Métro Montréal n°2021-05-21 vendredi
Métro Montréal n°2021-05-21 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-05-21 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 15 Mo

  • Dans ce numéro : être jeunes en 2021.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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métr journalmetro.com Week-end 21-23 mai 2021 ART VIVRE de L’hortithérapie, ou les bienfaits du jardinage Utile pour canaliser nos émotions ou calmer nos appréhensions, le jardinage semble avoir gagné en popularité depuis le début de la pandémie. Ses bienfaits pour la santé mentale y sont peut-être pour quelque chose. « Quand on a les deux mains dans la terre, on ne les pas sur notre cellulaire », témoigne Guillaume Duranceau-Thibert, animateur, auteur et co-propriétaire des Jardins de Louise. Il constate depuis un an que les gens ont envie d’améliorer leur environnement en plantant des fleurs, des fines herbes ou des légumes dans leur jardin ou sur leur balcon. Déjà très fort au printemps dernier, cet engouement ne semble pas faiblir. « Notre jardinerie a rouvert ses portes le 6 mai l’an dernier comme tous les services essentiels. Ça a été tout de suite la folie. Nos ventes en ligne ont explosé et ça continue de plus belle ce printemps. Les gens ont envie de planter des légumes et des fines herbes pour se faire de belles salades. Tout ce qui est comestible a particulièrement la cote. Planter est aussi une manière d’améliorer son espace de vie et c’est exactement ce que les gens recherchent actuellement. » Fusion des mots horticulture et thérapie, l’hortithérapie s’intéresse à l’action bénéfique du jardinage sur la santé physique et mentale. Reposant sur la recherche scientifique, cette discipline décrit les vertus du jardinage. L’hortithérapie ne remplace pas un traitement ni un suivi médical sérieux, mais elle peut permettre de réactiver des fonctions sensorielles endormies. Humer le parfum d’un bouquet de fines herbes fraîchement coupées, voir les fleurs éclore, écouter le bruissement des feuilles dans les arbres, tous ces petits bonheurs nous stimulent. Serres thérapeutiques Les jardins thérapeutiques se développent aujourd’hui dans les maisons de retraite pour aider à atténuer les effets de certaines maladies dégénératives telles que la sclérose en VIRGINIE COOSSA plaques, l’Alzheimer ou de la maladie de Parkinson. Des hôpitaux y ont aussi recours pour aider des patients souffrant de cancer ou d’autres maladies graves. À Montréal, l’Institut universitaire en santé mental Douglas a été un précurseur de l’hortithérapie, installant ses premières serres à des fins thérapeutiques dès 1984. Par la suite, l’Institut a développé une grande variété d’activités horticoles qui lui permettent d’accompagner ses patients à la fois sur les plans physique, social, intellectuel et émotionnel. Aujourd’hui, le volet hortithérapie est géré par le Service de réadaptation psychosociale et de soutien communautaire dont le rôle est d’aider au rétablissement des personnes présentant des problèmes psychiatriques graves. Les patients ont accès aux serres au moins une fois par semaine. Selon leurs capacités Manger des pousses toute l’année La jeune entreprise québécoise Novagrow lancera bientôt un nouveau modèle de jardin intelligent. Le Novagrow 2, qui permet de cultiver sans effort jusqu’à trois types de pousses végétales différentes, sera disponible en précommande sur Kickstarter dès le 26 mai. Plus de détails à www.novagrow.io. MÉTRO mentales et physiques, ils participent à toutes les tâches utiles à la croissance des plantes, des semis aux récoltes, en passant par le rempotage et l’arrosage. En fait, l’hortithérapie est utile partout où les gens vivent dans un environnement médicalisé ou confiné. Les plantes ont un effet incontestable sur les fonctions cognitives – l’attention et la concentration –, de même que sur le stress. Histoire L’hortithérapie a été imaginée dans les années 1970 par un groupe de thérapeutes et de chercheurs américains, le Council for Therapy and Rehabilitation through Horticulture (ou Conseil pour la thérapie et la réadaptation par l’horticulture)./JONATHAN KEMPER/UNSPLASH BOIRE LOCAL Narval et Panacée, des spiritueux authentiquement laurentiens Du grain à la flasque, la distillerie La Manufacture de Saint-Agathe-des-Monts fabrique des spiritueux à base d’ingrédients récoltés au cœur des Laurentides  : du blé, du maïs, des aromates et même de l’eau pure des montagnes aux alentours. Fraîchement débarqués sur les tablettes de la SAQ, la vodka Narval et le gin Panacée se distinguent par l’originalité de leurs contenants métalliques, aussi pratiques que charmants. Panacée, hommage à la déesse qui guérissait grâce aux plantes, est un gin herbal et botanique à diluer avec un tonic peu sucré pour en apprécier toutes les nuances. Concocté à partir de la vodka Narval, il se distingue par l’équilibre parfait de ses arômes. Ses notes boréales et poivrées sont justement balancées par des saveurs gourmandes de lime et de bleuets sauvages. Ces deux produits sont disponibles à la SAQ ; 58,75$ la flasque de Narval (code 14748600) et 59,75$ la flasque de Panacée (code 14748589). ARYIGAH.SIILLA.7.9 GIN EST. 2019 9ItLE ETPflOUI1U 0.111P, 12
journa1metro.com métr 1171 Week-end 21-23 mai 2021 13 SACIÉTr Regard sur des travailleurs d'ailleurs Photographie. Pendant plus de cinq ans, Drowster a parcouru le monde, glanant au passage des portraits d'hommes aux métiers difficiles ou insolites. Vendeur de sodas, réparateur de lampes et laveur de vitres se retrouvent ainsi liés dans un livre - Travailleurs - qui porte sur eux un regard profondément humain. ZOÉ MAGALHAES lh—ramprrompdiA, Comment est né le projet ? Entre 2014 et 2016, j'ai eu la chance de faire de nombreux voyages et à chaque fois que je découvre un endroit, j'aime me promener et photographier les gens. Un jour je me suis rendu compte que j'avais beaucoup de portraits d'hommes, de travailleurs, et que je pourrais peut-être faire quelque chose avec ça. J'en ai parlé autour de moi et des amis m'ont suggéré d'en faire une série. Comment as-tu fait pour trouver ces personnes ? Choisissais-tu d'avance les portraits que tu voulais faire ? Quand je me promène dans une ville ou dans un lieu nouveau, j'adore marcher dans les rues et me perdre. Je pars juste avec une boussole. Ça me permet d'aller hors des sentiers battus. En fait, je n'ai pas d'idée préconçue du genre de personnes que je veux photographier. Je m'attarde plutôt sur un caractère, un personnage, une personne visuellement intéressants. Pourquoi les travailleurs t'intéressent autant ? Je suis profondément fasciné par l'importance qu'a le travail dans nos vies. Ça « Je crois que la photo est un outil puissant qui peut être vecteur de changement. Par exemple, les photos de Lewis Hine, au début du XXe siècle, ont mené à abolir le travail des enfants au États-Unis. » prend une énorme partie de notre temps, comme si l'être humain était finalement voué au travail. Ce que j'ai voulu faire avec ce livre, c'est à la fois montrer la dignité des travailleurs et documenter des métiers voués à disparaître. Je voulais me placer vraiment dans le rôle de l'observateur. Justement, quel est le rôle du photographe selon toi ? Mon travail, c'est d'être sur le terrain pour raconter des histoires, montrer des personnages et des situations réels. Ma caméra m'a emmené dans des endroits où je ne serais jamais allé autrement. J'ai assisté aux derniers instants d'une mourante parce que j'avais ma caméra, je suis allé en Arctique parce que j'avais ma caméra, j'ai pu entrer en Corée du Nord parce que j'avais ma caméra. Peux-tu nous parler de rencontres qui t'ont particulièrement marqué ? En Arménie, j'ai rencontré un fossoyeur (voir deuxième photo) et un sculpteur de pierres tombales. Il faisait sombre ce jour-là, à cause de la brume épaisse et les rues étaient vides. C'était vraiment macabre. Le fossoyeur creusait une tombe en s'aidant littéralement d'un seau pour faire des châteaux de sable. J'ai proposé plusieurs fois mon aide et il a fini par accepter. J'ai pris mes photos entre les moments où je l'aidais à creuser. Le sculpteur m'a ensuite invité à souper et j'ai passé la soirée avec eux. J'avais appris quelques mots d'arménien, mais on communiquait surtout avec le langage non verbal, avec des sourires. J'ai senti qu'ils reconnaissaient vraiment le respect que j'avais pour leur travail. Que fais-tu en ce moment et qu'est-ce qui s'en vient ? L'aimée dernière je me suis rendu à Beyrouth au moment de l'explosion pour un reportage et présentement je travaille sur un tout nouveau projet à Montréal. Je ne peux pas en dire plus, mais ça devrait sortir en 2022-2023. 4.) MÉMIIMPiel TRAVAILLEURS Travailleurs, publié aux Éditions Cardinal, est disponible en librairie, 49,95 $.



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