Metro News Paris n°2313 23 nov 2012
Metro News Paris n°2313 23 nov 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2313 de 23 nov 2012

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SAS Publications Métro France

  • Format : (235 x 301) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 10,2 Mo

  • Dans ce numéro : Femmes battues, brisez le silence !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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vendredi 23 novembre 2012 8 ACTU FRANCE www.metrofrance.com UMP : Alain Juppé en juge de paix Politique « Le meilleur d’entre nous », disait Jacques Chirac d’Alain Juppé. La citation reprend toute sa force avec la crise de leadership à l’UMP. Depuis le début de la guerre fratricide pour l’élection du président, beaucoup à droite misaient sur lui pour siffler la fin de des hostilités. Hier, sa proposition de commission pour réexaminer les résultats « a été acceptée par Jean-François Copé et François Fillon » Elle doit se réunir dès dimanche matin en vue de conclusions « sous quinze jours ». règlements de comptes en justice Alain Juppé présidera cette instance collégiale, à laquelle Jean- François Copé a dû se résoudre. Pourquoi Juppé était-il incontournable dans cette crise ? « Il est le plus légitime pour faire en sorte que la famille puisse continuer à vivre, nous répond le filloniste Jean-François Lamour. L’UMP est en quelque sorte son enfant, puisqu’il en a été le fondateur il y a dix ans. » La stature d’homme d’Etat de l’ancien chef du gouvernement plaide aussi en sa faveur. « Le fait qu’il ait été meurtri, qu’il soit un « accidenté de Jérôme Lavrilleux, directeur de cabinet de Jean-François Copé, a de nouveau évoqué des « irrégularités » à Nice, parlant de « bourrage d’urnes massif » et visant Eric Ciotti, soutien de François Fillon. Ces propos « indignes et diffamatoires » « trouveront la suite judiciaire qu’ils méritent », a réagi sur Twitter le député des Alpes-Maritimes. Alain Juppé, hier à Bordeaux. Afp la politique » avec sa condamnation dans le procès des emplois fictifs du RPR, lui donne une dimension de sage », ajoute Jean Petaux, politologue à Sciences po Bordeaux. Carte potentielle pour 2017 Le maire de Bordeaux, qui a prévenu dès le mois de juin que la course pour la présidence de l’UMP ne devait pas être une primaire pour 2017, pointant le risque que la compétition ne tourne au vinaigre, est en outre resté neutre dans la bataille entre Jean-François Copé et François Fillon. Dernier élément, et non des moindres : « On le considère comme trop âgé pour être susceptible de rouler pour son compte en 2017 », souligne Jean Petaux. Le politologue n’est toutefois « pas persuadé » qu’Alain Juppé, 67 ans, a réellement fait une croix sur toute ambition présidentielle. « S’il est bien réélu à Bordeaux en 2014, il aura une légitimité forte. A 71 ans, il pourrait apparaître comme une carte potentielle pour 2017. » L’arbitre ne restera peutêtre pas éternellement au-dessus de la mêlée. §Gilles dAniel Nicolas Sarkozy placé sous le statut de témoin assisté Affaire Bettencourt A l’issue d’une audition-fleuve, les juges ont finalement tranché. Nicolas Sarkozy a quitté hier peu après 21 h 30 le palais de justice de Bordeaux sous le statut de témoin assisté dans l’affaire Bettencourt. Le juge Jean-Michel Gentil et ses deux collègues espèrent ainsi comprendre si la campagne de 2007 de l’ex-président a bénéficié dans des proportions illicites de l’argent de l’héritière de L’Oréal, Liliane Bettencourt. Nicolas Sarkozy, deuxième ancien président de la V e République après Jacques Chirac – condamné en décembre 2011 à deux ans de prison avec sursis dans des affaires d’emplois fictifs à devoir se rendre à une telle audition, avait été convoqué en vue d’une mise en examen, selon des sources concordantes. Finalement, il est sorti sous le statut de témoin assisté, juridiquement moins lourd. Aucune information n’a filtré du nicoals sarkozy à sa sortie du palais de justice de Bordeaux, hier soir. Afp palais de justice de Bordeaux, entouré depuis l’aube par des dizaines de journalistes – certains en faction depuis trois semaines – et comparé à un véritable « bunker » par un commentateur de la télévision. Nicolas Sarkozy s’est protégé de toute image, arrivant depuis l’aéroport de Bordeaux à bord d’une Renault Espace aux vitres opaques, suivie de policiers en civil à moto, tandis qu’une autre voiture escortée, aux vitres également teintées, arrivait en sens inverse, pour égarer les journalistes. §thomAs Guien AVEC AFP



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