Metro News Paris n°2247 4 jui 2012
Metro News Paris n°2247 4 jui 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2247 de 4 jui 2012

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SAS Publications Métro France

  • Format : (235 x 301) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : Calais : la traque des migrants

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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mercredi 4 juillet 2012 8 votre région www.metrofrance.com Boire ou pédaler, il faut choisir Transports Quand il s’agit de rentrer de soirée, alcool et vélo font bon ménage dans l’esprit de beaucoup. Le maire de Paris lui-même avait déclaré il y a dix jours que, « depuis Vélib’, certains parents sont moins inquiets quand leurs enfants sortent le soir car, même s’ils ont un peu bu, ils préfèrent les voir rentrer à vélo ». La police ne fait pourtant aucune distinction lorsqu’il s’agit d’appliquer le code de la route. « Le vélo est un véhicule comme un autre, rappelle le lieutenant Sophiane Aliane, de la compagnie de police routière (CPR). A ce titre, les cyclistes doivent respecter certaines règles de conduite. » La CPR déclare faire mettre pied à terre à une « bonne dizaine de cyclistes » lors des contrôles qu’elle 135 C’est, en euros, le coût de l’amende lorsque l’on téléphone au guidon. réalise les soirs de week-end dans l’agglomération parisienne. Lorsque leur comportement au guidon est suspect, ils doivent eux aussi souffler dans le ballon. Le seuil maximal d’alcoolémie est le même que pour les autres véhicules, même si les sanctions ne sont pas identiques. Entre 0,5 et 0,8 g/l de sang, c’est 135 € d’amende et audelà de 0,8 g/l, ils encourent jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 4 500 €. « Certains finissent en cellule de dégrisement, poursuit Sophiane Aliane. La dernière fois, on en a vu un oublier de poser le pied à terre en s’arrêtant à un feu rouge ! » Deux cyclistes tués en 2012 La liste des infractions ne s’arrête pas là. L’utilisation d’un téléphone portable, la conduite sur le trottoir un cycliste traverse le passage piétons alors que le feu est au vert pour ces derniers. afp ou le franchissement d’un feu rouge sont aussi passibles de 135 € d’amende. Dans tous les cas, aucun point ne peut être retiré sur votre permis de conduire, l’utilisation d’un vélo ne nécessitant aucun examen préalable. « Mais cela ne doit pas motiver les gens à faire n’importe quoi, prévient-on à la CPR. On a déjà Mobilisez-vous surpris des vélos sous le pont de l’Alma et sur les voix express. C’est de l’inconscience quand on sait à quelle vitesse les voitures circulent à ces endroits. Il ne manquerait plus qu’ils aillent sur le boulevard périphérique. » Depuis le début de l’année, deux cyclistes ont été tués à Paris. §julien marival pour préserverVOS ENFANTS programme Descendance Vous êtes diabétique de type 2, appelez le 0800 300 341 (appel gratuit) ou paremail descendance@ceritd.fr pour participer au programme www.ceritd.fr CENTRE D’ÉTUDES ET DE RECHERCHES POUR L’INTENSIFICATION DU TRAITEMENT DU DIABÈTE
mercredi 4 juillet 2012 www.metrofrance.com BONUS Philippe Hertel lors d’un spectacle à Provins. NIColas RICHoffeR/MetRo Hertel, le maître des rapaces PORTRAIT. Philippe Hertel est fauconnier dans la ville médiévale de Provins. PASSION. Un métier de haute précision, qui ne se limite pas aux shows médiévaux. Il faut aussi assurer la reproduction des volatiles et les dresser. Jennifer Lesieur il a un petit côté Highlander, Philippe Hertel. Campé sur son cheval, un rapace posé sur un épais gant de cuir, il scrute au loin les steppes mongoles. En fait de steppes, ce sont plutôt les remparts de Provins, ville médiévale classée par l’Unesco en 2001, où les visiteurs se pressent pour voir son spectacle quotidien, Les Aigles des remparts. Les acteurs principaux sont des aigles, des faucons, des chouettes, des grands-ducs... Tous choyés dans la grande volière qu’il dirige en tant que fauconnier. A métier pas banal, formation pas banale : « Il n’existe pas d’école pour devenir fauconnier », explique-t-il dans une cabane où un bébé faucon ouvre de grands yeux noirs, la tête encore couverte de duvet, près d’un frigo « Le côté affectif est à sens unique, mais quand le rapace vous connaît parfaitement bien, ça marche. » PHiLiPPe HerteL, fauconnier. plein de souris mortes. « J’ai fait mon service militaire dans une base aérienne dotée d’une section fauconnerie pour protéger le trafic aérien. Comme je suis passionné de rapaces depuis l’enfance, j’ai postulé en 1984 et je suis devenu professionnel. » Clips, matches et défilés de mode Employé au ministère de la Défense, Philippe Hertel dressait « l’élite des oiseaux de chasse, les faucons pèlerins, qui volent à 300 km/h », avant de se reconvertir dans le spectacle. « J’ai monté une première volerie pour les Aigles de Beaucaire. Ça m’a permis de toucher à toutes sortes d’oiseaux, des aigles, des vautours... » En 1993, la ville de Provins l’a appelé pour faire une présentation médiévale des rapaces. Il est resté et a monté en parallèle sa société, Vol libre, en 1998, « parce qu’on avait beaucoup de demandes à l’extérieur, pour le cinéma, des clips, des défilés de mode... » Mais aussi Excalibur au Stade de France, et des coups d’envoi de matches. La demande ne manque pas. Quand il ne se produit pas, Philippe Hertel gère une centaine d’oiseaux. Son équipe et lui les dressent sur un principe simple : « Tous les oiseaux volent pour se nourrir, on les met donc dans cette condition de faim, en les pesant à heure fixe. » Mais chacun a son tempérament propre. Là, c’est le feeling du fauconnier qui intervient. « La clé du dressage, c’est l’assiduité. Un aigle comprend vite, en un mois environ. Mais il faut être là tous les jours. » Un rapace n’est pas un chien, il ne se roulera pas sur le dos en quête de caresses. « Le côté affectif est à sens unique, mais quand il vous connaît parfaitement bien, ça marche. Il n’y a pas de domestication, ça reste des prédateurs. » Monnaie d’échange Comme un aigle ne s’achète pas non plus sur eBay, Philippe Hertel se sert des techniques de reproduction en captivité, qu’il a apprises sur la base aérienne, pour garder une certaine autonomie et ne pas se servir dans la nature. Récemment, il a été le premier en Europe à obtenir une espèce rare à longues pattes, le serpentaire. « On peut non seulement le présenter en spectacle mais ça nous fait une forte monnaie d’échange pour avoir d’autres espèces un peu rares. Le nombre n’est pas important, on veut surtout avoir des oiseaux de choix. » Normal quand on possède aussi un dromadaire, deux loups et un âne, tous traités comme des VIP.§ 9



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