Métro Montréal n°2021-02-10 mercredi
Métro Montréal n°2021-02-10 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-02-10 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 10 Mo

  • Dans ce numéro : encore plus fragiles durant la pandémie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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merci ffl11111 à tous nos TRAVAILLEURS de la SANTÉ métr
métr °IV g1 journalmetro.com Mercredi 10 février 2021 MES FINANCES En amour, parlons d’argent ! Communication. Comment parler d’argent dans un couple sans que la discussion ne vire au drame ? Voilà une question intéressante explorer à la veille de la St-Valentin, surtout quand on sait que près de 50% des mariages se soldent par un divorce et que les billets verts (ou leur manque !) constituent souvent une source de discorde. CAROLE CÔTÉ ccote@journalmetro.com Les questions financières préoccupent un grand nombre d’entre nous, si on se fie aux résultats d’un récent sondage de la banque TD qui révèle que la moitié des Canadiens sondés (49%) pensent qu’il est plus facile de trouver le véritable amour que de réussir financièrement. Tout un défi à relever pour les profs d’économie... Le sondage Love and Money a exploré les comportements financiers de plus de 3 000 Nord-Américains mariés, en couple ou divorcés pendant la pandémie. Plusieurs faits étonnants ont été mis en lumière à la suite de l’analyse des résultats. En voici quelques-uns. Quelques 77% des couples canadiens ont affirmé avoir discuté régulièrement d’argent avec leur partenaire au cours de la première année de leur relation. Et pour 56% d’entre eux, qui font preuve d’une grande franchise, les discussions ont eu lieu au début de la relation. Parmi eux, Ali Boutabaa, qui vit à Montréal depuis quelques années. Il travaille en informatique dans un grand groupe financier. Avec son amoureuse depuis plus de deux ans, il avoue ne plus discuter d’argent, sauf lorsqu’il s’agit d’acquérir « quelque chose de significatif ». Sinon, tout va bien car les questions financières ont été réglées il y a quelque temps déjà. Ali et sa compagne vivent sous le même toit depuis l’an dernier. Ils ont fixé les paramètres financiers de leur nouvelle vie sitôt sa douce installée dans l’appartement en copropriété qu’il possède depuis plusieurs années. Pour lui, pas question de partager les dépenses 50/50. « Ça aurait été trop injuste », dit-il en entrevue à Métro, car sa compagne qui travaille dans un bureau gagne moins que lui, beaucoup moins en fait. « J’ai dû insister un peu, avoue-t-il, pour arriver à un compromis qui tiendrait compte de nos revenus respectifs. » Les charges ont été réparties selon leurs revenus, chacun contribuant de façon proportionnelle à son salaire. Mais cela a demandé un temps d’adaptation (et plusieurs discussions !) , dit-il, car les gens ont le réflexe naturel de vouloir tout séparer en deux, de façon équitable. « Si ça reprend une discussion [pour mettre les choses au clair], on en rediscute et on trouve une solution, comme une entente tacite ou un contrat moral, en fait », explique M. Boutabaa. Quelques chiffres qui montrent qu’on doit parler « cash » Plus de 40% des Canadiens ne s’entendent pas sur ce qu’est un « besoin » ou un « souhait » en ce qui concerne leurs dépenses. Parmi les Canadiens, les Québécois pensent qu’ils sont les moins enclins (17%) à prendre des décisions financières irrationnelles au pays. 8% des Canadiens admettent cacher des choses à leur partenaire concernant leur situation financière et 62% ne désirent pas changer cela ! 29% des Canadiens en couple Oi ont admis cacher à leur partenaire l’existence d’un compte bancaire ou un solde de carte de crédit très élevé (22%) ! e Seuls 53% des Milléniaux canadiens affirment s’entendre avec leur partenaire quand il s’agit d’établir quelles dépenses sont des « souhaits » ou des « besoins ». Source  : Sondage Love Money, TD, 2021 81% des Milléniaux admettent prendre des décisions financières déraisonnables et le quart a avoué dépenser à l’excès ou faire des achats inutiles. Pension alimentaire pour ex-conjoint  : payable pour toujours ? CHRONIQUE TOUT DROIT M E MAXIME ALEPIN info@journalmetro.com Le paiement d’une pension alimentaire pour ex-époux est une ordonnance fréquemment utilisée par les tribunaux dans le cadre d’un divorce ou d’une séparation, afin de pallier une disproportion importante entre les parties au niveau financier qui résulterait directement de la séparation. Cependant, plusieurs débiteurs alimentaires se questionnent à savoir s’ils devront payer cette pension ad vitam æternam. La Loi sur le divorce prévoit la possibilité de modifier ou d’annuler la pension alimentaire pour ex-conjoint, et ce afin de répondre à certains objectifs, comme celui de favoriser l’indépendance économique des parties dans un délai qui sera jugé raisonnable. Afin de pouvoir demander au Tribunal de modifier ou annuler une ordonnance de pension alimentaire, le débiteur devra montrer qu’un changement important et significatif est survenu dans la situation des parties. Voici quelques exemples de changements importants qui peuvent être invoqués par le débiteur alimentaire. La faute conjugale Certains comportements fautifs du créancier alimentaire pourront être pris en compte 11 par le Tribunal afin d’annuler une pension alimentaire pour ex-conjoint. Notamment, l’inaction du créancier alimentaire, voire sa négligence à rejoindre le marché du travail et ainsi favoriser son indépendance économique. Changement dans les ressources d’une des parties Un changement important dans les ressources financières d’une des parties, comme une promotion ou au contraire une perte d’emploi, est un motif important qui pourrait justifier une modification de l’ordonnance alimentaire. Prise de la retraite Le fait pour un débiteur alimentaire de prendre sa retraite est un élément important qui pourrait être pris en compte par le Tribunal afin de convenir à une annulation de la pension alimentaire. L’écoulement du temps Le temps écoulé seul ne pourrait être invoqué par le débiteur afin de justifier une annulation de la pension alimentaire pour ex-conjoint. Mais s’il est jumelé à d’autres facteurs importants, le Tribunal pourrait y penser. Cette chronique contient de l’information juridique d’ordre général et ne devrait pas remplacer un conseil juridique auprès d’un avocat qui tiendra compte des particularités de votre situation. Cet article a été écrit par M e Maxime Alepin, en collaboration avec M e Frédéric Sabourin-Côté, Alepin Gauthier Avocats Inc.



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