Métro Montréal n°2021-03-17 mercredi
Métro Montréal n°2021-03-17 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-03-17 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 7,9 Mo

  • Dans ce numéro : profiter du printemps après 20h00.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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t"'journalmetro.com'n, métr 6 Mercredi 17 mars 2021 OPINIONS Faites-nous découvrir votre Montréal ! Photographes, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos de la ville à opinions@journalmetro.com. MÉTRO RETOUR À L’ANORMAL CHRONIQUE IN LIBRO VERITAS FRÉDÉRIC BÉRARD docteur en droit et politologue Un 5@7 du comité environnement de la Faculté de droit de l’UdM. Une pléiade de jeunes manifestement convaincus par la cause, du moins jusqu’au point d’échanger, par Zoom, avec quelques parties prenantes à celle-ci. Je l’ai souvent écrit ici, et dit ailleurs  : s’il y a un espoir, ce dernier passe indubitablement par le refus de cette génération d’accepter, confortable laxisme à titre d’excuse, d’être aussi bête que les précédentes, la mienne incluse. Après mon bref exposé, décousu et approximatif – mon expérience quant à la cause étant anecdotique et Bleu divin L’Église de la Visitation du Sault-au-Récollet, dans le nord de l’île, la plus ancienne église de Montréal. « On dirait que les deux conifères enneigés répondent aux deux clochers », dit l’auteur de cette photo. GRACIEUSETÉ/SYLVIO LE BLANC métr alambiquée, dépourvue de structure précise – l’un des étudiants présents ose la question assassine  : -Monsieur, on comprend votre pessimisme, mais quelles seraient les solutions selon vous ? L’interrogation frappe fort, et pour cause. Parce que sans même m’en rendre compte, il est vrai que mon petit laïus se veut, quand on y pense, dénué de l’espoir le plus primaire. Un silence envahit la salle Zoom. Je cherche les mots, idéalement les bons. En vain. -Que l’humain soit moins con… Heureusement, on rit. Sûrement un peu de malaise, faut croire. Un sentiment de culpabilité, assez puissant d’ailleurs, me prend à la gorge. Pourquoi ? Parce que la dernière chose que je souhaite, en participant à événement du genre, est de décourager le moins convaincu des interlocuteurs. Force est de constater, cela dit, que je me rends précisément coupable d’une telle infraction, incapable, encore une fois, de fermer ma gueule ou d’embellir ma perception de la réalité, de la rendre davantage digeste. L’étudiant, incorrigible optimiste, reprend la balle au bond. -Vous ne croyez pas que la pandémie peut avoir, finalement, des effets bénéfiques sur nos comportements ? Damn. Dilemme. Je mens ou suis honnête ? J’opte pour la deuxième option. -Franchement, je le souhaite bien entendu, mais « Tant et aussi longtemps qu’il sera impossible pour la communauté internationale d’intervenir auprès du facho brésilien […] impossible d’être optimiste. » j’en doute fort. Ce qui peut être modifié post-pandémie, à mon avis, le sera pour des raisons de commodité ou de confort personnel. Le télétravail, par exemple. Genre s’éviter des heures de trafic en idiot. Mais pas, je le crains, pour des motifs moraux ou métaphysiques visant à assurer la survie de l’humanité, non. Les preuves scientifiques pullulent déjà, sont tapissées partout. Or, pendant que nos médias s’interrogent quant à savoir qui contrôle Greta et quelle a été l’empreinte carbone de son séjour en Amérique, Bolsonaro fout le feu à l’Amazonie sans conséquences aucunes, Trudeau achète des pipelines, on vote massivement pour une CAQ qui refuse d’inscrire TRIBUNE LIBRE L’aide médicale à mourir, un vrai jeu de ping-pong Cela fait plus d’un an que traîne ce projet de loi. Il passe du sénat au parlement, du parlement au sénat, sans qu’il y ait eu une prise de décision. On se renvoie la balle, ou plutôt la patate chaude. On s’y perd, on tourne en rond, on bloque sur des termes. En réalité, on ne sait pas par quel bout prendre ou traiter ce sujet. De plus, on n’a pas le temps de s’attarder à la source de ce cri de toutes ces personnes souffrantes. On se soumet donc à ce que la loi et la constitution nous obligent à appliquer, car selon certains, ce sont elles qui doivent orienter le mot « environnement » à son programme électoral, et ainsi va la vie qui va. Or, le point de bascule, c’està-dire celui de non-retour, est imminent, et je vois mal comment tolérer les GNL de ce monde ne nous précipitera pas davantage, et à plus forte vitesse, dans le précipice, justement. Autre problème  : l’affaire n’est pas que québécoise, mais bien mondiale. Tant et aussi longtemps qu’il sera impossible pour la communauté internationale d’intervenir auprès du facho brésilien, lequel brûle une partie du 30% de l’oxygène disponible sur Terre, impossible d’être optimiste. Un nouveau silence, stoppé par une dernière question du jeune opiniâtre  : -Il n’y aurait donc rien à faire ? les débats sur le bien-être des personnes humaines, et l’homme n’a qu’à s’y soumettre. Si pour les uns, il faut hâter l’acceptation de cette loi et pour d’autres, il faut la bloquer, plusieurs personnes sont d’accord pour dire qu’il faut éviter les longues discussions et les débats sans fin sur ce sujet de vie ou de mort d’êtres humains. Suite à la pression de certains lobbyistes et de certains groupes, il importe de donner suite et tout de suite à cette demande, même pour ceux qui sont vulnérables et malades mentaux, question de justice et d’équité. Le principe de l’injection du produit létal semble répondre aux critères de performance actuelles  : c’est rapide, efficace et pas coûteux. À vrai dire, je ne voudrais pas être dans les souliers des décideurs. Ce sujet est très complexe, car il ne s’agit pas d’un seul droit, celui de donner le pouvoir aux personnes qui veulent décider de l’heure de leur mort. […] -La seule chose que je peux voir est que l’on inverse le paradigme  : jamais une élection ne s’est remportée sur fond de promesses environnementales. Parce que les sacrifices sont inévitables et, par la force des choses, la population votera non pas pour un bourreau éclairé, mais bien pour l’aveugle volontaire. En d’autres mots, le jour où les politiciens verront le gain électoral massif en promettant des mesures sérieuses, peut-être aurons-nous une chance. Parce que même si, du jour au lendemain, une tonne de citoyens se mettaient au Bixi ou au compost, le bilan risque d’être déficitaire. Des normes sont non seulement nécessaires, mais impératives. Genre maintenant. Devant le caractère titanesque de la tâche, un néo-silence s’impose, mortifère cette fois. Comment on dit, déjà ? Ah oui  : ma gueule. Ce serait peut-être plus facile de décider si on commençait par appeler les choses par leur vrai nom (par exemple savoir ce qu’est la vraie compassion). Les dictionnaires existent pour nous aider là-dessus. Et si on allait à la source de ce cri qui jaillit du cœur des personnes souffrantes ou délaissées qui appellent à l’aide  : « Écoutez-moi, j’existe moi aussi. » On pourrait alors, au lieu de les encourager au suicide assisté, leur tendre la main pour leur redonner le goût et la joie de vivre avec une approche plus humaine et plus digne d’un pays tel que le Canada. MONIQUE KHOUZAM GENDRON, MONTRÉAL L’actualité vous fait réagir ? Écrivez-nous ! opinions@journalmetro.com Volume  : 21 Numéro  : 5 À Montréal, Métro est publié par Métro Média, 101, boul. Marcel-Laurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, H1J 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services/Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l’information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions @journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895
journalmetro.com Mercredi 17 mars 2021 CULTURE « BLUE », récit initiatique d’Emma Beko Musique. La rappeuse Emma Beko s’envolait en solo fin janvier avec BLUE. Elle prépare depuis un concert virtuel au concept inédit, prévu en fin de semaine. Métro a rencontré l’étoile montante du hip-hop montréalais. AMÉLIE REVERT arevert@journalmetro.com « J’aimerais que les gens chez eux vivent un moment extrêmement spécial, et qu’ils s’en souviennent », dit Emma Beko excitée par l’approche de The BLUE Experience. Vendredi soir, à L’Anti à Québec, elle donnera ainsi une deuxième vie aux neuf morceaux que compte son premier enregistrement. L’artiste promet que « personne n’y sera indifférent », car beaucoup « d’attention et d’amour » ont été réservés la mise en scène. Depuis un an, Emma Beko regrette que ses pairs ne profitent pas plus des infinies possibilités offertes par les spectacles en ligne. « Être sur scène sans public, c’est notre réalité du moment. Je veux inspirer les autres musiciens à se dépasser. Avec ma belle équipe, on a essayé de rendre ça plus intéressant », précise-t-elle, n’oubliant pas « les gens derrière leur écran Intime et écorchée Un mois et demi après le lancement de son disque, la rappeuse avance dans son projet sans Laroie – sa meilleure amie avec qui elle formait Heartstreet depuis une dizaine d’années. The BLUE Experience aide donc Emma Beko à se présenter en (presque) personne au La rappeuse Emma Beko/JOSIE DESMARAIS/MÉTRO « On apprend et on continue à grandir pour le reste de nos vies, mais cet entre-deux est vraiment compliqué. Ma musique est l›expression de cette période-là, car je crois que j’en suis à la sortie. Je ne suis plus complètement dedans, en tout cas. » Emma Beko, rappeuse monde. « Je veux m’introduire et dire que j’existe avec toutes mes facettes », s’enthousiasme-t-elle. Même si son groupe lui a permis de se découvrir en tant qu’artiste, l’envie d’explorer qui elle était individuellement a commencé à se faire sentir vers 2017. Puis, est arrivée la pandémie, juste après le premier extrait, Waves, paru en février l’an passé. Et faire du hip-hop sans compromis, elle adore ça. « Je parle de toutes les choses qui me rendent fragile et humaine. BLUE, ce sont des bribes de ma vie et de mon histoire, de mes peurs également. Côté sonore, ça me ressemble. Aujourd’hui, je suis plus sûre que jamais de qui je suis et ce que je veux faire. » Dans BLUE, Emma Beko n’hésite pas à se dévoiler, partageant ses moments les plus obscurs sans jamais éteindre sa vitalité. « J’ai mis en chanson des instants difficiles. Ça m’a vraiment aidée à les gérer et à me sentir moins seule dans cette bataille-là », explique-t-elle avec toute la douceur de sa voix éraillée. BLUE, l’entre-deux d’Emma Beko À New York, pendant son adolescence, elle a commencé à souffrir d›anxiété. « J’ai cru que j’allais mourir pendant ma première crise de panique. Après, comme j’avais peur d’en refaire, je buvais beaucoup. Avec l’alcool, je n’en avais plus... » Ces épreuves intenses, Emma Beko les évoque justement dans certains de ses titres. « Il n’y a pas beaucoup de rappeurs qui parlent de ce qui les rend vulnérables, comme s’ils avaient abandonné. Moi je veux dire qu’il y a de l’espoir », fait-elle remarquer. « J’ai 29 ans, et c’est fou tout ce qui s’est passé Silence, on joue ! Bonne nouvelle pour les arts vivants  : les salles de spectacle, dont les théâtres, situées en zone rouge vont pouvoir rouvrir dès le 26 mars. Comme pour les cinémas, leur capacité sera limitée à 250 personnes, toujours dans le respect des normes sanitaires en vigueur. MÉTRO depuis mon adolescence », se rappelle-t-elle. Devient-on adulte lors de la vingtaine ? Dans son album, Emma Beko s’interroge, comme beaucoup. « C’est loin de ma réalité même si pour certaines personnes, c’est sûr que ça l’est », dit-elle Immigrante avec une mère hongroise et québécoise et un père péruvien, elle aborde aussi le fait qu’elle se soit souvent sentie outsider1/2, même si « le Québec a toujours été accueillant ». « Ces étapes ont évidemment affecté ma musique, mais je ne pense pas qu’il y ait d’influences du Pérou où de la Hongrie [où elle a vécu, NDLR], par exemple ». Des proches musiciens présents Emma Beko s’est aussi bien entourée pour le processus créatif de BLUE. Avec son ami Quills, elle signe le profond Salute, qui raconte un proche disparu. « Il comprend le deuil et la mort, puisqu’on en avait souvent parlé. C’était le parfait moment pour collaborer, et se guérir un peu », croit-elle. Le morceau Party est quant à lui tout l’inverse de ce qu’on imagine être une fête. « C’était une journée de pluie, Ryms était là, mon producteur Beau Geste aussi. Le vibe était assez dark, mais on a aimé vivre ça ensemble. » La touchante Alma (avec Karelle Tremblay) a, elle, été écrite pour la petite sœur de cinq ans de l’artiste, qu’elle a rencontrée tardivement. « Il y a eu une période où elle m’ignorait et ça m’a brisé le cœur. Je savais que ce n’était pas personnel car c’est une enfant, mais ça m’a fait de la peine. Je l’aime plus que tout, je n’ai pas d’autres frères et sœurs. C’est la première fois que je ressens cet amour-là », dit Emma Beko. The BLUE Experience en direct vendredi 19 mars à 21 h FESTIVAL DE CANNES Spike Lee/TRISTAN FEWINGS/GETTY IMAGES Spike Lee présidera le jury Le réalisateur américain Spike Lee présidera le jury du 74 e festival de Cannes en juillet, une fonction qu’il sera la première personnalité noire à occuper. Spike Lee devait assurer la présidence du jury l’an dernier, mais la pandémie Apprenez une nouvelle langue ! CLASSES VIRTUELLES (en DIRECT avec professeurs) Français Portugais Anglais Mandarin Espagnol Allemand Italien Japonais Arabe École internationale de langues YMCA Tests de classement gratuits et obligatoires pour tous les nouveaux étudiants. Les anciens étudiants n’ayant pas suivi de cours depuis plus six (6) mois doivent aussi passer le test. info@ymcalangues.ca https://chezvous.ymcaquebec.org/ecole-de-langues/7 a empêché le festival de se tenir. « Fidèle à ses engagements », il assumera donc cette fonction pour la 74 e édition, qui doit se tenir du 6 au 17 juillet, et dont les préparatifs battent leur plein, avec de nombreux films visionnés par le comité de sélection, ont souligné hier les organisateurs dans un communiqué. RÉDACTION RELAXNEWS >4036193.1



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