Métro Montréal n°2021-05-11 mardi
Métro Montréal n°2021-05-11 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-05-11 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : appel à l'action.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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t"'journalmetro.com'n, Mardi 11 mai 2021 CULTURE Transformer la matière Arts. Inspirée par la matière, les textures et les relations humaines, l’artiste multidisciplinaire Jasmine Desmarais présentera bientôt sa nouvelle exposition DépArt à la Galerie 2456 et en ligne. ZOÉ MAGALHAES zmagalhaes@metromedia.ca Aussi loin qu’elle s’en souvienne, M me Desmarais a toujours eu un intérêt pour la création. C’est à l’âge de 10 ans, en allant chez des amis de ses parents, qu’elle est « tombée en amour » avec la céramique. Bien des années plus tard, elle obtiendra un diplôme d’études collégiales dans cette discipline. Si elle se consacre aujourd’hui davantage à la peinture et aux arts visuels, son goût pour les jeux de matières et de textures est toujours aussi fort. « C’est sûr que la céramique Jasmine Desmarais se consacre désormais à sa passion à temps plein./GRACIEUSETÉ TÖK COMMUNICATIONS a une influence sur mes créations, explique-t-elle. Par exemple, ce que j’ai adoré, c’est le raku [une technique de cuisson japonaise qui donne aux pièces de céramique un aspect craquelé]. J’ai d’ailleurs développé une technique qui s’appelle le batik. J’utilise du papier pour reproduire une matière similaire à celle du raku. » Dans ses toiles abstraites aux motifs divers, l’artiste s’inspire aussi des relations humaines et des multiples facettes de la personnalité. « Les lignes entrecroisées, les formes qui se superposent, sont comme les émotions qui existent dans les relations entre les gens. Souvent ces émotions se croisent, se confondent », dit-elle. La France va bientôt adapter la comédie Menteur L’adaptation en France du film Menteur vient d’être lancée. Une entente entre les producteurs québécois du film, Denise Robert et Émile Gaudreault, a été conclue avec le géant Gaumont. En France, le film sera scénarisé et réalisé par Olivier Baroux, connu pour le duo Kad et Olivier qu’il forme avec Kad Merad. MÉTRO Nouveau départ Avec sa nouvelle exposition intitulée DépArt, Jasmine Desmarais s’inscrit dans un mouvement de renouveau. Après 30 ans de travail en tant qu’éducatrice auprès des jeunes enfants, elle a finalement décidé de se consacrer pleinement à sa passion pour la création. « J’avais envie d’être artiste professionnelle à temps plein « J’aime mélanger des courbes organiques avec des lignes droites, quelque chose de plus linéaire. Ce mélange fait écho pour moi à la nature humaine. » depuis longtemps, confie-t-elle. Cette exposition est l’occasion de vraiment prendre ma carrière en main. » Pour l’artiste multidisciplinaire, la pandémie n’a pas été un frein, mais plutôt un moment propice à la réflexion. « Ça m’a permis d’avoir un temps d’introspection, pour me recueillir, pour lire et explorer aussi de nouvelles choses, comme la photo et la sérigraphie », précise Jasmine Desmarais. « On ne sait pas combien de temps cette crise va encore durer, mais on ne peut pas juste arrêter de créer et d’exposer, souligne-t-elle aussi. Il faut réfléchir à de nouvelles façons de communiquer et de partager. » L’exposition présentée à la Galerie 2456 sera ainsi filmée en 3D pour être entièrement accessible à tous en mode virtuel. Vente de NFT À l’occasion de cette exposition, Jasmine Desmarais se lancera aussi pour la première fois dans la vente de NFT (non-fungible tokens en anglais) ou jetons non-fongibles. De plus en plus utilisés par les artistes, les NFT sont une sorte de cryptomonnaie. En achetant un jeton lié à une œuvre, on obtient un certificat d›authenticité que l’on peut ensuite garder ou revendre sous forme de jeton virtuel. « Les droits d’auteur sont toujours un sujet touchy, mais pour moi c’était une belle option à explorer. Je crois aussi que ça sera un bon moyen de rejoindre un public plus jeune, les acheteurs de NFT n’étant pas les mêmes que les acheteurs conventionnels », explique l’artiste. Quatre des toiles de l’exposition DépArt seront ainsi vendues selon ce modèle. Chaque toile sera liée à 11 NFT et les acheteurs recevront, en plus du certificat d’authenticité, un cadre virtuel affichant l’œuvre. Des enchères auront aussi lieu pour établir quel acheteur acquerra la toile originale. SODEC. Du financement pour les prochains films de grands cinéastes québécois Cinéma. Les prochains films de Denys Arcand, Anne Émond, Sophie Dupuis et Robin Aubert font partie des 14 œuvres que la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) soutiendra cette année. MARIE-LISE ROUSSEAU mlrousseau@journalmetro.com De grosses pointures du cinéma québécois se trouvent dans la liste des films qui recevront un financement de la SODEC, publiée hier. Des retours Le film Viking marquera le retour à la réalisation de Stéphane Lafleur (Continental, un film sans fusil, En terrains connus) sept ans après Tu dors Nicole. Coécrit avec Éric K. Boulianne, cette comédie de science-fiction raconte l’histoire de David, professeur d’éducation physique ayant toujours rêvé d’être astronaute. Un autre retour attendu est celui de Denys Arcand (Le déclin de l’empire américain, Jésus de Montréal) qui réalisera une comédie. Dans Testament, le cinéaste abordera des La réalisatrice Anne Émond/JOSIE DESMARAIS/ARCHIVES MÉTRO « travers de notre époque », dont la rectitude politique et les scandales culturels. Après avoir fait un saut à la télé pour réaliser Les beaux malaises 2.0, Robin Aubert (Les affamés, Tuktuq) revient au cinéma avec un drame sur la pandémie de COVID-19. Tu ne sauras jamais mettra en scène Pauk Vincent, un vieil homme en fin de vie enfermé dans sa chambre d’un CHSLD. Parité La moitié des 14 films financés par la SODEC sont réalisés par des femmes. C’est notamment le cas de Le temps d’un été, comédie dramatique de Louise Archambault (Il pleuvait des oiseaux, Gabrielle) dont le protagoniste est un aumônier de rue qui vient en aide aux personnes en situation d’itinérance à Montréal. Alors que son très attendu long métrage, Souterrain, s’apprête à prendre l’affiche, le prochain film de Sophie Dupuis (Chien de garde) s’intéressera au milieu des drag queens en présentant l’histoire de Simon, étoile montante de la scène montréalaise. La comédie romantique 23 décembre, scénarisée par l’autrice India Desjardins, sera pour sa part réalisée par Miryam Bouchard (Mon cirque à moi). Il s’agit d’un film de Noël choral se déroulant 24 heures avant le réveillon. Des adaptations 8 Jasmine Desmarais Deux œuvres qui ont connu un grand succès dans les dernières années seront adaptées au grand écran. Le fascinant roman Le plongeur de Stéphane Larue, qui dépeint avec réalisme le milieu de la restauration montréalais tout en traitant de dépendance, sera porté par le cinéaste Francis Leclerc (Mémoires affectives, Un été sans point ni coup sûr). Catherine-Anne Toupin signe elle-même le scénario adapté de sa percutante pièce de théâtre La meute. Le film qui aborde la haine sur Internet, un sujet toujours d’actualité, sera réalisé par Anne Émond (Jeune Juliette, Nuit #1). Parmi les autres longs métrages financés se trouvent le film d’animation La mort n’existe pas (Félix Dufour-Laperrière), les films jeunesse Kanaval (Henri Pardo) et Pas d’chicane dans ma cabane ! (Sandrine Brodeur-Desrosiers) ainsi que le conte poétique Un goût amer d’éternité (Dominique Chila et Samer Najari).
métr journalmetro.com Mardi 11 mai 2021 ART VIVRE de À l’agenda ! La Place des festivals de Montréal accueillera cette fin de semaine la 3ème édition de Cuisine ta Ville, un évènement dédié à l’art et la culture culinaire. Sur le thème des enjeux migratoires, une vingtaine d’artistes animeront cette exposition en plein air. Un party de cuisine sera également animé par le chef Paul Toussaint et des femmes immigrantes. Plus d’informations sur www.atsa.qc.ca. Expéditions de pêche en plein Montréal Montréal est une île, on l’oublie trop souvent. Et il y a plein d’endroits où on peut facilement combiner randonnée en vélo, pêche et pique-nique sur les rives. En solo (c’est si zen), en duo ou en famille, suivez le guide ! CATHERINE ELIE Les bons endroits Ce qu’il vous faut Parc nature de l’île-de- la-Visitation Parmi nos favoris, ce beau parc sur la rivière des Prairies, à l’extrémité nord de l’avenue Papineau. À vélo, on emprunte la piste du boulevard Gouin pour y accéder par la rue du Pont. Il y a de nombreuses tables à pique-nique et de beaux sentiers sous les arbres. On y pêche, entre autres espèces, achigans, dorés, perchaudes, brochets et même esturgeons. En mai et juin, l’alose, un poisson très combatif, revient y frayer. Canal de Lachine Un super endroit pour une randonnée vélo et pêche. La piste cyclable qui va du Vieux-Port jusqu’au lac Saint-Louis fait quelque 14 km. Et il n’y pas que des crapets et des perchaudes qui vivent dans le canal. On y prend aussi des achigans, des dorés, des brochets. Tentez votre chance près des anciennes écluses de Lachine. Juste à côté, sur la presqu’île entre le canal et le fleuve, le parc René-Lévesque vaut qu’on s’y attarde. Parc des Rapides Ici, la piste cyclable suit le fleuve Saint-Laurent tout au long de ce parc qui forme une bande de verdure paisible. À LaSalle, les rapides offrent un excellent site de pêche mais attention, le courant y est puissant ! Achigans, dorés et brochets, parfois maskinongés, plus rarement truites brune et arc-en-ciel, s’y trouvent. Bons spots de pêche et stationnement à la hauteur de la 6 ème avenue et du boulevard LaSalle. En fait, on peut pêcher depuis la berge à plusieurs endroits autour de l’île. Vous retrouverez une foule d’infos à ce sujet sur le site Web de la Ville de Montréal. ville.montreal.qc.ca/berges Le permis de pêche du Québec coûte 23,40 $ pour les adultes de moins de 65 ans. Parents et enfants d’un même foyer peuvent pêcher avec leur propre ligne sur un seul permis, en autant que le nombre total des prises ne dépasse pas la limite prévue pour ce permis. Pour en savoir plus  : quebec.ca/tourisme-et-loisirs cliquer sur « Pêche sportive ». L’équipement requis Canne à lancer léger, moulinet, fil à pêche, pesée, hameçons et vers de terre suffisent pour se lancer. Ajoutez quelques leurres, pour le brochet, l’achigan et le doré. Nul besoin de dépenser trop d’argent, achetez usagé au besoin. Pour plus d’info, consultez le blogue de la Sépaq Pêche  : Comment s’équiper pour moins de 100 $ Pour en savoir plus  : sepaq.com/blogue/PHOTOHOLGIC LANV/UNSPLASH Des prises bonnes à manger ? Mais oui ! Les poissons de ville ne sont pas plus contaminés que ceux des régions sauvages, du moins en ce qui concerne la teneur en mercure. En fait, un gros doré du grand nord peut être plus contaminé que son petit cousin montréalais ! Selon le lieu, l’espèce et la taille du poisson, on recommande de limiter sa consommation  : par exemple, pas plus de deux repas par mois pour les gros brochets ou dorés, mais pas de limites concernant les petites truites. Les contaminants autres que le mercure s’y trouvent en très faibles concentrations et se logent plutôt dans le gras. Faites donc des filets et évitez les parties grasses et le foie. Référez-vous au Guide de consommation du poisson de pêche sportive en eau douce du ministère de l’Environnement du Québec. Pour en savoir plus  : environnement.gouv.qc.ca/eau/guide 9/KELLY SIKKEMA/UNSPLASH



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