Métro Montréal n°2021-10-26 mardi
Métro Montréal n°2021-10-26 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-10-26 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 9,4 Mo

  • Dans ce numéro : le pouvoir vert, Twitter, courriels, textos... tous les moyens directs sont bons pour inciter les politiciens à parler d'environnement.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 Journal Métro Mardi 26 octobre 2021 Culture Denis Villeneuve, de Maëlstrom à Dune Alors que son adaptation de Dune séduit le public aux quatre coins du monde, Denis Villeneuve fera un saut de 20 ans en arrière ce mardi à l’occasion d’une projection de la version restaurée de son deuxième long métrage, Maëlstrom, film pour lequel il éprouve aujourd’hui une « grande affection ». Marie-Lise Rousseau mlrousseau@journalmetro.com Récipiendaire de neuf trophées Jutra en 2001 – dont Meilleur film, Meilleure réalisation, Meilleur scénario et Meilleure actrice –, Maëlstrom dépeint le chaos vécu par Bibiane (Marie-Josée Croze) à la suite d’un accident de voiture. Ce drame existentiel singulier est narré par un poisson. « C’est avec une grande affection que j’ai revu ce film », a déclaré Denis Villeneuve en août dernier à Métro à propos de cette œuvre qui l’a révélé au grand public. Dans le cadre de sa restauration par Éléphant  : mémoire du cinéma québécois, le réalisateur de Dune a été appelé à revoir son deuxième long métrage pour en approuver sa version numérisée. « J’ai été agréablement surpris », ajoute-t-il. Le cinéaste avait pourtant une grande appréhension à l’idée de revoir cette œuvre charnière de sa carrière. « Chaque film comporte sa part de douleur, et il y a des films plus douloureux que d’autres », dit-il. Heureusement, le recul lui a permis d’apprécier davantage son œuvre. « Je suis assez critique de ce que j’ai fait dans le passé. Je ne dis pas que c’est un film parfait, loin de là, mais j’ai compris l’engouement qu’il y avait eu, ce que je n’étais pas capable de voir à l’époque. » Denis Villeneuve ne tarit pas d’éloges à l’égard de son actrice principale, qui s’est fait remarquer à l’international pour ce rôle. « J’ai trouvé Marie-Josée Croze absolument formidable. Je lui ai écrit après l’avoir revu pour la remercier encore. Elle porte vraiment le film sur ses épaules. » Du Québec à Hollywood Si on lui avait dit à l’époque qu’il deviendrait un des cinéastes les plus en vue de la planète, Denis Villeneuve y aurait-il cru ? « Non, répond sans détour le principal intéressé. Faire des films à Los Angeles n’était pas dans mes plans. Je me disais  : il y a déjà tellement de talents là-bas, je ne veux pas faire la file pour réaliser Legally Blonde 7, ça ne m’intéresse pas. » À l’époque, il éprouvait aussi certaines craintes. « J’avais entendu plein d’histoires cauchemardesques d’artistes qui se font écraser, qui se font sortir de la salle de montage, qui se font dire que ce n’est pas comme ça qu’on fait du cinéma… ». Malgré ses moyens limités, le cinéma québécois offre une précieuse liberté, selon Denis Villeneuve. M Maëlstrom Ce mardi à la Cinémathèque québécoise en présence de Denis Villeneuve. Dès mercredi sur les plateformes de Vidéotron et d’Apple. Dune en tête du box-office nordaméricain pour son lancement Dune, l’adaptation du grand classique de la littérature de science-fiction par le réalisateur québécois Denis Villeneuve, a raflé la première place du box-office nord-américain la fin de semaine de son lancement, selon les estimations du cabinet spécialisé Exhibitor Relations. Le film, au thème environnemental sous-jacent, a récolté 40,1 M$US entre vendredi et dimanche, alors même que sa sortie a eu lieu de manière simultanée sur les grands écrans et sur HBO Max aux États-Unis. Avec son affiche à la constellation de stars comme Timothée Chalamet, Rebecca Ferguson, Oscar Isaac, Zendaya ou encore Jason Momoa, cette adaptation du roman de 1965 de Frank Herbert raconte l’histoire de la puissante famille Atréides qui se retrouve affectée à la gestion d’une planète où est produit l’« épice », une mystérieuse substance indispensable au voyage interstellaire. Sorti il y a déjà plusieurs semaines dans d’autres pays, Dune a engrangé 180 M$US dans le reste du monde, et Denis Villeuve, réalisateur de films de science-fiction comme Blade Runner 2049 et Premier Contact, espère pouvoir transformer la saga en dyptique. — Rédaction AFP Relaxnews 31P'Phil Roy revient avec « Philou », son nouveau one-man show L’humoriste Phil Roy retrouvera le chemin de la scène cet automne avec un nouveau one-man show, répondant au doux sobriquet de « Philou ». Après le succès de Monsieur, joué plus de 250 fois au Québec, l’humoriste promet toujours un savant mélange entre « humour et vulnérabilité » pour ce nouveau spectacle, avec pour thème principale  : la famille. Une thématique et des réflexions plus personnelles que Phil Roy a pu explorée ces derniers temps « entre deux tentatives de pain maison ». En attendant de pouvoir lancer officiellement son spectacle lors de son passage à l’Olympia de Montréal les 15 et 16 mars 2022, Phil Roy sera en tournée de rodage dès le 30 octobre à travers le Québec. D’autres dates s’ajouteront et les billets sont d’ores et déjà en vente sur son site officiel. — Martin Nolibé Photos  : Denis Villeneuve  : Josie Desmarais, Archives Métro ; Phil Roy  : Gracieuseté
Photos  : Épicerie coréenne et japonaise  : Josie Desmarais, Métro ; Dorothy Rhau  : Alexandre Paskanoi 9 Journal Métro Mardi 26 octobre 2021 Au paradis des ramens L’Épicerie coréenne & japonaise, comme son nom l’indique sans équivoque, marie les spécialités des deux pays. Il n’y a pas de quartier coréen à Montréal, mais c’est en partie grâce à la famille Kim, qui a été la première à ouvrir une épicerie coréenne à Montréal il y a 30 ans, que plusieurs immigrants se sont installés dans Notre-Dame- de-Grâce. « À l’époque, mes grands-parents ne trouvaient pas leurs produits préférés, c’est pourquoi ils ont décidé de se lancer, et ça a ensuite incité des Coréens à venir ici », raconte Ben Kim, qui gère aujourd’hui les deux succursales de l’Épicerie coréenne & japonaise. Si celle de NDG, avec sa variété de poissons congelés et de viandes fraîches finement tranchées, est fréquentée par les résidents des alentours, celle de la rue Sainte-Catherine, de taille plus modeste, constitue pratiquement le garde-manger des étudiants de l’Université Concordia. « Nos plats préparés, comme les japchae, bibimbap, bols de riz garnis, tteokbokki (gâteaux de riz dans une sauce piquante), onigiris et sushis coréens, sont très populaires. » Néophytes, soyez avertis  : ces derniers ne contiennent pas de poisson cru, mais plutôt des poissons en conserve ou du similicrabe, voire du jambon et du fromage. « En Corée, les sushis Caroline Fortin collaboration spéciale sont fait pour être abordables et mangés sur le pouce. » Alors qu’au Japon, les ramens frais sont prisés, au pays de la K-pop, on les consomme en version instantanée, et surtout, bien épicés. « Vous avez peut-être vu les ‘’Fire Noodle Challenge» sur YouTube, eh bien on tient la marque, mais personnellement, je trouve ça too much ! » Si vous avez comme moi salivé devant la scène de nouilles random du film Parasite, ruez-vous au rayon ramen et repérez les bols ChapaGuri. Il suffit d’y ajouter ensuite du bœuf, si désiré. On y trouve aussi des ramens au fromage, à la tomate et… carbonara. Au rayon surgelé, Ben nous suggère les dumplings et les bungeoppangs, des sortes de gaufres mignonnes en forme de poisson qu’il aime réchauffer dans une friteuse à air chaud. Bien sûr, on vient également ici pour faire le plein de kimchi maison, végane ou non, de miso, de collations d’algues, de sauces soya, de gochujang, cette pâte de piment fermenté, de thé et de friandises importées. Prenez garde aux « Honey Butter Chip », elles causent une dépendance immédiate ! Épicerie coréenne & japonaise, 1829, rue Sainte-Catherine Ouest, et 6151, rue Sherbrooke Ouest. Dorothy Rhau Inspiration Dans le cadre de la série Métro X 30, on vous présente des personnalités exceptionnelles qui façonnent Montréal. Aujourd’hui, Dorothy Rhau, une entrepreneure et humoriste qui favorise l’émancipation et la réussite des femmes noires. Mission Avec Audace au Féminin, on veut contribuer à l’avancement et à l’émancipation des femmes noires dans toutes les sphères. On souhaite mettre en lumière celles qui brillent dans l’ombre. Moteur de motivation J’ai toujours été pour la diversité et j’ai toujours commenté l’absence de représentativité. Alors, je me suis dit  : « Faudrait bien que quelqu’un fasse quelque chose ! » Quand je croise des gens qui me disent que leur trajectoire a changé grâce à un de nos projets, c’est ce qui me motive à continuer et à innover. Un projet qui vous tient à cœur Le projet Anéla. Il a été mis sur pied pour encourager la recherche sur le cancer du sein chez les femmes noires. On veut qu’il y ait une campagne de sensibilisation auprès d’elles et qu’elles soient appelées à participer aux études cliniques. Inspiration Pour être dans un bon état d’esprit pour m’inspirer, je décroche de tout. J’écoute des balados de motivation, je lis des livres de croissance personnelle. C’est vraiment ce qui me fait du bien ! Un(e) Montréalais(e) que vous admirez C’était Marie-Soleil Tougas. Une personne dont j’aimais la fougue, la personnalité, le look et le petit côté rebelle. Endroit préféré à Montréal Le Grand Quai du Port de Montréal. Il est synonyme de grandeur. Pour moi, c’est un endroit où tout est possible. Quand j’y vais, je rêve grand. Je pense à tellement de choses que je pourrais réaliser. C’est l’endroit parfait pour me ressourcer. Votre quartier  : LaSalle J’aime sa proximité avec la nature. C’est quelque chose que je n’aurais pas pensé aimer, mais je réalise que les espaces verts me manquaient. Un endroit à découvrir à LaSalle Le bord du fleuve, juste pour le regarder ou pour m’asseoir sur les balançoires. J’aime y marcher et y côtoyer les gens qui font du surf hiver comme été, ceux qui pique-niquent, qui se regroupent ou qui se reposent. —— Propos recueillis par Catherine Perron



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