Métro Montréal n°2021-03-24 mercredi
Métro Montréal n°2021-03-24 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-03-24 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 9,9 Mo

  • Dans ce numéro : Québec travaille à renouer les liens avec les communautés autochtones et le chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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/GRACIEUSETÉ JUNGLE FLEUR journalmetro.com métr Mercredi 24 mars 2021 8 ART VIVRE de Le guide du slow flower est arrivé Horticulture. Depuis des années, bien avant que le mouvement slow flower ne prenne racine au Québec, l’atelier Jungle Fleur, fondé par Laurie Perron dans Hochelaga, se spécialise dans les plantes et les fleurs locales, éthiques et durables. Le nouveau projet de l’horticultrice responsable, Jardiner tout naturellement, est un guide pratique et inspirant réalisé avec sa complice photographe, Sarah Quesnel-Langlois. CHLOÉ MACHILLOT cmachillot@journalmetro.com D’aussi loin qu’elle se souvienne, Laurie Perron a toujours fréquenté un jardin. Il y a d’abord eu le petit potager urbain de son enfance, à Montréal, où elle observait pousser fleurs, fraises et fines herbes. Le Jardin botanique de Montréal, où elle a étudié l’horticulture et décidé d’en faire son métier. Et puis le grand jardin de sa mère, à Contrecœur, où elle a semé les premières graines de Jungle Fleur. « Après mes études, j’ai travaillé pendant plusieurs années chez des fleuristes, et j’ai vite constaté que ça n’avait aucun sens, au Québec, de ne vendre que des bouquets importés du bout du monde, explique-t-elle. C’est à ce moment que j’ai commencé à cultiver mes propres fleurs. L’avantage  : je sais d’où elles viennent, je n’utilise aucun pesticide et je ne récolte que si le bouquet est vendu... » Des fleurs de saison cultivées naturellement et vendues localement, c’est justement ce que prône le mouvement de consommation responsable slow flower. Aujourd’hui, plus de 80% des fleurs vendues chez nos « Je veux donner aux gens l’envie d’apprendre, d’être en contact avec la nature et d’avoir une approche plus responsable du jardinage. Le vrai plaisir, c’est de voir ses plantes se développer en harmonie, naturellement. » Laurie Perron, fondatrice de Jungle Fleur, horticultrice et auteure fleuristes sont importées, principalement des Pays-Bas, des Andes et de l’Afrique de l’Est. Ces gros producteurs utilisent pour la plupart des pesticides et des engrais chimiques afin d’optimiser leur production, selon une étude menée par la Commission européenne en 2017. Et, c’est sans compter leur transport par avion, qui génère d’importantes émissions de GES. Accepter l’imparfait « Le mouvement slow flower fait écho au rythme slow que j’ai dans la vie en général, explique Laurie. J’aime être à l’extérieur et j’aime m’impliquer dans toutes les étapes du jardinage en amont du bouquet. Pas seulement parce que c’est un beau processus, mais aussi parce que cela a un effet positif sur la biodiversité, les abeilles et tout cet écosystème qui vit autour de moi. » Elle partage sa passion et son approche responsable du jardinage sur le blogue-boutique de Jungle Fleur et, depuis peu, dans son tout nouveau livre, Jardiner tout naturellement, qu’elle a coproduit avec sa complice, la photographe Sarah Quesnel-Langlois. « Quand j’ai rencontré Laurie, en 2018, ses valeurs ont tout de suite vibré en moi, se rappelle Sarah. J’ai commencé à produire le visuel de Jungle Fleur en veillant à transmettre notre vision authentique, simple et imparfaite du jardinage, parce que l’horticulture ne devrait pas être inaccessible. Des photos parfaites, ça ne colle pas à la réalité ! » L’ouvrage propose des idées et des conseils pour cultiver son coin de verdure, du petit rebord de fenêtre au grand potager, en privilégiant avant tout le plaisir et l’expérience. « Le jardinage dépend de trop d’éléments qu’on ne maîtrise pas, qui vont de la qualité du sol à la météo, ajoute Laurie. On partage nos astuces, mais on veut surtout encourager les gens à accepter l’imparfait, à se rapprocher simplement de la nature et à ne pas essayer de tout contrôler. Peu importe si le résultat est tout croche ! » Retour à l’essentiel Engagées à 200% dans l’écriture de ce livre pendant presque un an, les deux jeunes femmes veulent maintenant aspirer à un rythme de vie plus calme, qui leur laisse la possibilité de jardiner au quotidien. « J’ai déménagé à côté de mon jardin, à la campagne, car je veux y passer plus de temps, dit Laurie. Le projet Jungle Fleur avait grandi, et j’avais besoin de rééquilibrer mon emploi du temps. Le passage à une boutique virtuelle fait partie de cette transition. Mais je vais continuer à montrer mon jardin et ses petites étapes sur le blogue et les réseaux sociaux, c’est certain ! » « De mon côté, j’attends les beaux jours pour m’occuper de mon jardin situé dans Hochelaga, ajoute Sarah. J’y cultive des petites fleurs et un beau potager, malgré les défis que me posent les écureuils ! » Jardiner tout naturellement Par Laurie Perron et Sarah Quesnel-Langlois Aux Éditions Parfum d’encre, 29,95 $
or métr journalmetro.com Mercredi 24 mars 2021 ART VIVRE de Une routine beauté pleine de douceur La marque québécoise Lotus Aroma, spécialisée en cosmétiques naturels, lance un nouveau trio de soins du visage composé d’une mousse nettoyante, d’une brume rafraichissante et d’une crème hydratante. Tous sont riches en ingrédients actifs tels que le lotus sacré, connu pour ses propriétés apaisantes. À partir de 21 $. MÉTRO Fabriquer ses propres meubles DIY. Plutôt que d’acheter des meubles en kit, de plus en plus de personnes se lancent dans la fabrication de mobiliers en se réappropriant des savoir-faire artisanaux. Une solution plus durable et personnalisable à l’infini. ZOÉ MAGALHAES zmagalhaes@metromedia.ca Pour répondre à la demande grandissante, Les Affûtés, qui avaient déjà un local dans la Petite Italie, ont ouvert une seconde succursale dans le Village en 2020. Ces deux lieux offrent de nombreux cours et ateliers pour apprendre à bricoler et à fabriquer soi-même des objets utilitaires ou décoratifs. « Notre philosophie, c’est d’apprendre aux gens à faire les choses par eux-mêmes pour qu’ils deviennent autonomes et puissent réaliser leurs projets », explique le fondateur des Affûtés, Michael Schwartz. Dans les deux succursales, une grande place est donnée au travail du bois et à la fabrication de mobilier. Scie sauteuse, planneuse, scie à ruban, toupie et même tour à bois... Les ateliers spacieux sont équipés de tous les outils et les machines nécessaires et plusieurs cours sont consacrés à l’apprentissage des techniques d’ébénisterie. « Ce qui est pratique, c’est que selon son niveau de maîtrise, on peut venir individuellement pour utiliser l’espace et les machines, mais on peut aussi suivre des ateliers d’initiation, d’intronisation ou le "Parcours bois" qui dure six sessions », précise M. Schwartz. Fiers de savoir faire Selon, lui ce qui motive tant de personnes à se tourner vers le DIY (Do it yourself), c’est l’envie de se réapproprier des savoir-faire perdus au fil des générations. « Nos grands-parents savaient faire. Ils savaient se servir de leurs mains. Mais la génération de nos parents a été poussée vers un savoir intellectuel et ne nous a pas transmis ces savoirs manuels, dit-il. On ne sait plus fabriquer d’objets et on peut se sentir démunis. C’est en tout cas ce sentiment qui m’a amené à la menuiserie. » Mais fabriquer ses propres meubles ou objets de déco, c’est aussi une « incroyable fierté », souligne le fondateur des Affûtés. C’est l’occasion de créer un mobilier qui nous ressemble et qui répond parfaitement à nos besoins. « En ce moment et depuis le début de la pandémie, on voit beaucoup de gens qui viennent fabriquer leur bureau, illustre M. Schwartz. Ils peuvent le personnaliser, ajouter des tiroirs, choisir les dimensions. » Des objets durables Un autre avantage du sur-mesure est de pouvoir choisir des matériaux robustes et des techniques durables. « Le but est de permettre aux gens de fabriquer des objets utiles qui vont vraiment durer dans le temps, ce qui leur donne plus de valeur. On cherche vraiment à éviter le vite acheté, vite jeté », souligne M. Schwartz. Une démarche qui plaît tant aux minimalistes qu’aux écologistes ou aux amoureux des beaux objets artisanaux. Les Affûtés offrent d’ailleurs la possibilité d’utiliser des matériaux de récupération, notamment du bois de frênes montréalais abattus à cause de l’agrile, fourni par l’organisme Bois public. « L’écologie est au cœur de notre mission et de nos valeurs, mais on est ouvert aux personnes qui sont dans une autre démarche ou qui sont au début du chemin. Utiliser des matériaux neufs pour construire un meuble qui va durer des décennies, c’est déjà réduire son impact sur l’environnement », affirme M. Schwartz. La succursale de la Petite Italie se trouve au 6552, boulevard Saint-Laurent, tandis que celle du Village se situe au 1385, rue Ontario Est. Helios 9 Situé dans Saint-Henri, ce vaste makerspace met à disposition de ses membres de nombreux outils et un espace de travail. Des cours et des ateliers sont également proposés. 137, rue Saint-Ferdinand, local 224 CollectivLab Cet atelier d’ébénisterie partagé s’adresse aux professionnels ou aux passionnés plus aguerris. Il dispose des technologies avancées et d’un espace pour le travail du métal. 2050, rue Dandurand, local 406 La Remise 18 produits brassicolesquébécois à découvrir Rendez-vous sur journalmetro.com/inspirations/ZOÉ MAGALHAÈS/MÉTRO MÉDIA Formidable bibliothèque d’outils située dans Villeray, La Remise dispose d’un atelier équipé de toutes les machines utiles à la fabrication de mobilier en bois. 8280, Saint-Laurent, local 411



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