Métro Montréal n°2021-06-18 vendredi
Métro Montréal n°2021-06-18 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-06-18 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 15,5 Mo

  • Dans ce numéro : un été à célébrer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
journa[metro.co m métr 1171 Week-end 18-20 juin 2021 4 PERSPECTIVE Trans, non-binaire, intersexe  : invisibles dans la documentation médicale Société. En 2021, les personnes trans, nonbinaires et intersexes sont toujours invisibles dans la documentation médicale et quasi totalement absentes de la recherche scientifique. Un problème qui exacerbe leurs craintes face au système de santé, selon divers intervenants. NAOMIE GELPERngelper@metromedtma En effet, la bioéthicienne transféminine et étudiante au doctorat à la faculté de droit et au Centre conjoint de bioéthique de l'Université de Toronto, Florence Ashley, explique que les personnes trans sont systématiquement exclues des recherches. « Si on parle de recherches spécifiques aux personnes trans, on parle de sous-financement assez grave. Pour ce qui est du reste, on parle dtexclusion totale », affirme-t-ille. D'ailleurs, si ille désirait participer à une étude sur un médicament quelconque, il y a des Mec la padocmatIon inonarmQuébec À'Les barrières sont nombreuses pour les personnes trans, non-binaires et intersexes./ARCHIVES MÉTRO risques très grand que Florence Ashley se fasse refuser en raison de son identité de genre trans non-binaire. Cela fait en sorte que les réalités des personnes trans, non-binaires et intersexe sont sous-étudiées. « C'est un gros problème qui fait qu'on n'a pas nécessairement de compréhension de certains enjeux comme les interactions entre l'hormonothérapie », souligne Florence Ashley. Même son de cloche du côté de l'activiste du Centre de lutte contre l'oppression des genres, Céleste Trianon. « Les docteurs ne savent pas comment procéder parce qu'il n'y a pas de méthode spécifique à cause de ce manque de recherches médicales », indique-t-elle. La présomption basée sur le genre De plus, l'utilisation du genre comme certification biomédicale peut poser des problèmes pour les personnes trans, indique Florence Ashley. En effet, dans les systèmes Centre dees,femmes, aitobaeiottiques, SERVICES GRATUITS POUR LES PERSONNES IMMIGRANTES Contactez-nous pour en savoir plus ! FREE SERVICES FOR NEW IMMIGRANTS ! Get in touch to Iearnmore ! 514 528-8812 1035 rue Rachel Est, 3ème étage, Montreal, QC www.sawcc-ccfsa.ca I sawccOsawcc-ccfsa.ca médicaux qui se basent sur l'information de genre, les professionnels de la santé peuvent faire des présomptions basées sur le marqueur de genre, souligne-t-ille. « Ça peut causer des problèmes quand les gens prennent pour acquis que telle ou telle personne va avoir tel ou tel organe ou tels besoins médicaux à cause de son genre », précise-t-ille. Craintes des hôpitaux et des cliniques Le fait d'être trans ou non-binaire EXTRA ! EXTRArmetroPontan Lisez bien jusqu'au bout Media CAMELOTS RECHERCHÉS METROPOLITAN MEDIA DISTRIBUTION a des routes de journaux disponibles et recherche un transporteur comme vous pour les prendre en charge Doit avoir un véhicule fiable Être disponible 6 jours sur 7 entre 2h30 et 6h30 lel et ille sont deux pronoms de la troisième personne du singulier neutres, c'est-à-dire sans distinction des sexes, utilisés pour désigner certaines personnes non-binaires. Les pronoms utilisés dans ce texte sont ceux utilisés par les intervenants respectifs. est « plus ou moins existant » dans les systèmes médicaux, explique Florence Ashley. C'est pour cette raison que plusieurs évitent les hôpitaux par peur d'être discriminées, mégenrées ou harcelées à cause de leur identité de genre. C'est notamment le cas d'Alexe Frédéric Migneault. En tant que personne non-binaire,iele ne supporte pas de se faire appeler « madame » ou « monsieur » à l'intercom, par exemple. « Il y a ce genre de choses-là et des comportements qui sont fortement ancrés dans les fonctionnements en santé, qui sont complètement incontournables, et que je dois éviter. [...] Ça me blesse puisque je me sens invalidé.e, ignoré.e et pas respecté.e. Ce sont des micro-agressions qui peuvent faire la différence dans la façon dont je me sens perçu.e. », poursuit-id. Depuis la récente décision de la Cour supérieure du Québec qui a invalidé plusieurs articles du Code civil du Québec jugés discriminatoires envers les personnes trans ou non binaires, Alexe Frédéric Migneault a pu cacher son sexe assigné à la naissance sur son certificat de naissance, et sur sa carte d'assurance-maladie. Toutefois, rien ne lui permet d'afficher complètement son identité non-binaire puisqu'il n'y a aucune option en ce sens dans les documents légaux ou médicaux. Encore des barrières légales S'il est maintenant possible pour un Québécois de changer ou de cacher son sexe sur certains documents, des barrières demeurent pour certains, comme les personnes de moins de 18 ans et les personnes migrantes sans certificat de naissance, explique Céleste Trianon. Elle ajoute que même les personnes qui sont parvenues à le faire ont peur d'y aller considérant le manque de connaissances des professionnels de la santé aux enjeux spécifiques aux personnes trans, non-binaires et intersexes. LES SECTEURS CIBLÉS  : Westmount, Côté-des-Neige, Pointe-Saint-Charles, St-Henri, LaSalle, Notre-Dame-de-Grâce Contatez Mme Linda 514 823-4886 linda@mmdistribution.ca
PERSPECTIVE 5 L'origine de la COVID-19 Les ori 1 ives du virus restent à établir./ELLINNUR/123RF Coronavirus. L'origine du virus SRAS-Cov-2, responsable de la COVID-19 demeure un mystère pour la communauté scientifique. Sur La Conversation, l'expert en virologie de l'UQAM Benoit Barbeau fait le point sur la possibilité que la COVID-19 puisse être le résultat de manipulations en laboratoire. Presque exactement 18 mois se sont écoulés depuis l'apparition des premiers cas documentés de COVID-19 dans la ville de Wuhan, en Chine. Depuis, le virus a fait rapidement le tour du monde, occasionnant plus de 170 millions d'infections, sur tous les continents, et 3.5 millions de morts, dont plus de 25,000 au Canada. Avec une rapidité non moins étonnante, des chercheurs ont développé plusieurs vaccins efficaces contre la maladie au cours d'environ un an — le record de vitesse précédent, appartenant au vaccin contre la rougeole, était d'environ quatre ans. Or, nos connaissances sur les origines du virus demeurent minimes. Dans une communiqué de mars, l'Organisation mondiale de la santé fait savoir que « toutes les hypothèses demeurent ouvertes » quant aux origines du virus. « Nous n'avons pas encore trouvé la source du virus, et nous devons Les services de renseignement américains enquêtent sur la possibilité d'une fuite d'un laboratoire de Wuhan. continuer de suivre la science et tout mettre en oeuvre pour la trouver », a remarqué le directeur général de l'OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. Chaîne de transmission La transmission naturelle du virus d'un animal à un humain demeure une des hypothèses les plus plausibles, selon des virologues, bien qu'aucun lien direct n'a été fait entre le virus à l'origine de la COVID-19 et un animal. Or, une théorie selon laquelle une fuite accidentelle d'un laboratoire de virologie à Wuhan serait à l'origine de la pandémie fait couler de l'encre à la suite de révélations du gouvernement américain selon lesquelles trois chercheurs du laboratoire auraient été hospitalisées pour des symptômes semblables à la COVID-19 en novembre 2019. Le professeur Benoit Barbeau, expert en virologie affilié à l'UQAM, explique que les projets du laboratoire « auraient été axés sur des études de gain de fonction ». Il explique que ces études visent à « créer un virus ayant acquis de nouvelles propriétés qui le rend plus pathogénique et/ou plus transmissible chez l'humain. » Selon M. Barbeau, ces recherches ont pour but de faciliter la lutte contre les virus. « Le bien-fondé de ce type de recherche relève du fait que l'isolement de tels nouveaux virus pourrait permettre d'identifier les changements spécifiques dans leur génome qui ont mené à ces nouvelles caractéristiques. De telles connaissances pourraient aider les scientifiques à mieux prévoir la venue prochaine de nouvelles pandémies et mener également au développement de vaccins et traitements adaptés. » Or, ces recherches sont risquées, justement parce qu'elles peuvent entraîner la création de nouveaux pathogènes. Elles nécessitent un laboratoire avec un niveau de biosécurité très élevé, alors que des lacunes ont été détectées quant à la biosécurité du laboratoire de Wuhan, selon M. Barbeau. Benoit Barbeau affirme qu'une « démonstration concluante de l'origine du SARS-CoV-2 du laboratoire de Wuhan pourrait ne jamais être obtenue ». Il note toutefois que même la possibilité qu'une fuite ait été à l'origine de la pandémie peut « mener à une réévaluation de cette approche expérimentale ainsi que des règles de sécurité des laboratoires qui en font l'utilisation ». METRO Ce texte est le fruit d'une collaboration avec La Conversation. LA CQNVERSATION A N T iii R ois ois oit moloiem S TA U k/M E DU GRAND MONTRÉALmploiemploiemploimploiemploiemploi,iemploiemploi)iemploiemploi)iemploiemploi 11 loiemoloi vous accompagne dans la réouverture de votre restaurant ET VOUS OFFRE GRATUITEMENT une publication d'offre d'emploi sur journalmetro.com metro@metromedia.ca Offre valide jusqu'au 30 juin 2021 tee LImploiemrmploiemr mPiolemg me"t r me:dem Emplois lempiriempleiempic m rif191ffl. III A



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :