Métro Montréal n°2021-02-10 mercredi
Métro Montréal n°2021-02-10 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-02-10 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 10 Mo

  • Dans ce numéro : encore plus fragiles durant la pandémie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métr'Ir journalmetro.com Mercredi 10 février 2021 CULTURE Musique. Bien qu’il soit plus populaire que jamais, on en connait encore trop peu sur le hip-hop. Deux livres publiés récemment jettent un éclairage inédit sur le passé, le présent et le futur de cette culture au Québec. Discussion avec les auteurs Félix B. Desfossés et Jason Savard. Les racines du hip-hop au Québec – Tome 1, de Félix B. Desfossés, et Vrai parler – Conversations avec le rap québécois, de Jason Savard, sont très complémentaires. Le premier découle d’un colossal travail de recherche pour documenter les balbutiements de la culture hip-hop du Québec. Car non, Le rap à Billy de Lucien Francœur n’est pas la première chanson de rap du Québec. Ni Ça rend rap, de RBO. Bien avant eux, des pionniers méconnus comme Blondie B, Flight et les Frères Shaka ont pavé la voie au mouvement dans les années 1970 et 1980. Le deuxième donne la parole à une des dizaines de rappeurs, producteurs et acteurs de la culture hip-hop actuelle qui y abordent une panoplie d’enjeux avec une transparence admirable, dont l’identité du rap keb, son engagement et sa visibilité médiatique. Les deux livres sont le résultat de nombreuses entrevues menées par leurs auteurs, qui se font tous deux discrets dans leurs écrits afin de faire briller les artisans du hip-hop d’hier et d’aujourd’hui. Ce qui allait de soi pour eux. « J’ai eu la chance de parler à des gens qui connaissent le rap keb jusqu’au bout des ongles. Moi, je me vois comme un passeur de parole. Je me serais senti imposteur de prendre leur place », explique Jason Savard, dont l’ouvrage adopte le format d’histoire orale polyphonique. Félix B. Desfossés opine de la tête en entendant ces propos. Secoué par le mouvement Black Lives Matter qui a ressurgi en 2020, celui qui est animateur à Ici Radio-Canada Abitibi et chroniqueur culturel avait à cœur de ne pas tomber dans le piège de l’appropriation culturelle. « Pour tous les Blancs francophones avant moi qui ont raconté l’histoire du hip-hop de façon inexacte sans se poser de véritables questions et sans vraiment donner la parole aux principaux intéressés, je devais faire le contraire. » Le Tome 2 des Racines du hip-hop au Québec sera d’ailleurs un ouvrage collaboratif, précise-t-il, afin d’inclure davantage les artisans de la communauté hip-hop dans sa démarche. Du punk au hip-hop Autre point en commun des deux auteurs  : ni l’un ni l’autre n’est issu de la culture hip-hop. Ils ont longtemps baigné dans le mouvement punk avant de s’ouvrir au rap. Félix B. Desfossés s’est toujours intéressé à l’histoire de la musique. En se documentant sur les années 1960, il a découvert les sous-cultures funk et soul, menées par les communautés afro-montréalaises. « Ça me décourageait de voir à quel point on était loin de comprendre qu’on avait un riche passé de musiques noires. Oui, on a étudié le jazz, Oliver Jones, Oscar Peterson, et on est fier d’eux, absolument, absolument. Mais c’est comme si après eux, rien de bon n’était sorti de la Petite-Bourgogne. Bullshit. Tout ça m’a mené tranquillement vers le hip-hop. » De son côté, c’est en écrivant son mémoire de maîtrise sur la rhétorique dans l’album Sillmatic, de Nas, que les portes du hip-hop se sont ouvertes à Jason Savard. En 2012, on lui a offert un contrat de recherche universitaire qui l’a mené à l’écriture de Vrai parler. « Le rap québécois a maturé en même temps au même moment. Il a pris un virage plus professionnel qui fait qu’aujourd’hui, les médias s’y intéressent », observe-t-il. Ce qui n’a pas toujours été le cas. Dans Vrai parler, 2Faces (du collectif 83, qui avait revendiqué une reconnaissance pour le hip-hop au Gala de l’Adisq en 2002) se remémore le traitement qui était réservé au rap il y a quelques années  : « Tous les animateurs de tous les maudits shows qu’on rencontrait, ils connaissaient pas ça  : 9 sur 10, je m’excuse pour l’autre, mais 9 sur 10, t’sais. » Sans Pression faisait Mary Wilson, des Supremes, s’éteint à 76 ans La chanteuse américaine Mary Wilson, qui avait cofondé les Supremes, est décédée à l’âge de 76 ans, a annoncé son agent. Elle est morte lundi chez elle, à Las Vegas, a précisé Jay Schwartz, cité par plusieurs médias américains, sans que la cause du décès soit connue dans l’immédiat. AFP RELAXNEWS Tendre le micro au hip-hop québécois MARIE-LISE ROUSSEAU mlrousseau@journalmetro.com Les rappeuses Baby Blue et Wavy Wonda sont des pionnières du hip-hop au Québec./GRACIEUSETÉ même peur à des employés de MusiquePlus lorsqu’il se présentait à la défunte station, rapporte Jason Savard. « Alors que ce gars est un nounours, il est tellement fin ! » « C’est un milieu incroyable  : des gens qui se sont fait fermer des portes ont créé leurs propres portes et ont montré à l’industrie culturelle de quoi ils sont capables. » -Jason Savard Bien qu’il gagne en popularité et que les médias lui accordent de plus en plus d’espace, le hip-hop est dans son essence une contre-culture. « C’est le paradoxe inhérent à l’existence même du hip-hop, souligne le journaliste. Tu viens de la rue, mais tu veux make it big. Entre l’authenticité et le succès commercial, c’est extrêmement difficile de conserver son street cred. » Plusieurs artistes tirent néanmoins leur épingle du jeu sans se dénaturer. C’est le cas de Koriass, Sarahmée, Souldia, Naya Ali, Tizzo et Connaisseur Ticaso, pour ne nommer qu’eux. Cet engouement pour le rap keb est d’ailleurs ce qui a poussé Félix B. Desfossés à publier Les racines du hip-hop. « C’est le moment de s’éduquer. Avec le renouveau du hip-hop dans la sphère commerciale, il est plus pertinent que jamais d’étudier ce mouvement d’une manière sérieuse. »..g TEMMER pÉtree. 4s ce',ce.ourze 1,716. 0,'9 01E r 5 ploill moe erlo.LE.,er, ee.".", nlrE IIELMÉ..errlic ciloardiT, e e wato.e.  : ià z,e, E,.E, Ce 4Q4. leg.,:. »., j. 4. ",s..." u"""".., el:. i IP k g... moffl se 171 t'... "'r,t,eie. e g.., i ".,E $. p.J.klq Low010, 1,11e$.. referr.KWn.re'Amreod.10.r.t. ouroetbteVrai parler – Conversations avec le rap québécois Jason Savard Aux Éditions de Ta mère « C’est un milieu incroyable  : des gens qui se sont fait fermer des portes ont créé leurs propres portes et ont montré à l’industrie culturelle de quoi ils sont capables. » Jason Savard « L’idée était vraiment de donner la parole à ceux qui l’ont vécu, ceux qui l’ont fait, parce que c’est leur récit que je veux raconter. » Félix B. Desfossés Où sont les femmes ? LES RAC1NFs DU 1111'4101'AU QUEUX Les racines du hip-hop au Québec – Tome 1 Félix B. Desfossés Aux Éditions Quartz En lisant Les racines du hip-hop et Vrai parler, on constate que les rappeuses, qui étaient au-devant de la scène aux débuts du hip-hop québécois – parmi elles, Blondie B, Wavy Wanda et Baby Blue –, sont aujourd’hui minoritaires. Que s’est-il passé ? « Dans les années 1990, les femmes ont été objectifiées dans les vidéoclips de gangsta rap, mentionne Félix B. Desfossés. On a alors cantonné la femme au rôle d’objet qui danse derrière un rappeur. » Celles qui ont connu du succès par la suite correspondaient à des stéréotypes, souvent de femme hypersexualisée (Lil’Kim) ou de femme caractérielle (Lauryn Hill). « C’est intimidant et c’est dur quand les rôles sont aussi définis de prendre sa place », soutient Jason Savard. 8
De comédien à humoriste, le grand saut de Marc Messier Entrevue. Marc Messier a souvent joué les bouteen-train tant au théâtre qu’aux petit et grand écrans. On n’a qu’à penser à ses légendaires rôles dans les comédies Broue, La Petite Vie et Les Boys, pour ne nommer que ceux-là. Après une carrière d’une cinquantaine d’années à titre d’acteur, comédien et scénariste, voilà qu’il se lance dans l’humour avec son premier spectacle Seul… En scène. NICOLAS BRASSEUR nbrasseur@metromedia.ca L’artiste de 73 ans est maintenant prêt à relever un nouveau défi. « C’est quelque chose que j’avais envie de faire depuis très longtemps. Je pensais à ça quand j’avais du temps », affirme Marc Messier, en entrevue. Mais entre son rôle dans Lance et compte et ceux dans Omertà et La Faille, il a été tellement occupé au cours des dernières années sur les plans professionnel et personnel (il a trois enfants) qu’il n’a pas pu vraiment se consacrer à ce projet. « Un moment donné, je me « C’est sûr que c’est différent de ce que je fais. C’est un peu d’ailleurs ce qui m’amène là. Ça m’intéresse de faire des choses différentes. » Marc Messier suis mis à écrire. Ça fait à peu près un an que je travaille là-dessus », explique-t-il. C’est sur le plateau de Boomerang, une série télévisée dans laquelle il partage la vedette avec Antoine Bertrand et Catherine-Anne Toupin, qu’il s’est mis à y réfléchir plus sérieusement. En plus de faire rire, évidemment, il présentera des réflexions et des anecdotes sous différentes thématiques comme le théâtre, la religion, la mort et le vieillissement. Il fait également un retour en arrière en ayant une discussion avec son ego au tournant des années 1950. Découvrir l’écriture Marc Messier ayant été comédien pendant près d’un demisiècle, le travail d’acteur n’a plus de secret pour lui. Toutefois, le processus derrière la création de son spectacle a été un univers à découvrir. « J’ai quand même plus d’assises [pour la comédie] étant donné que j’ai fait ça toute ma vie. L’écriture, c’est un peu nouveau pour moi, mais j’ai bien aimé ça et j’ai hâte de faire ce projet-là », explique-t-il. Aussi, ce sera l’occasion pour lui de se rapprocher des gens, contrairement à ce qu’il faisait à la télévision ou au théâtre. « Je vais parler directement au public, ce que ne n’ai jamais fait », souligne M. Messier. Il n’incarnera aucun personnage et il sera seul avec un micro pour marier humour et émotion. Dates reportées En raison de la situation actuelle, la tournée du spectacles de Marc Messier a été reportée. Aussitôt que les salles rouvriront, le principal intéressé compte retourner tranquillement sur les planches. Chose certaine, la pause forcée par la pandémie lui aura été bénéfique d’une certaine façon. « Comme tout a été arrêté, ça m’a donné du temps parce que ça en demande beaucoup faire ce genre de choseslà. […] Je n’aurais pas pu le faire avant dans mon parcours parce que j’étais trop occupé », admet Marc Messier. Les textes ont été écrits en collaboration avec Louis Saia et Mani Soleymanlou, qui assure aussi la mise en scène. C’est d’ailleurs la pièce Neuf de celuici, présentée en 2018, qui a servi de point de départ du spectacle solo de Marc Messier. Théâtre Outremont les 23 et 24 novembre. D’autres dates devraient s’ajouter. Infos  : marcmessier.ca Marc Messier/GRACIEUSETÉ/JOCELYN MICHEL VOTRE COMMERCE EN LIGNE A BONDI ? BESOIN D’UN SERVICE DE LIVRAISON ? TransMet est un pionnier de l’industrie du transport dans le Grand Montréal depuis plus de 30 ans. CULTURE 9 #POURLAMOUR DELASCENE Soutenir les travailleurs de la musique #PourLAmourDeLaScene veut mobiliser le public à la suite des conséquences désastreuses des fermetures liées à la pandémie sur l’industrie musicale. L’Association canadienne de musique sur scène (CLMA) a ainsi lancé sa campagne hier sur les réseaux sociaux. Celles et ceux qui trouvent le temps long sans concerts ni festivals peuvent partager leurs meilleurs souvenirs sur les différentes plateformes grâce au mot-clic #PourLAmourDeLaScene. AMÉLIE REVERT TÉLÉVISION Charlotte Aubin et Émile Schneider à Noovo Première série dramatique de Noovo, Virage raconte ainsi l’histoire d’une médaillée olympique, Frédérique Lessard (Charlotte Aubin), à l’aube de sa retraite sportive. Alors qu’elle avait imaginé fonder une famille avec son conjoint (Émile Schneider), les évènements prendront une tournure bien différente. AMÉLIE REVERT 1TremsMet Solutions de livraison DEMANDEZ UNE SOUMISSION MAINTENANT 514 447-4100 poste 227 jseymour@transmet.ca



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