Métro Montréal n°2021-03-10 mercredi
Métro Montréal n°2021-03-10 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-03-10 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : covid-19, 1 an.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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métr'M journalmetro.com Mercredi 10 mars 2021 ART VIVRE de Le mariage n’a plus la côte Selon des donnés pour l’année 2020, le Québec a enregistré un creux historique du nombre de mariages. On comptait environ 7 000 mariages de janvier à août 2020, contre 15 000 à la même période en 2019. On pourrait voir une légère hausse dans la prochaine année, mais la tendance est clairement à la baisse chez les Canadiens français. MÉTRO Vers de nouveaux modèles d’affaires Restauration. Mets à emporter, livraison de boîtes repas prêt-à-manger, vente de produits épiciers  : la crise sanitaire a poussé les acteurs de la restauration à diversifier leurs sources de revenus. Ces nouveaux modèles d’affaires semblent être là pour rester. NAOMIE GELPERngelper@metromedia.ca Avant même l’arrivée de la pandémie, le professeur de gestion à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITQH) François Pageau faisait la promotion des avantages qu’auraient les propriétaires de restaurants à diversifier leurs sources de revenus. En effet, il indique que le revenu annuel moyen d’un restaurateur est de 500 000 $ à 600 000 $. « C’est famélique, dit-il. Ils font 5% de profit. On parle de 25 000 $ de profit. Je ne me lève pas tous les matins pour 25 000 $ de profit par année. Ça n’a pas de bon sens. » Selon M. Pageau, la clé est donc d’offrir de nouveaux services tout en utilisant les mêmes installations. C’est ce que la pandémie a précipité. « Plusieurs restaurateurs ont opté pour l’une des stratégies qui étaient proposées. La plus commune, ça a été de lancer des services de commandes pour emporter et des services de livraisons. Ça a été quasiment la seule option pour maintenir un chiffre d’affaires potable », explique le professeur. Nouvelles divisions La Société Traiteur, une entreprise spécialisée dans les événements corporatifs et résidentiels, a créé trois nouvelles divisions en moins d’un an pour survivre à la pandémie. En l’espace d’une semaine, Société Traiteur a perdu la totalité de son chiffre Les propriétaires du restaurant Le Rose-Marie ont transformé de façon permanente une partie de l’établissement en épicerie fine./JOSIE DESMARAIS/MÉTRO MÉDIA « Lors de la première vague, on avait fait beaucoup de take-out, un peu comme tout le monde. Mais ce n’était vraiment pas assez de revenus. » Marie-Michèle Fecteau, copropriétaire du restaurant Le Rose-Marie d’affaires, rapporte sa fondatrice, Marie-Pier Therrien. « Après la deuxième journée où on recevait des appels pour les annulations, on s’est dit qu’il fallait faire quelque chose tout de suite, raconte-t-elle. C’était impossible selon nous que les choses reviennent à la normale aussi rapidement qu’on l’aurait espéré. » D’abord, son équipe a mis sur pied Prêt à table, un service de livraison de repas prêt-à-manger. « En l’espace de trois semaines, on avait un site opérationnel. C’était bien pour garder nos employés de base et garder la machine en route », mentionne M me Therrien. Ensuite, l’entreprise a créé Société Box, un service de livraison de boîtes cadeaux sur mesure. « On a fait des milliers d’envois aux mois de novembre et décembre. Ça a été un gros chiffre d’affaires qu’on a été chercher », se souvient la fondatrice. Finalement, le traiteur a lancé Société Grazing, des boîtes de fromages et de charcuteries. « Ça a été notre gros succès au mois de décembre. On a vendu plus de 10 000 boîtes Grazing », précise M me Therrien.\* - L’entreprise Société Traiteur a diversifié ses activités en offrant, entre autres, la livraison de planches-repas./GRACIEUSETÉ SOCIÉTÉ GRAZING 12 Grâce à ces nouvelles divisions, Société Traiteur a réussi à récupérer 50% à 60% de son chiffre d’affaires annuel habituel en 2020. Un volet épicier D’autres restaurateurs ont fait le choix de transformer une partie de leurs locaux en épicerie fine. C’est le cas du Rose-Marie, un restaurant installé dans une maison ancestrale de la rue Fullum. On y vend maintenant des produits locaux et des plats prêts-à-manger au sein même de l’établissement. L’idée est venue au courant de la deuxième vague de COVID-19, rappelle la copropriétaire du restaurant Le Rose-Marie, Marie-Michèle Fecteau. « Lors de la première vague, on avait fait beaucoup de take-out, un peu comme tout le monde. Mais ce n’était vraiment pas assez de revenus », dit-elle. En plus des commandes à emporter, Le Rose-Marie a donc transformé la première pièce de l’endroit en épicerie fine. Ainsi, Marie-Michèle Fecteau indique qu’elle arrive à payer presque la totalité des frais fixes. Des modèles là pour rester ? Pour François Pageau, il est difficile de dire dans quelles proportions ces nouveaux modèles, hybrides ou non, resteront sur le marché. « Pour le moment, ça occupe à peu près 100% de leurs chiffres d’affaires. Lorsque les salles à manger vont rouvrir, il y a un nouvel équilibre qui va se créer », pense-t-il. Or, du côté des restauratrices, il n’y a pas de doute. « Même après la pandémie, ce sont des services qu’on va continuer », dit Marie-Pier Therrien. Au Rose-Marie, le modèle hybride est définitivement là pour rester. « Après presque six mois, on sent qu’on maîtrise mieux le nouveau projet et on se demande pourquoi on n’a pas fait ça avant », s’exclame Marie-Michèle Fecteau. Pour François Pageau, « il y a une prise de conscience que le prêt-à-manger c’est peut-être autant, sinon plus intéressant que servir des repas ».
journalmetro.com Mercredi 10 mars 2021 m étr 13 5 Le 400 pieds de Mitch Deli Aussi spectaculaire que savoureux. Entre deux tranches de pain aux patates  : pleurotes grillés de la compagnie montréalaise Les 400 pieds de champignon, fromage style Boursin maison à l’ail lactofermenté, chimichurri aux herbes du moment, échalotes vinaigrées, menthe et roquette fraîches, coulis de tomate, cornichons et frites allumettes. 12 $ - 5868, av. De Lorimier mitchdeli.com Le Sudjouk de Joon Une adresse vouée aux cuisines perse, géorgienne et arménienne, donc un sandwich qui fait voyager les papilles  : galette de bœuf et agneau épicée (mais pas piquante), oignon rouge mariné, sumac, sauce yogourt et menthe, sauce lecho (à base de tomates fraîches) et laitue iceberg pour le côté craquant. 12 $ - servi les dimanches seulement, de midi jusqu’à épuisement des stocks. 7130, boul. Saint-Laurent restojoon.ca @MITCH_DELI@RESTO.JOON sandwichs à dévorer Ouvrir un resto en pleine pandémie, ça demande une dose de courage (ou de folie). Mais s’il est un plat qui s’emporte facilement, c’est bien le sandwich. Les chefs de ces établissements s’en sont donné à cœur joie pour l’élever à un autre niveau. CAROLINE FORTIN Le sandwich au poulet frit au levain du Casgrain BBQ Projet pandémique du populaire Vin Mon Lapin, le Casgrain BBQ a temporairement installé ses pénates au Bar St-Denis. Sa spécialité  : du poulet frit attendri deux jours dans du levain (donc sans lactose, contrairement au traditionnel babeurre). En version sandwich, celui-ci, délicieusement tendre, est saupoudré de poudre d’algues de la Gaspésie, et agrémenté d’une mayo aux algues et d’une sauce au jalapeño fermenté, le tout, dans un pain au lait de La Brioche de tête. Addictif. 14 $ - 6966, rue Saint-Denis vinmonlapin.com DOMINIQUE LAFOND Le Patty melt de Chez Simon Cantine urbaine Ce nouveau casse-croûte s’inspire de la bouffe réconfortante du sud des États-Unis. Un patty melt, c’est la rencontre totalement jouissive entre un hamburger et un grilled cheese, soit une galette de bœuf haché, du provolone, du cheddar et une sauce à burger maison qui lui confère tout son goût, entre deux tranches de pain blanc. 7 $ - 8517, rue Hochelaga Facebook.com/chezsimoncantineurbaine Le sandwich à la pieuvre de La Panzeria On triche un peu, car ce resto qui sert des plats typiques de la région des Pouilles, en Italie, a ouvert trois mois avant le Grand Confinement. C’est qu’il était impossible de ne pas mentionner son hallucinante création  : pieuvre marinée puis frite, lit de rapini, burrata coulante, sauce lime et huile d’olive émulsionnée avec une touche de mayo. Mamma. Mia. 20 $ - 4084, rue Saint-Denis Facebook.com/lapanzeriamtl @CHEZ_SIMON_CANTINE_URBAINE @LAPANZERIAMTL



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