Metro News Paris n°2301 7 nov 2012
Metro News Paris n°2301 7 nov 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2301 de 7 nov 2012

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SAS Publications Métro France

  • Format : (235 x 301) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,5 Mo

  • Dans ce numéro : Mariage pour tous : l'union qui divise

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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mercredi 7 novembre 2012 16 CULTURE www.metrofrance.com 3 Cinéma gaspardulliel dans la peau de yves Saintlaurent. Le comédien incarnera le célèbre couturier disparu en 2008 dans le biopic qui sera réalisé par Bertrand Bonello. tOP EmmanuEllE PirEyrE. L’auteure de 43 ans a reçu hier le prix Médicis pour Féérie générale, son quatrième roman. Une œuvre inclassable mêlant réalité et fiction. Elle succède à Mathieu Lindon, couronné en 2011 pour Ce qu’aimer veut dire. FlOP Sam worthington. En tournage avec Schwarzie, le héros d’Avatar a été arrêté alors qu’il voulait entrer dans un bar à Atlanta. Ivre, il a molesté le vigile à l’entrée. Il s’en sort bien : l’agent de sécurité n’a pas déposé plainte contre lui. Cinéma « New York, un vrai kif » De gauche à droite : manu Payet, nader Boussandel, Géraldine nakache, leïla Bekhti et Baptiste lecaplain. PatHé sORTIE. Deux ans après le carton de Tout ce qui brille, Géraldine Nakache coréalise Nous York avec Hervé Mimran. COMÉDIE. Un nouveau film de bande avec Leïla Bekhti et Manu Payet, tourné dans la grosse pomme. PROPOS RECUEILLIS PAR marilyne letertre Un deuxième film, ça colle la pression ? On a la pression au premier, au deuxième et au millième film. Une place de cinéma, c’est 9 euros, et il faut honorer le public à chaque fois. Mais il y a surtout une autre forme de pression venue des journalistes qui comparent Nous York à Tout ce qui brille. Je m’attends à lire de nombreux jeux de mots du genre « Tout ce qui ne brille plus ». La comparaison vous dérange ? Surtout pas. Tout ce qui brille, c’est mon premier bébé et j’en suis fière. Mais, au départ, je répétais sans arrêt que ce film n’était pas une suite pour éviter la comparaison. Je me suis rendu compte qu’elle était inévitable, notamment parce que nous avons le même casting. Mais je ne vais pas passer mon temps à me justifier : avec Hervé, nous ne sommes pas les premiers réalisateurs à avoir une famille d’acteurs, et nous ne serons pas les derniers. Les thématiques sont aussi très proches : la famille, les amis, l’amour, l’indépendance… Sauf que maintenant, nos héroïnes ont 30 ans et n’ont plus les mêmes préoccupations. Nous voulions raconter cette période charnière où l’on prend conscience que nos piliers vont disparaître et que nous devrons à notre tour transmettre. Cette période est un cap dans l’amitié : c’est un moment où l’on n’a plus honte de dire « Je », de s’affirmer au sein d’une famille ou d’une bande d’amis. Mais Hervé et moi ne prétendons pas avoir fait un film générationnel : on raconte juste les gens qu’on connaît. Pourquoi avez-vous choisi de tourner à New York ? Avec Hervé, nous voulions parler d’exil. L’idée de New York est venue avec le temps : on s’est fait un vrai kif. C’est une ville que nous connaissons bien. Vivre six mois là-bas et poser sa caméra au même endroit que Woody Allen et Martin Scorsese, c’était dingue. Pensez-vous déjà à un troisième film ? C’est trop tôt. Il faut attendre que celui-ci fasse sa vie et, ensuite, il faudra trouver une bonne idée ! Avant cela, je vais tourner avec François Damiens dans Je fais le mort, de Jean-Paul Salomé. Vous voudriez garder cet équilibre entre réalisation et comédie ? Tant que personne ne me demande de choisir entre mon père et ma mère, je ne vois pas pourquoi je le ferais. J’aurais du mal à me passer de l’un ou de l’autre. Votre vie a-t-elle changé depuis Tout ce qui brille ? Ma vie, oui, mais pas moi ! Je reçois des scénarios et quand je me promène avec Leïla, on nous arrête souvent pour nous féliciter d’être copines dans la vie. Mais c’est bienveillant : à Paris, les gens sont habitués à voir de grosses stars. Alors Géraldine Nakache qui est connue depuis un quart d’heure, ça leur passe au-dessus ! § On aIME Savoureux De Nanterre à New York, il n’y a qu’un pas. Après le rêve pari- sien de Lila et Elie dans Tout ce qui brille, Géraldine Nakache et Olivier Mimran mettent en scène trois trentenaires qui s’offrent un rêve américain. Au programme : des engueulades, de l’amour, du rire et des larmes. Un cocktail assez savoureux.
mercredi 7 novembre 2012 www.metrofrance.com CULTURE 17 Sinister, billet en première pour la peur Ethan Hawke, cinéphile un peu trop curieux. wiLD bUnch Horreur « Le but des films d’horreur ? Libérer nos peurs ! » s’enthousiasme Scott Derrickson. Après L’Exorcisme d’Emily Rose, le jeune cinéaste américain persiste dans le genre avec Sinister. Tourné pour 3 petits millions de dollars, le film en a déjà rapporté 45 sur le sol américain. Un véritable carton que l’intéressé explique donc par le caractère « cathartique » de ce type de cinéma. wwUn comédien à contreemploi Sinister raconte l’histoire d’Ellison, un auteur de romans policier en panne d’inspiration qui s’installe avec femme et enfants dans une maison où une famille a été retrouvée pendue. Malgré la découverte de films effrayants dans la grange, probablement liés au drame passé, il décide de braver l’indicible, pensant tenir le sujet d’un hypothétique best-seller. « Aux Etats-Unis, tout le monde veut être célèbre. C’est une maladie que j’ai moi-même contractée, raconte Derrickson. Le personnage principal de Sinister aussi ! » Sous les traits du père de famille écrivain, le comédien Ethan Hawke, rare dans les films de genre, épate. « Ellison n’est pas forcément sympa, il ment, il est égoïste, ce n’est pas un bon papa... Il fallait un acteur qui puisse incarner cela en touchant le cœur des spectateurs. Ethan a ça en lui ! » En réinventant les codes d’un genre pourtant balisé, Sinister s’offre comme un voyage au cœur de la peur bleue. Pas celle qui fait sursauter, mais celle qui colonise le corps. En filigrane, Derrickson met le fan de films d’horreur devant son addiction et évoque, comme le cinéaste espagnol AlejandroAmenabar dans le film Tesis, le pouvoir de fascination des images violentes. « Je ne voulais pas d’un film d’images trouvées à la Paranormal Activity, précise-t-il. Mais plutôt une mise en abime de ce principe dans une structure plus classique. » En dépit d’une fin un brin décevante, la peur a rarement été aussi bonne. §MEHDI OMAïS LES AUTRES FILMS EN SALLES Augustine DRAME. Premier film d’Alice Winocour repéré au Festival de Cannes, Augustine dissèque la relation entre le professeur Charcot et l’une de ses patientes hystériques dans le Paris de 1885. Si la mise en scène clinique empêche l’émotion de poindre, Vincent Lindon, froid et puissant, et Soko, actrice-chanteuse déjà épatante dans Bye Bye Blondie, fascinent dans ce jeu de pouvoir, de manipulation et de séduction. §M.L. L’Etrange créature du lac noir SCIENCE- FICTION.Une expédition est lancée en Amazonie après la découverte d’un fossile appartenant à une espèce inconnue. Le but ? Retrouver le squelette. Film de SF culte sorti en 1954, L’Etrange créature du lac noir, de Jack Arnold, revient cette année en 3D. L’occasion de (re)plonger dans ce chef-d’œuvre intemporel, adulé par Spielberg et Burton. Et vibrer devant son portrait émouvant d’un monstre qui n’en est pas un. §M. O. Villegas DRAME. Esteban et Pipa, deux cousins désunis, prennent la route pour Villegas, leur village d’enfance, où le grand-père vient de mourir. Pour son premier long métrage, l’Argentin Gonzalo Tobal propose à ses personnages de grandir le temps d’un road-movie existentialiste. D’abord attachant, Villegas se trompe de direction, emprunte le panneau de l’ennui avant de se garer sur une bretelle d’indifférence. §M. O. ON ADORE ON AIME ON HÉSITE ON DÉTESTE



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