Métro Montréal n°2021-02-17 mercredi
Métro Montréal n°2021-02-17 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-02-17 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 8,8 Mo

  • Dans ce numéro : pour la sécurité de tous.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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. métr 44  : Sécurité. Le fédéral Justin Trudeau/COLL. SPÉCIALE/BLAIR GABLE leco[1 École internationale tiesommtlionth d de langues Dangrum YMCA'MU 1. journalmetro.com Mercredi 17 février 2021 ACTUALITÉ Armes de poing  : la responsabilité aux municipalités CAMP LINGUISTIQUE - centre-ville Montréal IMMERSION EN FRANÇAIS OU ANGLAIS Pour les 9 à 12 ans et les 13 à 17 ans Cours de langues, sports et loisirs ou cours de langues seulement (conversation et grammaire) du lundi au vendredi de 9h à 16h 28 juin au 16 juillet 2021 (3 semaines) 19 juillet au 6 août 2021 (3 semaines) INSCRIPTIONS À COMPTER DU 2 MARS 2021 5% de rabais si vous inscrivez votre enfant avant le 30 mai 2021 1440, rue Stanley, 5e étage, Montréal, Peel 514 789-8000 option 1 www.ymcalangues.ca n’entend pas interdire les armes de poing à l’échelle du pays, reléguant plutôt cette responsabilité aux municipalités. Ottawa confirme aussi que son programme de rachat des armes d’assaut sera volontaire, et qu’il pourrait coûter plusieurs millions. ZACHARIE GOUDREAULT zgoudreault@journalmetro.com Ottawa a déposé hier matin à la Chambre des communes son nouveau projet de loi C-21 pour restreindre davantage l’accès aux armes à feu. En conférence de presse, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a fait valoir que celui-ci comporte les règles les plus sévères jamais mises en place au pays en la matière. Ce projet de loi prévoit notamment de permettre aux propriétaires d’armes d’assaut « de style militaire », interdites en mai 2020, de remettre celles-ci à Le chef du SPVM, Sylvain Caron, a indiqué la semaine passée avoir renforcé la présence policière dans les secteurs de la métropole qui ont été touchés par des fusillades. Une situation qui soulève des craintes auprès de certains organismes, qui appréhendent la hausse du profilage racial où le problème est déjà bien présent. « Il y a beaucoup de policiers qui ont des biais systémiques qui font qu’ils arrêtent plus souvent des personnes autochtones et des Noirs plutôt que d’autres personnes », rappelle l’avocate et chargée de projets au sein de l’organisme Hoodstock, situé à Montréal-Nord, Marie-Livia Beaugé. Une étude a d’ailleurs levé le voile sur ce phénomène en 2019. l’État en échange d’une compensation financière. Ce programme de rachat ne sera pas obligatoire. Ces propriétaires ne pourront toutefois plus les utiliser ni les transporter. Ils devront plutôt les entreposer de façon sécuritaire. Des sanctions criminelles sévères s’appliqueront d’ailleurs aux contrevenants de ces règles. « La meilleure option pour le Canada » « On a rendu ces armes inutiles parce qu’on ne peut plus les utiliser légalement. Donc, ça devient un incitatif fort pour que les propriétaires les remettent à l’État », a fait valoir hier le ministre de la Sécurité publique, Bill Blair. Plusieurs organismes ont toutefois milité dans les derniers mois pour réclamer que ce programme de rachat soit obligatoire. « Ce qu’on a entendu aujourd’hui, c’est vraiment de la poudre aux yeux. Ce n’est pas parce qu’on ne peut pas utiliser légalement ces armes que des personnes mal intentionnées ne les utiliseront pas », soulève à Métro la coordonnatrice de PolySeSouvient, Heidi Rathjen. À plusieurs reprises pendant cette conférence de presse, M. Blair a fait valoir que Selon M me Beaugé, la Ville devrait plutôt investir davantage dans des initiatives communautaires pour soutenir les citoyens qui résident dans les quartiers les plus affectés par la récente hausse des fusillades. Prévenir la violence chez les jeunes « Il y a beaucoup de solutions qui sont apportées [par le milieu communautaire], mais il y a un manque d’argent pour aider les organismes à Montréal-Nord et dans d’autres quartiers », constate-t-elle. Ce mois-ci, le comité exécutif a adopté un nouveau programme qui vise la prévention de la violence commise et subie chez les jeunes. Jusqu’à maintenant, la Ville a investi 1 M$ dans cette initiative, 1 M Selon des données fédérales, plus de 1 million d’armes de poing étaient enregistrées au Canada en 2019, un nombre qui a connu une forte croissance ces dernières années. En 2012, on en rapportait environ 465 000. le programme de rachat volontaire était la meilleure option pour le Canada. « Nous nous sommes penchés sur les différents programmes de rachat des armes, notamment en Nouvelle-Zélande [où ce programme est obligatoire], et nous avons décidé de choisir le modèle qui sera le plus efficace », a-t-il dit. Selon le ministre « la majorité » des propriétaires de ces armes prohibées accepteront de se départir de celles-ci. Un programme coûteux Les propriétaires de ces armes d’assaut désormais illégales profitent d’ailleurs d’une amnistie en vigueur jusqu’au 30 avril 2022. Ils doivent toutefois Une offensive qui sème l’inquiétude « On espère que toutes les personnes qui ont acheté ces armes [d’assaut] de façon légale ne verront aucun intérêt à les conserver. » Justin Trudeau, premier ministre du Canada baptisée « Montréal sécuritaire pour les jeunes », afin de permettre des interventions dans 11 arrondissements. La mairesse Valérie Plante compte maintenant sur Québec pour bonifier ce programme. « Un million, c’est ridicule », laisse tomber M me Beaugé, qui respecter toutes les contraintes prévues dans ce projet de loi en attendant l’entrée en vigueur du programme de rachat. Ottawa ignore par ailleurs combien il devra dépenser dans le cadre de ce programme. M. Blair a toutefois indiqué qu’il y aurait de 150 000 à 200 000 armes d’assaut de ce type au pays. Le gouvernement fédéral pourrait donc avoir à débourser quelques centaines de millions de dollars pour les racheter. Armes de poing Quant aux armes de poing, le gouvernement Trudeau entend appuyer les municipalités qui souhaiteront interdire celles-ci sur leur territoire. Il n’appliquera donc pas une interdiction à l’échelle du pays, comme le réclame la mairesse de Montréal, Valérie Plante. Toutefois, Ottawa envisage de faire appliquer des peines sévères aux personnes qui ne respecteront pas ces éventuelles réglementations municipales. Le chef du SVPM, Sylvain Caron, et la mairesse de Montréal, Valérie Plante, au cours d’une conférence de presse./ARCHIVES MÉTRO estime que la Ville devrait revoir ses priorités budgétaires au lieu de réclamer plus de fonds auprès de Québec. « Il y a des quartiers qui ont été laissés de côté [par la Ville] et qui continuent d’être laissés de côté. C’est ça le problème », tranche la militante. 4
métr Vision artistique de la pollution par le plastique La pollution par le plastique demeure un des plus gros problèmes auquel le monde fait face. C’est pourquoi un groupe d’artistes formé par Chaosteria, Lingxia Wang et Jianqiang Li a créé Amber, une installation sous la forme d’un cube avec un humain piégé à l’intérieur, qui exprime visuellement les conséquences de la pollution plastique. Métro s’est entretenu avec Chaosteria pour en apprendre plus sur le projet. Publicité Journal Métro Format  : 10 x 5,05 po Parution  : 17, 19 et 26 février 2021 Tout ce qu'il vous faut Cinéma, lecture, actualités, sciences, technologies, langues, photo, voyage, histoire ? Et bien plus encore ! Visitez banq.qc.ca BIBLIOTHÈQUE NATIONALE ARCHIVES NATIONALES GRANDE BIBLIOTHÈQUE DANIEL CASILLAS Metro World News « C’est une installation artistique statique qui consiste en un cube fait de bouteilles en plastique avec quelqu’un piégé à l’intérieur. » Chaosteria, artiste contemporain journalmetro.com Mercredi 17 février 2021 PERSPECTIVE s Quatre questions à... Chaosteria, artiste contemporain O 1 Comment en êtes-vous arrivé à concevoir Amber ? Amber est une installation qui parle de pollution et montre les effets que pourraient avoir les produits de plastique sur notre futur. L’idée est inspirée d’un documentaire intitulé « Blue Planet 2 », qui montre une tortue prise dans des sacs de plastique. O 2 Quel message voulez-vous diffuser avec cette installation ? Même si elle est belle, Amber est une tragédie. C’est un désastre soudain avec lequel on n’a même pas le temps de lutter. En raison des abus et de la pollution due au plastique, vous et moi pourrions se retrouver empêtrés dans Amber dans le futur. O 3 Parlez-nous du processus de création. J’habite avec des amis qui achètent de l’eau en bouteille au supermarché. Ils jettent régulièrement leurs bouteilles en plastique, alors j’ai décidé de les utiliser pour faire de l’art. Après plusieurs tentatives infructueuses, le thème de la pollution plastique a finalement été choisi. O 4 Pourquoi l’installation ressemble-t-elle à un piège ? Nous voulions que les gens ressentent du désespoir par rapport au fait d’être entourés par du plastique. Et qu’ils ressentent ensuite vraiment les dommages causés par les plastiques sur l’environnement. 5 >4035106.1



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