Métro Montréal n°2021-12-22 mercredi
Métro Montréal n°2021-12-22 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-12-22 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 13,2 Mo

  • Dans ce numéro : rétrospective 2021.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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.‘j 13 Journal Métro Mercredi 22 décembre 2021 Katherine (prénom fictif) vit difficilement les conflits liés à la vaccination dans sa famille. Schisme entre les vaccinés et les non-vaccinés Le début de la campagne de vaccination a créé un véritable schisme entre les personnes vaccinées et les non-vaccinés, faisant apparaître des frictions dans la société québécoise. Mais ce climat social tendu se reflète aussi au sein des communautés et des familles. D'un côté, il y a les bons (les vaccinés) et de l'autre, les mauvais (les non-vaccinés), déplore la professeure titulaire au Département d'histoire de l'Université de Montréal, Laurence Monnais. C'est du moins ce que tentent de nous faire comprendre les gouvernements en focalisant sur l'effort vaccinal comme unique solution à la pandémie, affirme la chercheuse. Celle-ci étudie le phénomène de la non-vaccination depuis bien avant 2020. « Le problème, c'est les tensions que ça suscite au sein des communautés, dans les écoles, entre parents d'élèves et entre membres d'une même famille », explique-t-elle. g Stigmatisation et tensions â Depuis le début de la campagne de vac- cination, et plus particulièrement depuis la mise en place du passeport vaccinal, É Marguerite* se sent isolée du monde. Elle Naomie Gelperngelper@metromedia.ca a fait le choix de ne pas se faire vacciner. À 22 ans, « dans la fleur de l'âge », elle ne peut plus sortir prendre un verre avec ses amis vaccinés. Elle ne peut aller au théâtre ni même travailler comme avant la pandémie. « C'est là qu'on voit qu'il y a un fossé. Il y a deux mondes qui se sont créés à l'intérieur même des villes, des maisons et des familles. C'est-à-dire qu'il y a des gens qui ont de la liberté et des gens qui n'en ont pas », se désole-t-elle. Si Marguerite a reçu d'autres vaccins par le passé, une myriade de raisons, tant politiques, idéologiques que personnelles, explique son refus. Elle mentionne vivre, au quotidien, une grande solitude, mais aussi de la violence psychologique et du mépris. « Il y a vraiment une phobie des non-vaccinés », souligne-t-elle. Inversement, il y a les personnes doublement vaccinées qui estiment avoir participé à « l'effort collectif ». Parmi celles-ci, plusieurs ont choisi de couper les ponts avec certains de leurs proches non vaccinés. Une décision qui n'est pas toujours facile à prendre. C'est le cas de Katherine*, 27 ans. Pour elle, la vaccination et les mesures sanitaires ont créé une scission dans sa famille maternelle entre les membres vaccinés et les non-vaccinés. « Quand est arrivé le temps des vaccins, ça a vraiment créé une fracture parce qu'on n'était pas d'accord quant au fait d'aller voir ma grand-mère s'ils n'étaient pas vaccinés, dit-elle. Ça a créé des grosses disputes et on en est venus, les enfants, à se bloquer sur Facebook, à ne plus se parler. Et on a sauté les dernières festivités pour ne pas se croiser. » Elle n'est pas la seule. Plusieurs personnes vaccinées ont fait part à Métro de tensions au sein de leurs différents groupes sociaux. Susciter le dialogue Selon Laurence Monnais, il est tout à fait légitime pour une personne vaccinée d'éviter les réunions de famille où se trouvent des personnes non vaccinées. « On peut très bien respecter un non-vacciné, mais pas pour autant vouloir passer le réveillon de Noël avec cette personne », soutient-elle. Cependant, la coresponsable du programme CoVivre estime qu'il faut susciter le dialogue et dépolariser les échanges, « c'est-à-dire s'assurer que les gens, qu'ils soient d'un côté ou de l'autre, envisagent leurs échanges autrement que comme "t'es vacciné, c'est bien, et tu n'es pas vacciné, c'est mal" », explique-t-elle. Avoir une opinion nuancée et réfléchie qui nous mène à la vaccination ne veut pas dire que celui en face de moi qui n'est pas Biobiô —.r FROMAGES BIOLOGIQUES Le goût à l'état pur www.biobio.ca « Il y a un écart qu'on est en train de créer dans la société de manière volontaire et éclairée. Les gens sont très conscients que, lorsqu'ils se [font] vaccinent, ils se mettent dans une catégorie de la population et, en refusant le vaccin, dans une autre catégorie. » 1, CHEDD4It vaux ; MARGUERITE, 22 ans, non vaccinée vacciné n'a pas une approche nuancée et réfléchie, dit Mme Monnais. Katherine a ouvert le dialogue avec des membres de sa famille paternelle qui sont réticents à la vaccination. « Il y avait vraiment un respect qui n'était pas présent de l'autre côté de ma famille, où c'était de la confrontation tout le temps », soutient-elle. Sans réel dialogue, les conséquences des tensions actuelles pourraient persister bien après la pandémie, prévient Laurence Monnais. « Il y a des gens extrêmement fâchés par les politiques gouvernementales, qui se sentent mis à l'écart de plus en plus. Et ce sont des gens qui ne pardonneront pas à l'État », indique-t-elle. Ils risquent de déménager ou de se désintéresser de la vie sociale et politique. En effet, Marguerite aimerait quitter le pays pour « vivre avec moins de stress, d'angoisse, de mépris, de haine et de solitude ». *Les noms ont été changés pour préserver l'anonymat des personnes interviewées. j SUISSE PARMESAN SWES DISPONIBLES AUPRÈS DES DÉTAILLANTS SUIVANTS  : IGA Metro Avril Rochelle Béry Tau Fermes Lufa



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