Métro Montréal n°2021-10-01 vendredi
Métro Montréal n°2021-10-01 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-10-01 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : réalité virtuelle, une expérience immersive au coeur de la nature.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 Journal Métro Vendredi 1 er octobre 2021 L’installation We Live in an Ocean of Air est présentée au Centre PHI jusqu’au 16 janvier. >4045198.1 Aux racines de notre respiration Plusieurs expositions explorent cet automne notre rapport avec la nature. C’est le cas de l’installation de réalité virtuelle We Live in an Ocean of Air, qui démontre avec poésie que nous vivons en symbiose avec les écosystèmes qui nous entourent. Tout est noir. On inspire. Pause. On expire. Des centaines de minuscules bulles bleues apparaissent alors sous nos yeux. On répète l’exercice. À chaque respiration, notre propre souffle s’anime. Non, nous ne sommes pas dans un atelier de méditation, mais plutôt au deuxième étage du Centre PHI, où est présentée l’installation artistique immersive et sensorielle We Live in an Ocean of Air, du studio londonien Marshmallow Laser Feast. Avant de se lancer dans cette expérience contemplative de 20 minutes, on enfile le matériel nécessaire : deux bracelets aux poignets pour enregistrer les battements de notre cœur et une pince sur le lobe d’oreille pour capter notre respiration, en plus d’un sac à dos et d’un casque de réalité virtuelle (RV) muni d’écouteurs. Symbiose Très lentement, un paysage prend forme sous nos yeux. Nous voilà au parc national de Sequoia en Californie, là où se trouve le plus grand arbre au monde. Magie de la RV, il est possible de marcher à travers son écorce pour se retrouver à l’intérieur de celui-ci. À première vue réaliste, l’arbre se transforme peu à peu pour prendre une forme abstraite et impressionniste, aux textures et aux couleurs variées. L’expérience devient alors vertigineuse. Lorsqu’on regarde au sol, les racines se déploient à l’infini. Même chose lorsqu’on dirige notre regard vers le haut. Il n’y a ni début ni fin. Pendant ce temps, notre respiration continue à s’animer sous forme de bulles, se fondant dans cet environnement aux allures psychédéliques. C’est alors que se produit le déclic : la connexion intrinsèque, mais invisible, qui nous unit avec la nature de dessine sous nos yeux. Marie-Lise Rousseau mlrousseau@journalmero.com « TOUT AU LONG DE L’EXPÉRIENCE, NOUS SOMMES CONSCIENTS DE NOTRE RESPIRATION. ÇA NOUS CONNECTE DAVANTAGE AVEC NOS ÉMOTIONS ET MOINS AVEC NOTRE INTELLECT. » BARNEY STEEL Cocréateur de We Live in an Ocean of Air C’est exactement l’intention de l’œuvre, explique en vidéoconférence un de ses créateurs, Barney Steel. « On vit dans l’illusion que la nature et nous sommes deux entités distinctes, mais scientifiquement, nous sommes tous liés par la respiration. » Selon lui, la RV est le médium idéal pour rendre visible cette connexion. « C’est extraordinaire, ça permet de sortir de notre peau. On peut alors capter l’essence d’un environnement et ressentir à quel point nous sommes en symbiose avec les arbres et la nature. C’est une connexion très intime. » Une expérience méditative Tout au long de cette expérience onirique, on vit une coupure totale avec la réalité. On en ressort aussi détendu qu’après une visite au spa. Cela n’est pas un hasard, affirme Barney Steel. « Le projet a d’abord et avant tout été guidé par la science, mais comme on suit le cycle de la nature, qu’on passe du jour à la nuit en phase avec le rythme de notre respiration, ça a un impact puissant sur notre bien-être », dit-il. Deux groupes de six personnes peuvent vivre simultanément l’expérience présentée en primeur nord-américaine à Montréal. Le Centre PHI chapeautera ensuite la tournée de l’installation immersive au Canada et aux États-Unis. M Photo : Saatchi Gallery, Courtoisie
Photos : Karl Jessy, Yves Renaud, Courtoisie, Savoir Média, Gunther Camper TÉLÉVISION Sans rendez-vous La scénariste Marie-Andrée Labbé se surpasse avec cette nouvelle série tragicomique qu’on pourrait situer au croisement de Sex Education, The L Word et The Mindy Project. Après avoir habilement abordé la santé mentale dans Trop, voici qu’elle traite de sexualité avec franchise, sensibilité, ouverture et une très grande dose d’humour. Dans le rôle d’une sexologue en perte de repères, Magalie Lépine-Blondeau est extraordinaire, toujours en parfait équilibre entre le rire et les larmes. Les tribulations de ses collègues à la clinique et de ses patients sont aussi divertissantes qu’éducatives. Sur ICI Tou.tv Extra — Marie-Lise Rousseau Les choix de Métro THÉÂTRE Les journalistes de Métro vous livrent leurs coups de cœur culturels de la semaine. La Métamorphose S’attaquer à un chef-d’œuvre littéraire peut s’avérer périlleux. Mais, c’est avec brio et ingéniosité que Claude Poissant réussit son adaptation du classique de Franz Kafka, La Métamorphose, à la société patriarcale des années 1960. Saluons la performance remarquable de l’acteur Alex Bergeron en Gregor Samsa, cet humain qui se transforme soudainement en insecte. Le décor et la mise en scène confèrent à la pièce un rythme qui relève d’un rêve complexe, fidèle à l’esprit kafkaïen. Jusqu’au 16 octobre au Théâtre Denise-Pelletier — Amélie Revert THÉÂTRE Embrasse Si la nouvelle pièce de Michel Marc Bouchard fait vivre de si grandes émotions – âmes sensibles, s’abstenir –, c’est notamment grâce à sa distribution cinq étoiles, menée par Anne-Marie Cadieux et Théodore Pellerin. Dans les rôles d’une mère aigrie et colérique et de son fils torturé, mais passionné de mode, les deux acteurs sont tout simplement éblouissants. Portés par un texte fort qui traite intelligemment de rédemption par l’art et des apparences souvent trompeuses, ils incarnent un puissant duo mère-fils. Jusqu’au 16 octobre au TNM —— Marie-Lise Rousseau DOCUMENTAIRE L’IA et moi MUSIQUE Volume I de Secret Witness La scène électro montréalaise compte un nouveau joueur. Voilà une semaine que Secret Witness a partagé un remarquable premier EP sous influence deep house via le label Bienvenue Recordings. Les six titres que comporte le disque résonnent comme une invitation à une douce et volptueuse euphorie. D’Endless Nights à My Love Is Dark (Everlasting Fight), Volume I s’écoute sans fin dans la noirceur des nuits d’automne. Sur les plateformes d’écoute, vinyle bientôt offert à La Rama — Amélie Revert Fantasmée dans la science-fiction depuis des décennies, l’intelligence artificielle est d’ores et déjà une réalité dans nos vies. Mais, «OK Google», en quoi cette nouvelle technologie peut-elle réellement changer notre quotidien? L’animateur Philippe Desrosiers tente de répondre à cette question dans une série de six épisodes, instructive et riche en exemples. En compagnie de chercheurs et d’acteurs de l’IA, on explore les différentes potentialités que nous offre ce nouveau champ des possibles pour l’écologie, notre santé, notre efficacité, notre plaisir...En ligne sur Savoir Média —— Martin Nolibé Culture LITTÉRATURE Les ombres filantes Bienvenue dans le monde d’après. Ici, plus aucune règle ne s’applique. On tente de survivre, tout simplement. Dans ce roman post-apocalyptique de Christian Guay- Poliquin, un homme marche seul en forêt. De peine et de misère, il tente de rejoindre sa famille réfugiée dans un camp de chasse. En chemin, il fait la rencontre d’Olio, un jeune garçon impulsif et entêté de qui il deviendra inséparable. On s’attache drôlement à ces «naufragés prisonniers d’un océan de verdure» en lisant cette œuvre, qui amène à réfléchir sur la fragilité de notre quotidien. Aux éditions La Peuplade —— Marie-Lise Rousseau FESTIVAL Bruits textures Ce cabaret inusité du Festival international de la littérature prend son ancrage dans l’Anthologie de la poésie actuelle des femmes au Québec 2000- 2020 parue cette année aux éditions du Remue-ménage. Dans une atmosphère imaginée par la vidéaste Sonya Stefan et la musicienne Catherine Debard, alias YlangYlang, sept autrices montréalaises – dont Daria Colonna, Carole David, Roxane Desjardins et Lorrie Jean-Louis – prennent la parole pour incarner cet esprit libre qu’est la poésie. Ce vendredi à la Grande Bibliothèque — Amélie Revert



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