Métro Montréal n°2021-06-16 mercredi
Métro Montréal n°2021-06-16 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-06-16 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 13 Mo

  • Dans ce numéro : des lacunes à corriger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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métr 1171 OPINIONS CHRONIQUE IN LIBRO VERITAS FRÉDÉRIC BÉRARD docteur en droit et politologue journalmetro.com Mercredi 16 juin 2021 6 Faites-nous découvrir votre Montréal ! Photographes, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos de la ville à opinions@journalmetro.com. MÉTRO 1 FOUTRE LA PAIX AUX MUSULMANS Le résultat était chose prévisible  : plutôt que d'optimiser les efforts d'empathie collective manifestée à la suite du crime lâche, haineux et sans scrupule survenu à London, fallait, bien entendu, politiquement instrumentaliser l'affaire. Criblé par les tirs nourris de journalistes en manquent de clics, Trudeau échoua ainsi à assoir l'évidence  : non, il n'existe aucun lien rationnel, réel ou présumé, entre la loi 21 et l'horrible attentat terroriste. Aucun. Dans le sens de phoquall. Cette odieuse hypothèse allait, toujours sans surprise, provoquer l'ire de nos Oie TRIBUNE LIBRE nuir État du français au Québec, une faute qui incombe à tous Avec le dépôt du projet de loi 96, de nombreux anglophiles semblent se faire un devoir de rappeler que l'anglais est la langue des affaires, tandis que le français est révolu, au mieux une note de bas de page de notre histoire. Cependant, ce discours est pernicieux, car il retire l'aspect culturel d'une langue. La vérité est qu'une langue est une littérature, de l'art, une façon de vivre, etc. Si métr pleureurs professionnels, dont la carrière repose sur la victimisation institutionnalisée. Il était comique, façon de parler, de lire un ex-chroniqueur se vanter de « la réaction de l'ensemble de la classe politique québécoise qui on [sic] condamné cet attentat. Sans nuances. » Tout un exploit, y a pas à dire. Or, pendant que les deux visages de cette pièce s'affairent au ridicule, la manoeuvre, superfétatoire en masse, en vient à dauber l'essentiel  : le drame vécu. Autant absurde que pathétique, particulièrement lorsque l'on pense, une seconde, aux espoirs et on enlève ça, alors, oui, une langue n'est qu'un outil pour le faire du business. A une époque où la diversité est célébrée, pourquoi la protection des langues ne fait pas partie de cette célébration ? Le débat linguistique ne se réduit pas à « l'opposition » entre anglais et français, mais l'anglais et toutes les autres langues du monde. Nous portons tous le blâme de l'imposition de l'anglais comme langue unique, et ce, peu importe nos origines. Vous ne comprenez pas mon propos ? Eh bien voici un exemple vous expliquant la situation dangereuse dans laquelle nous nous trouvons. En 2019, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a tenté de mettre en place une procédure décisionnelle uniquement en anglais. Pourtant, au même moment, le Royaume-Uni négociait toujours son Brexit. Vous le voyez, la préservation du français illusions d'un ti-cul maintenant orphelin. Le nec plus ultra de la poisse. Parce que le fléau de l'islamophobie, n'en déplaisent aux excités trop aveuglés par leur québécophobie, n'a rien de québécois, justement. Plutôt un phénomène pratiquement international, merci au 11-Septembre. Pensons ouïghour, ce peuple turco-musulman d'origine faisant actuellement les frais de la plus récente cruauté humaine, orchestrée cette fois par le régime chinois. Selon les estimations officieuses, près de 1 million de ceux-ci seraient actuellement détenus dans des camps de travaux forcés, là où ils servent, commodément, de cheap labor à quelques multinationales bien en selle  : Apple, Amazon, BMW, H&M, Adidas, Gap, Nike, Lacoste, Zara et maintes autres. Ajoutons à ceci la stérilisation (forcée, évidemment) ou à l'ablation présumée de certains organes revendus à haut prix, et l'opération se Et le Québec, islamophobe ? Non, mais aux prises avec ses parts d'ombre  : Alexandre Bissonnette et autres Meutes (des gens « un peu » racistes, selon notre premier ministre). qualifie aisément de pire, et de plus vaste, camp d'incarcération depuis la Seconde Guerre mondiale. Des camps s'inscrivant autour d'une thématique de destruction d'une ethnicité entière, sa religion au premier chef. Un génocide se déroulant sous nos yeux de sociétés de cochons gras, malgré des dénonciations en provenance du Royaume-Uni, de la France, des Etats-Unis et même du Canada (avec toute la puissance diplomatique de ses pistolets à eau). Résultat ? Rien. Que vogue la galère. Sans être (heureusement) en mesure d'égaler le niveau d'atrocités présentement dépasse largement le Canada. Certains cyniques diront qu'il y a une certaine justice, puisque le français, autrefois langue du colonisateur, s'est imposée aux autres d'une façon similaire, c'està-dire par l'assimilation culturelle. Eh bien moi, je leur dis que la langue n'est pas responsable des choix déplorables de ses locuteurs. Doit-on arrêter d'apprendre l'allemand à cause de l'Holocauste ? Doit-on arrêter d'apprendre le mandarin ou l'hébreu, car nous serions en désaccord avec les gouvernements chinois et israélien ? Bien sûr que non. On souligne beaucoup, au quotidien, nos échecs et erreurs au Québec et au Canada. Cela me fait réfléchir sur le cynisme de notre société qui s'attaque, parfois, avec une grande férocité au gouvernement de la CAQ, Cependant, je trouve qu'on mentionne très peu la commis en Chine, le virus de l'islamophobie grimpante contamine et effiloche le tissu social un peu partout  : la France, justement, où cette même islamophobie constitue le meilleur allié électoral de Le Pen, dont le père avait d'ailleurs inventé le faux concept de racisme anti-Blanc, histoire de s'auto-victimiser (tiens, tiens), et de placer une cible au cul du Musulman français (re-tiens tiens). Pensons aussi au Muslim Ban du subtil Trump, lequel déclarait interdits de territoire nombre de Musulmans issus de pays diverses, ou encore de ficher ces derniers à l'aide de signes distinctifs. Comme quoi 1934 et ses affres sont prêts à bondir, inopinément, des tiroirs entrouverts de la haine. Et le Québec, islamophobe ? Non, mais aux prises avec ses parts d'ombre  : Alexandre Bissonnette et autres Meutes (des gens » un peu » racistes, selon notre premier ministre). Le triste épisode de la Charte responsabilité individuelle des gens qui, selon moi, est assurément l'une des causes du renforcement de cette loi linguistique tant décriée. Combien êtes-vous à régulièrement consommer des émissions télévisuelles franco-canadiennes, voire canadiennes tout court ? Je pense, sincèrement, que beaucoup préfèrent se rabattre sur les productions américaines de Netflix, HBO, etc. D'autres venteront les mérites de la culture anglo-saxonne, tout en diminuant les institutions francophones, par exemple le réseau de l'Université du Québec qui est souvent la proie des pires insultes. À ces derniers, vous méritez d'être récompensés par l'Académie de la carpette anglaise. Le gouvernement a le dos large lorsqu'il est temps de trouver un coupable de l'état du français. Si celui-ci possède une part de responsabilité, tout comme les des valeurs, où le ministre en charge martelait « avoir un malaise avec le voile ». Pensons également au « il y a des hidjabs partout, ça suffit ! », de Jean-François Lisée, ou encore à l'épouvantable publicité électorale du Bloc, laquelle imitait un déversement pétrolier se transformant en... niqab. Dernièrement ? Une poignée de candidats de ce même Bloc s'étant fait pincer avec des propos du genre, voire pire, et ayant néanmoins obtenu la bénédiction du chef Blanchet afin de poursuivre leur campagne. Et pourquoi cette trêve de supposés problèmes avec les Musulmans pendant la pandémie ? Parce que les obsédés de l'identité, ici comme ailleurs, étaient occupés autrement. Le seul endroit où l'enjeu a réellement existé, selon le rapport Bouchard-Taylor ? Dans la tête des médias et politiciens populistes souhaitant en tirer profit. Foutons-leur la paix, en bref. Et aimons-nous, crisse. Anglo-Québécois, rien ne dédouane les Franco-Québécois de leurs fautes. Ils sont les premiers à blâmer, et ce, avant le gouvernement ou nos concitoyens anglophones. Si n'avons pas d'amour pour notre culture, n'exigeons pas des autres d'en avoir. La façon dont nous traitons nos langues est inacceptable. Le français n'est pas une vieillerie déglinguée et l'anglais n'a pas à être assimilé à un outil du quotidien. De mon point de vue, la langue de Shakespeare est largement plus que l'équivalent d'un tournevis. CHARLESVINCENT CHEVALIER, CITOYEN L'actualité vous fait réagir ? Écrivez-nous ! oninions@iournalmetro.com Volume  : 21 Numéro  : 43 À Montréal, Métro est publié par Métro Média, loi, boul. Marcel-Laurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, Hit 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services/Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsa n Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895
E] D D D Facebook Twitter Linkedin Instagram stm.info GO HABS GO ! La STM enfile les couleurs de son équipe ALORS QUE LA FIÈVRE DES SÉRIES BAT SON PLEIN, NOUS AFFICHONS NOTRE SOUTIEN AU TRICOLORE. À Montréal, on a le sang bleublanc-rouge. Animé par sa passion contagieuse pour le hockey, notre personnel a réalisé le maquillage d’un bus dans un temps record afin d’offrir son support aux Canadiens de Montréal et de souligner les performances hors du commun de l’équipe. JOURNAL MÉTRO - BANDEAU Montage 10 po x 2,25 po Échelle de travail 100% Vous aurez la chance de croiser le véhicule bleu, blanc et rouge au centre-ville dès maintenant. est m info NOUVEAU Des défibrillateurs dans toutes les stations PARCE QUE LA SÉCURITÉ DE NOTRE CLIENTÈLE NOUS TIENT À CŒUR, DES DÉFIBRILLATEURS EXTERNES AUTOMATISÉS ONT ÉTÉ INSTALLÉS DANS LE RÉSEAU DU MÉTRO. On ne souhaite jamais être témoin d’un incident où une personne est victime d’un malaise cardiaque dans le métro. Mais ce sont des situations qui malheureusement arrivent. C’est pourquoi nous avons pris la décision d’installer des défibrillateurs externes automatisés dans nos stations. Ces défibrillateurs sont accessibles à tous. Ils sont localisés à proximité du guichet de l’agent de station. L’emplacement est identifié par une affiche sur le mur. FACILES D’UTILISATION Même en situation d’urgence, ce type d’équipement est facile d’utilisation. Une personne qui n’a pas de formation médicale ou en premiers soins peut s’en servir. En effet, le modèle retenu est entièrement automatisé. Une fois mis en marche, le défibrillateur analyse le rythme cardiaque de la victime, détermine s'il faut lui administrer Un défibrillateur prêt à toute urgence. une décharge ou non et émet des directives sonores pour guider l'utilisateur tout au long du processus. Tellement Mile End. FAIRE UNE DIFFÉRENCE LORSQUE LES SECONDES COMPTENT Selon la Fondation Jacques-de- Champlain, dédiée à l’amélioration des soins de réanimation et à l’avancement de la recherche médicale dans le domaine cardiovasculaire au Québec, « l'utilisation précoce de défibrillateur externe automatisé (DEA) triple les chances de survie ». Ainsi, bien qu’un accident cardiovasculaire soit un événement imprévisible, nous espérons contribuer à en minimiser les conséquences, en visant à ce que des défibrillateurs soient maintenant plus accessibles pour nos clients sur l’ensemble du réseau. Tellement Montréal. Avenue 80 du Parc



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