Metropolitan n°2011-10 octobre
Metropolitan n°2011-10 octobre
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2011-10 de octobre

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Ink

  • Format : (195 x 260) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 19,4 Mo

  • Dans ce numéro : numéro spécial art.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 64 - 65  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
64 65
Don’t just go away, go HomeAway. Search over 250,000 perfect holiday homes, all in one place.
craftsmanship, but I do quite like to poke the art world with a stick occasionally and find what its weak points are. » The exhibition is diverse, revealing a Perry-shaped crosssection of the museum’s myriad departments and 8,000,000 objects. He feels he probably ruffled a few feathers « rifling through its enormous collection picking things I liked at random and not in any rigorous academic way ». Here you will find Indonesian batik, Victorian coins, Egyptian pottery, Hindu shrines and 17th-century maps, complemented by some of his own artworks including a few he created specially. He would like people to look at his work as they would other artefacts in the museum, to understand how a 21st-century artist might struggle to make sense of what is to make things in this digital age. An enduring theme for Perry both in this exhibition and in his own work is pilgrimage. « I love the idea that people still like looking at ‘things’ ; they could look at the British Museum’s entire collection online but they come on a pilgrimage here because they want to touch the cloth of the saint. » It’s a subject close to Perry’s heart ; he has embarked on pilgrimages to Mexico and France and cycled to Santiago de Compostela, marvelling at people inching along on their knees or collecting their certificates at the end of the pilgrims’route. « I’m very interested in the performative aspect of religion, of actually doing it, » he says. « It’s the seeing, not the believing. » Perry has also created work in photography, film, print, sculpture and, perhaps most successfully of all, tapestry. His much-lauded 15-metre Walthamstow Tapestry (2009), created on a computerised loom in Belgium, puts front-of-centre a Madonna-like housewife in a headscarf against a narrative featuring vignettes of modern life weaving through a journey from birth to decrepitude oneither side. « I felt when I made The Walthamstow Tapestry that I made my celebrity artefact. I wanted to make a Shark (Damien Hirst) or a Tent (Tracey Emin) that everyone could identify. It got a lot of attention and it was very satisfying to me. I was cycling along the road one day and someone shouted out of a car, ‘Grayson ! Love your tapestry !’and I thought, yeah, I’ve done that now. » And now he’s created a major exhibition at the British Museum, dovetailing neatly via his pilgrimage theme with the preceding attraction Treasures of Heaven and the next big exhibition on the Muslim Hajj. But still, he’s not going to play ball too much – that just wouldn’t be Grayson Perry. « My first thought was not to provide labels for the exhibition at all, but that wouldn’t have gone down well. But I do like to tease people, so the first thing they see is a text panel that says : ‘Do not look too hard for meaning’. The whole point of my Rosetta Vase is that t it’s just me riffing about what’s it’s like to do an exhibition and what the British Museum means to people. « You have to deal with what things say to you below the radar of logic and interpretation. There’s no point in making visual art if you are just illustrating ideas that can be understood in words. » Grayson Perry : The Tombof the Unknown Craftsman, supported by AlixPartners with Louis Vuitton, runs from October 6 to February 19 at the British Museum, britishmuseum.org victoriennes, céramiques égyptiennes, reliquaires hindous, cartes du XVII e côtoient donc plusieurs de ses œuvres personnelles, dont quelques-unes créées pour l’occasion. Son souhait : que l’on considère son travail comme les autres pièces du musée, que l’on comprenne les difficultés que peut rencontrer un artiste du XXI e siècle à fabriquer des objets à l’ère numérique. Un thème récurrent parcourt l’exposition et son œuvre, celui du pèlerinage : « J’adore cette idée que les gens aiment toujours regarder des « choses ». Ils pourraient regarder toute la collection sur Internet, mais non, ils viennent ici en pèlerinage pour toucher les saintes reliques. » Le sujet lui est cher : Perry s’est déjà rendu en pèlerinage au Mexique, en France et même à Saint-Jacques-de-Compostelle en vélo. La lente avancée des pèlerins à genoux ou la remise de leur certificat de pèlerinage l’ont émerveillé : « L’aspect performatif de la religion, le fait de faire effectivement les choses, m’intéresse énormément. C’est « voir », plus que « croire ». » Si Perry s’est essayé à la photo, à l’imprimerie et à la sculpture, son incursion dans la tapisserie est peut-être la plus réussie. Au centre de sa très applaudie The Walthamstow Tapestry de 2009, créée en Belgique sur un métier informatisé, une femme au foyer aux faux airs de Madonna coiffée d’un foulard, et derrière elle, un récit de la vie citadine moderne, de la naissance à la décrépitude finale. « Quand j’ai fait The Walthamstow Tapestry, je me suis dit que j’avais créé l’œuvre qui m’inscrirait à la postérité, une œuvre que tout le monde pourrait identifier, comme le Shark de Damien Hirst ou la tente de Tracey Emin. C’était très gratifiant pour moi de recevoir autant d’attention. Un jour, j’étais à vélo quand un automobiliste m’a lancé : « J’adore ta tapisserie, Grayson ! » Je me suis dit : « C’est gagné. » » Et le voilà aujourd’hui commissaire d’une exposition majeure du British Museum, dont le thème du pèlerinage s’insère à merveille entre l’exposition précédente et la prochaine grande expo, consacrée au hadj musulman. Entendrait-il jouer les parfaits employés ? Point trop n’en faut. Grayson Perry reste Grayson Perry. « J’ai d’abord pensé supprimer les étiquettes des pièces mais le musée n’aurait pas apprécié. Mais je suis taquin, donc la première chose que les visiteurs voient est un panneau : « Ne cherchez pas un sens caché ». Tout le sens de mon Rosetta Vase est de dire que je donne juste mes impressions de l’organisation d’une exposition et de ce que le British Museum représente aux yeux du commun des mortels. « Il faut savoir ce que les choses nous disent une fois sorties des cadres de la logique et de l’interprétation. À quoi bon faire de l’art visuel si c’est pour illustrer ce que les mots peuvent exprimer ? » Grayson Perry : The Tombof the Unknown Craftsman, du 6 octobre au 19 février au British Museum, avec le Rosetta Vase, soutien d’AlixPartners et Louis 2011 Vuitton, britishmuseum.org metropolitan 65



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 1Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 2-3Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 4-5Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 6-7Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 8-9Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 10-11Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 12-13Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 14-15Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 16-17Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 18-19Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 20-21Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 22-23Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 24-25Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 26-27Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 28-29Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 30-31Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 32-33Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 34-35Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 36-37Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 38-39Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 40-41Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 42-43Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 44-45Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 46-47Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 48-49Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 50-51Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 52-53Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 54-55Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 56-57Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 58-59Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 60-61Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 62-63Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 64-65Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 66-67Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 68-69Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 70-71Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 72-73Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 74-75Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 76-77Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 78-79Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 80-81Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 82-83Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 84-85Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 86-87Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 88-89Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 90-91Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 92-93Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 94-95Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 96-97Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 98-99Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 100-101Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 102-103Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 104-105Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 106-107Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 108-109Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 110-111Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 112-113Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 114-115Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 116-117Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 118-119Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 120-121Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 122-123Metropolitan numéro 2011-10 octobre Page 124