Métro Montréal n°2021-03-19 vendredi
Métro Montréal n°2021-03-19 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-03-19 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 17,2 Mo

  • Dans ce numéro : pour ne plus rire jaune.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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f 19-21 MARS 2021 I.. Trois ans après l’affaire Rozon, les dénonciations à l’endroit de certains humoristes – dont Julien Lacroix l’été dernier – ont démontré qu’il reste encore du chemin à faire pour que le milieu de l’humour soit plus sécuritaire et inclusif. Alors qu’on célébrera lors du gala Les Olivier ce dimanche les artistes qui nous font rire, Métro s’est penché avec sérieux sur les solutions à mettre de l’avant pour prévenir les comportements abusifs. « J’ai le cœur brisé de mon milieu. » L’humoriste et animateur Jay Du Temple a prononcé ces mots lors d’un récent épisode de son balado Jay Du Temple discute. Adolescent, il se souvient de toute l’admiration qu’il éprouvait pour les humoristes lorsqu’il allait voir des spectacles au festival Juste pour rire. Déjà, il rêvait de faire carrière sur scène. « J’ai tellement voulu faire partie de ce milieu que j’ai fini par le mettre sur un piédestal… De voir la vérité sortir comme ça, une vérité si choquante, c’est ce qui m’a brisé le cœur », détaille-t-il. C’est pourquoi l’humoriste aborde régulièrement l’état du milieu de l’humour avec ses invités dans son populaire balado. « Il y a un sentiment d’urgence d’en parler », affirme-t-il. Selon lui, c’est justement par des prises de parole que des changements pourront se faire dans l’industrie. Les dénonciations sont un premier pas en ce sens. « Plus on est capable d’exprimer nos limites et nos mécontentements de manière claire, en sachant que ce sera reçu avec écoute et ouverture, plus on améliorera le sort de notre milieu », dit-il. Des mesures ont été prises pour prévenir les violences sexuelles et le harcèlement par différents acteurs du milieu de l’humour depuis le mouvement #MoiAussi, mais force est de constater qu’elles sont encore insuffisantes. « La plupart des maisons de production se sont dotées de codes de conduite », assure Christelle Paré, responsable de la recherche et du développement chez Juste pour rire, une des plus importantes compagnies de production du milieu, qui a été éclaboussée par les allégations à l’endroit de son fondateur Gilbert Rozon en 2017. En 2018, un an avant de se joindre à l’équipe de JPR, M me Paré a mené avec le professeur de l’Université Carlton, François Brouard, une enquête sur les conditions des créateurs en humour au Québec. Les résultats sont sans équivoque  : 78% des répondantes ont été victimes de paroles à caractère sexuel désobligeant et 52% ont subi des gestes de cette même nature. Par ailleurs, une répondante sur cinq affirme avoir reçu une offre de travail en échange de faveurs sexuelles. Les conclusions de cette étude, présentée à l’Association des professionnels de l’industrie de l’humour (APIH), n’ont pas donné lieu à des mesures concrètes. Elles représentent néanmoins un pas en avant pour le milieu de l’humour, selon la chercheuse. « Une enquête universitaire qui prend le pouls socioéconomique des artistes en humour, ça ne s’était jamais vu avant au Québec », dit-elle. En 2019, le mouvement Pour les prochaines avait publié un manifeste pour que les inconduites sexuelles, « omniprésentes dans le milieu de l’humour », cessent une fois pour toutes. Il réclamait notamment la mise sur pied d’un protocole d’intervention clair à appliquer lors de situations d’inconduites, du soutien psychologique pour les victimes et des thérapies pour réhabiliter les personnes dénoncées. Ses fondatrices n’ont pas répondu à notre demande d’entrevue. Responsabilité collective Le milieu de l’humour est vaste. Il regroupe non seulement les humoristes, mais aussi les auteurs, les agents, les gérants, les producteurs et les diffuseurs. Tout ce beau monde a une part de responsabilité lorsqu’il est question d’assurer un environnement de travail sain et sécuritaire. Étant très présents dans les médias, on demande souvent aux humoristes – notamment les femmes, dont Rosalie Vaillancourt, Virginie Fortin et Katherine Levac – de réfléchir publiquement à ces questions, un poids qui peut être lourd à porter. Depuis l’affaire Julien Lacroix, rares sont les humoristes qui accordent des entrevues sans être questionnés sur ce sujet sensible. MARIE-LISE ROUSSEAU mlrousseau@journalmetro.com « JE SUIS UN GRAND FAN DE LA COMMUNICATION. C’EST PEUT-ÊTRE SUPER QUÉTAINE, MAIS J’AI L’IMPRESSION QUE TOUT PASSE PAR LÀ. » JAY DU TEMPLE, HUMORISTE « Si tu veux en parler, je vais le faire parce que ça me tient à cœur, soutient Jay Du Temple. Mais il ne faut pas s’attendre à ce que tout le monde ait une idée définie, claire et précise sur la chose. C’est très complexe. » Karine Carbonneau, candidate à la maîtrise en sciences politiques à l’UQAM dont les recherches portent sur l’état de l’industrie de l’humour dans le contexte des dénonciations, plaide pour des relations plus humaines et harmonieuses entre les différents acteurs du milieu. « Les humoristes génèrent beaucoup de revenus parce qu’ils sont littéralement des produits. » Selon elle, l’impératif de la rentabilité incite certains gestionnaires à fermer les yeux sur des comportements déviants. « Tant que les humoristes génèrent de l’argent, c’est correct », dit-elle. Les responsables de bars, où ont lieu plusieurs soirées d’humour, ont aussi un rôle à jouer, celui d’assurer un climat de travail sain à celles et ceux qui s’y produisent. À cet égard, Jay Du Temple cite le cas « exemplaire » du Bordel. « Les propriétaires sont vraiment en contrôle de tout ce qui se passe dans cet établissement, je pense que c’est un exemple à suivre. Ça prend des propriétaires qui tiennent les rênes de leur bar, qui sont au courant de tout ce qui se passe et qui s’assurent que tout est fait dans le respect. » Un critère d’autant plus important dans le contexte où les soirées dans les bars sont devenues un passage obligé pour les humoristes en début de carrière, renchérit Karine Carbonneau. Parmi les autres solutions envisageables, Jay Du Temple propose de désigner des personnes-ressources dans les milieux de travail. « Depuis la COVID, il y a des employés pour s’assurer que les règles sanitaires sont respectées. Pourquoi ne pas avoir quelqu’un pour s’assurer que tout se passe dans le respect et vers qui les gens pourraient se tourner ? » Besoin de structures communes Au-delà des initiatives individuelles, il est nécessaire d’encadrer l’ensemble du milieu, soutient Karine Carbonneau. « C’est un milieu qui n’est vraiment pas structuré. Personne ne défend les intérêts des humoristes, donc les femmes sont un peu laissées à elles-mêmes dans une industrie qui est littéralement un boys club. » Proposer des solutions qui pourraient s’appliquer à l’ensemble des acteurs, voilà à quoi s’attelle présentement Juste pour rire, qui a initié une recherche à cet égard en partenariat avec deux chercheuses de l’UQAM et d’autres intervenants du milieu de l’humour, dont l’APIH. « Avec ce qui est arrivé l’été dernier, on a réalisé qu’il fallait prendre un leadership », explique Christelle Paré, qui est également professeure à l’Université d’Ottawa et à l’École nationale de l’humour. Les résultats de cette étude seront présentés à l’industrie au mois de mai. Selon M me Paré, les recommandations qui en découleront ont de bonnes chances d’être appliquées étant donné que plusieurs acteurs du milieu sont engagés dans ce projet. « C’est extrêmement motivant. On sait qu’il n’y a pas de solution parfaite, mais on va au moins faire tout ce qui est en notre pouvoir pour améliorer les choses. » UN PEU D’INFO  : Le gala Les Olivier Ce dimanche 20h à ICI Télé PHOTO  : 123RF
Une finale en grandes émotions Télévision. Le temps est venu de faire nos adieux à Ada, Fabiola et Carolanne. La troisième saison de M’entends-tu ? marque la fin des émouvantes péripéties de ce trio d’amies à qui la vie n’a pas fait de cadeau. a MARIE-LISE ROUSSEAU mlrousseau@journalmetro.com En montrant sans filtre, avec tendresse, humour et une grande humanité des réalités liées à la pauvreté, cette brillante série coécrite par Florence Longpré et Pascale Renaud-Hébert aura apporté un vent de fraîcheur dans le paysage télévisuel québécois. Bilan de cette aventure avec Florence Longpré, qui campe également Ada. La série s’appelle Une scène de M’entends-tu ?/GRACIEUSETÉ M’entends-tu ?. Sens-tu qu’Ada, Fab et Caro ont Logo l’enfance joue un énorme Guidelines bien s’en souvenir. les copines étaient là et que été entendues ? rôle dans la qualité de l’humain qu’on devient. En même Comme il s’agit la der- parce qu’il y avait beaucoup c’était une équipe d’amour Oui. C’est drôle à dire, parce que ce ne sont pas de vraies temps, il n’est jamais trop tard, nière saison, l’expérience d’émotions. personnes, mais je pense que et c’est ce qui est beau. On a vu a dû être d’autant plus le point le plus important a des exemples de gens qui s’en émouvante. Dans quel état Est-ce votre décision à été entendu  : montrer qu’il Primary sortent, des cas où l’amour d’esprit étais-tu ? Pascale Renaud-Hébert y a de vraies vies derrière les triomphe, si je peux dire ça En plus ! J’étais vraiment tout et toi de boucler la boucle gens qu’on croise. C’est très personnel, mais je pense que de façon plus quétaine ! (Rires) Ça a été entendu et ça a fait du croche, pour vrai. Ouais… Une chance que Guillaume et après trois saisons ? Oui. Assez rapidement, on DESCRIPTION Doit posséder un permis de CLASSE 3 Entrepôt situé à Ville St-Laurent Envoyez votre CV à jmcnulty@transmet.ca a convenu que trois saisons c’était assez. C’est vraiment dur de s’arrêter, surtout quand il y a un succès comme ça. Mais si on avait continué, je crois qu’on aurait vraiment étiré la sauce… Il faut s’arrêter quand on le sent. Après le visionnement des deux premiers épisodes, on a l’impression que la finale sera moins sombre que la saison précédente, même si certains personnages en arrachent. Voulais-tu terminer la série sur une note un peu plus positive ? Je ne dirais pas positive – le public comprendra en la regardant –, mais les filles ont un désir concret d’améliorer leurs conditions. C’est le cas aussi pour Ada, même si c’est plus lent. Elles sont rendues là dans leur vie, elles prennent des décisions qui tendent vers ça et elles s’encouragent là-dedans, ce qui mène à des changements. Elles vivront de grandes émotions, mais aussi des affaires vraiment connes. (Rires) La série aborde des enjeux sociaux très difficiles, Êtes-vous un oiseau de nuit ? Vous cherchez à gagner un revenu supplémentaire ? Avez-vous votre propre véhicule ? Êtes-vous fiable et disponible 6 jours/semaine ? Aimez-vous les hivers canadiens ? Le lève-tôt reçoit le ver et un chèque de paie ! Nous recrutons activement des camelots. Zones actuellement disponibles  : Outremont, TMR, Centre-ville, St-Henri, Verdun. Environ 250 clients par route livré entre 2h30 et 6h30. Contactez-nous aujourd’hui pour plus d’information WEEK-END 9 « C’était gros comme première expérience d’écriture en télé. Ça me met une petite pression pour ne pas me décevoir ni décevoir le public dans mes prochains projets. » Florence Longpré, à propos du succès de M’entends-tu ? notamment la violence conjugale. Crois-tu que montrer cette réalité à l’écran a contribué à la démystifier ? J’espère. Je ne pensais pas écrire sur la violence conjugale. Au départ, mon sujet était vraiment la pauvreté. Mais cette réalité revenait constamment dans les entrevues qu’on a faites avec des femmes en amont de l’écriture. Dans chaque histoire, il y avait de la violence, dont beaucoup de violence conjugale. On ne pouvait pas ne pas en parler. Je ne savais pas que cette réalité était à ce point grave. Si même moi, comme auteure, j’en ai appris sur le sujet, je me dis que ça a dû avoir le même effet chez le public. M’entends-tu ? saison 3 Les mardis à 21 h à Télé-Québec dès le 23 mars On Pantone 110c On Black Camelots recherchés Deux épisodes consécutifs seront présentés les 23 et 30 mars. Are you a night owl ? Looking to earnextra income ? Do you have your own vehicle ? Are you reliable and available 6 days/week ? Do you enjoy Canadian winters ? English English English The early bird gets the worm, and a paycheck ! We are actively hiring newspaper carriers. Current areas available  : Outremont, TMR, Downtown, St-Henri, Verdun. Approximately 250 clients per route delivered between 2:30am and 6:30am. Contact us today for more information. Linda 514 823-4886 linda@mmdistribution.ca >4035907.1



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