Metropolitan n°2011-11 novembre
Metropolitan n°2011-11 novembre
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2011-11 de novembre

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Ink

  • Format : (195 x 260) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 30,6 Mo

  • Dans ce numéro : à 50 ans, Marco Pierre White met de l'eau dans son vin.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 82 - 83  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
82 83
« All my work tells the same story : my story, a story of transformation » true to pun-friendly form, the Jean-Paul Goude exhibition launching this month at Paris’s Musée d’Art Décoratifs is titled Goudemalion. The nod to George Bernard Shaw aside, it marks the first time the artist’s home town has accorded him homage of such proportions. It is, to all intents and purposes, a retrospective – a word that normally strikes terror into the hearts of creative people, with its suggestion that an end-of-career knell is tolling. Goude’s reaction to the termis pragmatic rather than panicked. « My work has always been retrospective, » he says. « Jungle Fever, my first book, was retrospective, as wellas So Far So Goude, my last one. They tell the same story : my story, a story of transformation. If anything, this show has boosted my energy. I’ll worry about what’s next later. » Published to coincide with the exhibition is a new tome, Jean-Paul Goude, bringing his work to a wider audience, one that perhaps recognises an image or advert here or there, but has never linked them to the same person. It also brings Goude’s workup to date, iconic imagery that doesn’t have a sell-by date nor, clearly, a creator who is running out of steam. That Goude should have had the career he does is unsurprising. His French father and American mother came with Broadway pasts, his mother going on to run a dance school in Paris. For the young Goude, an interest in moving bodies and stage magic was inevitable. Art school followed, nurturing illustration skills that led to a commission to decorate the interior of the Printemps men’s store in Paris with murals of chic men. Living between New York and Paris, moving in creative circles outside the mainstream, his big break came when he was approached to do the cover of an anniversary issue of the US men’s magazine Esquire. One thing led to another, and at 25 he suddenly found himself art director of the magazine. It was the start of a precocious career. New York would prove a source of inextinguishable inspiration. Goude’s work crossed ethnic lines, finding much of interest in the black and latino communities and the sleazy underside of Manhattan that Mayor Giuliani would wipe out in the 1990s. With his sense of colour and unfettered imagination, Goude created vibrant photographs and drawings that granted their subjects a sort of kitsch dignity. But it was to be singer/model/actress Grace Jones who was to be his greatest « discovery ». In her he found the muse who would embody all the fantasies, aesthetic and erotic, he held for black women. But this muse was no shrinking violet, more than capably rising to his Svengali challenge. « In spite of Grace’s numerous accomplishments, it’s my Grace Jones, the One Above : Basketball from new book Jean- Paul Goude. Above right : Farida Khelfa holds Azzedine Alaïa, from the same volume. Left : Wild times. JPG and former partner Grace Jones at a party, 2009 Ci-dessus : Basketball extrait du nouveau livre Jean-Paul Goude. À droite : Farida Khelfa tenant Azzedine Alaïa, du même opus. À gauche : JPG et Grace Jones à une boom en 2009 82 metropolitan
Previous page : Grace Jones from the cover of 1981’s Nightclubbing – oil paint on cut-up photos Pages précédentes : La Grace Jones de la pochette de Nightclubbing (1981) – huile et collage photo « L’illustration photo construit l’image présente dans l’esprit de l’artiste » fidèle à l’amour immodéré de l’artiste pour les jeux de mots, l’exposition qui s’ouvrira ce mois-ci au Musée des arts décoratifs de Paris est baptisée Goudemalion. Référence à Bernard Shaw mise à part, c’est la première fois que la ville de l’artiste lui consacre un hommage de telles proportions. Car il s’agit bien là d’une rétrospective, un terme qui affole généralement les créateurs, suggérant le glas qui sonne la fin d’une carrière. La réaction de Goude au terme est plus pragmatique. « Mon travail a toujours été rétrospectif. Jungle Fever, mon premier ouvrage, l’était, de même que Tout Goude, mon dernier. Ils racontent la même histoire : la mienne, ou plutôt celle de Goudemalion. » Une histoire de métamorphose. « Cette exposition m’a insufflé de l’énergie. Je me préoccuperai de l’avenir plus tard. » Publié pour coïncider avec cette exposition, un nouvel opus, Jean- Paul Goude, aura le rôle crucial de faire connaître l’œuvre de Goude à un public plus large, qui reconnaissait sans doute ici ou là une photo ou une publicité, mais n’avait pas fait le lien avec le même artiste, ni réalisé l’extraordinaire amplitude de la créativité dudit artiste. L’ouvrage met à jour l’œuvre de Goude, preuve que les images emblématiques ne se démodent jamais et que l’inspiration de leur auteur n’est pas près de se tarir. L’ampleur de la carrière de Goude n’a rien de surprenant. Son père français et sa mère américaine ont sévi à Broadway et sa mère a ensuite dirigé une école de danse à Paris. Pour le jeune Jean-Paul, l’intérêt pour les corps en mouvement et la magie de la scène était inévitable. Il a ensuite étudié l’art et l’illustration, ce qui l’a conduit à un contrat de décoration pour le rayon hommes du Printemps, grand magasin parisien, avec des fresques d’hommes chic, mannequins tirés principalement de son groupe d’amis. Entre New-York et Paris, dans les cercles créatifs alternatifs, il a connu la notoriété en créant la couverture d’un numéro anniversaire d’Esquire, le magazine américain pour hommes. De fil en aiguille, à 25 ans il s’est soudain retrouvé directeur artistique du magazine. Sa carrière était lancée. New-York allait devenir une source d’inspiration inépuisable. Le travail de Goude transcendait metropolitan 83



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 1Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 2-3Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 4-5Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 6-7Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 8-9Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 10-11Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 12-13Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 14-15Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 16-17Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 18-19Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 20-21Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 22-23Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 24-25Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 26-27Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 28-29Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 30-31Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 32-33Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 34-35Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 36-37Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 38-39Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 40-41Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 42-43Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 44-45Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 46-47Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 48-49Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 50-51Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 52-53Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 54-55Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 56-57Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 58-59Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 60-61Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 62-63Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 64-65Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 66-67Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 68-69Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 70-71Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 72-73Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 74-75Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 76-77Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 78-79Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 80-81Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 82-83Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 84-85Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 86-87Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 88-89Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 90-91Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 92-93Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 94-95Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 96-97Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 98-99Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 100-101Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 102-103Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 104-105Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 106-107Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 108-109Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 110-111Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 112-113Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 114-115Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 116-117Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 118-119Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 120-121Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 122-123Metropolitan numéro 2011-11 novembre Page 124