Métro Montréal n°2021-02-03 mercredi
Métro Montréal n°2021-02-03 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-02-03 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 9,0 Mo

  • Dans ce numéro : sur la corde raide.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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journalmetro.com Mercredi 3 février 2021 CARRIERES Chômage  : le Québec s’en sort « mieux » Une étude HelloSafe menée fin 2020 montre que la pandémie a entrainé une hausse de 4% du chômage au Québec, ce qui représente plus de 150 000 emplois perdus. Le Québec est cependant la région la moins affectée au pays, les provinces de l’Atlantique atteignant le plus haut taux de chômage, soit plus de 10,8%. MÉTRO Entrepreneures inspirées et inspirantes Geneviève Gagnon Son entreprise ? La Fourmi Bionique, fondée en 2004. C’est quoi ? Une manufacture de céréales et collations à base d’ingrédients locaux, biologiques et équitables. Comment ? Dès sa première année d’activités, La Fourmi Bionique remporte plusieurs distinctions pour l’excellence de son plan d’affaires. En 2006, elle ouvre une usine de 3500 pi 2 dans le sud-ouest de Montréal et en 2008, elle commence à exporter ses produits en France et en Ontario. Sa croissance continue lui permet d’agrandir ses locaux de production. Cette année, La Fourmi Bionique signe une collaboration avec l’enseigne Costco. Ses aspirations ? Maintenir le rythme de croissance de son entreprise et étendre sa notoriété à l’échelle nord-américaine. Des obstacles rencontrés en tant que femme dans les affaires ? Établir sa crédibilité auprès des acteurs de l’industrie, un défi même après 17 ans d’exploitation. Sa fierté ? Avoir créé et dirigé son entreprise pendant tant d’années et assuré une saine gestion financière tout en demeurant actionnaire majoritaire. Annie Bissonnette et Elisabeth Starenkyj Leur entreprise ? La Tête Chercheuse, rachetée en 2019, mais fondée en 1997. C’est quoi ? Un cabinet de recrutement d’experts en communications, création, marketing, technologies numériques et ressources humaines. Comment ? Annie et Elisabeth ont pris les rênes de La Tête Chercheuse en 2019 et donné à cette entreprise déjà bien bâtie une nouvelle identité et de nouveaux objectifs. Pendant la pandémie, elles ont su profiter de la pénurie de talents pour développer leurs affaires tout en apportant leur aide aux entreprises qui ont fait appel à leurs services. Leurs aspirations ? Développer une entreprise performante, transparente et créative tout en créant de véritables connexions humaines et professionnelles. Des obstacles rencontrés en tant que femmes dans les affaires ? Pas vraiment, plus d’occasions que d’obstacles. Leur fierté ? Avoir su se remettre en question rapidement et repenser leur organisation pendant la crise. Le magazine Premières en affaires a récemment dévoilé son palmarès de 110 entrepreneures québécoises inspirantes qui ont toutes atteint un chiffre d’affaires supérieur à 1 M$ en 2020. Métro vous en présente quelques-unes. CHLOÉ MACHILLOT cmachillot@journalmetro.com/GRACIEUSETÉ GAËLLE VUILLAUME/GRACIEUSETÉ ROMMEL RODRIGUEZ Karine Joncas Son entreprise ? Karine Joncas Cosmétiques, fondée en 2001. C’est quoi ? Une marque de soins cosmétiques multifonctions. Comment ? Après avoir découvert les patchs cosmétiques lors d’un voyage à Paris, Karine Joncas décide de démocratiser ces soins au Québec. En 2006, elle crée ses propres laboratoires dans lesquels sont développés plus de 40 produits. Sa gamme de soins conquiert la salle de bain des Québécoises et est même vendue, depuis 2018, partout aux États-Unis. Ses aspirations ? Faire une véritable différence dans la vie des femmes en leur offrant non seulement des soins de la peau efficaces, mais également des moments de bien-être au quotidien. Des obstacles rencontrés en tant que femme dans les affaires ? La conciliation entre travail et famille, déjà difficile pour une femme entrepreneure, et encore plus dans un contexte d’expansion à l’étranger. Sa fierté ? Avoir créé une gamme de soins dans laquelle chaque femme peut s’identifier et créer sa routine personnalisée. Stéphanie, Natalie Catherine et Claudine Provost Leur entreprise ? Les Sœurs en Vrac, fondée en 1998. C’est quoi ? Un distributeur d’épices, de noix, de fruits séchés, de légumineuses et de bonbons. Comment ? Dès le départ, Les Sœurs en Vrac a misé sur le succès des produits en petits pots auprès des consommateurs. Cette tendance alimentaire en hausse, combinée à une recherche permanente de nouveaux concepts, lui a permis une croissance continue depuis plus de 20 ans. Leurs aspirations ? S’assurer de créer et d’innover sans cesse, d’offrir des produits et un service à la clientèle de qualité et continuer à se développer. Des obstacles rencontrés en tant que femmes dans les affaires ? « Les boys club des bureaux chef. » Leur fierté ? Faire partie du dernier palmarès de Premières en affaires. 12/GRACIEUSETÉ MARJORIE GUINDON/GRACIEUSETÉ LES SŒURS EN VRAC
journalmetro.com Mercredi 3 février 2021 EDUCATION Jamais trop tard pour apprendre Portrait. Parce qu’il n’avait jamais eu l’occasion d’apprendre à lire, Robert Chauvette est retourné sur les bancs de l’école à 47 ans. Trois ans après l’obtention de son diplôme d’études secondaires, cet « accrocheur » scolaire reconnaît que cette épreuve difficile a tout simplement « changé sa vie ». CHLOÉ MACHILLOT cmachillot@journalmetro.com « Plus tu vieillis, plus le travail est rare. Et si tu ne sais pas lire ni écrire, oublie ça ! J’aurais pu rester ignorant et vivre sur l’aide sociale jusqu’à la fin de ma vie, mais retourner à l’école m’a permis de décrocher un vrai emploi que j’aime, je suis devenu concierge et c’est ma plus belle retraite », dit le jeune diplômé. Orphelin de naissance, Robert Chauvette a été confié à une crèche jusqu’à 8 ans. Il a ensuite navigué entre les foyers d’adoption et les familles d’accueil, rarement bienveillantes. « Tantôt alcooliques, tantôt drogués, ils prenaient l’argent des services sociaux et nous envoyaient travailler dans des fermes », explique-t-il. Lorsqu’il a atteint la majorité, le jeune Robert a continué à travailler pour s’en sortir. Vivant dans la rue pendant plusieurs années, il a enchaîné les petits boulots tout en dissimulant son analphabétisme par peur de se faire congédier. « Heureusement que j’ai toujours eu une bonne mémoire, ça m’a souvent permis de faire illusion », confie-t-il. Démarche courageuse Cette vie de débrouille, Robert Chauvette ne s’en vante pas. Métro avait rencontré Robert Chauvette au Centre Gédéon-Ouimet en 2017, quelques mois avant sa diplomation./MARIO BEAUREGARD/ARCHIVES MÉTRO « J’avais deux options  : rester ignorant et vivre de l’aide sociale jusqu’à la fin de ma vie ou mettre mon orgueil de côté, retourner à l’école avec les petits jeunes, apprendre à lire et à écrire. Il y a eu des moments difficiles mais ça valait la peine. » Robert Chauvette, Montréalais de 53 ans Il s’avoue même admiratif des jeunes qui ont pu aller à l’école. « Je leur lève mon chapeau, ils sont de vraies éponges à connaissances ! Quand j’ai eu l’occasion d’étudier, j’ai dû mettre mon orgueil de côté car je me sentais complètement ignorant », dit-il. De 2014 à 2017, Robert Chauvette a redoublé d’efforts pour acquérir le niveau de cinquième secondaire au Centre Gédéon-Ouimet, une école du Centre-Sud de Montréal qu’il a pu intégrer grâce à la bourse « Je ne lâche pas, je gagne » de la Fondation pour l’alphabétisation. « J’ai trouvé ça très difficile. Je ressentais beaucoup de pression. Je voulais donner tort à tous ceux qui ont dit que je ne ferai rien de bon dans ma vie », dit celui qui est pourtant passé d’un niveau alpha à cinquième secondaire en seulement trois ans ! 13 Un mois avant l’obtention de son diplôme, le propriétaire de l’immeuble dans lequel il résidait lui a offert d’en devenir la concierge, un poste qu’il occupe encore et qui lui plait beaucoup. Modèle de persévérance « Retourner à l’école m’a permis d’obtenir ce travail, mais également d’enrichir mon vocabulaire, dit-il. Avant j’étais limité pour m’exprimer et faire passer mes messages aux autres. Je peux aussi mieux tenir mes comptes. » Robert Chauvette accompagne désormais l’un de ses voisins de 65 ans dans l’apprentissage de la lecture. « Je l’aide à faire ses devoirs et je l’encourage, dit-il. C’est difficile mais il ne faut pas se décourager car de nos jours, si tu ne sais pas lire ou moindrement écrire, tu vas rester dans le néant. Et puis tant qu’on n’a pas les deux pieds dans la tombe, on est toujours capable d’apprendre ! » Admission au cégep Automne 2021 Cʼest maintenant ! admission.sram.qc.ca DES COURS DE PERFECT ONNEMENT QUI PLU$ LOIN MÈNENT Des programmes de courte durée pour parfaire vos compétences professionnelles et suivre l’évolution de votre environnement de travail. Bureautique 2 soirs/semaine 5 semaines AF Excel 2016 – Intermédiaire 60 $ DÉBUT  : 1er mars Centre de formation professionnelle Léonard-De Vinci 3200, bd de la Côte-Vertu, Saint-Laurent Côte-Vertu 121 Cours de perfectionnement offerts sur l’Île de Montréal Priorité donnée aux personnes en emploi 514 765-7650 Consultez l’offre complète au www.montezdeniveau.ca formationcontinue.servicescsmb.com Avec la participation financière de  : Admission en ligne  : formationcontinue.servicescsmb.com/cours-a-temps-partiel/FORMATION EN LIGNE ET EN PRÉSENTIEL Nos formations respectent les consignes sanitaires de santé publique. AF  : Attestation de formation



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