Metro News Paris n°2751 6 mar 2015
Metro News Paris n°2751 6 mar 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2751 de 6 mar 2015

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SAS Publications Métro France

  • Format : (235 x 300) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : Florence Foresti, reine de l'optimisme.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 ACTU vendredi 6 mars 2015 www.metronews.fr « Que vais-je faire de ma vie maintenant ? Témoignage Stéphanie Gibaud est sortie victorieuse du tribunal. Hier, les prud’hommes ont condamné UBS, son ancien employeur, à lui verser 30000 euros de dommages et intérêts pour harcèlement. Mais en marge de la décision de justice, elle le dit : « J’ai tout perdu. » Celle qui, à l’origine du scandale de fraude fiscale chez UBS, a subi pressions et licenciement, cache mal son amertume. « Cette affaire, c’est sept ans de ma vie. Après les humiliations que j’ai vécues, je ne devrais plus être en vie aujourd’hui », explique-t-elle à metronews, éprouvée. Une perquisition et tout bascule En 2008, Stéphanie Gibaud a 41 ans. Elle gère la communication de la banque UBS France : un poste qui lui assure un train de vie confortable. Mais lorsque le bureau parisien de son directeur est perquisitionné, tout bascule. On lui demande de se débarrasser de fichiers clients, ce qu’elle refuse, ouvrant ainsi la voie à une vaste enquête de fraude fiscale. Humiliations, mise à l’écart : pour elle, les quatre ans qui suivront seront un enfer. Sans emploi depuis 2012, elle vit avec les minimums sociaux et ce n’est pas près de changer. « Les cabinets de recrutement me disent que je fais peur. Qu’est-ce que je vais faire de ma vie, maintenant ? » demande-t-elle, sans vraiment attendre de réponse. Alors, si cette « première victoire » est une réponse forte « à UBS, qui n’a cessé de [la] traiter de menteuse », le prix à payer pour celle que l’on qualifie de « lanceuse d’alerte » est Expliquez-nous… l’extradition Chronique Les responsables présumés de l’attentat de la rue des Rosiers sont identifiés. Un mandat d’arrêt international est lancé, la question de leur extradition devrait donc se poser. Comment ça marChe ? L’extradition est une procédure par laquelle un pays accepte de livrer à un autre pays une personne poursuivie ou condamnée par la justice de ce dernier. Conventions d’extradition En général, il faut qu’il y ait des accords entre les deux Etats concernés. La France a signé des accords d’extradition avec une cinquantaine de pays, dont les membres de l’Union européenne. européenne. C’est ce qu’il s’est passé lors de l’affaire Lee Zeitouni. Deux Français avaient renversé et tué cette Israélienne à Tel-Aviv en 2011, avant de prendre la fuite et de rentrer en France. Ils n’ont pas été extradés comme le demandait Israël. Mais, après une plainte de la famille de la victime déposée en France, les deux hommes ont été condamnés par la justice française à de la prison ferme. risque de peine de mort La France n’extrade pas des personnes poursuivies pour motifs politiques dans le pays requérant, ou qui risquent un procès inéquitable. Elle n’extrade pas non plus une personne qui risque la peine de mort dans son pays d’origine.§ Limites La France n’extrade pas dans n’importe quelles conditions et, depuis 2004, elle n’extrade plus ses ressortissants en dehors de l’Union « Expliquez-nous », la chronique de Gérald Roux, est à écouter tous les jours sur France Info à 5h42, 7h12, 9h38 ou sur Franceinfo.fr stéphanie Gibaud à la sortie du tribunal, hier à Paris. NICOLAS MESSYASZ/SIPA lourd. Regrette-t-elle sa dénonciation ? Pas le moins du monde. « Si je m’étais tue, j’aurais une carrière devant moi. Mais j’ai agi au nom des valeurs qui sont les miennes et qui, je crois, sont celles de la République française. » Une situation « schizophrénique » Consciente du symbole qu’elle est devenue, Stéphanie Gibaud avoue parfois se sentir perdue. « C’est un peu schizophrénique d’être portée aux nues pour avoir tenu tête à UBS, et d’avoir perdu toute dignité et toute perspective dans le monde professionnel. » Estimant que le montant des indemnités n’est pas à la hauteur du préjudice subi, les défenseurs de l’ex-salariée projettent de faire appel. En attendant, Stéphanie Gibaud pousse l’Etat à prendre ses responsabilités. Mardi, elle s’adressait à François Hollande, dans une lettre ouverte, pour demander une meilleure protection juridique du lanceur d’alerte. Epuisée par sept ans de bataille contre UBS, elle espère trouver les ressources pour incarner le droit de ces citoyens sentinelles. §AnAïs Condomines Aux départementales, la politique nationale pèsera lourd info metronews Elections locales, enjeux locaux. Si le principe reste vrai pour le scrutin départemental – 50% des sondés estiment que leur opinion sur le gouvernement n’aura pas d’influence sur leur vote des 22 et 29 mars –, notre sondage TNS Sofres pour metronews et LCI montre qu’une partie non négligeable des électeurs est bel et bien tentée par le vote-sanction contre François Hollande et Manuel Valls. En l’espèce, un socle de 28% d’entre eux compte exprimer sa désapprobation vis-à-vis de la politique nationale. Le vote-sanction séduit tout particulièrement les électeurs du Front national (56%), alors qu’ils ne sont que 14% à l’envisager à gauche, et 44% à droite. En outre, près de la moitié (45%) des sondés voteront « en fonction 60% C’est la part des sondés qui ne s’intéressent pas aux élections départementales de fin mars. SONdAGE TNS SOFRES des problèmes nationaux » et non locaux. Un chiffre qui monte à 59% chez les sympathisants FN. Pas de consigne, merci Autre enseignement de notre sondage : les électeurs restent sceptiques sur les consignes de vote. En cas de duel PS-FN, 42% souhaitent ne pas en recevoir (la moitié chez les sympathisants UMP), alors que 36% pensent qu’un candidat de droite devrait les appeler à voter pour la gauche. En cas de duel UMP- FN, 42% ne souhaitent pas non plus qu’on donne de consigne, même si les électeurs de gauche sont plus prompts (61%) à voter pour le candidat de droite. Enfin, ces élections ne passionnent pas. Près de 6 Français sur 10 ne s’y intéressent tout simplement pas. §VinCenT miChelon



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