Metropolitan n°2011-10 octobre
Metropolitan n°2011-10 octobre
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2011-10 de octobre

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Ink

  • Format : (195 x 260) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 19,4 Mo

  • Dans ce numéro : numéro spécial art.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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insider lyon THE WRITINGS ON THE WALL Exploring the ever-shifting relationship between art and literature, this year’s Biennale de Lyon celebrates the pictures that paint (at least) a thousand words. Nina Caplan books a tour victoria noorthoorn, curator of the 11th Biennale de Lyon, is a brave woman, which bodes well for the festival. For this year’s event (which runs until December 31), she will look at the complicated relationship between art and literature, pointing out that she has always learned through literature, « sometimes more than through art ». To help, she has brought in more than 70 artists, many from her home continent (she is Argentinian), although Africa is also well represented. Europe won’t be left out of the equation,either – the French may be extremely tolerant of intellectual explorations in their art events, but not to the extent of editing the home territory out of the discussion. And this Biennale is allabout discussion. Noorthoorn has called it A Terrible Beauty Is Born, enlisting WB Yeats (from whose poem, Easter, 1916, the phrase comes) in her quest to understand what art can do for us today and where the jostling for precedence with literature should begin and end. Yeats is a clever choice – his poem, written after the Irishuprising and contemporaneous with its leaders’execution for treason by the British, juxtaposes law and rebellion ; history and the present ; what you see and what you say ; and, of course, beauty and terror. It is a terminally unsure poem, and perplexity, says Noorthoorn, is what she wants at the core of her show. She has curated the programme accordingly, and the number and range of artists and writers, both dead and alive, is indeed bewildering. They include Erick Beltrán, a Mexican fascinated by the connection between images and words ; Daniela Thomas, a Brazilian set designer and playwright who has collaborated on scripts with The Motorcycle Diaries director Walter Salles ; Gabi Ngcobo, an artist who founded South Africa’s Center for Historical Reenactments in an attempt to tame history to serve art (and vice versa) ; Laura Lima, another Brazilian, who concentrates on the importance of names ; and many others who justify Noorthoorn’s claim to be using « excess as a tool to shift the ground, because today we have an excess of pain, words and images in the world ». However, while the Biennale seeks dramatic juxtapositions between words and pictures, visitors would do well to strike a balance between intellectual and hedonistic pursuits. This is Lyon, after all – France’s third city – and the four venues devoted to the Biennale leave a lot of space for history, architecture (or, in the case of the amphitheatre, both) and, of course, gastronomy. The range of purveyors of classic Lyonnais cuisine, such as Daniel et Denise (156 rue de Créqui, +33 (0)4 78 60 66 53, daniel-et-denise.fr), is broad enough to win Noorthorn’s approval. Then there’s the legendary Paul Bocuse’s three-Michelinstarred restaurant (40 rue de la Plage, Collonges-au-Montd’Or, +33 (0)4 72 42 90 90, bocuse.fr), in which the 85-year-old chef demonstrates daily that some kinds of beauty need not be terrible at all. labiennaledelyon.com A selection of some of the bold exhibits Ci-dessus : les expositions audacieuses de la Biennale de Lyon Cette année, la Biennale de Lyon explore les relations complexes entre art et littérature à travers une sélection éclectique d’artistes la onzième Biennale de Lyon peut se féliciter d’avoir pour commissaire une femme aussi courageuse que Victoria Noorthoorn, capable de mettre au cœur de cette nouvelle édition les relations complexes entre art et littérature. Car de la littérature, cette Argentine dit avoir appris « parfois plus que de l’art ». Pour l’aider, plus de soixante-dix artistes, venus pour beaucoup de son continent d’origine, même si l’Afrique est bien représentée. L’Europe aussi, bien sûr : si les Français adorent instiller une dose d’exotisme à leurs manifestations artistiques, impossible d’exclure le territoire national de la discussion. 30 metropolitan
Photography : Amont Cornelisse ; Marina de Caro ; Laura Lima Car il est ici bien question de discussion. Entre Noorthoorn et le poète WB Yeats, dont le Pâques 1916 s’ouvre par le vers « Une terrible beauté est née » repris par Noorthoorn dans le titre de cette Biennale. Ce vers donne à comprendre ce que l’art peut faire pour nous aujourd’hui et où commence et finit la querelle de précédence à laquelle se livrent art et littérature. Choix judicieux que Yeats : son poème, écrit après le soulèvement irlandais et au moment où les Britanniques, furieux, en exécutaient les leaders, juxtapose ordre et rébellion, histoire et présent, vision et parole. Beauté et terreur, aussi. Un poème pétri d’incertitude, dit Noorthoorn, un thème au centre de sa biennale. Elle a tenu parole : le nombre et l’importance des artistes et écrivains exposés est déconcertant, du Mexicain Erick Beltrán, fasciné par la relation entre image et mot, à la Brésilienne Daniela Thomas, créatrice de décors et dramaturge ayant collaboré sur des scripts avec le metteur en scène de Motorcycle Diaries, Walter Salles, en passant par l’artiste Gabi Ngcobo, fondateur du Centre sud-africain pour les reconstitutions historiques qui s’attache à mettre histoire et art au service l’un de l’autre, ou encore Laura Lima, autre Brésilienne qui se concentre sur l’importance des noms, et bien d’autres qui confirment la prétention de Noorthoorn d’utiliser « l’excès comme outil pour faire bouger les choses, puisque aujourd’hui nous sommes face à un excès de souffrance, de mots et d’images ». Le visiteur sera toutefois bien avisé, pendant cette Biennale consacrée aux préséances changeantes entre mot et image, d’associer à cette activité intellectuelle quelques occupations épicuriennes. Nous sommes après tout à Lyon et les quatre sites de la Biennale sont riches en histoire, architecture (voire les deux, pour l’amphithéâtre) et évidemment en gastronomie. Noorthoorn elle-même approuverait à n’en pas douter cette profusion de pourvoyeurs de cuisine lyonnaise comme Daniel et Denise (156 rue de Créqui, +33 (0)4 78 60 66 53, daniel-et-denise.fr), ou le restaurant de Paul Bocuse, trois étoiles au Michelin (40 rue de la Plage, Collongesau-Mont-d’Or, +33 (0)4 72 42 90 90, bocuse.fr), où l’octogénaire démontre chaque jour que certaines formes de beauté n’ont point besoin d’être terribles. labiennaledelyon.com metropolitan 31



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