these links with Scots and Scotland reinforces that. It makes you take more of an interest in who you are and where you come from. » Is there anything she misses ? « I miss the hills, getting out into the countryside. There are very beautiful places in Belgium but an hour and a half’s drive from Edinburgh brings you breathtaking views and incredible scenery. I miss that. » Fresh air is one thing that Fatima Pais, 51, has been careful to preserve from her native Portugal : her lush allotment in the southern suburb of St Job is a carefully tended home from home. There are peppers, beans, cabbages and a riot of flowers ; a ceramic cockerel guards the potato plants ; and on special occasions, the Portuguese flag flies amid theeightfoot-tall sunflowers. Fatima’s garden parties feature grilled sardines, pastéis de nata and Portuguese accordionists wandering the narrow pathways, playing folk tunes. Fatima works as a cleaning lady but in the 25 years since she arrived in Brussels, she has also worked as a seamstress and a nanny. « I spoke terrible French when I arrived, » she recalls, laughing. « One time, I set off my employer’s burglar alarmby mistake, and 10 armedpolicemen turnedup. All I could do was point to my employer’s phone number on a piece of paper and say sorry ! » Fatima met her Belgian husband in Brussels, and their two teenage sons are bilingual. But she’d never have been lonely even if she’d never learned French ; the Portuguese community is large and well-served in Brussels. Fatima shows me a brochure full of Portuguese businesses : bakeries, restaurants, delicatessens, even plumbers. Is there anything she can’t find here ? She thinks for a moment. « My sister-in-law brings Portuguese olive oil back for me. It’s better than anything here. » A labyrinthine tour of the antique district brings me to the Institut Confucius, the entrance marked by a plush panda in the stairwell. The Institute, which promotes Chinese culture and language in Belgium, shares its premises with the Belchin Association, fostering links between Belgium and China, and Guoxian Zhang, 57, a composed man in a smart suit, is director of both. When I meet him in his office, this Shanghai native is preparing to teach an evening Chinese class. Zhang has lived in Belgium for 30 years, but he still remembers his shock and confusion on arrival. « China was just emerging from 30 years of isolation : for me, everything was a discovery. I arrived at Christmas, in Mons, all the shutters were closed and it was completely empty and silent. Coming from Shanghai, a city of 12 million inhabitants even then, I was so used to Rainbow nation : Fatima (above) is Portuguese and Zhang (right) is Chinese Melting pot : Fatima (en ht) est portugaise et Zhang (à dr.) est chinois 98 metropolitan
Qu’est-ce qui lui manque ? « Les collines et la campagne. La Belgique est jolie mais à une heure et demie d’Édimbourg on trouve des paysages sublimes. Ça me manque. » L’air frais, voilà ce que Fatima Pais (51 ans) s’efforce de conserver de son Portugal. Son jardin soigné, dans la banlieue sud de Saint Job, est un petit coin du pays natal. Poivrons, haricots, choux, explosion de fleurs et plants de pommes de terre gardés par un coq en céramique. Pour les occasions spéciales, un drapeau portugais flotte au milieu des hauts tournesols. Fatima y organise des fêtes où sont servies sardines grillées et pasteis de nata sur fond d’accordéon folklorique. Fatima est femme de ménage mais en 25 ans à Bruxelles elle a également travaillé comme couturière et comme nounou. « À mon arrivée, mon français était lamentable, s’esclaffe-t-elle. Un jour, par erreur, j’ai déclenché l’alarme chez un de mes employeurs et dix policiers armés ont débarqué. Tout ce que je pouvais faire, c’est montrer du doigt le numéro de téléphone de mon employeur en disant ‘pardon’. » Fatima a rencontré son mari belge à Bruxelles et leurs deux fils adolescents sont bilingues. La communauté portugaise bruxelloise est importante et active. Fatima me tend une brochure listant les sociétés portugaises : boulangeries, restaurants, traiteurs et même plombiers. Y a-t-il quelque chose qu’elle n’arrive pas à trouver ? Elle réfléchit. « Ma belle-sœur me rapporte de l’huile d’olive portugaise. Elle est meilleure que celle qu’on trouve ici. » Dans le labyrinthe de la vieille ville se niche l’Institut Confucius, dont l’entrée est marquée par un grand panda. Assurant la promotion de la culture et de la langue chinoises en Belgique, l’institut partage ses locaux avec l’association Belchin, qui entretient les liens sino-belges. Les deux organisations sont dirigées par Guoxian Zhang, 57 ans, homme posé au costume bien coupé. Je le rencontre dans son bureau, où ce natif de Shanghai prépare son cours de chinois du soir. Cela fait 30 ans qu’il vit en Belgique mais il se souvient encore du choc et de la confusion de son arrivée. « La Chine sortait à peine de 30 ans d’isolement. Pour moi, tout était une découverte. J’ai débarqué à Mons à Noël. Tous les volets étaient fermés. La ville était déserte et silencieuse. Par rapport à Shanghai, avec ses 12 millions d’habitants même à l’époque, c’était une ville fantôme. Je ne me croyais pas dans une ville. » LES MESSAGES SECRETS du Général de Gaulle Londres 1940 - 1942 EXPOSITION du 10 novembre 2011 au 12 mai 2012 collection Jean-Pierre Guéno MLM - 11/2011 222 bd Saint-Germain - 75007 Paris - Tél. : 01 42 22 48 48 www.museedeslettres.fr



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