Metro News Paris n°2242 27 jun 2012
Metro News Paris n°2242 27 jun 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2242 de 27 jun 2012

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SAS Publications Métro France

  • Format : (235 x 301) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : L'Assemblée change de visages

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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mercredi 27 juin 2012 14 CULTURE www.metrofrance.com 3 Cinéma auteur.Avec La Part des anges Ken Loach signe une comédie sociale réjouissante interview. Rencontre avec un cinéaste au regard toujours aussi lucide sur le monde. PROPOS RECUEILLIS PAR Rania hoballah Musique Une belle frayeur pour 50 Cent. Lundi soir, un camion a percuté le 4x4 blindé du rappeur américain, qui a été transporté à l’hôpital. La star s’en est sortie avec des vertèbres endolories. ToP Comment l’idée d’une comédie sociale autour du whisky vous est-elle venue ? Avec Paul Laverty, mon scénariste, nous avions envie de parler de ces millions de jeunes en Europe qui n’ont rien. Mais sans tomber dans le misérabilisme, car c’est à mille lieues de la réalité. L’idée d’un crime sans victime nous a plu. Se dire que ces jeunes veulent voler du whisky qui vaut 1 million de livres pour le revendre à quelqu’un pour qui l’argent n’a pas de valeur, on trouvait ça amusant. La situation des jeunes en difficulté vous touche ? Comment ne pas l’être ? La situation est dramatique partout en Europe. Quand on pense à toutes ces vies gâchées, c’est terrible. Même pour ceux qui ont du travail, c’est difficile. Paul Brannigan, le comédien principal du film, est un acteur non professionnel. Il a déclaré que le film avait changé sa vie... Ça l’a aidé à s’en sortir. Paul fait partie de ces millions de jeunes sans emploi qui vivent dans la pauvreté et dans la violence. Il se battait pour s’en sortir. Sur le tournage, il était très discipliné. Toujours à l’heure, extrêmement motivé. Malgré la dureté du propos, on rit beaucoup dans votre film. Etait-ce volontaire ? Le but n’était pas de faire rire à tout prix mais de raconter les choses comme elles se passent dans la vie. Même si on rencontre des difficultés, il y a toujours des Uggie. Le terrier Jack Russell qui partageait l’affiche de The Artist avec Jean Dujardin a laissé lundi les empreintes de ses pattes à Hollywood. Le monde du cinéma a ainsi voulu célébrer la carrière du chien, âgé de 10 ans, et atteint d’une maladie neurologique. moments très drôles. Il suffit de passer du temps avec ces jeunes pour s’en rendre compte. Votre cinéma est toujours très engagé. Imaginez-vous un jour faire un blockbuster ? Non, je crois que c’est trop tard maintenant (rires). Ça prend beaucoup de temps de faire un film, il faut un projet dans lequel on croit. Il faut être engagé. On n’a pas le choix. Est-ce plus facile de faire des films quand on s’appelle Ken Loach ? Ce n’est pas plus facile, mais c’est FloP CoUrtney love. Grande habituée des procès, la chanteuse américaine se retrouve attaquée par ses propres avocats pour n’avoir pas réglé ses frais d’honoraires. L’ex de Kurt Cobain leur doit la somme de 518 640 dollars. Ken loach sur le tournage de La Part des anges. Le pActe « Il faut être engagé » possible. J’ai une productrice formidable et assez d’argent pour pouvoir tourner. Mes films ne coûtent pas cher. On tourne durant six semaines et tout le monde est payé au tarif syndical. Personne n’a de caravane et on voyage tous ensemble en bus. Il n’y a pas de hiérarchie. Pourquoi continuez-vous à faire des films ? Peut-être parce que c’est la seule chose que je sais faire. Et que c’est une bonne façon d’éviter les embrouilles (rires).§ On adOre A déguster sans modération Ken Loach a retrouvé l’inspiration. Deux ans après le décevant Route Irish, le réa- lisateur anglais revient à ce qu’il sait faire de mieux : la comédie sociale. Ou comment un petit délinquant de Glasgow qui vient de devenir père va rentrer dans le droit chemin grâce à un éducateur qui l’initie à l’art du whisky. Prix du jury au dernier Festival de Cannes, La Part des anges est une fable sociale revigorante qui se déguste comme un bon petit malt.
mercredi 27 juin 2012 www.metrofrance.com Crise de rire à La Clinique de l’amour ! Comédie Faut-il faire confiance à son chirurgien ? « Comme dans toutes les professions, il y a les compétents et les incompétents », répond Artus de Penguern. Dans La Clinique de l’amour ! son deuxième film derrière la caméra, l’acteur français incarne un médecin intègre qui cravache pour éviter la faillite de la clinique familiale. Pour s’en sortir, il doit composer avec un frangin (Bruno Salomone) qui manie le scalpel avec une certaine fantaisie, une infirmière éminemment garce et un ours canadien un brin envahissant. La Clinique de l’amour ! enthousiasme grâce à son timing et ses répliques ciselées, à mille lieues du train-train de la comédie française. « C’est le résultat de deux ans d’écriture où la gaudriole et le potache étaient bannis », précise de Penguern. Peuplé de personnages bigarrés, son film enchaîne les situations Artus de Penguern à la tête d’une clinique qui prend l’eau. rezo Films cocasses et multiplie les références à des séries telles que Nip-Tuck, Grey’s Anatomy ou même Les Feux de l’amour. « Je n’ai rien à reprocher à cette série, observe l’acteur-réalisateur. Au contraire, elle me fait toujours rire avec ces personnages vivant des tragédies grecques toute la journée. » Disciple de l’humour décalé de Un poisson nommé Wanda ou de Y a-t-il un pilote dans l’avion ?, de Penguern entraîne sa smala médicale dans un quotidien psychédélique où se télescopent amour, action et humour. Une thérapie revigorante. §MeHDi OMAïS Starbuck COMÉDIE. David Wosniak, éternel ado montréalais de 42 ans, n’imaginait pas que le sperme dont il a fait don à une clinique serait si utilisé. Résultat ? 533 enfants dont le tiers souhaitent le rencontrer. Ken Scott signe avec Starbuck un petit bonheur cinématographique au charme ravageur, entre rire et larmes, que porte avec élan Patrick Huard, son héros super-fertile.§M.O. Bel Ami CULTURE 15 DANS LES SALLES AUSSI CETTE SEMAINE DRAME. Echappé de la limousine de Cosmopolis, Robert Pattinson enfile les habits de Georges Duroy, le héros du roman de Maupassant. Un petit sous-officier de province qui va gravir les échelons de la société parisienne de la fin du XIX e siècle en usant de ses charmes. Pour leurs débuts derrière la caméra, les Britanniques Declan Donnellan et Nick Ormerod signent un drame historique fiévreux dont le propos corrosif sur la bourgeoise n’a pas pris une ride. §jérôMe verMelin Un bonheur n’arrive jamais seul COMÉDIE. Un bonheur n’arrive jamais seul aurait pu s’appeler « Pas d’amour sans un peu de casse ». A partir du coup de foudre entre Sacha, l’artiste, et Charlotte, la mère de famille, le réalisateur James Huth orchestre une comédie romantique ponctuée de gags cartoonesques : chutes, objets brisés, inondation et vomi surprise. Un terrain de jeu idéal pour un Gad Elmaleh survolté, au point d’éclipser une Sophie Marceau pourtant sublime.§j.v. On ADOre On AiMe On HéSiTe On DéTeSTe



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