Metro News Paris n°2238 21 jun 2012
Metro News Paris n°2238 21 jun 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2238 de 21 jun 2012

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SAS Publications Métro France

  • Format : (235 x 301) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6,3 Mo

  • Dans ce numéro : Assemblée Nationale : le remue-méninges des partis

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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jeudi 21 juin 2012 16 fête de la musique www.metrofrance.com 3 entretien événement. A l’occasion des trente ans de la Fête de la musique, la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, a invité Jack Lang à donner le coup d’envoi de l’édition 2012. RencontRe. Metro les a réunis rue de Valois pour un entretien exceptionnel. PROPOS RECUEILLIS PAR Jérôme vermelin A l’étranger De nombreux artistes français se produisent hors de nos frontières. Cette année, les Plastiscines seront en Chine, Nilda Fernandez au Paraguay et Thomas Fersen (photo) en Russie. 10 C’est, en millions, le nombre de Français qui participent chaque année à la Fête de la musique. D’après l’Insee, plus de 79% des citoyens ont assisté au moins une fois à l’événement. « La culture peut changer le monde » D.R. N. R./MetRo JACk lAng. « cette fête reste fondée sur l’improvisation, la complicité, avec des amateurs. » Electro au Wanderlust Le magazine Trax organise une soirée electro au Wanderlust. Dès 18 heures, l’équipe de DJ de Trax mixera avant des sets jusqu’à minuit. Une soirée clubbing suivra, jusqu’à 5 heures du matin. Entrée libre, 32 quai d’Austerlitz, Paris XIIIe. Aurélie Filippetti en compagnie de Jack lang au ministère de la Culture. NiCoLAs RiChoFFeR/MetRo Jack Lang, dans quel contexte et avec quel objectif avez-vous créé la Fête de la musique ? Jack Lang : C’est dans ce bureau où Aurélie Filippetti travaille aujourd’hui que nous avons imaginé cet événement, avec mes collaborateurs de l’époque. Nous étions en décembre 1981 et, depuis mai, nous avions déjà beaucoup œuvré pour concevoir des politiques publiques pour les créateurs. Je leur ai dit : « Et si nous imaginions un événement qui associe les citoyens, qui en ferait les acteurs principaux ? » La musique, c’était une évidence : elle traverse les âges, les générations. La bonne idée, c’était de le faire le 21 juin, le jour qui ouvre la saison de la lumière, des rencontres, de l’amour ! J’ajoute que nous voulions jouer sur le double sens « Fête » et « Faites » de la musique. Qu’en a pensé François Mitterrand ? J.L. : (Il réfléchit.) Je ne sais même pas si je lui ai demandé l’autorisation ! (Rires.) auréLie FiLippetti : Il aimait la musique ? J.L. : Il avait une très grande connaissance de la chanson française. Pour le reste, la musique n’était pas son trip principal. Disons que j’avais la chance de bénéficier de sa confiance. Le lendemain de la première Fête de la musique, je l’ai accompagné en Espagne. Nous avons été reçus par le roi Juan Carlos, qui nous a parlé de cet événement qui venait juste de naître. Comme quoi la Fête avait déjà franchi les frontières. aurélie Filippetti, vous rappelezvous votre première Fête de la musique ? a. F. : Je me souviens qu’à Metz où j’étais étudiante, il y avait quelques groupes de punk que j’allais voir. Mais la ville était un peu assoupie à l’époque, contrairement à aujourd’hui. En revanche, je me rappelle très bien ma première Fête de la musique à Paris. Avec des amis on avait fait une nuit blanche et on avait regardé le soleil se lever sur le pont des Arts. en trente ans, l’esprit originel de la fête est-il resté intact ? J.L. : Je pense, oui. Dans les grandes villes, il y a toujours la tentation d’organiser des podiums avec plusieurs artistes, mais ce n’est pas l’essentiel, heureusement. Cette fête reste fondée sur l’improvisation, la complicité, avec des amateurs qui se préparent parfois longtemps à l’avance. a. F. : Non seulement l’esprit de cette fête perdure, mais il s’est répandu un peu partout hors de nos frontières. D’ailleurs, ce qui est grisant, c’est de se dire qu’on
jeudi 21 juin 2012 www.metrofrance.com Fête de la musique beNHaMoU laUReNT/sIPa Découverte Bienvenue chez Atmosphériques. Le label de Charlie Winston, Barbara Carlotti et Wax Tailor a ouvert depuis hier ses portes au public. L’occasion de découvrir l’industrie du disque, et pour les groupes de faire écouter leurs démos. Inscriptions : www.atmospheriques.com est des millions à y participer à travers le monde. Et l’idée de pratique est toujours aussi primordiale : on n’est pas seulement là pour écouter de la musique mais pour faire partager aux autres sa propre expérience, sa propre sensibilité musicale. La fête de la musique signifie aussi la transmission, sous toutes ses formes. La pratique musicale est-elle assez développée en France ? A. F. : Il y a 5 millions d’amateurs en France. Notre pays est attaché à son histoire musicale, on le voit au travers du travail effectué par nos quelque 450 conservatoires. Maintenant, ce que nous souhaitons faire avec mon collègue Vincent Peillon, c’est un nouveau plan d’éducation artistique. Notamment pour permettre le développement d’une pratique, musicale ou autre, après les heures de classes dites « normales ». Des études ont démontré que, si on met les enfants en contact avec une forme d’art dès la maternelle, leurs capacités d’apprentissage des langues et des mathématiques sont décuplées. J’aimerais travailler dans ce sens. Depuis 1982, la Fête de la musique a perduré en dépit des alternances. Peut-on dire qu’elle n’est pas spécifiquement de gauche ? A. F. : Ah non puisque c’est Jack qui l’a inventé ! (Rires.) J.L. : Disons qu’avant l’arrivée de la droite en 1986 la Fête de la musique avait pu s’installer, au Isabelle Jégo N. R./MeTRo Réseaux sociaux Avis aux utilisateurs de twitter, Instagram, FlickR, Facebook, etc. Si vous voulez voir vos images de concerts publiées sur le site officiel de la Fête de la musique, taguez-les #fdlm2012. Et rendez-vous sur www.fetedelamusique.culture.fr point de ne plus appartenir à personne. Les citoyens se la sont appropriées et en sont devenus les coauteurs. Désormais c’est un patrimoine commun. Jack Lang, qu’attendez-vous de la ministre qui vous succède, trente ans après mai 1981 ? J.L. : Je suis très heureux de l’arrivée d’Aurélie Filippetti dans ce ministère. Tout ce qu’elle annonce Aurélie Filippetti. « J’admire beaucoup Jack Lang et j’essaie de m’en inspirer. » 17 titre sur le web Texte. Plateaux prestigieux, jeunes talents et amateurs... Retrouvez notre sélection des concerts organisés dans votre ville pour la Fête de la musique. CaboChon a lire sur titre metrofrance.com/xxxxx metrofrance.com/culture est prometteur. Et des engagements clairs ont été pris par François Hollande pendant la campagne. Il a bien dit qu’il préserverait les moyens du ministère de la Culture. J’oserais souhaiter que ce soit plus qu’une « sanctuarisation ». Car ces dernières années, cette maison a connu une véritable érosion des crédits dans de nombreux domaines. A. F. : J’admire beaucoup ce qu’a fait Jack Lang et j’essaie de m’en inspirer. Dans sa manière d’être toujours à l’écoute de ce qui se passe dans le monde de la culture, des arts en général. Ça ne veut pas dire faire la même chose. Mais je pense comme lui qu’on peut changer le monde à travers la culture.§



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