Métro Montréal n°2021-03-30 mardi
Métro Montréal n°2021-03-30 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-03-30 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : Québec joue de prudence.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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journalmetro.com Mardi 30 mars 2021 OPINIONS TRIBUNE LIBRE Le travail de rue mieux compris, mais toujours sous-financé Montréal Au cours de cette dernière année pandémique, le travail de rue est apparu comme une solution essentielle tant du point de vue de la santé publique qu’au sein des communautés, du réseau de la santé et des services sociaux et du milieu communautaire. Or, la reconnaissance de notre expertise et de nos actions se fait toujours attendre. Savez-vous que le salaire moyen des travailleurs de rue au Québec est de 17,05 $/h, et que les organismes qui les emploient dépendent de programmes de financement insuffisants ou attachés à des projets spécifiques ? Rivière de glace Photo prise il y a quelques jours au parc-nature de l’Île-de-la-Visitation. La glace sur la rivière des Prairies s’est fracturée en de multiples morceaux, sonnant le glas de l’hiver, dit un lecteur. De l’autre côté, la ville de Laval. Et que pour un travailleur social au Québec, donc pour le même niveau d’études, le salaire médian est de 33 $/h ? Cette situation est épuisante pour tous et elle doit être corrigée, ce que ne réussit pas le budget déposé [il y a quelques jours]. Les directions d’organismes de travail de rue et les travailleurs de rue se sont retrouvés, comme leurs collègues des CHSLD, aux premières loges de la souffrance et de l’isolement des plus vulnérables de la société. Au stress de l’incertitude et à la fatigue extrême s’ajoute un financement précaire associé à des redditions de compte de plus en plus exigeantes et dissociées de la réalité terrain. Il est en effet intéressant de rappeler que le travail de rue a été identifié par le gouvernement et le MSSS comme le meilleur moyen de protéger les personnes les plus vulnérables à plusieurs occasions au cours de la dernière année. Les travailleurs de rue ont été présents sur le terrain depuis le début et les équipes n’ont jamais arrêté d’offrir leurs services. TRIBUNE LIBRE Approche efficace Chaque fois, il est apparu, parfois après coup, que le travail de rue était l’approche la plus humaine ET la plus efficace pour rejoindre les personnes exclues, marginalisées et vulnérables, leur permettre de se protéger et d’avoir accès aux soins et services de base dont elles ont besoin, ce qui permet de protéger par ailleurs l’ensemble de la communauté. L’approche du travail de rue est différente du travail fait en Fausse balle de Bronfman, à Legault de jouer Après des années à laisser entendre que le stade ne serait pas payé à même des fonds publics, le chat sort enfin du sac. Rien ne semble suffisant pour soutenir l’ambition et la folie des grandeurs de Stephen Bronfman et des richissimes investisseurs qui fantasment sur le retour d’une équipe de baseball à Montréal. [...] Pas de quoi être surpris, ici. Les investisseurs sont évidemment plus alléchés à devenir actionnaires des Rays de Tampa Bay et des développements immobiliers lucratifs aux alentours du stade qu’à financer la construction du stade lui-même. Mais que M. Legault accueille d’emblée avec autant d’ouverture une telle proposition dépasse l’entendement, c’en est choquant. Controverse et scepticisme Rarement aura-t-on vu autant de controverse et de scepticisme autour de la faisabilité et de la rentabilité du projet de stade, tous milieux confondus et même parmi les amateurs de baseball. Les réactions fusent de partout sur l’indécence de puiser dans les coffres de l’État au profit d’investisseurs milliardaires, surtout pour un hypothétique projet d’équipe en garde partagée avec majorité d’actionnaires américains, en Faites-nous découvrir votre Montréal ! Photographes, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos de la ville à opinions@journalmetro.com. MÉTRO institution, qui s’appuie sur des cadres normés rigoureusement pour « mesurer la productivité ». Nos collègues de la santé, de la protection de la jeunesse et de l’éducation s’en plaignent régulièrement. L’approche du travail de rue est organique, patiente et à l’écoute de la personne avec laquelle des liens doivent être tissés. C’est cette personne qui définit le rythme des avancées et les besoins qui doivent être comblés. pleine pandémie mondiale. M. Legault, avez-vous lu les études (nombreuses !) qui démontrent que les retombées supposées de l’implantation d’un stade dans une ville sont en réalité nulles ou négligeables, sans bénéfice pour la population locale ni retour sur investissement public ? Difficile de mieux illustrer la recette -hélas trop connue- de la socialisation des pertes et de la privatisation des profits... M. Legault, entendez-vous les réactions indignées de toutes les personnes qui subissent les contrecoups de la pandémie, et qui vous rappellent quelles doivent être les priorités budgétaires pour les prochaines années ? Populations mal logées et itinérantes, ainés en CHSLD, personnes immigrantes et à statut précaire, jeunes aux prises avec des enjeux de santé mentale, femmes violentées, personnel et population victimes du sous-financement chronique des institutions en santé et en éducation, groupes communautaires au bout du rouleau, entreprises et commerces mis à mal par 12 mois de mesures sanitaires… La liste des besoins cruciaux dans lesquels investir urgemment est infinie, et n’inclut pas le rêve insensé d’une poignée d’investisseurs. Débat public En tant que regroupement communautaire du quartier Pointe-Saint-Charles, nous soumettons une fois de plus la question au débat public  : avant même de se demander comment sera financé un stade, Montréal, Québec et Ottawa doivent prendre position sur la pertinence même d’un stade au bassin Peel. Feront-ils le choix de brader l’un des/GRACIEUSETÉ/SYLVIO LE BLANC Écrivez-nous ! De plus, le nouveau budget vante les « solutions innovantes » mises en place par le réseau de la santé pour réagir à la pandémie, comme de déployer des intervenants directement sur le terrain, alors que nous le faisons déjà depuis plus de 40 ans. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, notre besoin de financement récurrent doit être également bonifié conséquemment aux réalités du marché de l’emploi. Ainsi, nous pourrons conserver notre expertise, diminuer nos taux de roulement et donc nos coûts de gestion. En offrant les bonnes conditions d’exercice à nos intervenants de première ligne nous protégeons la qualité des services offerts à nos concitoyens. Chaque 1 $ investi dans le secteur communautaire représente 7 $ dans le public. Reconnaissons la contribution des intervenants de première ligne en commençant par leur offrir des conditions d’exercice décentes. derniers terrains publics des quartiers centraux de Montréal à des intérêts privés pour un méga-complexe immobilier de condos de luxe et touristiques ? Ou prendront-il le virage qui s’impose  : réserver ces terrains pour un milieu de vie à échelle humaine et résilient face à la crise environnementale et à la pandémie, en comblant les besoins réels et urgents de la population en logements, emplois, services de proximité telles que des parcs, écoles, CPE, centres sportifs et collectifs ? Pour Action-Gardien, la réponse va de soi, alors que Pointe-Saint-Charles, comme d’autres quartiers centraux, subit de plein fouet les effets de la spéculation immobilière et de la gentrification. Le projet de stade était déjà injustifiable au bassin Peel bien avant la crise pandémique et l’inscription de Claridge au registre des lobbyistes pour [obtenir] du financement public. M. Legault, rectifiez le tir, et vite ! Nous n’avons pas d’argent ni de terrains publics à jeter par les fenêtres. KARINE TRIOLLET, ACTION-GARDIEN, CORPORATION DE DÉVE- LOPPEMENT COMMUNAUTAIRE (CDC) DE POINTE-SAINT-CHARLES opinions@journalmetro.com Volume  : 21 Numéro  : 9 À Montréal, Métro est publié par Métro Média, 101, boul. Marcel-Laurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, H1J 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services/Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l’information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions @journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895/ARCHIVES MÉTRO 6 MARIE-EVE DUCHARME, REGROUPEMENT DES ORGANISMES COMMUNAUTAIRES QUÉBÉCOIS POUR LE TRAVAIL DE RUE (ROCTR)/ARCHIVES MÉTRO
journalmetro.com Mardi 30 mars 2021 CULTURE L’amour est un dumpling et n’a pas dit son dernier mot Simon Lacroix et Nathalie Doummar dans L’amour est un dumpling/GRACIEUSETÉ DANNY TAILLON Théâtre. La comédie L’amour est un dumpling revient dans une version inédite au théâtre Duceppe. Nathalie Doummar et Simon Lacroix reprennent ainsi les rôles des deux anciens amoureux Claudia et Marc. AMÉLIE REVERT arevert@journalmetro.com « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » … Bien loin d’un conte de fées galvaudé et désuet, Claudia et Marc se donnent rendez-vous pour un souper sept ans après leur rupture, car celle-ci a une demande à formuler. Les amateurs de théâtre reconnaîtront dans ces quelques mots L’amour est un dumpling, qui s’est joué lors des 5 à 7 de La Licorne en 2017. Quatre ans après, les auteurs de la pièce Nathalie Doummar et Mathieu Quesnel ont donc remis le couvert et proposent une mouture bonifiée d’une heure et demie. « L’écriture a été rapide, car ce sont des personnages que nous connaissons bien, avec leur rythme et leur tempérament. Lors des lectures, Simon a été un œil extérieur très important. Il nous a beaucoup « Nous nous sommes concentrés sur l’effervescence qu’il y a entre Claudia et Marc, l’excitation de leurs retrouvailles. La tristesse s’est toutefois déployée d’elle-même. » Nathalie Doummar aidés à rendre l’ensemble plus précis », explique la dramaturge et comédienne, qui salue « un beau travail d’équipe ». « C’était épeurant au début, car nous nous sommes demandé comment faire pour greffer un nouveau morceau. Finalement ça a très bien marché, et cette partie est peut-être ma préférée », confie Simon Lacroix. Une comédie mélancolique Si L’amour est un dumpling a été pensé comme un instant feelgood, il n’empêche que la nostalgie plane au-dessus du duo confortablement attablé. « C’est une comédie, mais il y a quelque chose de déchirant puisque c’est un amour impossible qui se ravive le temps d’une soirée », évoque l’acteur. Selon la coautrice, l’origine de la mélancolie réside dans le rapport que beaucoup entretiendraient avec le passé. « Nous ne voulons plus nous y accrocher. Moi j’aspire à cela, mais c’est sans doute un défi pour une bonne partie de la population », poursuit-elle. Parce que l’histoire met en scène deux trentenaires, il est aussi question du passage à l’âge adulte et, immanquablement, des renonciations qui en émane. Avec une famille de quatre enfants, une maison en banlieue et un peu de bave de bébé séchée sur l’épaule, le personnage incarné par Simon Lacroix en est un bon exemple. « Il s’ennuie beaucoup dans cette vie-là, et il trouve que c’est difficile. Cet amour de jeunesse est également associé à un moment plus fou, celui qui vient avant les responsabilités. » Heureusement, la musique est là pour soulager les âmes en peine et faire « accepter le côté tragique de la vie ». Simon Lacroix indique de fait que L’amour est un dumpling est ponctué de performances musicales live faites pour « panser les plaies et mettre du baume au cœur ». Rappelons que l’ancien couple fictif a parcouru l’Asie avec leur band pour une tournée, d’où le choix du lieu. Il s’agit également d’une belle occasion de revoir Zhimei Zhang, 86 ans, sur les planches. Cette comédienne non professionnelle d’origine chinoise fa Du 31 mars au 22 avril au Théâtre Duceppe, aussi disponible en webdiffusion. Le spectacle de la Fête nationale sera diffusé à la télé Les grands rassemblements culturels ne sont toujours pas jugés sécuritaires. C’est pourquoi, le traditionnel spectacle de la Fête nationale sera diffusé sur les quatre principales chaînes de télévision le 24 juin prochain. Le grand rassemblement musical sera enregistré, puis diffusé à ICI Radio-Canada Télé, Noovo, Télé-Québec et TVA à 20h. MÉTRO Étude. Mieux reconnaître les artistes sourds et handicapés Une étude de l’UQAM parue récemment dresse un état des lieux sur les inégalités et les enjeux pour les artistes sourds et handicapés. Métro s’est entretenu avec les professeurs et coauteurs Véronique Leduc et Mouloud Boukala. Parlez-nous de votre étude. V.L.  : Notre étude est destinée à la communauté artistique en général, et elle a pour but de favoriser le développement des pratiques d’équité culturelles. Je souhaitais ainsi une recherche pour outiller les artistes et les organismes. Rappelons qu’au Canada, plus d’une personne sur cinq vit avec une incapacité. […] De façon générale, les artistes gagnent moins que le reste de la population, et c’est encore plus le cas pour les artistes sourds et handicapés. […] les personnes sourdes et handicapées ne souhaitent pas avoir uniquement accès à la culture, elles veulent aussi en être partie prenante. De façon générale, il y a beaucoup de travail à faire pour financer leur art. M.B.  : J’aimerais préciser que la recherche a été menée en français, en anglais, en « Il ne suffit pas de mettre un interprète LSQ-français sur un coin de la scène lors d’une pièce de théâtre. Non il faut que tout cela fasse partie du processus créatif, donc cela prend plus de temps », dit Mouloud Boukala./123RF langue des signes québécoise (LSQ) et en langue des signes américaine. La diversité de personnes, la diversité de genre, d’origine ethnoculturelle, mais également la diversité des pratiques (du théâtre à la danse, en passant par la poésie et la musique) a donné un résultat très riche. Quels obstacles avez-vous réussi à identifier ? M.B.  : Nous les avons identifiés Camelots recherchés Êtes-vous un oiseau de nuit ? Vous cherchez à gagner un revenu supplémentaire ? Avez-vous votre propre véhicule ? Êtes-vous fiable et disponible 6 jours/semaine ? Aimez-vous les hivers canadiens ? Le lève-tôt reçoit le ver et un chèque de paie ! Nous recrutons activement des camelots. Zones actuellement disponibles  : Outremont, TMR, Centre-ville, St-Henri, Verdun. Environ 250 clients par route livré entre 2h30 et 6h30. Contactez-nous aujourd’hui pour plus d’information sous quatre formes  : accessibilité, financement, représentation culturelle et communication. AMÉLIE REVERT 7 La fiche synthèse et le rapport complet avec les pistes d’action et les pratiques exemplaires sont consultables sur le site web du Conseil des arts du Canada. Are you a night owl ? Looking to earnextra income ? Do you have your own vehicle ? Are you reliable and available 6 days/week ? 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