Métro Montréal n°2021-12-08 mercredi
Métro Montréal n°2021-12-08 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-12-08 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 18 Mo

  • Dans ce numéro : oui faux fêtes d'au plus 20 personnes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 Journal Métro Mercredi 8 décembre 2021 SERVICE-CONSEIL IDENTIFIEZ VOTRE FORMATION IDÉALE Vous pouvez augmenter significativement votre employabilité en suivant une formation de 2e cycle. Laissez-nous vous aider à tirer profit de vos acquis scolaires et de vos expériences de travail. PRENEZ RENDEZ-VOUS POUR UNE L:ONSULTATION GRATUITE USherbrooke.ca/admission/service-conseil Quel contenant est le plus écologique ? De nouvelles recherches menées au pays suggèrent qu'un type de contenant à lait est meilleur pour l'environnement. Dans un texte du média La Conversation, la professeure de chimie à l'Université Dalhousie, Mary Anne White, avance que les sacs en plastique représenteraient le choix le plus écologique. François Lemieux flemieux@metromedia.ca Avec ses collègues chimistes et physiciens spécialisés en recherche sur les matériaux et le stockage de l'énergie, Mme White a étudié les enjeux de consommation liés à la durabilité et l'impact environnemental des contenants de lait. La consommation d'énergie et les émissions de GES les plus importantes proviendraient de la production du papier et des polymères plastiques, bien plus que du transport et du traitement ou de l'élimination des matériaux selon les chercheurs. Les polymères se retrouveraient dans les cruches de lait, les bouchons à vis, ce qui plastifie le carton, les sacs de lait et leurs attaches, et le papier fait partie du carton. « Les sacs ne consomment qu'environ 20 à 30% de l'énergie, n'utilisent qu'environ 2% (par rapport aux cartons) et 40 (par rapport aux cruches) de la quantité d'eau et ne produisent que de 20 à 40% des GES engendrés par les autres contenants », précise Mme White. Même lorsque les sacs sont enfouis ou incinérés et que les cruches ou les cartons sont complètement recyclés, l'impact environnemental des sacs demeurerait plus limité. Comparaisons Mme White et ses collègues ont omis certains aspects dans leur étude, notamment l'incidence sur l'océan et la vie marine. Mais ils soutiennent que les résultats de leurs recherches sont validés par une comparaison avec des études antérieures menées au Royaume-Uni ainsi qu'ailleurs dans le monde. « Nos calculs de la consommation d'énergie et des émissions de GES étaient compatibles avec les leurs », souligne l'auteure de l'article de La Conversation. Le Canada vise à interdire le plastique à usage unique d'ici 2030, mais on ignore si les sacs de lait seront interdits. Si un ménage canadien moyen passait des cruches ou des cartons aux sacs, l'économie d'énergie hebdomadaire équivaudrait à une brassée de linge dans une sécheuse, résume Mme White. M Ce texte a été produit en partenariat avec LA CONVERSATION UDS Université de Sherbrooke Photo ; T hie n Woei king, iStock
Illustration  : Nuthawut Somsuk, iStock La marque activiste, une mode ou un virage fondamental ? Vous m’avez bien lu  : j’ai écrit activiste ! Et j’ai accolé cet adjectif au mot marque ! Mais la tendance des marques activistes est-elle appelée à rester dans le paysage ou bien ne s’agit-il que d’une mode temporaire ? Jean-Jacques Stréliski Revue Gestion HEC Montréal Cette tendance – pas si récente, en vérité – semble correspondre davantage à un besoin d’expression de valeurs, de posture managériale et entrepreneuriale. Une occasion marketing dont bien des dirigeants voudraient profiter. Affirmer son unicité et sa différence non plus par un biais concurrentiel traditionnel, mais bien par une prise de position politique ou sociale. Mais n’est pas activiste de marque qui veut, et plusieurs entreprises ou marketeurs tombent par opportunisme et par facilité dans un piège qui leur nuit énormément. L’authenticité et la constance, l’intégration de la valeur soutenue dans le modèle d'affaires vont alors donner de la crédibilité aux diverses actions de marketing et de publicité mises en œuvre par la marque. Au commencement, il y a eu Benetton La rencontre entre Luciano Benetton et le désormais célèbre photographe Oliviero Toscani, en 1983, a permis d’installer la marque Benetton à un degré de notoriété internationale qu’ils n’avaient jamais pensé atteindre. L’ingrédient du succès  : une prise de position choc sur les grands enjeux sociaux de l’heure. Du sida aux boat people, du racisme au sexisme, des emprises religieuses à la cause LGBT, rien n’a échappé au talent provocateur de Benetton et Toscani. Quarante ans plus tard, ces pionniers ont créé un mouvement de fond. bitzg ya Entrepreneuriat Complexe et passionnant, ce phénomène fait ressortir le fait que ce sont les consommateurs qui poussent les marques à faire preuve de vertu en se prononçant clairement sur les grands enjeux de l’heure. Des chiffres récents montrent que les attentes sont de plus en plus élevées  : 86% des consommateurs disent que l’authenticité est un facteur clé lors du choix des marques qu’ils aiment et soutiennent ; 81% ont besoin d’avoir confiance dans une marque avant d’en acheter les produits ; 64% adopteraient une marque uniquement en raison de son positionnement social ou politique. Les premiers de classe  : les « adtivistes » Nike s’est attaquée au racisme. Disney s’est ralliée à la promotion de la diversité en veillant à ce que cette préoccupation se reflète dans son embauche et dans ses produits (à commencer par les films). Chez Ben & Jerry’s, le réchauffement climatique est devenu la cause maîtresse de la marque. Dove, une marque d’Unilever, a fondé son discours destiné aux femmes sur l’estime de soi. Et ainsi de suite. La palme de l’activisme de marque revient toutefois à cette championne toutes catégories  : Patagonia, créée en 1973 par un Américain d’origine canadienne-française, Yvon Chouinard, un passionné d’escalade et d’écologisme, dont la vision personnelle est devenue un véritable positionnement en même temps qu’une posture managériale incarnée dans l’ensemble des décisions de son entreprise. Signe des temps qui changent, les marques d’aujourd’hui montrent qu’elles sont faites des croyances et des valeurs de leurs communautés. Signe manifeste qu’elles sont, de surcroît, de bonnes commerçantes. Benetton avait raison. M Format 4.92 x 10.25/Métro Montréal, tu m’emballes. Nos quartiers ont tout pour faire plaisir



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