Métro Montréal n°2021-08-13 vendredi
Métro Montréal n°2021-08-13 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-08-13 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 13,2 Mo

  • Dans ce numéro : colorer l'espace public.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métr 13-15 AOÛT 2021 Montréal, ! a ville aux 100 clochers... et aux ro murales ! Si on reconnait aisément les oeuvres qui tapissent les murs de la ville, on en sait très peu sur les artistes qui se cachent derrière. Alors que le festival MURAL bat son plein jusqu'au 22 août, Métro vous présente trois muralistes d'ici qui enjoliveront les façades de la métropole cet été. MICHELLE HOOGVELD Q D'où venez-vous ? R Je suis née à Calgary et j'ai tout récemment emménagé à Montréal, en avril dernier. Q Parlez-nous de l'oeuvre que vous créez pour MURAL ? R L'oeuvre s'intitule Dazzle My Heart et est située sur la façade de l'hôtel Le Germain au centre-ville de Montréal. J'ai travaillé avec 80 couleurs différentes pour mettre en lumière l'architecture de la façade, notamment le relief autour des fenêtres. L'oeuvre explore la résonnance qu'ont les couleurs en nous et leur capacité de susciter de la joie. J'aime jouer avec des formes géométriques dynamiques afin d'apporter une énergie à l'ensemble et de créer une expérience unique pour les passants. Q Qu'est-ce qui a déclenché votre passion pour l'art visuel ? R J'ai toujours été attirée par différentes formes d'expressions artistiques comme le théâtre, la danse et la peinture en particulier. Depuis l'enfance, je suis fascinée par le côté exploratoire de la création ainsi que par la capacité de donner une forme matérielle à une idée dans ma tête. Travailler avec les couleurs en abstraction me fait sentir vivante. Q Qu'est-ce que l'art mural en particulier vous permet d'exprimer ? R Pour moi, tout tourne autour des émotions que suscitent les oeuvres d'art. Lorsqu'on peint une murale, son format géant transforme immédiatement le paysage. Ça permet à un plus grand nombre de gens d'entrer en contact avec des couleurs dans un environnement tout à fait unique. Je trouve ça merveilleux. Q D'où venez-vous ? MARIE-LISE ROUSSEAU mirousseau@journaimetro.com FRANCORAMA R Je suis né à Montréal, dans l'arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie. Q Parlez-nous de l'oeuvre que vous créez pour MURAL ? R L'oeuvre s'appelle Entre-deux en quatre temps. Elle est au sol, sur le terrain de basketball du parc Soeur-Madeleine Gagnon, dans la Petite-Italie. J'ai voulu faire une oeuvre qui rejoint les joueurs de basket de toutes les cultures qui fréquentent ce terrain très réputé. Je voulais mettre l'emphase sur l'entre-deux, ce moment décisif au début d'une partie quand les joueurs sautent pour attraper le ballon. J'aime toujours peinturer l'âme d'un espace dans mes projets. Q Qu'est-ce qui a déclenché votre passion pour l'art visuel ? R J'ai toujours été fasciné par les couleurs, par les formes et leurs pouvoirs. Juste une forme ou une couleur peuvent changer notre humeur. Aussi, j'aime me décrire comme un chercheur de moments. Ce que je fais à travers mes oeuvres, c'est mettre l'emphase sur certains petits moments qu'on oublie dans le quotidien. Je les agrandis à une échelle qui permet de voir qu'il y a de grands miracles dans ces petits moments. Q Qu'est-ce que l'art mural en particulier vous permet d'exprimer ? R Avec le terrain de basket en particulier, j'aime que la perspective soit réduite, étant donné que l'oeuvre est au sol. Au fil du temps, les images, les formes et les couleurs vont se rapiécer dans la tête des gens qui passent par ce parc. Pour moi, l'art mural est une conversation avec le public. Ça joue un très grand rôle dans la ville. Q D'où venez-vous ? ZOE GELFANT R Je viens de Vancouver, mais j'habite à Montréal depuis 2014. Q Parlez-nous de l'oeuvre que vous créez pendant le festival MURAL ? R Je fais une oeuvre temporaire. C'est un projet commandité par Stella Artois, qui a aménagé une terrasse dans un stationnement sur le boulevard Saint-Laurent pour le festival. J'ai peint neuf tables à pique-nique, et dans les prochains jours, je vais peinturer devant public une grosse clôture qui borde le site. L'idée est de créer une atmosphère conviviale où on peut se retrouver autour d'une bière après un an et demi de confinement. J'utilise des couleurs très vives, car je veux que l'humeur des gens qui viendront prendre un verre reflète celle de l'installation, qui est très joyeuse. Q Qu'est-ce qui a déclenché votre passion pour l'art visuel ? R Je fais de l'art depuis que je suis capable de tenir un crayon ! Ma mère en prend souvent le crédit, car elle me donnait la permission de dessiner sur les murs de la maison quand j'étais petite ! Plus tard, lorsque je ne savais pas quoi faire de ma vie, ma mère m'a demandé ce que j'aime et ma réponse était simple  : c'est le dessin. Q Qu'est-ce que l'art mural en particulier vous permet d'exprimer ? R Ce qui importe le plus pour moi est que l'art public soit accessible à absolument tout le monde. On en voit simplement en marchant dans la vie de tous les jours. Ça met de la couleur et de la joie dans son trajet vers le travail ! Bien sûr, les musées sont importants, mais il faut aussi amener l'art aux gens.
métr journalmetro.com Week-end 13-15 août 2021 WEEK-END 7 Aretha Franklin et ses démons Cinéma. C'est Aretha Franklin elle-même qui, quelques années avant sa mort en 2018, avait sélectionné Jennifer Hudson pour l'incarner à l'écran dans le biopic Respect, voyant dans l'actrice et chanteuse le meilleur choix pour retracer sa vie mouvementée. RÉDACTION AFP RELAXNEWS Car la virtuosité vocale n'était pas le seul point commun entre la défunte « reine de la soul » et l'actrice de Dreamgirls, qui partagent une série de tragédies personnelles. Comme le montre le film biographique, l'enfance d'Aretha Franklin a été brisée par le décès de sa mère à l'âge de neuf ans, puis sa grossesse alors qu'elle n'en avait que douze. Elle a ensuite dû échapper à un père autoritaire, un mari violent et une dépendance à l'alcool. Jennifer Hudson, révélée par American Idol et récipiendaire de l'Oscar du meilleur second rôle féminin à seulement 25 ans, a elle aussi connu son lot de douleurs  : en 2008, un an seulement après avoir reçu la statuette dorée, sa mère, son frère et son neveu étaient assassinés par l'ex-époux de sa soeur. « Il a fallu que je passe par certaines choses dans ma vie tee Jennifer Hudson incarnera la chanteuse Aretha Franklin dans le biopic « Respect. KEITHLEVIT/123RF pour être capable de l'incarner », a lancé la comédienne à Los Angeles lors d'une projection de presse du film, qui sort en salles ce vendredi. « Du moins, c'est ainsi que je le ressens à présent », précise-t-elle. Elle n'avait pas encore subi ces pertes lorsqu'elle a rencontré Aretha Franklin, son idole, pour discuter du projet de film voici une quinzaine d'années. Il aura fallu huit ans avant que la chanteuse - qui avait également envisagé d'autres candidates parmi lesquelles Halle Berry - appelle Hudson pour lui annoncer qu'elle avait décroché le rôle. ITIFTTIFIFYYTIPFTIFYTIMIFFIIMM117711rfirlIfelfr1MMIRYIUTIPIrlfrunerreermur Plus de 2 millions de personnes le consultent chaque mois ! Pour rester branché à l'actualité ou pour vous divertir, journalmetro.com est accessible partout. Minh Miser sur Jennifer Hudson Le choix de cette artiste de 39 ans semble avoir fait mouche, certains lui prédisant déjà des récompenses pour sa performance remarquée même si le film lui-même n'a pas emballé la critique outre mesure. Contrairement à ce qui se pratique dans la plupart des biopics musicaux, Jennifer Hudson a chanté et enregistré en direct sur le plateau du tournage, enchaînant des tubes aussi célèbres que I Never Loved a Man (The Way I Love You), (You Make M » Feel Like) A Natural Woman et bien sûr Respect. L'artiste a même appris à jouer du piano pour ce rôle Toujours disponible en version imprimée, retrouvez-le tous les mardis, mercredis et vendredis dans plus de 1000 points de dépôt. 111111111111111111111111111111111111 NMNIM qui la fait passer par 83 changements de tenue et 11 perruques différentes, dont la célèbre choucroute d'Aretha. « Retranscrire sa douleur » Le film retrace 20 années de la vie de la chanteuse, de son enfance à ses neuf premiers albums, dont aucun n'a réellement connu de succès. Franklin avait été lâchée par sa maison de disques, Columbia Records, avant d'enfin trouver sa signature vocale imprégnée de gospel grâce à des sessions dans un petit studio d'enregistrement perdu au fin fond de l'Alabama, durant lesquelles elle est allée puiser dans son passé tourmenté. Mec la parlocmatIon hnarmem de Québec NE « Jouer la reine de la soul, on ne peut pas s'y habituer. Je suis encore en train de digérer ça. » Jennifer Hudson, actrice « Je pense que c'était sa capacité à retranscrire sa douleur pour des millions d'auditeurs » qui a fait sa légende, analyse la scénariste du film, Tracey Scott Wilson. « Elle a réussi à saisir sa douleur intime et à interpréter toutes sortes de chansons à son sujet, des chansons encourageantes, des chansons sexy-romantiques. Elle a toujours su vivre sa vie à travers sa musique. » Respect s'attarde aussi sur le militantisme d'Aretha Franklin et son engagement dans le mouvement pour les droits civiques des Afro-américains. Son père était un pasteur influent (joué dans le film par Forest Whitaker) qui comptait Martin Luther King parmi ses amis. Franklin chantait souvent lors de manifestations et ce fut aussi le cas lors des funérailles de Martin Luther King en 1968. Jennifer Hudson a elle-même rendu hommage à la star durant ses obsèques. « Être dans sa situation à une époque comme celle-là, être une femme noire et aussi proche qu'elle le fut du Dr King ; et puis devoir être là pour remonter le moral de tout le monde... Imaginez un peu la peine qu'elle devait ressentir dans un tel moment », dit Mme Hudson. « Trop souvent, les gens oublient que leurs idoles et leurs légendes sont des êtres humains eux aussi », souligne-t-elle. MUSIQUE Charlebois chantera Ducharme à Télé-Québec/GRACIEUSETÉ TÉLÉ-QUÉBEC Robert Charlebois chante Réjean Ducharme à la télévision Télé-Québec diffusera le 3 septembre un concert inédit où Robert Charlebois reprendra le répertoire de Réjean Ducharme. Le musicien interprétera ainsi 14 titres signés par son défunt complice. « Il nous a quittés discrètement il y a quatre ans ; sa plume a toujours du charme et le rend aujourd'hui plus vivant que jamais », a rappelé Robert Charlebois dans un communiqué. Le spectacle Charlebois à Ducharme promet une intimité certaine puisqu'il a été enregistré à huis clos. L'artiste sera cependant accompagné par son orchestre. Plusieurs comédiens, dont Didier Lucien et Marie Tifo seront aussi présents pour lire des extraits d'oeuvres de l'auteur de LAvalée des avalés. Télé-Québec précise également qu'il livrera plusieurs anecdotes sur leur amitié et leur travail commun. Enfin, rappelons qu'en juin dernier Robert Charlebois sortait un disque en hommage à Réjean Ducharme. AMÉLIE REVERT Centrez oleefemme& alelpasiatique& SERVICES GRATUITS POUR LES PERSONNES IMMIGRANTES Contactez-nous pour en savoir plus ! FREE SERVICES FOR NEW IMMIGRANTS ! Get in touch to Iearnmore ! 514 528-8812 1035 rue Rachel Est, 3ème étage, Montreal, Ut. ; www.sawcc-ccfsa.ca I sawcc@sawcc-ccfsa.ca



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