Métro Montréal n°2021-09-15 mercredi
Métro Montréal n°2021-09-15 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-09-15 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 16,3 Mo

  • Dans ce numéro : 4e vague, à quoi on doit s'attendre ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 Journal Metro Mercredi 15 septembre 2021 Selon une étude américaine, les vaccins de Pfizer et de Moderna ne seraient efficaces qu’à 66% depuis que le variant Delta est devenu majoritaire au pays. Dose de rappel pour la COVID-19  : jamais deux sans trois ? Se faire vacciner contre la grippe est devenu une tradition annuelle pour bien des Québécois. La question, maintenant  : faudra-t-il recevoir une dose de rappel pour la COVID-19 ? S’il est trop tôt pour se prononcer, rien n’indique pour l’instant que ce sera nécessaire. Dans le cas de certains virus, comme l’influenza, on a affaire à un pathogène en constante mutation. Comme la maladie évolue sans cesse, le vaccin doit faire de même pour la contrer. Mais dans le cas de la COVID-19, la situation est différente, explique l’immunologue de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) Alain Lamarre. « C’est possible que l’on doive se faire vacciner annuellement contre la COVID-19, mais disons que les Métro Éric Martelemartel@metromedia.ca chances sont moins grandes que pour l’influenza, qui mute beaucoup plus. Il est possible que le coronavirus crée de nouveaux variants moins connus, mais les risques sont moins importants », prédit M. Lamarre, qui est aussi virologue. Des études cliniques plus approfondies devront être publiées sur le sujet pour en arriver à une conclusion précise, convient-il. L'effet du temps En ce qui concerne une troisième dose, l’histoire semble toutefois différente. La protection offerte par les vaccins de Pfizer et d’AstraZeneca commencerait à s’estomper six mois après avoir reçu une deuxième dose, démontre l’étude britannique ZOE COVID. À partir de plus de 1,2 million de tests, l’étude conclut que l’efficacité du vaccin Pfizer passe de 88% dans le mois suivant la deuxième dose à 74% lors des cinq à six mois suivants. Pour le vaccin d’AstraZeneca, l’efficacité passerait de 77% à 67% après quatre à cinq mois. Dans ce contexte, deux doses suffisent-elles pour protéger contre les variants actuellement connus de la COVID-19 ? Au Québec, il est encore trop tôt pour en venir à une conclusion précise, souligne le Dr Lamarre, puisque la majorité de la population a reçu sa deuxième dose au cours des deux derniers mois. Tout dépendra de l’efficacité des vaccins contre de nouveaux variants. « Ici, notre immunité est encore à son maximum, convient-il. Mais ce qu’on constate dans d’autres pays, c’est qu’il semble y avoir une diminution significative de la protection offerte par les vaccins, surtout contre les infections bénignes. » Le Québec en bonne position Selon une étude américaine, les vaccins de Pfizer et de Moderna ne seraient efficaces qu’à 66% depuis que le variant Delta est devenu majoritaire au pays. Devant la menace, Israël a proposé une troisième dose à ses citoyens. « Ils ont été les premiers à vacciner leur population, analyse le Dr Lamarre. Ils ont au moins huit mois d’avance sur les autres pays, donc c’est normal qu’ils soient parmi les seuls à le faire. » Donc, si Israël a vacciné sa population bien avant le Québec, faut-il s’attendre à ce qu’une dose de rappel soit également nécessaire dans la province ? Pas si vite. « Là-bas, ils ont suivi les consignes du fabricant, en attendant de trois à quatre semaines entre les doses. Au Canada, l’intervalle utilisé a été entre 16, 8 et 4 semaines, rappelle le Dr Lamarre. Il y a des évidences qui démontrent qu’un intervalle plus long entre les doses pourrait permettre une protection plus durable. » Pour le moment, Santé Canada n’a pas approuvé l’injection d’une troisième dose pour la population générale. Au Québec, certaines personnes reçoivent exceptionnellement une troisième dose. Ce sont des personnes qui « ont un voyage essentiel prévu à l’extérieur du pays, à court terme, et qui doivent répondre à des exigences de vaccination », selon le ministère de la Santé et des Services sociaux. Le Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) a aussi recommandé la troisième dose pour les personnes immunosupprimées. M Volume  : 21 Numéro  : 76 À Montréal, Métro est publié par Métro Média, 101, boul. Marcel-Laurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, H1J 1T7. Distribué par Metropolitan Media Services Président et directeur général  : Andrew Mulé Directrice-adjointe ventes et marketing  : Marie-Josée Gravel Directeur principal finance  : François Dallaire Directeur de l’information  : Olivier Robichaud Directeur de contenu Inspiration  : Philippe Lépine Chef de pupitre  : Carole Côté Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions @journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? ventes_montreal@metromedia.ca Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895 Photo  : Josie Desmarais, Métro
Photo  : 123rf La vaccination, le nouveau préalable pour socialiser Malgré la disparité d’accès et la lenteur de la vaccination, il existe déjà des règles pour les voyages et les rencontres intimes basées sur l’immunisation. Métro a exploré certains des enjeux liés à cette question. Selon les chiffres de Our World In Data, 5,6 milliards de doses de vaccin contre la COVID-19 ont été administrées dans le monde, et plus de 30 millions de doses supplémentaires sont administrées chaque jour. Le Québec fait bonne figure en matière de vaccination grâce à un taux de plus de 80% de personnes vaccinées à deux doses, dans la tranche d’âge des 12 ans et plus. Cependant, la vaccination collective est loin d’être une réalité dans plusieurs pays. Par exemple, aux États-Unis, seulement 50,9% de la population totale a été vaccinée. Sans parler des pays en développement, où ces chiffres sont beaucoup plus faibles en fonction de l’accès aux vaccins et des politiques de santé publique. Selon les experts, les personnes non vaccinées auront beaucoup de mal à revenir à la nouvelle normalité, car cela pourrait affecter leurs déplacements, leur participation à des événements publics et même leur intimité avec les autres. Entre gens vaccinés Plusieurs sites de rencontre populaires donnent déjà la priorité aux utilisateurs vaccinés. Par exemple, 43% des 1500 personnes interrogées sur Coffee Meets Bagel ont déclaré que la vaccination était un élément important des rencontres. De plus, au Royaume-Uni, les gens peuvent désormais afficher un badge sur plusieurs applications de rencontre pour montrer qu’ils ont reçu le vaccin. Des applications comme Tinder, Match, Hinge, Bumble, Badoo, Plenty of Fish, OurTime et Muzmatch ont toutes rejoint cette initiative gouvernementale. Il existe même des incitations supplémentaires pour ceux qui ont reçu le vaccin Luz Luncheros Metro Word News contre la COVID-19, comme des crédits gratuits, des mises à niveau de profil et des « super likes ». Bumble permet même à ses membres de partager leurs préférences en matière de rencontres. La vaccination présente également un attrait supplémentaire  : une enquête YouGov menée auprès d’environ 5000 adultes a montré que 23% des personnes interrogées ne sortiraient pas avec une personne non vaccinée. Par ailleurs, certains événements et pays ont même des restrictions en fonction des marques de vaccins utilisées. Mais tout est plus complexe qu’il n’y paraît. La falsification de certificats de vaccination fait déjà la une des journaux dans plusieurs pays. Au Québec, des failles semblables ont été découvertes, notamment le piratage des codes QR de personnalités politiques, y compris le premier ministre François Legault, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, et la mairesse de Montréal, Valérie Plante. Le piratage a été effectué par des pirates qui ont utilisé des données très faciles à trouver, dont la date de naissance ou le lieu de vaccination, que certains ont affichées sur leurs médias sociaux. S’afficher publiquement « Sur Grindr, de nombreuses personnes affichent déjà leur état de santé en montrant les médicaments qu’elles prennent contre le VIH. Mais beaucoup de personnes mentent. Cela s’extrapole au vaccin de la COVID-19, mais c’est là que les restrictions sociales interviennent. Seules les personnes vaccinées voyagent, les personnes vaccinées retournent à l’école en fonction des contrôles dans chaque pays », explique en entrevue Gustavo Prado, fondateur de trendo. mx. « Cependant, cette mesure est déjà ignorée à certains endroits, car les taux de vaccination ne sont pas encore totalement avancés. Les gens continuent à sortir même s’ils ne sont pas vaccinés et d’autres veulent se faire vacciner pour rattraper le temps perdu pendant la pandémie. » Cependant, au Royaume-Uni, cette méthode a été critiquée pour son caractère intrusif. Dans les sociétés asiatiques, les gens ont même été suivis à la trace pour gérer leur risque de contagion et, dans une culture où la réussite individuelle passe par la gloire collective, cela passe difficilement inaperçu. Mais le nouveau statut de la vaccination, en revanche, a un grand ennemi  : les anti-vaccins. M —— Avec la collaboration de Guillaume Guay-Morin Société Les applications de rencontres donnent des incitatifs additionnels aux usagers qui ont été vaccinés contre la COVID-19. Quel est le taux d’immunisation des différents pays ? Vous pouvez obtenir ces données sur TimetoHerd  : www.timetoherd.com. Suivez les taux de vaccination mondiaux et apprenez dans combien de temps un pays donné atteindra 70% de vaccination. Deux questions à… o Jack Jedwab, directeur de l’Association d’études canadiennes Il y a des gens qui préfèrent ne pas faire de rencontres sur Tinder avec des personnes qui n’ont pas reçu leurs doses du vaccin contre la COVID-19. Comment cela affectera-t-il les relations à l’avenir ? Les personnes qui insistent pour rencontrer d’autres personnes vaccinées demanderont si c’est le cas et détermineront sur la base de la réponse si elles souhaitent poursuivre. Je ne pense pas que ce soit à Tinder d’en faire une obligation, mais cela pourrait être ajouté au profil de quelqu’un et ainsi la minorité non vaccinée pourrait être à nouveau limitée dans ses choix. Mais ceux qui ne sont pas vaccinés à un moment donné recherchent des personnes non vaccinées partageant les mêmes idées. Comment la vaccination changera-t-elle le marché de la santé ? Ce sera certainement une montée en flèche pour les produits pharmaceutiques, car le niveau d’anxiété lié à la COVID-19 et le déclin de la santé mentale et physique entraîneront un recours accru aux médicaments. Et il y aura une grande remise en question de la profession médicale, qui a été submergée par la crise.



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