Métro Montréal n°2021-07-16 vendredi
Métro Montréal n°2021-07-16 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-07-16 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 10,3 Mo

  • Dans ce numéro : au-delà du ciel.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métr eJJA17. journa1metro.com Week-end 16-18 juillet 2021 WEEK-END 8 Tai emmène le hood à Juste pour rire Découverte. « Qui va lentement arrive sûrement » est sa devise. Mais par les temps qui courent, tout va vite pour Taïlaire Laguerre, mieux connu par son surnom Tai. Quelques mois après le succès phénoménal de son live Instragram Occupation Hood, la sensation web s'apprête à monter sur scène dans le cadre de Juste pour rire. MARIE-LISE ROUSSEAU mirousseau@journairne[ro.Lorn Apiffl, Tai, de son vrai nom Taïlaire Laguerre e Ça va vite, ça va vite ! » lance Tai lors qu'on lui fait remarquer que cette formule que lui répète souvent sa mère et qu'on retrouve dans sa biographie sur les réseaux sociaux ne semble pas s'appliquer à ce qui lui arrive depuis le printemps dernier. « Mais je la garde toujours en tête, assure-t-il. Parce qu'après Occupation Hood, je vais travailler sur quelque chose d'autre, essayer de faire marcher un nouveau projet. » Retour en mars dernier, en plein confinement. « Je n'avais « On est nous-mêmes, on parle nos propres slangs et je n'ai pas de préjugés. Je pense que c'est ce qui fait en sorte que le monde aime Occupation Hood. » Tai rien à faire chez nous, comme tout le monde. J'ai décidé de faire un live, juste comme ça, et j'ai proposé à un gars et une fille d'essayer de se charmer », raconte le jeune homme de 19 ans. Tout a déboulé par la suite. Son rendez-vous de séduction dominical baptisé Occupation Hood - un clin d'oeil à Occupation double - a pris une ampleur inattendue, allant jusqu'à joindre plus de 28 000 personnes en direct. Lors de ces blind dates, Tai joue les entremetteurs tout en remettant à leur place certains prétendants. Comme cet homme qui a assumé qu'une femme n'était pas vierge. « Attends, ça veut dire quoi ! ? DE-HORS ! » lui a intimé l'animateur, clamant ce qui est devenu le cri de ralliement de son live. D'Instagram à la scène Tai a répondu à un besoin en rejoignant des jeunes de diverses origines culturelles. « Sans m'en rendre compte ! précise-t-il. Je n'ai pas commencé le live en me disant : "Bon, je vais faire quelque chose pour la diversité québécoise". Pour moi, c'est tout à fait normal, j'ai grandi dans ça. » Quatre mois après avoir lancé son live, le jeune homme d'origine haïtienne s'approche des 100000 abonnés sur IG et est sur le point de présenter une édition spéciale d'OH devant public. Économisez plus. Vivez mieux : Les yeux bandés, les participants sur scène rencontreront divers prétendants parmi lesquels ils devront faire un choix. L'animateur pourra interagir avec des spectateurs en chair et en os, ce qui promet une ambiance survoltée. Selon Tai, animer un spectacle à JPR à l'âge de 19 ans démontre que « tout est possible ». Dans une vidéo en ligne, il révèle qu'une éducatrice a déjà dit à sa mère qu'il n'irait pas loin dans la vie. « Mon réflexe a été de me dire  : je ne sais pas si ce sera en humour ou dans un autre domaine, mais je réussirai dans tous les cas, parce que j'ai de la volonté. Je suis motivé dans tout ce que je fais. » Occupation Hood Le 24 juillet à l'Olympia dans le cadre du Festival Juste pour rire
métr 1 Divina Dalí Le Grand Quai du port de Montréal offre une incursion bien singulière dans l’univers éclaté du célèbre peintre espagnol Salvador Dalí. L’exposition Divina Dalí rassemble une centaine d’illustrations inspirées de La Divine Comédie, chef-d’œuvre littéraire de l’écrivain et penseur Dante Alighieri, figure importante du Moyen Âge. À travers une épopée biblique composée de trois mondes imaginaires, l’Enfer, le Purgatoire et le Paradis, on s’immisce dans la part d’ombre et de lumière de l’humanité. C’est l’occasion d’explorer une facette méconnue et plus intime de l’incontournable artiste surréaliste. À ne pas manquer lors de votre prochaine balade dans le Vieux-Montréal. CHARLOTTE MERCILLE journalmetro.com Week-end 16-18 juillet 2021 WEEK-END L’exposition Divina Dalí est présentée jusqu’au 31 octobre au Grand Quai du port de Montréal./COURTOISIE 2 Renaissance de Game Genie Sokolov Pour son troisième album, Game Genie Sokolov continue de nous abreuver de son univers synthwave/synthpop empreint d’amour et d’inclusion. L’artiste trans fait la part belle aux collaborations sur Drag Machine (avec la drag queen montréalaise Matante Alex), Another Woman ou pour la reprise géniale d’I Feel Love en version chiptune. GGS n’oublie pas ses premiers amours pour le jeu vidéo avec Soleil ou Catgirl Planet que l’on dirait tout droit sorties d’une cartouche 16-Bit oubliée dans un grenier… Sur les plateformes d’écoute MARTIN NOLIBÉ 3 La bête lumineuse Le cinéaste Pierre Perrault braque sa caméra sur un groupe d’amis citadins qui part plusieurs jours chasser l’orignal à Maniwaki, après avoir laissé femmes et enfants. Nous sommes en 1982, et bien plus que la simple poursuite de « la bête », c’est un film sociologique qui nous est donné à voir. Nous suivons ainsi les conversations authentiques et intimes de ces hommes, entre goulées d’alcool et éclats de rire (parfois forcés). Et puis, soudain, c’est l’époque tout entière que nous découvrons. Sur Tënk AMÉLIE REVERT Cette semaine, on craque pour... 4 Filibuste Filibuste. Ce mot intriguant est dérivé du terme anglais filibuster, soit obstruction parlementaire. Dès le début, Frédérique Côté réfère au discours marathon de la Texane Wendy Davis qui voulut empêcher le vote d’une loi restreignant l’avortement. Dans ce livre remarquable, il est justement question de femmes – trois sœurs et une mère. Si ce récit féministe semble à mille lieues du débat politique américain, l’autrice nous raconte bel et bien une histoire matriarcale. Aux Éditions Le Cheval d’août AMÉLIE REVERT 6 Sa parole contre la mienne SA B R O UILLET CONT PA* MIENNE Fidèle à elle-même, Chrystine Brouillet a puisé dans l’actualité récente et carburé à l’indignation pour écrire son dernier roman. Pour s’attaquer à l’enjeu sensible et complexe des dénonciations d’inconduites sexuelles, l’écrivaine a situé son action sur une période de plus de 30 ans. Cette fois, ce n’est pas la détective Maud Graham qui enquête, mais plutôt Myriam Langelier, une jeune journaliste qui a soif de justice. Tout en étant absolument captivant, le récit décrit avec beaucoup de nuances et de justesse la psychologie tordue des agresseurs et le ressenti complexe des victimes. Un livre incontournable. Aux Éditions Druide MARIE-LISE ROUSSEAU 5 Le Pavillon Devant la frénésie des prix du logement, le collectif Shock Value s’est donné une brillante mission  : conscientiser le public aux valeurs immobilières et le familiariser à ces mécanismes – bien souvent abstraits pour les néophytes – grâce à l’art. La structure interactive du Pavillon (Station Saint-Laurent), deuxième d’une série de quatre, se veut ainsi une installation génératrice de valeur foncière. Pour vous donner une idée, les données récoltées la semaine dernière ont permis son estimation à 26 019,69 $ ! À ne pas manquer ! Le 25 juillet AMÉLIE REVERT 7 Claudia à la page Il y a très peu d’émissions culturelles à la télé, encore moins d’émissions littéraires. La journaliste et autrice Claudia Larochelle comble un peu ce vide le temps d’une série d’entretiens. En 16 épisodes, elle rencontre autant d’auteurs québécois qui ont connu du succès ces dernières années, comme Gabrielle Boulianne-Tremblay, Kevin Lambert et Chrystine Brouillet. Ses questions pertinentes et sa complicité avec ses invités donnent lieu à des échanges francs, intimistes et fort intéressants autour de la démarche créatrice des artistes et des thèmes abordés dans leurs livres. Sur Savoir média MARIE-LISE ROUSSEAU ET ON SE DÉSOLE POUR La chronique misogyne de Guy Fournier 9 Le chroniqueur au Journal de Montréal n’en est pas à ses premiers propos controversés, mais on s’étonne que ses patrons lui aient permis d’exprimer aussi librement sa misogynie cette semaine dans un texte qualifiant les animatrices d’ICI Première de « moulins à parole ». Dans cette chronique intitulée Les ricaneuses de Radio-Canada, Guy Fournier leur reproche de « pouffer de rire à la moindre occasion » et de « faire étalage de leurs connaissances ». Nous, on lui reproche son sexisme décomplexé et son acharnement contre des femmes – Annie Desrochers, Marie-Louise Arsenault et Rebecca Makonnen, puisqu’il les nomme – qui font un excellent travail. MARIE-LISE ROUSSEAU



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