Métro Montréal n°2021-06-15 mardi
Métro Montréal n°2021-06-15 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-06-15 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 10,2 Mo

  • Dans ce numéro : enquête du CHSLD Yvon-Brunet.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métr rhIlt 1171 CULTrir" TransMet DESCRIPTION Doit posséder un permis de CLASSE 5 1-3 ans d'expérience de livraison dans la Grande région de Montréal 32-40 heures par semaine 19.00$ de l'heure Entrepôt situé à Ville St-Laurent journa1metro.com Mardi 15 juin 2021 8 Dany Laferrière GRACIEUSETÉ FRANÇOIS ROUSSEAU « Je n'ai jamais été un artiste noir. Je n'ai jamais entendu un Haïtien dire à Port-au-Prince qu'il est un peintre ou un poète noir, cette question n'arrive que quand on est en présence d'un Blanc. » Dany Laferrière, auteur LeLIVPVIR.c.) ce Envoyez votre CV à jmcnulty@transmet.ca Des Montréalais s'afficheront en ville cet été Les Visages de Montréal s'installeront dans la métropole dès la mi-juin pour la saison estivale. Après avoir fait s'afficher les visages de près de 400000 personnes dans plus de 14o pays, la célèbre initiative de collages de l'artiste français JR arrive ici. Les Visages de Montréal envahiront donc le centre-ville avec des milliers de portraits en noir et blanc de Montréalais. MÉTRO Le racisme dans l'oeil de l'écrivain Littérature. Un an après le meurtre de George Floyd et la recrudescence du mouvement Black Lives Matter, Dany Laferrière publie Petit traité sur le racisme, un essai littéraire — ou « triste bouquin », comme il le qualifie lui-même — qui explore cet enjeu complexe. MARIE-LISE ROUSSEAU mirousseau@journaimetro.com En plusieurs courtes vignettes, il pose son regard d'écrivain sur le racisme. Son ouvrage a une grande portée pédagogique, faisant (re)découvrir plusieurs personnalités culturelles et historiques incontournables allant de Harriet Tubman à Tupac Shakur. L'auteur de Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer et de L'énigme du retourrevisite l'histoire raciale des États-Unis, rappelant les injustices d'hier d'aujourd'hui, dont les trop nombreuses bavures policières. Dans Petit traité sur le racisme, il est question des « douleurs fantômes » de l'esclavage, de pouvoir, de la « culpabilité judéo-chrétienne d'une minorité de Blancs », de l'importance de la représentation, du souffle de Miles Davis et des chansons « gorgées de larmes » de Bessie Smith. Entrevue à partir d'extraits de son ouvrage. « Je suis conscient de marcher sur une étroite bande au-dessus du vide. » Pourquoi avez-vous pris le pari risqué d'écrire sur un sujet aussi sensible que le racisme ? Oh, c'est un peu une ruse de narration qui sait que le lecteur aime bien assister à la corrida. Mais je sais aussi combien c'est un sujet sensible. On évite ces jours-ci de le prendre à main nue pour ne pas recevoir une trop forte charge électrique. Durant toute ma vie d'écrivain, j'ai toujours affiché un goût pour le risque. J'ai été le premier au Québec, à l'aborder frontalement avec mon premier roman, et cela il y a 35 ans. « On doit encore comprendre que le mot noir ne renferme pas tous les Noirs, de même que le mot blanc ne contient pas tous les Blancs. Ce n'est qu'avec les nuances qu'on peut avancer sur un terrain si miné. » Trouvez-vous que la plupart des discours sur le racisme manquent de nuances ? On peut comprendre aussi que le discours militant manque de nuances, car le militant estime que s'il entre dans l'arène c'est parce que toutes les règles ont été foulées au pied depuis longtemps. De l'autre côté, on croit que les Noirs ont franchi depuis longtemps aussi les limites tracées. Les Noirs répliquent, avec raison, qu'ils ont les mêmes droits que n'importe qui d'autre, et qu'en ce sens que l'État devrait lui accorder « une égale protection », comme c'est écrit dans la Constitution. En tant qu'écrivain, je peux prendre une distance pour rappeler l'Histoire, et aussi élargir le discours vers une direction plus philosophique. Je rappelle que si on lit le livre on verra que ce ton plus nuancé ne m'empêche pas d'avoir une position claire. « Je tricote ce triste bouquin pour dire deux ou trois choses de cette histoire du racisme. » Vous êtes régulièrement invité à commenter ce sujet dans les médias, où on offre rarement de la perspective. Comment l'écriture de ce livre a-t-elle fait évoluer votre réflexion sur la question ? Je ne commente pas régulièrement ce sujet, je peux dire que j'interviens dans ce genre de débat 1 fois sur 50. Pourtant on me sollicite sans cesse, et je refuse presque toujours. On me le reproche d'ailleurs. Ces derniers mois, j'étais plus présent, mais quand j'ai vu que je n'arrivais pas à glisser les nuances nécessaires dans une chronique, j'ai pris le parti d'écrire un livre où j'ai de l'espace et une plus grande marge de réflexion. Je suis plus à l'aise à écrire des livres où il faut à la fois avoir une certaine vision du sujet, un sens du rythme, de la musique, il faut pouvoir aussi mesurer l'émotion pour ne pas trop envahir le lecteur. Sur un parcours plus bref, comme le commentaire, on est attiré plus souvent par le cri du coeur, qui entraîne avec lui des bruits divers. « Quand une femme dit NON/vous devez arrêter/quand un NOIR dit/« J'étouffe »/vous devez arrêter aussi. » Selon vous, y aura-t-il un avant et un après George Floyd, comme il y a eu un avant et un après Harvey Weinstein ? J'ai vu trop d'événements dans ma vie pour émettre de tels jugements. Ce genre de formule ne veut rien dire. C'est peut-être la raison profonde qui m'a poussé à écrire ce livre. La vie collective ne sera jamais à la merci d'un seul événement. J'ai l'habitude de dire qu'il y a eu tant d'événements tragiques durant ces siècles d'esclavages et de racisme, il a fallu qu'une femme fatiguée refuse de céder sa place dans un autobus pour déclencher le plus grand mouvement de protestations du XXe siècle, après le mouvement de Gandhi en Inde. Cela débouchera sur la lutte menée par Martin Luther King pour la pleine jouissance des droits civiques des Noirs aux États-Unis. « Je voudrais remettre de la chair et de la douleur dans cette tragédie qu'est le racisme. » N'est-ce pas le rôle de l'écrivain ? Je le crois. Je n'ai pas esquivé non plus les difficultés d'un tel problème. Ce n'est pas un vague appel consensuel, mais je n'ai pas cherché non plus à éteindre le feu avec de la gazoline. Il nous faut être de tous les côtés responsables, tout en sachant que le KKK n'est pas une organisation d'enfants de choeur, et qu'il y a toujours derrière eux, dans les cérémonies nocturnes, une croix en flammes. Le feu est leur allié, mais l'eau (l'esprit) peut l'éteindre. Dany Laferrière PETIT TRAITÉ SUR LE RACISME Boréal. Petit traité sur le racisme est publié aux Éditions du Boréal.
métr MT'iA't journatmetro.com Mardi 15 juin 2021 ÉVASION Destina14- L'été, c'est si agréable de sortir de la ville le temps d'un week-end ou d'une semaine ! CAROLE CÔTÉ note@lournalmetro.com C'est avec beaucoup de plaisir que je me suis rendue en Beauce début juin. Plaisir et émotion car, jeune diplômée, c'est là que j'y ai débuté ma carrière par un matin pluvieux de printemps alors que la rivière Chaudière avait inondé, encore une fois, le centre-ville de Sainte-Marie. Inquiétude pour le premier jour d'un nouvel emploi, quand tout part à la flotte et qu'on arrive détrempée pour rencontrer ses futurs collègues... Où dormir ? Cette fois, le plaisir était bel et bien de la partie. Direction Scott, où est établie la Cache à Maxime, un vaste et luxueux complexe agro-touristique au coeur des belles collines beauceronnes, à 2 h 30 de Montréal. Sur place, un hôtel de 47 chambres modernes, de nombreux chalets, dont certains assez grands pour loger des groupes, ainsi qu'un cottage de deux chambres pour ceux qui aiment prendre leurs aises pendant les vacances. nenni- roKy, hon ROUGE ! I k'R1U SEM SEMR Des seltzers au cidre d'ici La fabrique montérégienne Mont-Rouge signe une belle innovation dans l'univers tendance des boissons alcoolisées pétillantes  : des seltzers à base de cidre. Ces cannettes rafraichissantes contiennent 5% d'alcool et se déclinent en plusieurs saveurs dont pamplemousse-romarin, mangue-yuzu et baies-hibiscus. 2,40$ à la SAQ. Balade en Beauce Pour la bonne chère Le Resto-Bar d'La cache fait la belle place aux produits du terroir. On trouve aussi sur place un vignoble, dont les premiers plants ont été mis en terre il y a 20 ans. Avis aux amateurs, la cuvée 2020 devrait sortir au courant de l'été 2021, après une aimée de pause. Ma chambre donnait sur les vignes, bien alignées les unes à côté des autres, ajoutant un côté pittoresque à mon séjour à la Cache. Des « jarrets noirs » (surnom donné aux Beaucerons !) nous ont raconté que les vignes de ce domaine ont déjà été bercées par de la musique classique. Une recherche me permet de vérifier qu'effectivement, des expériences tendent à démonter un lien entre la présence de musique dans les champs et la diminution du nombre d'insectes. L'endroit dispose de plusieurs installations qui en font en endroit parfait pour passer du temps entre amis, en amoureux ou en famille. Des jeux extérieurs ont été récemment installés en plein coeur du vignoble, ce que ne manqueront pas d'apprécier les parents de jeunes enfants. Pour la détente Le Noah Spa, situé juste à côté de l'hôtel principal du site, offre une expérience de relaxation totale, avec le seul bruit des cascades comme trame de fond. On en a bien profité, même fado de la famille a a-do-ré le bain énergisant. C'est tout dire ! Cette vaste installation est dotée de stations de massage pour différentes parties du corps. Qui n'a jamais rêvé d'un massage des pieds ou des mollets par de puissants jets d'eau tiède ? J'ai particulièrement apprécié l'intimité et la verdure des lieux, tout comme le parcours à contre-courant. Un sauna sec, un bain hammam, une piscine extérieure, des spas (intérieur et extérieur) et un bassin froid complètent l'offre du spa Noah qui vaut assurément les 60 $ pour 4 h déboursés afin de profiter d'un beau vendredi soir sous les étoiles. Quoi faire ? Se balader dans le magnifique sentier tout en hauteur du Domaine Taschereau - Parc Nature à Sainte-M de tables sur un belvédère au-dessus de la rivière Chaudière. Découvrir le Miller Zoo à Frampton. Camions de rues et restaurant sur place, des tables sont aussi disponibles sur le site. 3o$ par adulte, 20$ par enfant. Aller au parc d'attraction Woodooliparc à Scott. Visiter la fabrique des petits gâteaux Vachon à Sainte- Marie. Sur réservation. S'approvisionner en petits plats maison aux Pères Nature à Sainte-Marie. MON SÉJOUR À L'HÔTEL A ÉTÉ OFFERT PAR LA CACHE À MAXIME. À PARTIR DE 139$ LA NUIT, EN BASSE SAISON. POUR LES CHA- LETS, EN BASSE SAISON, À PARTIR DE 516$ POUR DEUX NUITS. LA CACHE À MAXIME  : 265, RUE DROUIN, scarr, GOS 3GO. INFOS À  : LACACHEAMAXIME.COM 9



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