Métro Montréal n°2021-05-07 vendredi
Métro Montréal n°2021-05-07 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-05-07 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 14,7 Mo

  • Dans ce numéro : retour aux sources.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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7-9 MAI 2021 Retour aux sources. Avec Sade Sati, Paupière réapparaît dans son état originel – un duo. « Nous sommes redevenus une entité », souligne Pierre-Luc Bégin, à la suite du départ de l’Éliane Préfontaine. Celui-ci s’enthousiasme d’une « collaboration très fluide » avec sa partenaire artistique et amie pour cet opus. « Paupière pourrait être un artiste solo. Nous avons une vraie démarche », ajoute-t-il. Le titre du disque, qui fait référence au retour de Saturne dans l’astrologie indienne, prend ici tout son sens. « Sade Sati revient aux sept ans et demi, et c’était l’âge exact de Paupière au moment où nous sommes entrés en studio », confie Julia Daigle. Et de poursuivre « il s’agit d’une époque de grands bouleversements, mais aussi d’accomplissements et de récoltes ». De cette période tout en mouvements, il était donc temps pour Paupière de sceller le cycle créatif. C’est ainsi qu’a vu le jour cet album conçu comme un triptyque expérimental ponctué d’interludes. Tout commence avec l’agitation, l’attente de quelque chose de presque tempétueux, qu’on ressent bien dans les morceaux Sade Sati et Cœur monarque. Puis des morceaux comme En ce matin, avec ses ritournelles entêtantes, relatent un constat, un certain abattement aussi. Enfin l’affirmation de soi, la résilience et l’émancipation brillent dans les remarquables Singe et New Balance, dont les airs détonnent. « Il n’y a pas de compromis artistiques. Sade Sati capture très bien où nous en sommes dans notre évolution musicale, explique Pierre-Luc Bégin. Son histoire s’est dessinée malgré nous. » Une famille Si l’osmose de la paire emballe si bien notre ouïe, Vincent Lévesque, qui signe la réalisation de Sade Le groupe montréalais Paupière, formé de Julia Daigle et de Pierre-Luc Bégin, propose Sade Sati, un deuxième album à la pop ultra stylisée et haute en couleurs. Rencontre. Sati et une troisième collaboration avec Paupière, n’y est pas étranger. « Pierre-Luc et Vincent jouent ensemble dans We Are Wolves, donc c’est un peu une histoire de famille », raconte Julia Daigle. Et bien plus encore. « On peut dire que Vincent Lévesque est l’autre membre du groupe, car son travail est rempli de créativité, considère-t-elle. Il a donné sa couleur à l’album. Il amenait nos chansons, qui contiennent notre signature avec des structures très pop, vraiment plus loin. » Pour se surpasser, Paupière a aussi invité un percussionniste lors de cette première étape qui a couvé tout le temps qu’il faut. Selon Julia Daigle « avoir une batterie qui est live, c’est plus chaleureux et ça apporte une profondeur au son ». Quant à Pierre-Luc Bégin, il trouve que les mélodies de Paupière n’en sont que « plus organiques ». « Cela peut sembler minime, mais il n’y a aucun drum machine qui peut émuler la dynamique d’une vraie batterie. Ça donne quelque chose de plus mouvant aux morceaux. Nous avons encore beaucoup de synthés pour rendre le tout épique, magistral et grandiose, mais nous sommes un peu descendus de nos grands chevaux », plaisante-t-il. Le musicien se souvient d’ailleurs très bien de ce long moment où, après les enregistrements, Vincent Lévesque « est parti pour faire du ménage dans tout ça ». « Il a pris soin de ce qu’on avait et il a amené sa touche », dit-il. « Nous étions excités à chaque fois que nous allions voir Vincent. Il est AMÉLIE REVERT arevert@journalmetro.com « NOUS AIMONS BEAUCOUP CHANTER ENSEMBLE, QUAND NOS VOIX SE CHEVAUCHENT. CELA NOUS DONNE PLUS DE COFFRE. » JULIA DAIGLE très exigeant. C’est précieux qu’une chanson ait l’opportunité de passer entre les mains d’une personne qui la chérit comme si c’était son bébé », détaille-t-il encore. Encyclopédie sans bémols Autre bond dans la genèse de Sade Sati, pour évoquer les mots de Paupière cette fois. « Nous nous plaisons à partir de sujetsésotériques ou factuels. Ça m’est arrivé de prendre un mot au hasard et de faire des recherches pour une chanson. Nous nous mettons ensuite à en parler, à en discuter », rapporte Julia Daigle. Pour elle, « même si on part de quelque chose qui nous est extérieur, cela va au final toujours refléter nos émotions. Au lieu de commencer au « je », nous choisissons un contexte. J’ai l’impression que cela rend les choses plus poétiques et intrigantes ». L’artiste estime que cela permet aux autres de s’approprier les morceaux. « Il y a peut-être des flous, mais les auditeurs peuvent s’identifier », croit-elle. « Ce que l’on dit avec Paupière est souvent une prise de position. Je n’aime pas que cela soit entre deux eaux, complète Pierre-Luc Bégin. Les pièces deviennent plus concrètes quand Julia a un sparkle pour les paroles. » Ce fut le cas notamment pour Cœur monarque. « Pendant longtemps, je n’ai pas accroché, révèle Julia Daigle. Puis, j’ai réécouté ce que Pierre-Luc m’avait envoyé et je me suis dit « wow ! » En une journée j’ai écrit et le soir même je lui ai partagé ce que j’avais fait. C’est devenu le premier single. Elle m’était passée sous le nez parce que ce n’était pas le moment. Cela vaut la peine d’être patient. » Énergie visuelle Pour sa part, Pierre-Luc Bégin trouve son inspiration dans l’action. « Lorsque je compose, j’arrive plutôt avec une énergie et je laisse mes doigts aller sur le clavier. Quand j’enregistre, je bouge comme si j’étais en show et j’essaie de capturer le mouvement du corps pour le mettre en musique. Il faut être libre. » Être dans cet élan intuitif lui permet ainsi d’établir un courant entre toutes les phases de Paupière. Ceux qui ont déjà vu le groupe en concert ne seront donc pas surpris, tant ce qu’il dégage est joyeusement intense et éclatant. « Parfois, la musique accompagne simplement le visuel. Je me suis même déjà dit que c’était un prétexte pour pouvoir m’habiller sur une scène. C’est tout aussi important d’aller dans des espaces qui font transparaître notre ton, notre présence », s’amuse Pierre-Luc Bégin. UN PEU D’INFO  : Paupière présentera Sade Sati au Ministère le 21 mai/JOSIE DESMARAIS/MÉTRO
Communautés en vase clos Théâtre. Dans La colère des doux, le Théâtre du Futur nous donne un avant-goût du Québec de demain, alors qu’une révolution « plus tranquille que jamais » nous divisera plus que jamais. O MARIE-LISE ROUSSEAU mlrousseau@journalmetro.com Dans sa boule de cristal, la compagnie formée d’Olivier Morin et Guillaume Tremblay aux textes et de Navet Confit à la musique a vu ce que l’avenir nous réserve  : un Québec fragmenté formé de plusieurs communautés isolées vivant en vase clos. Alerte au divulgâcheur  : il y aura de la glu télépathique et des références au téléroman Scoop. LE PODCAST P- CLOUT IE R _1 0 D Z ; m ï D’abord, qui sont « les doux » et pourquoi sont-ils en colère ? Olivier Morin (O.M.)  : Les doux, ce sont nous tous en fait. C’est vraiment une histoire dont vous êtes le héros. Une guerre civile éclatera au Québec et comme tout le monde est à fleur de peau, il y aura une grande polarisation. Comme on n’aime pas la chicane ici, le réflexe des doux sera de se retrouver en gang avec du monde qui leur ressemble. Cet éclatement fait qu’on se retrouvera dans une myriade de petites communautés qui vivront de façon complètement isolée les unes des autres. Vous avez transposé dans la vraie vie les chambres d’échos qu’on retrouve sur les réseaux sociaux à cause des algorithmes. Comment ce phénomène vous a-t-il inspiré ? O.M.  : On voulait pousser cette notion à son paroxysme, voir LARA FABIAI ANNIE-SOLE L en l PROTEAU Z > @aLWZMIL CI, o CHRISTIANE LABERGE ILI LLIZ 1 Olivier Morin, Guillaume Tremblay et Navet Confit forment le Théâtre du Futur./GRACIEUSETÉ ce qui se passe vraiment si on se retrouve juste juste juste avec du monde qui pense comme nous. La colère des doux est décrit comme un projet « à mi-chemin entre le site web interactif, les livres dont vous êtes le héros, le show funk, la relaxation ASMR, le cinéma d’animation expérimental et… le théâtre ». C’est intrigant, le ASMR en particulier… Comment est-ce que tout ça prend forme ? Navet Confit (N.C.)  : Tout il r 0 francoischarron.com/Iavieestbelle D W 0 « Je vais donner un scoop  : il y a beaucoup de références à Scoop. C’est vraiment trippant. Je pense que ça va toucher le cœur des Québécois. » WEEK-END 9 Guillaume Tremblay tient ensemble d’une façon magique ! (Rires) C’est très fragmenté, ce qui justifie les changements de ton un peu drastiques. Le ASMR est arrivé tôt dans le processus, c’est ce qui cadrait mieux avec l’écriture vraiment weird des gars pour une partie surréaliste du projet où on est constamment dans une espèce de rêve un peu drôle, désagréable, mais qu’on a envie de continuer. Ça nous met vraiment dans un état bizarre. Comment les internautes pourront-ils découvrir ces différentes communautés ? O.M.  : Sur notre carte interactive, il y a près d’une vingtaine de villes, qui sont comme des chapitres. Pour chacune d’elle, on a tourné des films qui durent de 1 à 40 minutes. Chaque destination a ses propres codes. G.T.  : La forme est en silo aussi. C’est trippant, parce que ça rejoint le propos. Ce sont des ambiances et des façons de penser complètement différentes ! Aussi, il y a de la glu télépathique… De la glu télépathique… ? G.T.  : Dans cet univers futuriste, il existe une petite pâte que les gens se mettent sur les tempes pour lire dans les pensées. C’est un gros scoop ! La colère des doux En ligne du 7 au 30 mai. L’achat d’un billet donnera accès pour un mois aux captations des projets passés du Théâtre du Futur. es ce DENIS e) eCODERRE ge. PATRICK GUYLAGACÉ ONGRAIN HI=IP1-_r[ILLIP co" >4039276.1



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