Metro News Paris n°2254 30 aoû 2012
Metro News Paris n°2254 30 aoû 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2254 de 30 aoû 2012

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SAS Publications Métro France

  • Format : (235 x 301) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6 Mo

  • Dans ce numéro : La rentrée des casses

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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jeudi 30 août 2012 14 bonus www.metrofrance.com L’ancien bâtiment des douanes a été investi par des graffeurs.c.S-L Street art Un géant de béton reprend vie sous les grafs réhabilitation. Pendant tout l’été, des graffeurs ont peint les immenses façades de l’ancien bâtiment des douanes, à Pantin, au bord du canal de l’Ourcq. Visite. Metro vous emmène à la découverte de cet immeuble, avant sa transformation en bureaux, à la rentrée 2015. Cerise sudry-Le dû il faut sortir de Paris et longer le canal de l’Ourcq quelques minutes pour tomber nez à nez avec ce colosse. Au milieu d’un terrain vague, l’ancien bâtiment des douanes de Pantin a l’air d’un immense paquebot échoué. Abandonné depuis 2008, cet austère édifice était devenu le terrain de jeu des graffeurs qui, à l’extérieur comme à l’intérieur, ont recouvert chacun des murs de ces 41 000 mètres carrés de béton. Depuis deux mois, ce géant s’est paré d’immenses fresques de couleur : un « Tetris monumental », œuvre de trois graffeurs historiques du département, Da Cruz, Popof et Marko. Les artistes ont été missionnés par le comité du tourisme de Seine-Saint-Denis, qui voulait redonner vie aux bords du canal. Ils ont donc passé l’été sur les coursives, bombes et rouleaux à la main, à apposer leur touche « C’est génial de laisser une trace sur un immeuble qui a une histoire » Marko, graffeur. sur cette cathédrale de béton. Pas toujours facile, sur un bâtiment aussi gigantesque. « Quand tu te retrouves au dernier étage, perché sur une échelle de cinq mètres, en plein vent, il ne faut pas avoir le vertige », sourit Da Cruz. « Un vrai terrain de jeu » Une experience vécue comme un « cadeau » par Marko, habitué à poser ses inscriptions sur de bien plus petites surfaces. « C’est génial de laisser une trace sur un immeuble comme ça, qui a une histoire, assure l’artiste, dont la fresque In light we trust recouvre plusieurs étages. Mais on doit adapter notre Popof en plein travail.c.S-L Marko, spécialiste de la couleur.c.S-L technique pour que ça soit visible de loin. ». Popof, bombe à la main, renchérit « C’est un vrai terrain de jeu pour des graffeurs. On pourrait encore travailler sur ce bâtiment pendant deux ans ! » L’initiative de l’office de tourisme s’inscrit dans la volonté du département de mettre en valeur son patrimoine industriel. « Le canal de l’Ourcq, construit en 1808, servait à l’approvisionnement de Paris, explique Patrick Bezzolato, historien et spécialiste du quartier. Ici, c’est l’ancienne chambre de commerce et d’industrie, édifiée en 1929, qui servait aussi de douane et de lieu de stockage. » « Grâce au béton, elle est resté en bon état », continue l’historien. A la rentrée 2015, après deux ans de travaux, à défaut de graffeurs, ce sont les 500 publicitaires de l’agence BETC Euro- RSCG qui vont investir le bâtiment. En attendant, Da Cruz et ses compères se seraient bien vus rester un peu plus longtemps. « Nous aussi on est des urbanistes, sourit Da Cruz. On est une arme de construction massive. Là où ils détruisent, on met des pansements de couleur sur les plaies béantes de la ville. » §



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