Métro Montréal n°2021-08-31 mardi
Métro Montréal n°2021-08-31 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-08-31 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 8,6 Mo

  • Dans ce numéro : demandes électorales.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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métr 1171 CULTlie journa[metracom Mardi 31 août 2021 8 Danser Beethoven pour se retrouver enfin sur scène Répétitions des Grands Ballets canadiens de Montréal/10SIE DESMARMS/MÉTRO Danse. Les Grands Ballets Canadiens de Montréal renouent avec la scène et le public pour la première fois depuis le début de la pandémie. Les quatre représentations de Danser Beethoven, qui se tiendront du 10 au 12 septembre à la Salle Wilfrid-Pelletier, se déploieront en forme d'exutoire, de baume pour l'existence. MARTIN GIGNAC Les émotions des retrouvailles sont palpables. Même si la troupe s'est exercée pendant les derniers mois, elle n'a pas offert de spectacle depuis février 2020. À moins de deux semaines du grand événement, les répétitions vont bon « On s'attend à voir les corps, la beauté, la musicalité et après, il y a de l'espace pour tout le monde pour se retrouver à l'intérieur de ce moment de joie. » Ivan Cavallari train et ses membres sont heureux de se côtoyer. Les corps jeunes et athlétiques se trémoussent harmonieusement de gauche à droite  : en solo, en duo ou en trio. Les fous rires d'admiration et les encouragements fusent d'ailleurs devant les prouesses techniques des danseurs. « Une compagnie de danse est comme une grande famille », rappelle en entrevue Ivan Cavallari, sur le ton de la confidence. Le directeur artistique assiste à la répétition en silence, laissant son bras droit apporter les correctifs nécessaires. L'observation est longue, profonde, minutieuse. « On retrouve le plaisir d'être de nouveau ensemble », continue-t-il. Une unité qui, selon ses dires, pourrait s'exercer à une large échelle, parce qu' « il faut absolument qu'on retrouve un sens de solidarité dans le monde entier, qui pour le moment est complètement perdu ». Danser Beethoven depuis longtemps Avant que tout ne s'arrête, les Grands Ballets planchaient déjà à mettre en mouvements la musique de Beethoven. D'abord la célèbre Symphonie no 7 qui est chorégraphiée par le regretté Uwe Scholz. Puis la mythique Symphonie no 5 du chorégraphe Garrett Smith, dont les inoubliables quatre premières notes représentent presque ce destin qui vient frapper à la porte de l'humanité. Un destin imprévisible, capable du meilleur et du pire, qui trouve son expression idéale dans les compositions légendaires du pianiste allemand. « Il Kanye sort finalement son album Donda Après des semaines de retard et plusieurs séances d'écoute dans des stades bondés, le me album studio du rappeur américain Kanye West est sorti officiellement, hier. Jay-Z, The Weeknd, Travis Scott et Lil Baby figurent sur cet opus de deux heures, comptant 27 morceaux. RÉDACTION AFP RELAXNEWS a connu la souffrance durant presque toute son existence... et pas seulement parce qu'il était sourd, relate Ivan Cavallari. Mais en même temps, on retrouve dans sa musique une force, une spiritualité, une joie. La vie y est sans cesse confrontée à la mort. » Se déployant sur un mode abstrait qui laisse une place prépondérante à la lumière et à l'atmosphère, Danser Beethoven est, selon son directeur artistique, un spectacle qui apporte du bonheur. « C'est une expérience immersive, complète, malgré que ce n'est pas Casse-noisette ou La belle au bois dormant », explique-t-il en souriant. Ce cocon d'allégresse est déjà fécond aux répétitions. Les âmes et leurs enveloppes charnelles errent au gré des notes et des mélodies, prêtes à rencontrer leurs semblables, à s'en approcher furtivement pour mieux s'y abandonner. « Là je vois mes danseurs danser en chair et en os avec joie et j'en ai des frissons, admet Ivan Cavallari. J'espère que le public va ressentir ce que je ressens. ». Musique Laroie à toute allure avec Speed of Lite Speed of Life est le deuxième EP de Laroie. GRACIEUSETE SAMUEL PASQUIER AMÉLIE REVERT arevertejournalmetro.com Dans Speed of Life, Laroie promet un voyage pop captivant entre le présent et l'aube de notre millénaire. Entrevue avec la talentueuse autrice-compositrice -interprète montréalaise qui sort son mini-album le 3 septembre. Après avoir dévoilé les deux premières pièces de Speed of Life (One More et Can't Let Go) ces derniers mois, Laroie est désormais prête à mettre au monde son EP. Ce disque - que l'artiste place elle-même sous le signe de l'intuition - tire délicieusement son ascendance de l'esthétique et de la créativité des années 2000. Quelle est la genèse de Speed of Life ? Tout s'est formé à la suite de mon travail sur Can't Let Go. C'est la première chanson de mon projet solo [Laroie, Gab Godon de son nom, s'est fait connaître avec Heartstreet qu'elle forme en duo avec Emma Beko,ndlr]. Je voulais m'ouvrir sur moi-même tout en restant vulnérable dans mon approche artistique. En laissant parler mon coeur, j'ai découvert cet univers. C'était tellement libérateur et thérapeutique de laisser aller mon écriture. Aujourd'hui, je ressens une connexion profonde et je suis émue en écoutant Speed of Life parce que je me suis laissée guider par mon intuition. A l'époque, c'est comme si j'écrivais à la « Moi » du futur. C'était un défi de naviguer à travers mes peurs, l'inconnu et la lumière. Tu as notamment collaboré avec Gene Tellem et Robert Robert. Comment cela s'estil passé ? C'est la deuxième fois que je travaille avec Arthur [Robert Robert, NDLR]. Il y a donc quelque chose de très naturel et safe entre nous. Gene Tellem, qui s'appelle Jeanne, est une très bonne amie depuis le secondaire mais nos mondes sont différents car elle est plus dans l'underground et les clubs. Je m'estime chanceuse de cette collaboration car elle m'apporte son côté tasteful. Je respecte énormément la vision créative de Jeanne. Qu'est-ce que les années 2000 représentent pour toi ? Je suis une nineties baby. J'adore les Lauryn Hill, Jennfier Lopez, Kylie Minogue, Madonna, etc. Elles sont donc des inspirations pour moi et c'est grâce à elles que je suis tombée en amour avec la musique. Sans m'en rendre compte, il y avait quelque chose de nécessaire pour moi dans Killing e Softly, par exemple. Ce qu'on écoute lorsque l'on grandit laisse plus de marques qu'on ne le pense. On retrouve d'ailleurs leurs influences dans l'instrumentation de Speed of Life. Et du côté visuel ? J'ai entièrement fait confiance à Maïlis, dont Can't Let Go était le premier vidéoclip. Et ça a tout simplement beaucoup de sens. Je peux aussi compter sur Masha, mon amie d'enfance et styliste. Mon projet prend une direction spontanément ressentie et qui finit par avoir cette dimension, ce son, cette esthétique des années 1990-2000. Je me laisse bercer là-dedans et je peux remercier ma gang pour tout ça.
métr journalmetro.com Mardi 31 août 2021 INSPIRATION Kamouraska, romantique et délicieuse Arriver à Kamouraska est absolument charmant. Les battures, ces marais salés qui bordent le fleuve, ont un effet apaisant. Les petites montagnes arrondies, appelées cabourons, et les îles de Kamouraska viennent compléter ce portrait parfaitement romantique. Ce n’est pas pour rien que le village fut un lieu de villégiature prisé et une station balnéaire réputée dès la première moitié du XIXe siècle. Kamouraska est aujourd’hui encore un lieu aux multiples attraits. Le village et ses alentours dégagent un magnétisme certain  : Christian Bégin, amoureux de longue date de la région, est nouvellement copropriétaire du Jardin du Bedeau avec la cheffe Marie-Fleur St-Pierre. L’épicerie fine est un lieu déjà bien connu et Christian Bégin souhaite faire du Jardin du Bedeau un véritable lieu de rencontre. Prêt-à-manger, nouveaux partenariats avec des producteurs locaux, peut-être même une buvette… Le nouveau propriétaire veut ainsi s’enraciner encore plus profondément dans le territoire kamouraskois. Parlant de bouffe, il serait impensable de passer du temps à Kamouraska sans une visite chez Côté Est. Premièrement, le site du restaurant est magique. La vue sur le fleuve et les îles est spectaculaire de la cour arrière. Ensuite, Côté Est a su se renouveler d’une incroyable façon durant la pandémie. Le restaurant a d’ailleurs reçu un des lauriers accordés aux 10 restaurants de l’année lors de l’édition 2021 du gala. Perle Morency et Kim Côté, le couple copropriétaire, a élaboré pour cet été une offre en quatre formules  : buvette à l’intérieur, cantina sur la terrasse, marché gourmand et caviste dans l’ancienne salle à manger, et la Table 50 dans une alcôve intime avec vue sur le fleuve et festin pour quatre. Être à Kamouraska sans s’arrêter prendre un verre à la microbrasserie Tête d’Allumette serait tout autant surprenant. Pour s’y rendre, il faut rouler un peu vers l’est. Puis, au milieu de nulle part apparaît cette grande maison jaune où se préparent des bières que les locaux et les touristes s’arrachent. Martin Desautels, le brasseur-propriétaire, brasse ses bières à l’ancienne, sur feu de bois. Ce procédé à la fois rustique et rigoureux donne un style et une saveur uniques aux blanches, IPA, saisons et autres bières sauvages de la Tête d’Allumette. Et que dire de la terrasse avec vue panoramique sur le Saint-Laurent ! Art et artisanat De nombreux artisans et artistes ont aussi choisi Kamouraska. Plusieurs sont d’ailleurs magnifiquement représentés chez Le Fil Bleu, voisine de porte de Côté Est. Installée dans l’ancien presbytère, la boutique de métiers d’arts rassemble le travail de plus de cent créateurs dont une majorité vit au Bas-Saint-Laurent. Fabrice Roy-Plourde, la propriétaire, transmet avec chaleur les qualités exceptionnelles des objets esthétiques ou utilitaires qui ont l’honneur de trouver place dans sa boutique. Repartir les mains vides est un défi ! Quant à lui, le Centre d’art de Kamouraska est un petit joyau. Situé dans l’ancien palais de justice, il a l’air d’un château à l’intérieur tout blanc et lumineux. Ça vaut la peine de détourner un peu son attention du paysage kamouraskois pour se plonger dans la sublime ambiance de ce centre d’art qui célèbre les arts visuels actuels. Il est à noter que la 10 e Rencontre photographique du Kamouraska, qui compte sept expositions, en salle et à l’extérieur, se tiendra jusqu’au 6 septembre 2021. Ce rendez-vous culturel incontournable explore cette année la thématique du recommencement. Inspirant ! J’aurais aussi pu vous parler de projets fous comme un cirque à ciel ouvert construit sur une paroi rocheuse de 60 pieds, d’une boulangerie allemande, d’escalade ou de la microboutique d’un duo d’ébénistes inspirés. Ce sera pour une prochaine fois. Pour l’instant, les adresses sont juste ici ! MARIE-ÈVE CAMPBELL www.ateliercamion.com Bonnes adresses Le Fil Bleu, boutique de métiers d’art Le Centre d’art de Kamouraska Le Jardin du Bedeau, épicerie fine Côté Est, restaurant en 4 formules La Fée Gourmande, chocolaterie et bar laitier Lauzier, poissonnerie et bistro de la mer Boulangerie Niemand, pains de tradition allemande Le Comptoir Gourmand, pâtisserie et café Tout près de Kamouraska Tête d’Allumette, microbrasserie Saint-Andréde-Kamouraska SEBKA, escalade, randonnée, kayak et camping Saint-Andréde-Kamouraska Cirque de la Pointe-Sèche Saint-Germainde-Kamouraska 9 Le Tenon et la Mortaise, microboutique d’ébénistes Saint-Andréde-Kamouraska/PHOTOS  : MARIE-ÈVE CAMPBELL



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