Métro Montréal n°2021-03-19 vendredi
Métro Montréal n°2021-03-19 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-03-19 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 17,2 Mo

  • Dans ce numéro : pour ne plus rire jaune.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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métr journalmetro.com Week-end 19-21 mars 2021 PERSPECTIVE Facebook, un espace sans nouvelles ? 0'le gvt,e,4,/ri Zr. Centre des femmes III de Montréal ZIZI Øq 1e.""ed aiefr eeee Adei f NOUS VOUS AIDONS À VOUS INTÉGRER ET A RÉUSSIR AU QUÉBEC ! eaccompagnernent personnt e e professionnel est au coeur de notre expertise ! NOUS VOUS AIDONS À VOUS INTÉGRER ET À RÉUSSIR AU QUÉBEC ! L’accompagnement personnel et professionnel est au coeur de notre expertise ! aide à l’installation et à l’intégration, cours de langues, activités mère-enfant, consultation d’avocates, aide matérielle... Tél.  : 514 842-4780 Retrouvez l’ensemble de nos services gratuits, dont ceux en vidéoconférence sur centredesfemmesdemtl.org Ave< la porticipellan Inancière de Québec% g aide à la recherche d’emploi, accompagnement, transfert d’acquis et de compétences, stage en entreprise, activités de réseautage, jumelage et mentorat... Société. À la suite d’évènements récents en Australie, Métro s’intéresse à la direction que pourrait prendre la législation visant les réseaux sociaux dans le monde. L’Australie a récemment passé une législation visant à faire payer Google et Facebook pour les contenus d’actualité sur leurs plateformes respectives, une première mondiale. L’idée d’une règlementation similaire partout dans le monde a fait l’objet d’une farouche opposition des géants technologiques américains. Ceux-ci soutiennent que ce concept résulte d’une méconnaissance « fondamentale » du fonctionnement d’internet. Les médias sociaux ont interdit tout contenu d’actualité australienne et supprimé plus de 100 pages qui n’étaient pourtant pas des sites de nouvelles, y compris les principales agences de santé et d’urgence. Facebook a par la o MIGUEL VELASQUEZ Metro World News Trois questions à... Andrea Carson, professeure associée au Département de politique, médias et philosophie à l’Université La Trobe, en Australie Comment est-ce 1 que le News Media Bargaining Code a émergé ? À la suite d’une enquête de « La loi en est à ses débuts, alors on a besoin de temps pour voir si elle accomplit ce pourquoi elle a été créée et qu’elle mène à un meilleur soutien financier pour du journalisme de qualité. » Andrea Carson, professeure associée au Département de politique, médias et philosophie à l’Université La Trobe suite accepté de renverser sa décision après avoir négocié avec le gouvernement, ce qui a mené à des changements à la loi intitulée News Media Bargaining Code. « Facebook a de nouveau ajouté l’Australie comme ami », a indiqué à des journalistes le fondateur et chef de la direction du réseau social, Mark Zuckerberg. Selon Alexandra Wake, directrice du Département de journalisme à l’Université RMIT, l’Australie avait déjà l’un des secteurs médiatiques les plus concentrés dans le monde occidental. Et alors que la plupart des publicités migrent vers les plateformes en ligne, de plus en plus de salles de nouvelles ont fermé, créant ainsi des déserts médiatiques. Soutenir les nouvelles « Même si on a deux diffuseurs publics très puissants, ABC et SBS, tous les deux deux ans, le chien de garde australien de la concurrence, la Commission australienne de compétition et des consommateurs, a recommandé au gouvernement fédéral en 2019 de régler le déséquilibre de pouvoir de marché entre les grandes plateformes de technologie numérique (Facebook et Google) et les médias grand public (médias imprimés, radio et télévision). o Quels sont 2 les avantages et les inconvénients ? Les avantages de cette loi sont que les plateformes technologiques doivent désormais payer les façonnés selon la tradition de la BBC, on a besoin de plus pour soutenir l’approvisionnement en nouvelles vers les communautés du pays. La nouvelle loi avait été créée pour forcer les grandes plateformes à faire leur part pour payer pour les nouvelles [qui sont dispendieuses à créer] », explique-t-elle à Métro. Elle ajoute que « ce qui est bien, c’est que les grands médias ont réussi à obtenir des fonds de Google et Facebook. La mauvaise nouvelle, c’est qu’à ce stade-ci, les organisations de presse petites et indépendantes n’ont pas eu leur part du gâteau », souligne-t-elle. Au cours des dernières années, Facebook et Google se sont retrouvées sous les projecteurs pour des scandales comme celui de Cambridge Analytica et ont dû payer des millions de dollars en amendes pour des pratiques monopolistiques en Europe et aux États-Unis. entreprises médiatiques pour le contenu qui apparait sur leur plateforme, ce qui donne aux médias un influx de revenus nécessaire pour soutenir le journalisme. Les inconvénients sont que cette loi a des lacunes. Les compagnies technologiques peuvent toujours se retirer du marché australien si elles sont contraintes à un arbitrage indépendant sur le montant qu’elles devraient payer aux entreprises médiatiques. Également, les petites compagnies médiatiques ne sont pas inclues dans les accords parce qu’elles ne rencontrent pas le seuil de revenus annuels de 116 300 $ à raison de trois années sur cinq. Alexandra Wake, de l’Université RMIT/GETTY « J’ai peur qu’une victoire à court terme ici ne sera pas suffisante ultimement. Les salles de nouvelles doivent trouver une façon de relayer l’information qu’elles produisent aux citoyens qui ne les placera pas à la merci de quelques géants basés dans d’autres pays. Facebook pourrait se retourner demain et retirer les nouvelles de sa plateforme. Au moins, nous savons maintenant qu’ils vont le faire. On doit trouver de meilleures façons de distribuer et financer les nouvelles. C’est quelque chose sur quoi des chercheurs de plusieurs pays travaillent. En mon sens, c’est quelque chose d’aussi urgent que d’obtenir un vaccin contre la COVID-19. Du journalisme bien informé, fouillé et indépendant est nécessaire. o 3 Pensez-vous que ce type de législations pourrait apparaître ailleurs dans le monde ? Oui, mais peut-être pas sous le même modèle. Je pense que d’autres pays iront de l’avant en introduisant une taxe sur la publicité numérique et en redistribuant les fonds amassés directement au journalisme d’intérêt public. En vertu de la loi australienne, ce sont là des accords commerciaux entre la plateforme et les entreprises de médias et il n’y a pas de garantie que le financement ira vers le journalisme d’intérêt public, même si c’est là l’intention. 4
Halte au gaspillage mondial Alimentation. Métro examine l’état de ce problème mondial et découvre comment y remédier. MIGUEL VELASQUEZ Metro World News Un rapport des Nations unies a récemment révélé une réalité dévastatrice  : 17% de la nourriture disponible dans le monde va aux poubelles. À l’échelle mondiale, on gaspille 121 kg de nourriture par personne chaque année. De ce nombre, 74 kg sont gaspillés par les ménages. Selon une étude du Programme des Nations unies pour l’environnement, on estime que 931 millions de tonnes métriques de nourriture ont pris le chemin des ordures en 2019. La majeure partie, 11% provenait des ménages, alors que les services alimentaires et les points de vente au détail représentaient respectivement 5% et 2% du gaspillage total. L’une des découvertes les plus frappantes est qu’il n’existe pas de différences majeures entre les pays riches et ceux en voie de développement. Par exemple, le Nigéria est un des pays où on jette le plus de nourriture dans les ménages, à raison de 189 kg par personne annuellement, à comparer à 59 kg aux États-Unis. Au Mexique, on jette 94 kg, en Espagne, 77 kg et 70 kg en Colombie. « Il y a une myriade de raisons pour lesquelles et comment la nourriture est jetée, a expliqué à Métro la professeure associée à la Faculté des arts et design de l’Université de Canberra, en Australie, Bethaney Turner. Ça peut aller de la détérioration durant le stockage ou le transport [un problème qui affecte particulièrement les pays en voie de développement] au rejet par ceux qui fournissent aux épiceries à la porte de la ferme pour des raisons esthétiques et le fait que les consommateurs n’utilisent pas toute la nourriture qu’ils ont acheté lors de leur visite hebdomadaire au supermarché. » Elle ajoute que « certains consommateurs peuvent également suracheter notamment avec des offres deux pour un où lorsqu’ils ont accès seulement à de la nourriture emballée (comme les fruits et légumes), ce qui les force à acheter plus que ce dont ils ont besoin. Nombre d’études indiquent que les gens ne veulent pas gaspiller la nourriture et tentent d’éviter de le faire, mais les complexités de la vie de tous les jours en plus de la façon dont on emballe la nourriture et comment on y a accès font en sorte que ça peut quand même arriver. » De 8 à 10% des émissions mondiales de GES sont associées à des aliments qui ne sont pas consommés.i...) BASS M ETA I. Produit. MitallIque, I Metal Pead.11 Selon des experts, un niveau de gaspillage alimentaire élevé est un marqueur des inefficacités et des inégalités qui en sont venues à définir les systèmes alimentaires modernes./GETTY « Les déchets organiques constituent un problème environnemental important. Lorsque les déchets alimentaires sont enfouis dans des décharges, ils produisent du méthane, un puissant GES. Cela peut également conduire à la production de lixiviat qui peut contaminer le sol et l’eau environnants. De plus, la nourriture gaspillée représente également un gaspillage de plusieurs ressources comme l’eau, le phosphore et le travail humain nécessaires à sa croissance. » °STELPRO TRAVAIL-ETUDES+ ILLI ! Tripar lnc S USTO mgrALDen 131 ^11 1CE.I 8oitlere et comyeertes mdtalloquas haut de gamme —"*".'eTrois questions à... Kristen Lyons, professeure de l’école des sciences sociales de l’Université de Queensland, en Australie o 1 Récemment, un rapport émanant des Nations unies suggérait qu’à l’échelle du monde entier, 17% de la nourriture est gaspillée. C’est une statistique choquante, mais pas surprenante. Ce très haut niveau de gaspillage alimentaire est un marqueur des inefficacités et des inégalités qui en sont venues à définir les systèmes alimentaires modernes. Que presque un cinquième de toute la nourriture des ménages, détaillants, restaurants et autres services alimentaires soit jetée fait partie de notre société du jetable et de la consommation et une économie déformée nous dit qu’il est plus abordable de gaspiller de la nourriture que de la distribuer équitablement. o 2 Comment résoudre ce problème ? Le contrôle du système CIMME..iiii C M P Ï:e15:nin @IP ARTITALIAG RO U P PERSPECTIVE 5 alimentaire par les entreprises est l’un des principaux moteurs du gaspillage alimentaire, alors que les fabricants et détaillants alimentaires – incluant les grands supermarchés - exercent une telle influence sur notre système alimentaire. Cela conduit à une distribution inégale de la nourriture à travers le monde – alors que l’écart entre les personnes sous-alimentées et suralimentées – continue de croître. Un système alimentaire décentralisé et démocratisé sera vital pour régler le problème de justice et gaspillage alimentaire. Bethaney Turner, professeure associée à la Faculté des arts et design 20-0095 – Métro – 5, 12, 19, 26 mars 2021 de l’Université de Canberra v1 DEP Diplôme d’études professionnelles TÔLERIE DE PRÉCISION Tu es habile et as le souci du détail ? Crée, découpe, façonne et assemble des pièces sur métal en feuillle. Nos formations respectent les consignes sanitaires de santé publique. Durée  : 9 mois Début  : 6 avril Centre intégré de mécanique, de métallurgie et d’électricité (CIMME) 1100, rue Ducas, LaSalle 514 364-5300, p.7845 Angrignon 110, 113 cimme.ca NOS PARTENAIRES VOUS ATTENDENT ! ENGAGÉ 50% en ENTREPRISE FORMÉ PAYÉ 50% au CIMME Recevez jusqu’à 12 000 $ en COURS DE FORMATION o 3 Comment est-ce que cela bénéficierait à l’environnement ? L’alimentation et l’agriculture contribuent de manière significative aux GES mondiaux et à la crise climatique actuelle. Il y a une énergie incarnée massive dans la nourriture ; de la façon dont elle est cultivée, traitée, emballée et transportée. En conséquence, jusqu’à de 8 à 10% des émissions mondiales de GES sont liées à la nourriture gaspillée. La réduction du gaspillage alimentaire doit faire partie d’une série de stratégies visant à garantir que les systèmes alimentaires et agricoles sont alignés sur les réalités d’un climat en crise. Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys 1:11:1 Québec ri Lm t JPMA Eel.1 !



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