Métro Montréal n°2021-06-02 mercredi
Métro Montréal n°2021-06-02 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-06-02 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 13,5 Mo

  • Dans ce numéro : autour des salles à manger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métr journa1metro.com 1171 Mercredi 2 juin 2021 CULTur L'univers fantastique comme refuge au réel Littérature. L'an dernier, Lili Boisvert en a surpris plus d'un en publiant le premier volet d'une trilogie de romans fantastiques nommée Anan. L'autrice continuer d'infuser ses préoccupations culturelles et sociales dans La prêtresse, la suite des aventures de Chaolih et de ses camarades. MARIE-LISE ROUSSEAU mfrousseau@journahetro.com Le deuxième tome d'Anan reprend où le premier se terminait. Après le succès de l'expédition menée par Chaolih, le prince d'Anan, Byrns, se marie comme prévu à Làépar, la sadique reine d'Ouranie, afin de souder l'alliance entre leurs deux peuples contre l'ennemi Inare. Cette suite remplie d'obstacles et de rebondissements est tout aussi captivante à lire. Nous en avons discuté avec Lili Boisvert, qui est également directrice adjointe de l'information au journal Métro. Ce deuxième tome est plus sombre que le premier. Le livre s'ouvre avec les agressions sexuelles à répétition dont est victime Byrns, le nouveau roi consort d'Ouranie. Il y a aussi beaucoup de sang qui gicle, de séances de torture et de tranchages de gorges. Qu'est-ce qui t'a motivée à aller dans cette direction ? (Rires) Mon état d'esprit était plus sombre au moment d'écrire, et c'était inévitable que l'histoire se rende là. J'ai même tempéré certains L'autrice Lili Boisvert JOSIE DESMARAIS/METRO Pei) « Le féminisme et la sexualité sont des sujets qui m'animent fortement, mais je n'ai jamais eu l'intention de ne parler que de ça. Je suis fascinée depuis toujours par les systèmes politiques, la guerre, la distribution de la richesse, les clashs culturels, la psychologie, etc. Donc je me fais plaisir avec Anan. » Lili Boisvert, autrice passages où j'allais encore plus loin. C'est aussi le fruit de mes réflexions féministes, bien sûr. J'ai l'impression que la fiction reprend très souvent des clichés sexistes. J'ai voulu les inverser. Dans le livre, les hommes sont victimes du sexisme et de la libido prédatrice des femmes. Je montre un jeune homme qui se fait violer par une femme plus vieille et qui a beaucoup plus de pouvoir que lui. L'inverse est très ancré chez nous et on l'accepte comme une fatalité. Mais comment ça se passe si on renverse les rôles de l'agresseur et de la victime ? C'est ce que j'ai voulu montrer.c Toutes les nations du livre sont des sociétés matriarcales, où les rôles traditionnels sont effectivement inversés avec ceux de notre réalité. Est-ce que de présenter cela sous forme de fiction permet de faire passer certaines idées autrement ? Oui et non. J'ai vraiment décidé en écrivant Anan que l'histoire allait me guider, et non pas les messages que je voudrais faire passer. Cela dit, j'étais tannée de voir dans presque toutes les histoires les femmes lutter contre le sexisme. Je voulais que mes personnages féminins n'aient pas cette contrainte, que les hommes soient plutôt Le Bal Mammouth des finissants revient pour une e année Pier-Luc Funk et Sarah-Jeanne Labrosse sont de retour pour animer le Bal Mammouth qui célèbre les finissants. L'émission sera diffusée le 18 juin, à 2oh, sur les ondes et le site web de Télé-Québec. Quelque 25 personnalités se joindront aux animateurs pour la soirée. MÉTRO pris à devoir gérer ça. C'est le cas du personnage de Tarin, notamment. Le premier volet de la série avait surpris bien des gens qui ne t'attendaient pas en fiction et encore moins dans le registre de la fantasy, après la publication de l'essai Le principe du cumshot ainsi que l'animation de Sexplora et des Brutes. Qu'est-ce que ce format t'a permis d'exprimer ? Au début, je me disais que ça allait me permettre de moins me poser de questions, car je me donne absolument toutes les libertés. Mais au final, je me pose encore des questions ! (Rires) Le fait d'aller vers la fantasy n'était pas du tout réfléchi. En y repensant, c'est clair que c'était une manière de m'évader de ma vie. C'était un mécanisme de défense psychologique. Il fallait que je me crée un refuge. Quand j'étais enfant et que je n'aimais pas trop ma vie, mon imaginaire était très, très riche. Je pense que mes réflexes de petite fille ont repris le dessus. Même si on assiste à des courses de girafe et qu'on mange des oeufs d'autruches épicées au déjeuner dans Anan, plusieurs événements évoquent notre réalité. Il y a des réfugiés, la menace des changements climatiques et un passage décrivant la reine Làépar — « Elle improvise, elle s'égare, elle invente les faits qu'elle ignore et se contredit au gré de son humeur » — rappelle drôlement Donald Trump. T'es-tu inspirée de l'actualité pour ce récit de fantasy ? Absolument ! Je reste journaliste à la base. Je m'imprègne de l'air du temps, de notre univers et des personnages qui y gravitent et je transpose ça dans un autre monde où les règles sont différentes, mais où les situations sont clairement teintées par ce qui se passe ici. Dans le tome III, que je suis en train d'écrire, il sera davantage question d'enjeux économiques, car ce sont des questions qui m'inspirent beaucoup en ce moment. Parlant du tome III, as-tu une idée de comment se déroulera la grande finale ? Au début, j'en étais sûre et là, je remets beaucoup de choses en question ! (Rires) Comme c'est écrit sur trois ans, ma pensée évolue, donc je ne suis plus certaine de comment je veux que ça finisse ! Qui meurt ? Qui ne meurt pas ? Qui finit ensemble ? Qui ne finit pas ensemble ? J'ai des hésitations. Je pense que finir une histoire est plus difficile que de la commencer ! J'essaie de me laisser guider par mon instinct. Anan, tome II  : La prêtresse Aux Éditions VLB JACQUES LACOURSI ÈRE L'historien Jacques Lacoursière/ASCLEPIAS VIA WIKIPEDIA Un monument de l'histoire du Québec s'éteint 8 L'auteur a aussi dédié son talent à mettre en lumière l'histoire des soeurs de la Congrégation Notre-Dame dans un livre paru en 2005, intitulé L'île-des- Soeurs  : D'hier à aujourd'hui. Dans cet ouvrage, il épluche en détails l'évolution de cette île qui était autrefois habitée par une communauté religieuse et qui fait désormais partie de l'arrondissement de Verdun. M. Lacoursière a aussi collaboré à des sériées radiophoniques et télévisées comme la série Épopée en Amérique, diffusée en 1997 et qui avait remportée trois Prix Gémeaux. Plusieurs prix Au fils des ans, il a reçu diverses distinctions, dont la Médaille de l'Académie des lettres du Québec et le Prix Gérard-Morisset pour le patrimoine. Il est aussi chevalier de l'Ordre national du Québec et membre de l'Académie des Grands Québécois. Sur les réseaux sociaux, diverses personnalités politiques et des médias, mais aussi les citoyens, n'ont pas tardé à réagir à l'annonce de sa disparition. Le premier ministre François Legault, la mairesse de Montréal Valérie Plante et bien d'autres saluent unanimement son immense apport à la démocratisation de l'histoire québécoise. KATRINE DESAUTELS
/fiât métr journa[metro.com Tv Mercredi 2 juin 2021.1 1 9 Gin et bleuet pour l'été Pour accueillir les beaux jours comme il se doit, la distillerie québécoise Artist in Residence présente, izon.son nouveau soda Ginlight, un seltzer mêlan — léger sera parfait pour les pique-niques estivaux. En vente à la SAQ, 13,60$ les 4 cannettes. MÉTRO Ah,R IlL t Un casse-croûte et des hommes Portrait. En pleine pandémie, alors que d'autres fermaient leurs portes, cinq amis ont décidé d'ouvrir un restaurant à Montréal- Nord. Mettant à l'honneur la cuisine de rue haïtienne, Quickstop connaît aussi ses classiques québécois. C'est pourquoi le griot se mêle allègrement à la poutine. XAVIER BOURASSA hourassa@metromedia.ra Tandis que Valdimir travaille comme agent d'intervention à la DPJ, James est surveillant d'établissement jeunesse, Carltravaille pour Bell et Renaldo est entre deux emplois. Si tous espèrent pouvoir un jour se consacrer à temps plein au casse-croûte de la rue Monselet, pour l'instant, seul le chef Jean-Claude Decime est là tous les jours. Au cours du dernier mois, les propriétaires ont connu un beau succès. Ils affirment que leurs ventes ont bondi, passant de 100 à presque 250 commandes par semaine. Alors que le restaurant a vu le jour avec la livraison et les commandes pour emporter, les cinq amis sont impatients de recevoir leurs premiers clients en salle à manger. Mais Quickstop, c'est d'abord une histoire d'amitié. Un intérêt commun pour la gastronomie caribéenne, une passion pour la bouffe qui remonte le moral. Parce qu'au casse-croûte haïtien, à l'image des cabanes à patates frites, les calories ne sont pas comptées. « On faisait la cuisine chez l'un et l'autre et on s'est demandé « pourquoi ne pas la partager ? » On s'est mis ensemble et on est parti », raconte James Jean, aide-cuisinier. « On reproduit les bak fritay, cette cuisine de rue du dimanche en Haïti, quand on CUISINE HAÏ" ig NE NOUS SONIMUVERTS MI 1.111MilliMe Les cinq propriétaires du casse-croûte Quickstop IOSIE DESMARAIS/MÉTRO Mixologie ne veut pas cuisiner. La friture, la marinade, les plantains, les acras et le griot. Je ne recommande pas pour les diètes », souligne Jean-Claude en riant. Les copains d'abord L'ouverture était prévue pour le 26 décembre, mais a été repoussée au 6 janvier puisqu'un soldat manquait à l'appel. James Jean a en effet dû se rendre en Haïti dire ses adieux à son père qui venait de rendre son dernier souffle. Bien que dévastatrice, la nouvelle n'a pas découragé la troupe dans sa nouvelle aventure, soudant davantage les cinq amis. « On faisait la cuisine chez l'un et l'autre et on s'est demandé "pourquoi ne pas la partager" ? » On s'est mis ensemble et on est parti. » James Jean, aide-cuisinier au Casse-Croûte Quickstop « Il est parti le 17 décembre, c'était très difficile. Mais l'équipe m'a supporté. Haïti, c'est notre racine, et ce qu'on fait ici, c'est un hommage à cette culture, et à nos familles », confie-t-il. Car que ce soit la musique kompa de Nemours Jean Baptiste avec laquelle a grandi Renaldo, ou bien les recettes de la grand-mère de Jean-Claude, tout y est au restaurant. Et avec un peu de chance, l'entreprise de Montréal-Nord espère s'étendre ailleurs dans la province, pour faire rayonner sa culture bien-aimée. « Le but, c'est de franchiser. Nous avons déjà des projets pour Laval, mais on aimerait être reconnu un peu partout, pourquoi pas dans le reste du Québec aussi si possible », affirme Frédéric./JOSIE DESMARAIS I METRO gin et bleuet. Peu sucré et alcoolisé à 3%, ce prêt-à-boire Bruno O'Kane et son Humble Curaçao./CORALIE HODGSON/MÉTRO MÉDIA Le Barman Bruno lance Humble Curaçao CORALIE HODGSON chodgson@metronedia Après avoir connu un fort succès avec ses vidéos de mixologie sur les réseaux sociaux, le barman Bruno O'Kane lance le premier curaçao bleu québécois en collaboration avec la Distillerie du Quai. Bruno O'Kane est vite retombé sur ses pieds lorsque la pandémie a entraîné la fermeture de son entreprise de coiffure à domicile en mars 2020. Les vidéos en direct « sans prétention » qu'il s'est mis à publier sur sa page Facebook « Le Barman Bruno », ont vite rassemblé un bon public. Avec aujourd'hui à son actif une boutique en ligne d'accessoires et de produits pour la confection de breuvages alcoolisés, une application mobile où il recense ses recettes et plus de 170 vidéos en direct, la prochaine étape logique lui semblait de lancer son propre spiritueux. Un curaçao original « J'ai approché la Distillerie du Quai à Bécancour, qui m'a beaucoup appuyé depuis mes débuts. On a regardé la demande des spiritueux à la SAQ et on s'est rendu compte qu'il n'y avait aucun autre curaçao bleu que le classique Marie Brizard qui existe depuis toujours. » Il aura fallu près de 25 tentatives pour trouver la bonne combinaison  : une liqueur qui serait consommable autant « en shooter qu'en cocktail », entre autres grâce à l'ajout d'un arôme de citron à la recette originale. La boisson alcoolisée devrait commencer à être distribuée dans les boutiques de la SAQ d'ici quelques jours et Bruno O'Kane a l'ambition d'occuper une part du marché importante, partant le bal avec « un lot de 120 caisses » HUMBLE CURAÇAO qui sera distribué selon la demande des succursales québécoises. 1.1 10



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